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☆ if only i could hold you in my arms (dunnam siblings)

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Molly Hastings
+ i spend my all life hiding my heart away
≡ messages : 362
≡ arrivée : 26/05/2015
≡ célébrité : gabriella wilde

MessageSujet: ☆ if only i could hold you in my arms (dunnam siblings) Jeu 4 Juin - 23:50



if only i could hold you in my arms


Moliéna Dunnam tira une chaise de la table de la cuisine, essoufflée. Elle avait passé la dernière heure à faire le ménage et elle n'en pouvait littéralement plus. Son cœur avait de plus en plus de mal à fonctionner normalement, épuisé par les cellules cancéreuses qui envahissaient ses globules rouges, et le moindre des efforts la fatiguait considérablement. Andrew lui avait pