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ASHAZEL ∇ No, i won't be afraid

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Hazel Bridgestone
+ i spend my all life hiding my heart away
≡ messages : 772
≡ arrivée : 08/04/2015
≡ célébrité : Teresa Palmer

MessageSujet: ASHAZEL ∇ No, i won't be afraid Dim 3 Mai - 19:13

The moon is the only light we see
“It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness. We have no scar to show for happiness. We learn so little from peace.”

Sa main enserre la mienne comme s’il avait peur que je m’évapore, que je disparaisse à tout jamais et j’ai envie de secouer la main, de lui dire que ce n’est pas moi qui ai disparue, ce n’est pas moi qui ai baissé les bras, ce n’est pas moi qui ai tout laissé tomber. Mais je n’ai pas la force de me battre ce soir, je n’ai plus la force. Mon corps est trop endolori, mon âme souffre trop. Son bras, fort et chaud, vient rapidement s’enrouler autour de mes épaules alors que la foule se fait plus dense vers la sortie. Il empêche les gens de me bousculer et je me prends à me souvenir de ce que c’était lorsque je me nichais au creux de ses bras. Ce qu’était de ressentir la chaleur de son corps nu contre le mien. Ce qu’était de sentir sa puissance fondre sur moi, en moi. Je secoue rapidement la tête tandis que son bras quitte mes épaules et que sa main retrouve la mienne. Plus nous avançons, plus nous nous éloignons de la foule protectrice, plus je me sens seule et délaissée. Je ne suis plus protégée de mes sentiments, de tout ce que ressent mon corps et mon âme. Je suis abandonnée à mon propre sort et mon cœur se sert.

Lorsque nous arrivons enfin sur le parking, il me guide doucement jusqu’à une vieille voiture, un peu cabossée. Je la regarde, étonnée, ça ne lui ressemble pas. Le contact de sa peau contre la mienne me brûle, et j’ai envie qu’il cesse de me toucher. Mais je sais que tout ça est contradictoire car je prie en silence depuis des mois pour retrouver cette sensation, pour qu’il me touche à nouveau, m’aime à nous, pour qu’il soit là de nouveau ! Il semble entendre ma pensée et lâche ma main, doucement, comme à regret. « Je vais te faire de la place... » j’hoche imperceptiblement la tête et regarde mes pieds tandis que je l’entends faire le tour de la voiture, l’ouvrir et s’activer pour me laisser une place. Soudain une vague de parfum vole jusqu’à moi. Uppercut dans l’estomac, tandis qu’il me met un gilet lui appartenant sur les épaules. Son parfum s’insinue en moi, remplace l’air dans mes poumons, me fait chavirer le cœur. Plus je respire par le nez, plus la tête me tourne. Je me noie dans son odeur. Son odeur qui m’a tellement manqué. Son odeur qui a disparue de ses tee-shirts que je ne cessais de respirer lorsqu’il m’a quittée. Je brûle de l’intérieur. J’ai envie de retirer le vêtement de mes épaules, j’ai envie de le piétiner et de le faire brûler car j’ai l’impression qu’il n’est jamais parti, que ce n’était qu’un mauvais rêve et qu’il revient comme si rien ne s’était jamais passé. Si je m’écoutais, je ferais volte-face et partirais en courant. Je me fondrais dans le noir, me cacherais jusqu’à ce que plus personne ne pense à moi, jusqu’à ce que tout le monde m’oubli. Ses doigts trouvent mon visage et il repousse une mèche trempée par mes perles salées. Pourquoi s’évertue-t-il à me toucher ? Pourquoi essaie-t-il de m’anéantir encore plus que je ne le suis déjà ? Je frissonne à son contacte. C’est si bon. Si douloureusement bon. « Tu... habites toujours à l'appart' ? » Mes yeux trouvent les siens et je vois son visage essuyer un rictus désolé. Mon appartement représentait tellement pour nous deux. Nous avons tellement vécu de choses à l’intérieur. J’avais hésité à déménager pour pouvoir tout recommencer depuis le début, mais je n’avais pas pu. Je n’avais pas pu quitter tous les flashbacks que chaque pièce, chaque mur me renvoyaient.

Durant un instant je crois que ses lèvres vont de nouveau trouver les miennes, mes lèvres s’entrouvrent, attendent les siennes. Mon corps réagis toujours de la même façon au sien. Le traitre. Mais il s’écarte d’un pas, se détourne et je ne peux réprimer un hoquet de surprise. Il lutte. Je le sens. Je le sais. « Merci pour … pour le gilet. » dis-je d’une voix éraillée, fatiguée par mes pleurs, blessée par les sanglots coincés dans ma poitrine. « Oui j’habite toujours au même endroit. » « pour que tu puisses me retrouver facilement lorsque tu reviendrais enfin… » voulu-je ajouter. Mais je me retins. Je me serais donné des baffes. J’étais cette pauvre cruche trop naïve qui avait cru à un avenir heureux avec un mec du genre d’Ash. J’avais cru que moi, pauvre orpheline qui traîne ses pots cassés, je pouvais le changer, lui, l’enfant au passé aussi noir que les abysses. De quoi devais-je avoir l’air aux yeux des autres ? Mais je m’en foutais finalement, d’avoir l’air de cette pauvre fille qui se raccroche au passé, de cette pauvre dépressive qui croit que son amour reviendra après s’être barré sans un mot, après l’avoir fait cocue. Pauvre Hazel. Je décide de prendre place à bord de la voiture, là où l’odeur d’Ash était encore plus entêtante. Il faut que je respire par la bouche, que je bloque l’air qui tente de passer par mon nez. « Et ... Et toi ? » Pourquoi je demande ça, pourquoi les mots sortent-ils tous seuls de ma bouche ? « Tu habites où ? » Mes lèvres ne sont pas les barrières qu'elles devraient être. Elles ne jouent plus leur rôle de filtre et les mots sortent comme ils le souhaitent. Je ne sais même pas si j'ai envie de savoir où il vit, avec qui, ce qu'il fait de ses journées. Surement parce que moi aussi je voudrais avoir eu une autre vie durant ces six mois.


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beautiful disaster
Je sais bien que tout nous sépare, je sais qu’il faudrait s’enfuir, mais je n’irai plus nulle part, sans vouloir lui revenir, sans vouloir nous retenir. Mais d’où vient le feu qui s'empare, de mon âme a moitié ivre. Soudain pour un simple regard, je veux vivre au bord du vide. byfantasy
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Asbjorn Maxwell
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MessageSujet: Re: ASHAZEL ∇ No, i won't be afraid Lun 4 Mai - 23:55


The moon is  the only light we see
j'oublie toujours de t'oublier

La nuit est fraîche mais tout mon corps a chaud. Je bouillonne silencieusement, me concentrant pour ne pas exploser à un moment ou un autre parce que j'aurais trop pensé, j'aurais trop ressenti. Ton visages est si proche pendant un court instant, je vois les traits triés de ton visage, le bleu de tes yeux, délavé d'avoir trop pleuré. Tes lèvres légèrement rosées, et ton air perdu. Tes longs cheveux blonds décoiffés par le concert, et puis, le reste... Je me souviens à quel point tu détestais ces filles dans les séries, qui, en toutes circonstances étaient maquillés et coiffées de manière impeccable. Je me souviens en avoir regardé juste pour te faire plaisir et avoir passé le plus clair du temps à t'observer plutôt qu'à suivre l'histoire. Et au moment où je commençais à m'ennuyer, je jouais avec ces mèches dorées entre mes doigts avant de glisser mes lèvres sur le bord de ta mâchoire jusqu'à ce que tu décroches ton attention de la télé pour la poser sur moi. Tous ces souvenirs ont la saveur d'une torture pour moi. Ils auraient pu rester d'une impeccable blancheur si tout n'avait pas fini par nous imploser entre les mains.

Dans ce parking trop grand, nous sommes quasi seuls à présent. Cela change de la foule compacte dont je te protégeais avant d'arriver ici. Je me dis que tu dois avoir une bien piètre opinion de moi en voyant ma caisse dans cet état, je voudrais tout te raconter jusqu'au moindre détail, pour que tu sois à nouveau la personne qui sait tout de ma vie. A mon grand malheur, c'est impossible. Il y a des choses beaucoup trop dures à surmonter. Tout comme j'ignore tout de ces longs jours de souffrance que je t'ai laissé vivre sans moi. J'essaye aussi fort que je peux de ne pas imaginer la vie que nous devrions avoir, toi et moi, mariés, avec ce petit être prêt à naître. J'ai intérêt à ne pas y penser, rien que d'en effleurer l'idée, j'ai le poil qui se hérisse. Et un frisson qui me parcoure la colonne vertébrale. J'ai notre histoire encrée dans la peau, Hazel, et elle résonne dans ma tête avec violence, me lance dans les tempes. Heureusement que je m'écarte à temps pour ne pas craquer, pour ne pas céder à mes envies primaires de t'embrasser sur le champ. J'ai presque vu la lueur dans tes yeux se réanimer, mais même si tu avais toi-même cédé, tu m'en aurais voulu après. Voulu de te « manipuler ». Mais ce genre de regard me rassure aussi, alors que je me dis que tout n'est pas fini. Tu m'aimes aussi. Plus que tu ne veux te l'avouer, et cette relation n'est pas aussi impossible et sans issue que nous l'estimons maintenant, alors que nos deux esprits sont trop embrumés. Ce que je veux dire, Hazel, c'est que peut-être que nous avons toujours le choix, celui d'être heureux ou non, en étant ensemble ou non.J'espère que nous ferons tous deux les bons. Les miens sont déjà faits.

 « Merci pour … pour le gilet. »  Ta voix semble usée. Fatiguée. Il est temps que je te ramène si je veux que tu te reposes d'ici demain. J'acquiesce légèrement, l'air de dire qu'il n' a pas de quoi. C'est la moindre des choses, garde-le pour toujours. Ou non, rends-le moi, rends-le moi quand tu voudras me revoir, me revoir assez longtemps pour que je puisse te le re-prêter.  « Oui j’habite toujours au même endroit. »  Un léger sourire vient poindre sur mon visage à tes mots, je ne peux me retenir, mais je ne sais pas... Peut-être que ça me rassure de le savoir, savoir que tous nos souvenirs sont quelque part par là... intacts. Même si j'imagine la difficulté que cela a du être de vivre tous les jours dans ces souvenirs trop présents, trop vivaces. J t'en reconstruirai d'autres, jour après jour, pour recouvrir tout cela. Tu finis par t'installer et je fais le tour de la voiture pour te rejoindre du côté conducteur. Je mets ma ceinture et démarre lorsque tu es bien installée. Alors que je m'engage sur l'allée du parking en sortant une clope du paquet dans ma poche pour l'amener à mon bec, ta voix, timide, s'élève à nouveau : .  « Et ... Et toi ? »  Je te regarde d'un air surpris alors que j'allume la cigarette. Ca t'intéresse vraiment de savoir ça ? Ou le fais-tu par politesse ? Tu n'es pas obligée de parler si tu n'en as pas envie, tu sais...   « Tu habites où ? »  Je sens la curiosité dans ta voix que tu n'arrives pas à retenir, je te lance un sourire en coin en entrouvrant la fenêtre pour jeter mes cendres dehors. « J'habite dans le centre-ville, j'ai trouvé un petit appartement pas trop cher... »  Je marque une pause en te jetant un regard en coin : « Je te montrerai, un jour, si tu veux. »  Je guète un peu ta réaction en lançant une réflexion pareil. Alors que je quitte le parking et que j'arrive sur la route, j'ajoute en te regardant plus franchement cette fois : « Tu n'as pas froid ? Tu veux que je ferme la fenêtre ? »

Je fais tout mon possible pour rester serein, mais nous sommes si proches dans cette petite voiture qui n'a l'air de rien. Je pourrais toucher ta cuisse en tendant à peine la main. Ce que tu me manques Hazel, ce que tout ce que tu es me manque. Je serre un peu le volant pour calmer le léger tremblement nerveux qui s'empare de ma main. Alors je me contente de regarder face à moi pour ne pas laisser ces nerfs à vifs conduire à ma place. Je sens un effluve de ton parfum se mélanger à l'air de la voiture, et je prie intérieurement pour que cette odeur tienne au moins jusqu'à demain, que je ne me réveille pas le matin en ayant l'impression que tout cela n'était qu'un rêve. J'espère qu'en rejoignant ma voiture, j'ai cette preuve qui flotte dans l'air et m'accompagne jusqu'au travail avec dans mes idées, toi qui prend toute la place. Comme si j'avais besoin de ça... Tu occupes tout le temps toute la place...

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Hazel Bridgestone
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MessageSujet: Re: ASHAZEL ∇ No, i won't be afraid Mer 6 Mai - 0:25

No, I won't be afraid
“It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness. We have no scar to show for happiness. We learn so little from peace.”

Pourquoi tout ne pas être toujours simple ? Pourquoi Ash est-il parti ? Pourquoi m'a t-il trompé ? Pourquoi ne m'a t-il pas aimé pour le restant de nos vies ? Pourquoi mes parents sont morts ? Pourquoi me suis-je retrouvée sans famille ? Pourquoi mon corps a-t-il rejeté le petit être qui grandissait en moi ? Tant de questions sans réponses. Tant d'interrogations qui me tiraillent de l'intérieur. Le moteur de la voiture se met en route et le doux ronronnement du moteur me tire de mes rêveries. Et les mots sortent de ma bouche sans que je puisse les retenir. Je me raidis. Je n'ai pas envie de savoir où il vit, je ne veux surtout pas savoir avec QUI il vit. Non je ne veux surtout pas savoir ça. Et s'il me dit où il habite, je serais sure et certaine de son ancien appartement ne lui appartient plus, qu'il n'y vit plus, et surtout qu'il n'a pas le genre de flashback de nos moments à chaque fois que son regard se pose sur un mur ou une porte. « J'habite dans le centre-ville, j'ai trouvé un petit appartement pas trop cher... » Alors malgré une demie année de disparition il est toujours ce gars pratiquement fauché ? Il est un peu toujours mon Ash ? Il a allumé une cigarette, et l’odeur envahit l’habitacle, à l’instar de la fumée. J’essaie de masquer mon dégoût, je ne supporte plus cette odeur, tout comme je ne supporte plus certains parfums, parce que ça me rappelle trop Ash. Pourtant il est là, assis à mes côtés. Mais j’ai l’impression que tout ceci n’est qu’un tour vicieux de la part de mon cerveau dans le but de me faire perdre la boule encore une fois. J’ai imaginé des centaines de milliers de scènes semblables à celle-là… Il me lance un regard en coin, suivi d’un petit sourire presque satisfait. Il est heureux que je m’intéresse à sa vie ? Je voudrais lui poser des millions de questions, je voudrais tout savoir de ce qu’il a fait de sa vie, de ses journées, chaque minute passée loin de moi, durant ces six mois. Mais ça me crève le cœur. Je ne veux rien savoir. Non, rien ! Heureusement il a ouvert la fenêtre pour jeter ses cendres ce qui soulage un peu mon étouffement. Je m’efforce de regarder droit devant moi et me calant le plus possible contre la portière. Je grelotte de froid mais son gilet sur mes épaules me réchauffe un peu. « Je te montrerai, un jour, si tu veux. » J’écarquille les yeux et me redresse. Mon cœur se serre dans ma poitrine. Ai-je envie de voir où il vit à présent que je ne fais plus partie de sa vie ? Je détourne le regard et le laisse vagabonder sur le paysage qui défile doucement par la fenêtre. Je ne suis pas prête. Il doit remarquer que sa réflexion m’a fait réagir, qu’elle m’a perturbé et je sens son regard s’attarder sur mon profil. « Tu n'as pas froid ? Tu veux que je ferme la fenêtre ? » Me demande-t-il de sa voix douce et rauque. J’ai envie de me retourner et de coller ma bouche à son cou, de le humer à pleins nez, de faire glisser mes lèvres le long de sa veine, de les remonter jusqu’à sa mâchoire et de parsemer cette dernière de milliers de baisers. Tout en introduisant mes mains glacées sous son tee-shirt, de les poser contre son torse parfaitement dessiné et brûlant surtout. Mais je me contente seulement de tourner la tête dans sa direction et de hausser les épaules. « Non, laisse la fenêtre ouverte. Par contre ça t’embête si je mets du chauffage ? » lui dis-je tout en approchant ma main du tableau de bord, comme si « j’étais chez moi ». Je mets le chauffage en route et dérape sur le bouton « on/off » du poste radio qui se met alors à crachoter une musique que je ne reconnais au début pas. Puis les paroles, grésillantes, se font plus distinctes. « I'm here without you baby but your still on my lonely mind, I think about you baby and I dream about you all the time, I'm here without you baby but your still with me in my dreams, And tonight it's only you and me. » Mes entrailles se vrillent lorsque la voix rocailleuse du chanteur de https://www.youtube.com/watch?v=kPBzTxZQG5Q entame le refrain de cette magnifique chanson que nous aimions tant, Ash et moi, et qui parle parfaitement de notre situation. La musique emplit l’habitacle et je n’entends plus que les paroles déchirantes du groupe. Ni le bruit du vieux moteur, ni les klaxons, ni même le bruit du vent s’engouffrant dans la voiture ne vient perturber mon écoute. Je suis comme en trance. Mes yeux me brûlent mais aucune larme ne sort, je n’ai plus rien à pleurer de toute façon. J’ai tout donné. Je fredonne sans m’en rendre compte, je chuchote les paroles. Elles me font du bien. Même si la musique me chamboule.

Je tente de sortir de mon tripe et fixe de nouveau Asbjorn. Je ne sais plus quoi dire, plus quoi faire. Il me perd. Il me fait valser dans les méandres de ce qu’est ma vie. J’ai cette question qui me brûle la langue. Il m’a dit tout à l’heure qu’il ne se souvenait plus de la tronche de la fille qu’il avait baisé ce fameux soir, mais en a-t-il rencontré une autre en chemin ? « Et tu … rhmm … et tu vis tout seul ? » je m’aventure sur un chemin miné je le sais, et comme par hasard je sais que j’ai posé le pied sur une putain de mine qui va m’exploser à la gueule dans quelques secondes. Mais j’ai ces cents milliards de questions qui tournent dans ma tête. J’ai dressé une liste mentale et je n’en vois même pas la fin.


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Je sais bien que tout nous sépare, je sais qu’il faudrait s’enfuir, mais je n’irai plus nulle part, sans vouloir lui revenir, sans vouloir nous retenir. Mais d’où vient le feu qui s'empare, de mon âme a moitié ivre. Soudain pour un simple regard, je veux vivre au bord du vide. byfantasy
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Asbjorn Maxwell
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MessageSujet: Re: ASHAZEL ∇ No, i won't be afraid Jeu 7 Mai - 21:10


The moon is  the only light we see
j'oublie toujours de t'oublier

Hazel. Je me souviens avoir soupiré son prénom contre ses lèvres, en elle, frôlant ses hanches de mes mains. Je me souviens avoir épelé son prénom des heures durant, faisant rouler les lettres sur le bout de mes phalanges alors qu'une expiration créait des volutes de fumées autour de mes doigts. Je me souviens avoir hurlé son prénom des heures durant, les lettres ricochant sur les murs de mon salon. Je me souviens avoir pleuré son prénom des heures durant, les lettres s'éparpillants, humides, sur le matelas de ma chambre. Il a toujours résonné pour moi comme le plus beau prénom qu'il m'ait été donné d'entendre. Je me souviens que lorsque j'étais petit, les prénoms des gens qui m'entouraient étaient un peu quelconques, creux, vides. Ils avaient tous la même consonance, sans doute parce que je vivais dans un quartier pauvre où la plupart des gens n'avaient pas la créativité ou le goût suffisant pour donner à leurs enfants un prénom plus original. Asbjorn, c'était particulier, d'ailleurs ça ne plaisait pas beaucoup, j'étais un peu « l'enfant différent », même si en soi je n'avais de différent que mon prénom, car j'étais aussi casse-cou et insupportable que les autres. Si pas pire.
Mais Hazel, non, elle avait un prénom qui chantait à mes oreilles, un prénom doux qui finissait bien, qui laissait la trace d'un baiser fragile sur mon coeur. Hazel c'était comme la brise printanière qui frôlait tout mon corps quand je te voyais arriver dans mon champ de vision, et alors que je te voulais avec toute la violence du monde, tu ne m'inspirais que la douceur, la légèreté, tu étais ma bouffée d'air frais. Hazel.

Ces souvenirs calment un peu cette bousculade en moi qui me traverse depuis que mes yeux se sont reposés sur ton visage, ma main s'arrête de trembler, je soupire faiblement en expirant la fumée de ma bouche, mon regard devant moi. J'aimerais que tout soit encore si simple, aussi pur et doux que ton prénom. J'aurai aimé ne pas avoir à salir notre relation avec le goudron qui me traîne sur les mains depuis toujours et qui envahit tout ce que je touche. Je n'ai jamais compris ce qui t'attirait en moi, mais je me surprends à espérer que cette attirance soit toujours d'actualité et que je n'ai pas brisé le peu d'amour qu'il te restait pour moi en arrivant ici à l'improviste. Je veux que tu m'aimes, je le veux si fort que mon ventre est contracté comme jamais. Ca doit être également du au fait que je te veux de tout mon être et que cela se déclare sous la forme de réactions diverses dans mon corps. Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer ta réaction quand je t'ai proposé de venir un jour chez moi. La tension est palpable, je tire une nouvelle bouffée de ma cigarette pour ne pas la laisser se consommer toute seule. Je te regarde du coin de l'oeil, attendant ta réaction à ma dernière question.  « Non, laisse la fenêtre ouverte. Par contre ça t’embête si je mets du chauffage ? »  Je souris faiblement en te voyant mettre le chauffage sans attendre ma réponse qui se déclare par un simple secouement de tête de gauche à droite. Fais tout ce que tu veux, Hazel. Tu allumes la radio par la même occasion, je me dis intérieurement que c'est sans doute pour nous empêcher de parler davantage, après avoir tiré une nouvelle taffe de ma cigarette, je jette le reste pas la fenêtre, c'est bien la première fois, mais je n'ai pas la tête à ça, étrangement.

De plus, cette chanson remplit l'habitacle et mon ventre se contracte davantage quand je comprends de laquelle il s'agit, le destin n'arrête pas d'envoyer des signaux, on dirait bien, et si je lui répondais ? Je détourne le regard, n'osant plus poser les yeux sur toi, cette chanson que nous aimions tant réchauffe l'atmosphère mais la rend étouffante, mais j'arrive à déceler par dessus son son, le doux souffle de ta voix qui emplit ma tête. Je me retiens de ne pas te rejoindre et tente de rester focalisé sur la route bien que j'ai l'impression que l'univers chercher à me rendre fou. « Et tu … rhmm … et tu vis tout seul ? »  Ta question me sort d'une sorte de transe dont je n'avais même pas vraiment confiance, tu me perturbes, je tourne la tête vers toi : « Ha... Euh... Oui, je vis tout seul. »  Je ne peux m'empêcher d'insister sur le dernier mot, je veux que tu comprennes, je veux que tu saches, Hazel, tu es la seule, tu seras à jamais la seule. Je m'arrête à un feu rouge et pianote le volant au rythme de la musique.

Puis je te regarde de nouveau.

Et c'est le regard de trop. Tu envahis tout l'espace, qui pourrait le croire avec ton corps si frêle enveloppé dans un gilet beaucoup trop grand pour moi, cette vision fait sauter mon coeur dans mon torse et je ne tiens plus. Je n'arrive même pas à en être désolé. Je me penche vers toi et prends ton doux visage entre deux de mes doigts et viens embrasser tes lèvres. Elles sont si froides, laisse-moi les réchauffer. Je crois que mon baiser à quelque chose de fiévreux et désespéré. Je voudrais te le dire sans te briser le coeur. Je t'aime. Mon souffle se heurte au tien tandis que mes doigts se glissent doucement dans tes cheveux d'or. Mon coeur n'en peut plus, il va finir par déchirer ma cage thoracique à force de battre aussi fort.
Un coup de klaxon me sort de ma torpeur, je me redresse, une voiture est arrivée derrière nous et le feu est passé au vert, je redémarre en fixant un point devant moi, le souffle un peu court, je n'en peux plus, et j'ai brisé ma promesse. Je n'arrive pas à me haïr, tu me manques, tu me hantes, tu charges mon coeur de toutes les sensations possibles et contradictoires. Cela me détruit. Sauve-moi.


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Hazel Bridgestone
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MessageSujet: Re: ASHAZEL ∇ No, i won't be afraid Ven 8 Mai - 19:35

No, I won't be afraid
“It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness. We have no scar to show for happiness. We learn so little from peace.”

J’ai une nouvelle fois l’impression que l’espace s’est rétréci, que les parois de la voiture se referment sur nous. Qui est cet homme qui a volé mon cœur, mon âme et tout mon être ? C’est un démon venu pour me dépouiller de tout ce que je possède. Et pourtant, lorsqu’il est entré dans ma vie, lorsque mes yeux ont croisé les siens, lorsque sa voix a murmuré à mon oreille, lorsque son corps a fait appel au mien, j’ai su. J’ai su que plus jamais rien ne serait pareil. J’ai su que je vouerai ma vie, mon corps, mon âme à cet être diabolique. J’ai su qu’il pourrait tout prendre de moi car je lui offrais tout. Tout ce que j’étais, tout ce que je représentais. Son regard qui se pose sur moi réchauffe chaque cellule endormie de mon anatomie. La chaleur insidieuse parcourt mon corps dans son entièreté, n’oubliant aucune partie. Pourquoi tout est si compliqué ? Pourquoi faut-il que tout vole toujours en éclat ?

J’ai le cœur serré en attendant la réponse à ma question. Je ne sais pas si je supporterais de savoir qu’il vit avec une autre femme, je n’y survivrais tout simplement pas. Pendant quelques instants j’imagine qu’il me dit avoir emménagé avec sa nouvelle copine, et je me vois ouvrant la portière et e jeter sur le bitume. Sentir le goudron me racler le corps, le visage, m’arracher la peau serait bien moins douloureux que de regarder son visage après cet aveux. Mais je sais que je vais trop vite, que mon imagination va trop loin, alors j’attends sa réponse. « Ha... Euh... Oui, je vis tout seul. » J’ai l’impression de l’avoir ramené à la réalité avec ma question. Il insiste sur le dernier mot. Le seul et unique mot que je voulais entendre. Je respire de nouveau, mes poumons me brulent, je retenais mon souffle depuis de longues secondes déjà, sans m’en être rendue compte. J’ai le cœur légèrement plus léger. Une infime douleur semble s’être envolée. Et un fugace sourire s’empare de mes lèvres endolories par les coups de dents incessants que je mets dedans pour me calmer. Mais les milliards de questions qui sont sans réponses et qui tournent en moi me rattrapent rapidement. Les hauts parleurs de la vieille voiture continuent de cracher de la musique, le son grésille mais cela permet de meubler les blancs. Je n’ose plus rien faire, plus rien dire. Je n’ose pratiquement plus respirer.

Nous nous arrêtons à un feu et je sens Ash se tendre à mes côtés. Il émane de lui une puissance qui me fait frémir. Mon corps semble vouloir se coller à lui et aspirer toutes les tensions qui circulent en lui. Ca a toujours été comme ça. J’ai toujours voulu apaiser les tensions qui l’habitaient. Et j’y arrivais plus ou moins, du moins me semblait-il. Une nouvelle chanson passe à la radio et Seinabo Sey chante à la perfection cette chanson que j’adore et je ne peux une nouvelle fois m’empêcher de fredonner les paroles de Pistols at Dawn. Son regard aussi vert que les émeraudes les plus pures se posent une nouvelle fois sur moi et de ses deux doigts il attrape mon visage. Et soudain, je ne comprends plus rien. Mon corps entier est pris d’assaut. Mon corps est propulsé contre la portière passagère et un corps chaud et crispé se colle contre ma poitrine. Puis ses lèvres se collent aux miennes, avides. Elles les dévorent et je suis tellement sous le choc que mes lèvres s’entrouvrent directement et sa langue vient valser avec la mienne, en un lente et délicieuse danse. C’est une bataille qu’elles mènent. Elles se frottent, s’attaquent et je gémis sous les violents assauts d’Ash. Ses mains se perdent dans mes cheveux emmêlés et je n’ai plus la maîtrise de rien. Chaque partie de mon anatomie se réveille. Comme s’il ne manquait qu’un contact d’Ash pour que je redevienne Hazel. Pour qu’enfin je vive de nouveau. Mes lèvres se font plus pressantes. Je saisis son visage entre mes mains et l’oblige à se rapprocher de moi, à abuser de mon impuissance, de mon incapacité à lui résister. Je respire de nouveau. Enfin. Je me sens de nouveau vivante. Mais ce n’est que lorsqu’il me touche, que lorsque ses lèvres embrassent les miennes avec passion et avidité, que lorsque ses mains se baladent sur mon corps, l’explorent alors qu’elles le connaissent mieux que personne. Je gémis une nouvelle fois contre sa bouche et réponds à ses attaque. Je lui mordille doucement la langue, puis un peu plus violemment avant de la sucer doucement. Je ne peux me détacher de lui. Malgré tout ça. Malgré ces six mois. Malgré le trou béant dans ma poitrine. Malgré tout ça. Nos cœurs battent à l’unisson, les pulsations frénétiques se répercutent chacun de nous. Nous sommes faits de la même chose. Nous sommes les mêmes.

Et il suffit seulement d’un coup de klaxon pour que la magie soit rompue, pour qu’Ash s’écarte de moi, me laissant vide et désemparée. Seule. Je sens encore des picotements là où ses mains se sont posées sur moi. Mes lèvres ont encore le goût des siennes et je ne peux m’empêcher de passer la langue dessus pour ne pas en perdre une goutte. Je ferme les yeux et étouffe un gémissement. Mon cœur bat si fort dans ma poitrine que je suffoque. Tout est si intense, si violent avec Ash. Il me rend vivante. Et enfin je me dis que je suis ici pour quelque chose, que quelqu’un a « besoin » de moi. Mais ce sentiment est rapidement remplacé par la douleur et la tristesse. Ash fixe la route tandis que je suis envahis par des sentiments contradictoires qui se livrent une bataille sanglante en moi. Je pose ma main sur la poignée de la porte et sert violemment, mes jointures devenant blanche sous la puissance que je mets dans ce geste. « Arrête la voiture … s’il te plait. » Dis-je d’une voix sourde. Ash m’écoute et se gare sur le bas-côté de la route et je n’attends pas une seconde de plus pour m’éjecter de la voiture. J’ai besoin d’air frais, besoin de respirer, besoin d’oxygène, de me sentir vivante sans l’assistance d’Ash, de son odeur, de ses mots, de son corps. Rentrer à pieds me parait une solution envisageable tellement la tension est importante. Mon corps tout entier me hurle de me jeter au cou d’Ash et de le pardonner sur le champ. Mais je ne peux pas. J’en suis incapable. Et ça serait comme lui dire que six mois sans nouvelles ne sont pas importants, ça serait comme lui donner la permission de recommencer quand il voudra parce que je serais toujours là à l’attendre, quoi qu’il arrive. Je prends ma tête entre mes mains et m’éloigne un peu de la voiture. Dans le noir, tout me parait si simple. Je n’ai qu’à fermer les yeux et me dire que j’ai tout inventé. Je pousse un petit cri de rage. Son goût est encore sur la langue, mes lèvres sont gonflées de notre baiser enfiévré et mon corps est tremblant et impatient de retrouver sa peau.



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Je sais bien que tout nous sépare, je sais qu’il faudrait s’enfuir, mais je n’irai plus nulle part, sans vouloir lui revenir, sans vouloir nous retenir. Mais d’où vient le feu qui s'empare, de mon âme a moitié ivre. Soudain pour un simple regard, je veux vivre au bord du vide. byfantasy
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Asbjorn Maxwell
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MessageSujet: Re: ASHAZEL ∇ No, i won't be afraid Lun 11 Mai - 20:40


The moon is  the only light we see
j'oublie toujours de t'oublier

J'ai l'intime certitude que personne ne peut savoir ce que je ressens en cet instant. C'est une émotion unique, qui disparaîtra dans le temps. C'est une émotion qui n'a pas de mot, entre la passion, la rage, l'amour, le déchirement de soi. Hazel me rend unique par ces sentiments qu'elle me transmet. J'en ai toujours été convaincu. Personne n'a vécu ce que nous vivons, les gens qui seraient spectateur de ce que nous vivons ne comprendraient pas. Non. Tu m'as transformé à l'époque, et tu me transformes aujourd'hui encore, quand la proximité est trop forte, c'est l’entièreté de mon corps qui réagit, qui t'aime, qui te cherche, qui te ressens. Et le baiser que nous venons d'échanger me rassure profondément même si je me sens peut-être un peu honteux d'avoir violé cette part de toi qui ne voulait pas. D'avoir profité de cette part de toi qui le voulait. Et elle le voulait tellement fort. Tes lèvres avaient le goût d'un désespoir divin. J'ai su. J'ai su que j'étais toujours pour toi. Que mon existence nourrissait cette chose inexprimable en toi. Je ne suis pas seul, je n'ai jamais été seul, cette décharge, tu la ressens aussi. Malgré cette lutte qui se livre en toi, ce contradictoire à l'état pur, tu m'aimes, tu n'as jamais cessé de m'aimer, tu n'as jamais cessé de penser à moi. Et même si tu as eu des aventures, même si dieu que j'espère que ça n'a pas été le cas, je sais que même à cet instant là, j'ai du hanter tes pensées, même un court instant. Et cela me rassure, parce que malgré ces airs que je me donne, j'ai besoin d'être rassuré, j'ai besoin de savoir que j'ai raison d'essayer de me battre pour te récupérer, et que même si je m'y prends mal, tu réceptionnes tous ces gestes en plein coeur. Et alors que mon regard mal à l'aise fixe un point sur la route, mes lèvres veulent retourner aux tiennes, ma langue veut reprendre cette danse effrenée avec la tienne, nos doigts peuvent s'entrechoquer et se lier dans la nuit tandis que je mourrais en toi, me sentant à nouveau complet en partageant cette intimité soudaine et tellement attendue, tellement rêvée parmi ces cauchemars où je te brise le coeur, où je le fiche en morceau et où tu ne veux plus jamais poser tes yeux sur moi.
Mais cette idée ne peut rester dans mon esprit, car ce soir, même si c'était possible, je ne le ferais pas, ce serait comme la trahison de trop, j'ai déjà brisé la promesse de ne plus te toucher. Mais je ne peux pas Hazel, tu aimantes tout mon corps, il brûle de douleur de t'avoir fait souffrir, il brûle de désir de ne plus t'avoir ressentie depuis si longtemps. Je tente de me canaliser pour t'amener à bon port avant de faire le geste de trop mais tu brises notre silence de ta voix essoufflée, désespérée, brisée :  « Arrête la voiture … s’il te plait. »  La musique flotte toujours sans que je la perçoive, je me range sur le côté directement même si mon ouïe se brouille et que je ne perçois plus qu'un long sifflement. Tu quittes l'habitacle comme si ton siège avait pris feu. Je reste un instant à l'intérieur, interdis, je n'arrive pas à m'en vouloir, même si je devrais. Je frappe le volant de mon poing en lâchant un « Putain ! »  sourd, pour moi-même. Tu sembles t'éloigner de la voiture mais l'idée ne me plaît guère, je t'aurais tout laissé faire si on n'avait pas été dans une zone trop dangereuse, il y a des chauffards la nuit, je n'ai pas envie de te retrouver à l'hôpital demain.
Je détache ma ceinture et sors de la voiture, claquant la porte expressément pour que tu saches que je sors, je ne veux plus te prendre au dépourvu, j'avance et vient m'appuyer contre le capot, te regardant, ton dos encore si frêle malgré le gilet trop large qui le recouvre. Je te laisse souffler un peu avant d'intervenir. Je me redresse finalement et avance vers toi, je tends une mains hésitante vers ton épaule puis j'arrête ce geste et rebaisse le bras. Je sais, je sais ce à quoi tu penses. Je souffle : « Ce que j'ai fait, c'est impardonnable, je le sais. Et... je n'aurais pas du t'embrasser. »  Je marque une courte pause, inspirant profondément avant de reprendre : « Je suis désolé Hazel. Je suis toujours aussi dingue de toi, ça changera jamais, tu le sais aussi bien que moi. Malgré la merde que j'ai foutu, tu restes la personne qui me connaît le mieux en ce bas-monde. »  J'observe ta nuque recouverte de cette masse de cheveux dorés, tu es belle, même de dos, et la brise de la nuit m'amène un effluve de ton parfum dont je m'enivre. « J'peux pas te laisser ici, je sais que c'est dur pour toi, mais on sera vite chez toi, et promis, je vais vraiment tenter de me contrôler... »
Je comprends que tu aies besoin de temps et d'espace alors je fais demi-tour et avance vers la voiture pour te laisser respirer à ton aise, je sors d'instinct une nouvelle clope de mon paquet, comme si une cigarette pouvait réellement me calmer. Mais c'est la seule addiction qui me reste avec toi, ne pouvant pas m'enivrer de toi, je tente de briser ma souffrance silencieux avec une nouvelle cigarette qui ne servira à rien. J'aspire profondément sur la bâton de cancer en l'allumant en même temps. La fumée emplit lentement mes poumons. Je repense à une phrase d'un de mes films cultes « Si j'avais une tumeur, je l'appellerais Marla. » Je n'ai jamais aussi bien compris cette phrase qui retranscrit tellement cette obsession du narrateur pour cette femme unique. Je passe ma main dans ma nuque alors que je laisse tomber les cendres de ma cigarette sur le sol. Je me retourne lentement vers toi, le ventre toujours aussi douloureux. Si tu savais comme tu me manques.



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Hazel Bridgestone
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MessageSujet: Re: ASHAZEL ∇ No, i won't be afraid Lun 11 Mai - 23:26

No, I won't be afraid
“It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness. We have no scar to show for happiness. We learn so little from peace.”

Ce baiser renversant, foudroyant me laisse sans voix, me laisse abimée. Je me suis éjectée de la voiture tout simplement parce que mon corps me hurle de me jeter sur lui, de coller ma peau à la sienne, de laisser nos enveloppes charnelles, nos âmes, nos êtres fusionner à nouveau, tout ce que je suis me hurle de le laisser se repaitre d’Asbjorn, de le laisser le retrouver. Je veux être entière à nouveau. Mais je ne peux pas. Ma conscience refuse. Ce n’est pas un baiser de réconciliation, ni un baiser d’adieu, ni un baiser de retrouvailles… Ou du moins c’est tout ça à la fois. C’est un baiser qui veut dire « tu m’as manqué », « je t’aime tellement », « tu es l’amour de ma vie, celui qui fait battre mon cœur, qui fait vibrer mon âme et chaque cellule de mon pauvre corps » ou encore « tu m’as brisée espèce de salaud ». Voilà ce que ce baiser voulait dire. Ou ne plus rien dire. Je ne sais plus. Je suis incapable de réfléchir. Et j’ai envie de hurler. De crier aux cieux que j’en ai marre, stop, qu’il faut arrêter de me faire souffrir. Moi, pauvre jeune femme abandonnée, femme douloureusement amoureuse devant l’éternel.

Je me contente de grogner, de suffoquer doucement, de gémir de douleur parce que c’est dur, bien trop dur de résister. J’ai envie de faire volte-face, de courir jusqu’à lui et de le serrer dans mes bras, de ne plus jamais, jamais le lâcher. J’ai envie de coller ma bouche à la sienne pour pouvoir sentir à nouveau cette avidité, ce besoin de me prendre, de me faire sienne. Il est à moi. Il l’a toujours été. Depuis le commencement. Il est l’amour de ma vie ! Celui fait pour moi. Créé pour moi, je le sais. Et je suis celle qui lui faut. Mais je ne peux. Il m’est impossible de lui pardonner ces six mois en enfer en seulement quelques heures. Je ne sais plus qui il est. Je ne sais pas ce qu’il a fait durant ce lapse de temps. Je ne le connais plus par cœur. Je ne suis plus la femme qui connait sa vie comme si c’était la sienne et encore pire, je ne suis pas la dernière femme qu’il ait touché. Ca me brise le cœur.

Alors que je crois qu’il va rester dans la voiture à m’attendre, la portière claque soudainement, résonne dans la nuit et me fait sursauter. Les mains sur le visage, je reste dos à lui. Je l’entends approcher de moi, faire le tour de la voiture, ses pieds crissent sur le gravier du bas-côté de la route. Je me tends. Tout mon être se raidi et j’attends. « Ce que j'ai fait, c'est impardonnable, je le sais. Et... je n'aurais pas dû t'embrasser. » Ce n’est qu’un murmure dans la nuit noir, qui se perd dans le silence de la nuit. En effet, c’est impardonnable, je devrais le haïr de tout mon être, lui cracher au visage tout ce que j’ai sur le cœur, toute cette rancœur qui m’intoxique, qui m’empêche d’avancer. Mais je ne peux pas. Je ne veux pas qu’il regrette de m’avoir embrassée. Je ne regrette pas moi. Même si, évidemment, je devrais. Il prend une longue et profonde inspiration, j’ai l’impression qu’il m’aspire, qu’il m’attire à lui. Il reprend : « Je suis désolé Hazel. Je suis toujours aussi dingue de toi, ça changera jamais, tu le sais aussi bien que moi. Malgré la merde que j'ai foutu, tu restes la personne qui me connaît le mieux en ce bas-monde. » Ses mots sont des milliards de morceaux de verres, infimes mais terriblement tranchants. Ils se fichent dans ma peau, s’enfoncent lentement dans mes pores. Je serre les dents, je ferme les yeux, fort pour retenir les larmes. Mes dents grincent. Non je n’ai plus la sensation d’être celle qui le connait le mieux sur cette foutue immense planète. Plus depuis que je l’ai retrouvé avec une autre. « J'peux pas te laisser ici, je sais que c'est dur pour toi, mais on sera vite chez toi, et promis, je vais vraiment tenter de me contrôler... » Oh non Ash lâche toi, montre-moi que tu m’aimes, et j’ai toujours été la seule et l’unique, je t’en prie dis-moi que toi et moi c’est pour la vie, que plus jamais tu ne m’abandonneras, que tu me feras confiance même dans les pires moments, que tu me laisseras t’aider quoi qu’il arrive, même si nous devons fuir la ville et vivre comme des animaux traqués. Je t’en prie, ne me laisse pas partir, ne me laisse plus seule, je ne supporte plus cette nuit éternelle qui s’est installée dans ma vie depuis que tu n’es plus là. Embrasse-moi, plaque-moi contre ce fichu capot et même si le métal froid contre ma peau me fait hurler, je t’en prie fais-moi l’amour jusqu’à ce que je m’évanouisse de bonheur.

Il bouge, fais quelques pas, semble retourner de l’autre côté de la voiture, puis s’arrête et je reconnais le bruit caractéristique d’un accroc à la nicotine, le bruit de la cigarette qui glisse le long du papier aluminium du paquet, puis du briquet qui offre une flamme parfaite pour incendier le bout du bâton. A-t-il encore ce Zippo que je lui avais offert ? Ce Zippo avec nos initiales suivit d’une « depuis toujours et pour toujours » ? Je n’ose pas regarder, je n’ose pas lui demander.

Mettre en sourdine ma réflexion, oublier ce que je ma conscience me hurle de faire. Oui, c’est ce que je dois faire, là tout de suite. Alors je fais volte-face, toujours ce foutue main posée sur ce foutue ventre, là où plus rien ne grandit, comme depuis qu’Ash a fait son apparition, la douleur fantôme ne m’a pas quittée. « Je ne le regrette pas … » Dis-je dans un souffle tout en faisant quelques pas dans sa direction. « Je … J’ai cru que tu étais parti avec cette fille, j’ai cru que tu avais refait ta vie, que … que je ne te reverrais jamais. J’ai même pensé que tu étais mort. Puis je me suis demandé ce qui était préférable, que tu m’aies quittée pour une autre femme ou que tu sois mort. » Je baisse les yeux à ces mots. Je sais que c’est horrible. Je le sais pertinemment. Mais je dois lui dire ce que je ressens, ce j’ai ressentis, il doit comprendre. « Mais j’ai été incapable de choisir entre les deux solutions car dans tous les cas, je n’étais pas la dernière femme que tu aies touchée, le dernier visage que tu aies vu… » Les larmes brulent mes yeux et je m’oblige à poser de nouveau mon regard sur lui, sur cet homme que j’aime tellement, que j’adore. « Je t’ai haïs, je te hais tellement Asbjorn. Et … et je ne comprends toujours pas pourquoi ?! Qu’est-ce-que j’ai fait de mal ? Où est-ce-que j’ai foiré ? » J’ai la voix qui chevrote, qui tremble, qui rate quelques syllabes sur la fin. Je ne peux pas continuer alors j’attends, j’attends qu’il dise quelque chose.

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Je sais bien que tout nous sépare, je sais qu’il faudrait s’enfuir, mais je n’irai plus nulle part, sans vouloir lui revenir, sans vouloir nous retenir. Mais d’où vient le feu qui s'empare, de mon âme a moitié ivre. Soudain pour un simple regard, je veux vivre au bord du vide. byfantasy
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Asbjorn Maxwell
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MessageSujet: Re: ASHAZEL ∇ No, i won't be afraid Mar 12 Mai - 22:47


The moon is  the only light we see
j'oublie toujours de t'oublier

Aujourd'hui je devrais vivre un quotidien magnifique avec toi, on aurait officialisé les choses au point que tu élises définitivement domiciles chez moi, on aurait dégagé ma chambre d'ami pour la repeindre et la décorer pour notre enfant proche de naître, on serait noyés dans l'organisation du mariage, mais ce soir, cette nuit, on aurait du être ensemble et s'aimer comme tous les soirs. Malgré le stress de tous les événements qui s'enchaînent, on aurait été heureux. Au lieu de ça, un mec a décidé de vouloir ma peau, et mon esprit, quant à lui, il a voulu cesser de fonctionner pendant une nuit. Je me suis réveillé avec une femme qui n'était pas toi à côté de moi, et le choc m'a fait péter les plombs. Je n'ai jamais même ne serait-ce que pensé à te tromper avant ça, c'était loin d'être prémédité, et j'étais jusque là persuadé que mon corps ne pouvait plus désirer que toi. Alors voilà, aujourd'hui nous sommes là, deux âmes errantes et brisées, je ne sais pas pour la tienne mais la mienne n'espère que te retrouver, t'aimer. J'imagine que bien des sentiments contradictoires s'emmêlent violemment en toi, que tu ne sais plus où tu en es, mais j'espère que, avec le temps, ton corps et ton coeur réapprendront à m'aimer, et à me rendre cette confiance que j'ai perdue de manière si pathétique. Je veux que dans quelques années nous soyons mariés, que nous ayons des enfants, et que nous soyons heureux comme on le devrait tout simplement, parce que c'est dans cet ordre que les choses doivent aller, parce que ce qui nous lie est plus fort que l'univers lui-même. J'ai besoin de m'en convaincre, même si c'est vain, même si je verrai à présent toujours cette méfiance et cette cassure dans ton regard. Je voudrais te voir sourire, t'entendre rire aux éclats à nouveau et tourner tes yeux pétillants de vie et d'amour vers moi. Ce regard-là qui me transperçais le coeur et le menais jusqu'aux étoiles. Je suis à ce regard. Je suis à toi.

Je fume ma cigarette en silence, et vais m'appuyer sur le capot, je profite de l'air frais, espérant que celui-ci puisse calmer mes ardeurs trop violentes, calmer cet amour qui me transcende. J'expire, et je vois dans les volutes de fumée la silhouette de ton corps se dessiner, tu es belle. Et malgré toutes les plus grandes beautés du monde, tu as celle qui m'a transporté, me transporte encore. Je ne sais pas à quoi tu penses, et cette idée me rend malade, moi qui avais l'impression de lire tout de toi dans le moindre de tes gestes, je t'analysais, tu me fascinais. Et cette fascination est encore accrue maintenant que tu m'es insaisissable, à l'image de cette fumée qui s'évapore j'ai l'impression que tu vas disparaître peu à peu avec le vent. Je voudrais t'attraper, et te serrer pour que jamais cette image fragile ne disparaisse. Tu fais volte-face alors je te fixe avec l'espoir dément que tu coures vers moi, que tu ressentes tout cela, et que tu t'abandonnes à moi. Je t'observe, silencieux.  « Je ne le regrette pas … »  Mon coeur manque un battement, le tien est suffisamment lucide pour ne pas nier. Tu as autant désiré et aimé ce baiser que moi, si ce n'est que ta haine est toute aussi présente, toute aussi lourde de sens. Mais tu ne regrettes pas. Et ça c'est une grande victoire. « Je … J’ai cru que tu étais parti avec cette fille, j’ai cru que tu avais refait ta vie, que … que je ne te reverrais jamais. J’ai même pensé que tu étais mort. Puis je me suis demandé ce qui était préférable, que tu m’aies quittée pour une autre femme ou que tu sois mort. »  Je me redresse lentement, fais un pas vers toi. Et non, ce n'est pas horrible, parfois, moi aussi j'aurais préféré me savoir mort que de supporter cet acte que j'avais pu commettre. Les remords me submergeaient, et encore aujourd'hui ils sont le poids constant que je traîne à mon pied. « Mais j’ai été incapable de choisir entre les deux solutions car dans tous les cas, je n’étais pas la dernière femme que tu aies touchée, le dernier visage que tu aies vu… »  Je respecte tes mots, je les écoute, je les ressens, c'est la moindre des choses que je puisse faire après t'avoir causé tant de peine. J'aurais voulu, Hazel, j'aurais voulu que tu restes le seul corps effleuré par mes doigts, le dernier visage que j'aie embrassé, alors j'aurais vécu comme un moine reclus, rassuré d'avoir eu ton visage comme dernier contact humain. « Je t’ai haïs, je te hais tellement Asbjorn. Et … et je ne comprends toujours pas pourquoi ?! Qu’est-ce-que j’ai fait de mal ? Où est-ce-que j’ai foiré ? »  Ta voix se perd doucement et alors que tes yeux restent ancrés dans les miens, je te scrute en silence. Je reste quelques secondes sans réponses, rassemblant mes mots pour ne pas les dire à l'envers. Je finis par entrouvrir les lèvres et mon souffle rauque traverse la brise silencieuse : « T'as jamais foiré Hazel. A aucune seconde de notre relation tu n'as foiré. Tu as toujours été... Tout ce que je n'aurais même pas pu rêver d'avoir tellement tu étais... Tu m'es exceptionnelle. Tu n'as rien fait de mal, et si je pouvais clairement te dire le pourquoi, ce serait sans doute plus facile. Le fait est que... »  Je baisse les yeux un court instant, tout cela me demande tellement d'efforts à exprimer, moi qui n'aime pas parler de moi, ni exposer ce qui se trame à l'intérieur : « J'ai été effrayé par moi-même. »  Je replante mes yeux dans les tiens : « Je... Je t'ai vue si parfaite, et moi... moi j'étais si sale, addict à ce tas de saloperies.  J'ai revu mon père, j'ai revu ma mère, et... Et tout ça m'a explosé à la gueule, comme si c'était évident que j'allais foirer à un moment ou à un autre. Comme si c'était fou que je puisse ne serait-ce que m'imaginer t'épouser et fonder une famille avec toi... Sans foutre la merde. J'ai toujours été un fouteur de merde Hazel, j'ai même pas su soutenir ma mère au moment où elle en avait le plus besoin, et je voulais pas... je voulais pas de cet avenir-là pour toi. J'imagine que l'alcool et la drogue aidant, j'ai complètement pété les plombs et j'ai tout brisé au plus vite comme pour le faire avant de foirer plus tard, encore plus fort, alors que tu aurais été enchainée à moi par cette alliance, par... Je... Je suis prédestiné à être une putain de tornade Hazel, et je détruis tout sur mon passage... »  Je suis essoufflé, bouleversé, et je sais que tu sais à quel point c'est dur pour moi de te parler de mes parents, de parler de mon passé tout court, et même si tu sais tout de moi, de mon passé, c'est toujours une épreuve trop grande pour moi. Je me rends compte que dans mon monologue, ma cigarette s'est consommée toute seule, je lâche le mégot sur le sol et te regarde à nouveau : «  Non, Hazel, t'as jamais fait quoique ce soit de mal. Sauf aimer le mauvais gars. Et malgré mes erreurs, y a pas un jour où je remercie pas le ciel que t'aies fait cette erreur-là. Je suis égoïste, j'ai fait une cure de désintox, y m'reste plus que ma cigarette. Et pendant ces six mois, je me suis tué à la tâche pour revenir meilleur, tentant de me persuader que je peux faire ton bonheur. J'veux pas que tu me pardonnes, mais ce que j'ai ressenti là, en t'embrassant... c'est que malgré tous ces mois, il reste parmi toutes les parties de toi qui me haïssent si fort, un tout petit bout qui m'aime encore. Et si je me trompe, Hazel, dis-le-moi maintenant, en me regardant dans les yeux, alors ce sera bon, je te ficherai la paix, même si... »  ... je n'aurais alors plus de raison de vivre. Je me rends compte que je suis terrifié à l'idée de ta réponse, alors mon souffle se perd dans un murmure : « Mais t'as dit que tu regrettais pas, hein ? »  Je te regarde comme un gosse qui a peur qu'on lui brise tous ses rêves, je suis faible, tellement faible devant toi, Hazel.  




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Hazel Bridgestone
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MessageSujet: Re: ASHAZEL ∇ No, i won't be afraid Mer 13 Mai - 0:11

No, I won't be afraid
“It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness. We have no scar to show for happiness. We learn so little from peace.”

Aucun de nous deux n’a jamais été doué pour parler, pour parler de soi, pour dire ce qu’il a sur le cœur. Puis on s’est ouverts, on s’est apprivoisés, on a compris que nous ne nous voulions pas de mal, que tout ce qu’on voulait c’était se connaître, apprendre à se comprendre l’un et l’autre. Nous ne voulions qu’une seule chose : former un tout. Alors Ash m’a dit qui il était, ce qu’il avait vécu, il m’a dit toutes ces choses qu’il ne disait à personne, qu’il gardait enfouies, bien pour lui. Et j’ai fait pareil, je lui ai parlé de la mort de mes parents, de leur décès qui m’avait anéantie. Et alors j’ai tout de suite compris qu’il était celui qui pouvait m’écouter, me comprendre, panser mes blessures – même les plus profondes, même ces blessures infectées et purulentes qui m’affaiblissaient, qui me tuaient peu à peu – mais j’ai aussi compris qu’il serait celui qui me sauverait de cet enfer, celui qui me redonnerait envie de me battre à nouveau. Nous faisions un duo des plus insoupçonnés, personne ne croyait en nous, pour les gens nous n’étions qu’un couple voué à l’échec car tout le monde savait pertinemment qu’Ash n’était pas le genre de mec à tomber amoureux, pas le genre de mec à rester avec une seule fille toute sa vie. On me mettait en garde, on me disait que bientôt je le regretterais, lorsque je me retrouverais dans mon lit en train de pleurer toutes les larmes de mon pauvre corps parce qu’Ash m’avait jetée comme une vieille chaussette, comme une merde, après avoir bien profité de moi. Puis au final, tu étais celui qu’il me fallait, et j’étais celle qu’il te fallait. Les ne comprenaient pas, mais nous nous en foutions, peu importait ce que les autres pensaient du moment que nous étions heureux tous les deux. Ah ça pour être heureux, nous l’étions. Ce sourire qui sublimait ton visage, qui ourlait ses lèvres charnues qui me faisaient fantasmer, ces yeux verts que tu baladais sur mon corps sans cesse, comme si tu le redécouvrais à chaque fois.

Les mots sortent enfin, mon ventre se serre, j’ai peur de lui dire ces choses qui me pèsent, j’ai peur de lui dire ce que j’ai ressenti, ce que je ressens toujours pour lui. Mais les mots se délient, les syllabes forment des mots, les mots construisent des phrases, des phrases qui ont du sens, des phrases qui sont peut-être un peu violentes. Il écoute, ne dit rien, plante son regard émeraude dans le mien et je me sens défaillir comme à chaque fois qu’il sonde mon âme. Cet homme est ma kryptonite, mon talon d’Achille, ma plus grande faiblesse mais aussi ma source de pouvoir. Les mots se coincent dans ma gorge, j’ai leur gout amer sur la langue tandis que ma voix se brise. Ca y est, c’est à son tour de prendre la parole, c’est à lui de dire les choses. Je retiens mon souffle. « T'as jamais foiré Hazel. A aucune seconde de notre relation tu n'as foiré. Tu as toujours été... Tout ce que je n'aurais même pas pu rêver d'avoir tellement tu étais... Tu m'es exceptionnelle. Tu n'as rien fait de mal, et si je pouvais clairement te dire le pourquoi, ce serait sans doute plus facile. Le fait est que... » Il baisse les yeux tandis que mon regard parcours chaque centimètre de son visage parfait. Il est cette fichue perfection incarnée. Il est tout ce qu’il a de plus sublime. Je me disais que cet homme était un dieu et que moi, pauvre humaine lambda, je n’avais rien à faire à côté de lui. Aujourd’hui, il n’a pas perdu de sa superbe. Il est toujours ce modèle de virilité. Et ses mots. Ses mots sont lourds, mais je me tais. Je le laisse continuer. Muette. « J'ai été effrayé par moi-même. » Je replante mes yeux dans les tiens : « Je... Je t'ai vue si parfaite, et moi... moi j'étais si sale, addict à ce tas de saloperies. J'ai revu mon père, j'ai revu ma mère, et... Et tout ça m'a explosé à la gueule, comme si c'était évident que j'allais foirer à un moment ou à un autre. Comme si c'était fou que je puisse ne serait-ce que m'imaginer t'épouser et fonder une famille avec toi... Sans foutre la merde. J'ai toujours été un fouteur de merde Hazel, j'ai même pas su soutenir ma mère au moment où elle en avait le plus besoin, et je voulais pas... je voulais pas de cet avenir-là pour toi. J'imagine que l'alcool et la drogue aidant, j'ai complètement pété les plombs et j'ai tout brisé au plus vite comme pour le faire avant de foirer plus tard, encore plus fort, alors que tu aurais été enchainée à moi par cette alliance, par... Je... Je suis prédestiné à être une putain de tornade Hazel, et je détruis tout sur mon passage... » Je connais cette peur. Je sais ce qu’il a ressenti. Ce sentiment de ne pas être à la hauteur, cette angoisse de se dire que l’on ne pourra pas combler l’autre, qu’on est pas ce qu’il lui faut. J’aurais aimé qu’il comprenne plus tôt qu’il était mon remède. Celui qui savait comme s’y prendre avec moi, celui qui n’était pas capable de me faire du mal volontairement. Celui qui m’était destiné. Ma putain de réalité. C’est dur pour lui de me dire tout ça, de parler de son passé, je le sens, je le vois. Ses traits sont crispés, ses lèvres ne forment plus qu’une mince ligne blanche, ses yeux naviguent un peu partout, n’osent pas se poser sur moi. Il voudrait ne pas avoir à me dire tout ça, il voudrait que je comprenne en le regardant seulement. Mais il sait aussi que j’ai besoin, autant que lui, d’entendre ces mots. Il jette son mégot d’une pichenette et me regarde. Plante ses yeux dans les miens. C’est insoutenable. « Non, Hazel, t'as jamais fait quoique ce soit de mal. Sauf aimer le mauvais gars. Et malgré mes erreurs, y a pas un jour où je remercie pas le ciel que t'aies fait cette erreur-là. Je suis égoïste, j'ai fait une cure de désintox, y m'reste plus que ma cigarette. Et pendant ces six mois, je me suis tué à la tâche pour revenir meilleur, tentant de me persuader que je peux faire ton bonheur. J'veux pas que tu me pardonnes, mais ce que j'ai ressenti là, en t'embrassant... c'est que malgré tous ces mois, il reste parmi toutes les parties de toi qui me haïssent si fort, un tout petit bout qui m'aime encore. Et si je me trompe, Hazel, dis-le-moi maintenant, en me regardant dans les yeux, alors ce sera bon, je te ficherai la paix, même si... » Je secoue la tête. Il a tort. Faux sur toute la ligne. Il ne sait pas. Il ne comprend pas. Il n’a jamais compris alors. Les mots se mélangent dans ma tête, résonne dans la nuit. Mais le sens de ses paroles est clair. « Mais t'as dit que tu regrettais pas, hein ? » Souffle-t-il. Et je me remets à secouer la tête. Mes pieds se mettent en marche d’eux même et je me rapproche d’Ash, doucement. « Alors c’est que j’ai foiré Asbjorn. J’ai loupé un truc. Pourtant je pensais que tu avais compris. J’ai cru que tu avais su lire en moi et voir combien je t’aimais. Tu aurais dû avoir confiance en moi, mais quelque chose t’a échappé. Je n’ai pas su te montrer que quoi tu fasses, j’aurais toujours été là, avec toi, derrière toi. J’aurais pu te protéger, oui, j’aurais été capable de me servir de mon corps pour te protéger des balles, ou de tout ce qui aurait pu te blesser… » je reprends mon souffle, baissant la tête sur mon ventre, regardant nos pieds à quelques centimètres les uns des autres. « Je voulais être ton bouclier Ash. Je voulais être ce rempart, ce cocoon qui t’aurait gardé à l’abris de cette putain de vie merdique. Je voulais que notre famille soit ce cocoon indestructible. Mais … mais ce que je t’ai montré ne t’a pas suffis pour comprendre. J’ai toujours su qui tu étais Asbjorn et même en connaissant ton passé, même avec tout ça, c’était toi que je voulais, pour le restant de mes jours. » Une larme solitaire coule le long de ma joue, trace un sillon froid sur ma peau. Mais mains quittent mon ventre pour venir enserrer le tee-shirt d’Ash. « Non Asbjorn, je ne te pardonnerais jamais et je te hais … » lâchais-je en plantant mon regard dans le sien. L’air entra de nouveau dans mes poumons. Une inspiration, puis une autre et encore une autre. Mes membres se mirent à trembler mais je ne lâchais pas une seule seconde le vêtement d’Ash : « Je te hais pour tout ce que tu me fais ressentir. Je te hais parce que j’ai trop besoin de toi. Je te hais parce que je n’ai jamais eu besoin que de toi. Je te hais si fort parce que tu es le seul et l’unique. » Dis-je dans un souffle. La peur m’étreignit soudain. La peur de la signification de mes mots. Non, je ne lui pardonnais pas. Mais, Ô Dieu, comme mon amour pour lui me tuait.


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beautiful disaster
Je sais bien que tout nous sépare, je sais qu’il faudrait s’enfuir, mais je n’irai plus nulle part, sans vouloir lui revenir, sans vouloir nous retenir. Mais d’où vient le feu qui s'empare, de mon âme a moitié ivre. Soudain pour un simple regard, je veux vivre au bord du vide. byfantasy
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MessageSujet: Re: ASHAZEL ∇ No, i won't be afraid Dim 17 Mai - 20:19


The moon is  the only light we see
j'oublie toujours de t'oublier

Malgré tous mes efforts, tout se bouscule à nouveau en moi. Je croyais que la tornade était passée, qu'il ne restait plus qu'un corps vide de moi, mais non je suis toujours aussi vivant, car tout me brûle. Tout me consume. Et j'ai peur. J'ai jamais eu aussi peur d'entendre une de tes réponses Hazel, comme si l'univers me disait qu'il restait cette chance que je n'ai qu'inventé toute cette histoire, que tu n'es pas celle que je crois, celle qui m'aimera sans arrête jusqu'au dernier souffle comme je le ferais pour toi. Et parfois je m'étais longtemps demandé si cela n'aurait pas été mieux ainsi, que tu m'aimes moins que moi je t'aime, parce que cette amour si fort finirait sans doute par nous détruire. En vérité, je m'en fous de me détruire, je me damnerais pour te serrer une dernière fois dans mes bras. En moi, mon coeur tremble, ma gorge nouée laisse difficilement passer la salive que je ravale alors qu'en vérité ma bouche est terriblement sèche. Je voudrais tousser, m'éclaircir la gorge, mais je ne le fais pas, parce que tout mon esprit est focalisé sur toi, tout mon esprit attend désespérément ta réponse. Je l'attends aussi fort que je la crains.

Tu t'es rapprochée de moi et le brise m'amène doucement ton doux parfums aux narines. Je lève les yeux que j'avais baissé vers toi alors que ta bouche s'entrouvre, je voudrais t'hurler de te taire autant que je me mettrais bien à genoux pour te supplier de me répondre plus vite. Je suis perdu. « Alors c’est que j’ai foiré Asbjorn. J’ai loupé un truc. Pourtant je pensais que tu avais compris. J’ai cru que tu avais su lire en moi et voir combien je t’aimais. Tu aurais dû avoir confiance en moi, mais quelque chose t’a échappé. Je n’ai pas su te montrer que quoi tu fasses, j’aurais toujours été là, avec toi, derrière toi. J’aurais pu te protéger, oui, j’aurais été capable de me servir de mon corps pour te protéger des balles, ou de tout ce qui aurait pu te blesser… »  Je secoue à mon tour la tête légèrement de gauche à droite alors qu'en moi un soulagement intense se fait sentir. Tout se relâche. Ca semble tellement évident, tellement stupide, je me demande même comment j'ai pu imaginer le contraire. Un tel amour ne peut disparaître en 6 mois, non, et j'avais raison de continuer d'être convaincu que tu pensais à moi chaque jour. Mais une fois ce soulagement intégré à mon système, une fois que cet acharnement dont j'ai fait preuve s'est avéré justifié, je reviens sur tes mots et une fois de plus, je comprends. Je comprends ce qui nous a détruit tout les deux c'est bien cela. Tu ne comprends pas que je préférais partir par amour, sans toi, pour te laisser une chance d'avoir une meilleure vie sans danger. Je ne m'en serais jamais remis si j'avais risqué ta vie en t'emmenant avec moi.  « Je voulais être ton bouclier Ash. Je voulais être ce rempart, ce cocoon qui t’aurait gardé à l’abris de cette putain de vie merdique. Je voulais que notre famille soit ce cocoon indestructible. Mais … mais ce que je t’ai montré ne t’a pas suffis pour comprendre. J’ai toujours su qui tu étais Asbjorn et même en connaissant ton passé, même avec tout ça, c’était toi que je voulais, pour le restant de mes jours. »  Une nouvelle larme jaillit de tes yeux, glissant le long de ta joue pâle. Je m'approche d'un pas à mon tour tandis que tu saisis mon t-shirt. « Non Asbjorn, je ne te pardonnerais jamais et je te hais … »  Je soutiens ton regard alors que tu me souffle à nouveau ta haine dans cette voix faible avec qui ces mots semblent étranges. Tu trembles. « Je sais... » « Je te hais pour tout ce que tu me fais ressentir. Je te hais parce que j’ai trop besoin de toi. Je te hais parce que je n’ai jamais eu besoin que de toi. Je te hais si fort parce que tu es le seul et l’unique. »  Ton souffle se perd tandis qu'il envahit mon coeur pour le regonfler à bloc. Si j'ai brisé ton coeur, si j'ai brisé ta vie, tout n'est pas sans espoir pour autant. J'inspire profondément en observant ton visage que je prends doucement entre mes mains. « Ce n'est pas en toi ou en tes sentiments que je n'avais pas confiance. Je n'ai pas confiance en moi. »  Mon souffle est rauque, je pourrais répondre à tous ces mots que tu viens de me confesser, mais tout reste coincé, j'ai trop parlé, je n'y arrive plus. Alors j'agis. Mes mains quittent doucement ton visage et j'enlace ce corps si frêle, tremblant, entre mes bras. J'embrasse ton front alors qu'une de mes mains s’entremêle dans tes cheveux d'or contre ta nuque et l'autre se faufile au bas de ton dos. Ce contact me brûle autant qu'il me soulage. Je lâche un soupire rauque. Je sais que cet instant est éphémère et qu'il peut s'envoler à tout moment, mais après tout ce que nous venons de nous dire, je pense que tu sais que je sais que ça ne signifie pas que tu me pardonnes, que tout est règlé, que nous sommes à nouveau reliés devant l'éternel. Tout est fragile, et j'en ai bien conscience, mais je m'enivre de ce court moment. J'embrasse ton front faiblement, puis ta tempe, puis ta joue. Et mon nez s'enfouit doucement dans ton cou, inspirant profondément ton parfum tandis que je sens ta poitrine contre mon torse. Je ne peux y résister, c'est plus fort que nous deux, nous avons besoin de ce contact pour exister, et je savoure cet bref instant où mon âme se sent à nouveau complète, où la vie reprend enfin un sens, où tous mes pourquoi, mes comment, mes pour quelles raisons trouvent enfin une réponse. Merci pour cet instant qui en même temps qu'il semblera toujours trop court a la douce saveur de l'éternité.




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asbjorn maxwell
vous qui dans les langueurs d’un esprit monastique ignorez de l’amour, l’empire tyrannique... que vos cœurs sont heureux puisqu’ils sont insensibles. tous vos jours sereins, toutes vos nuits paisibles. byfantasy
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ASHAZEL ∇ No, i won't be afraid

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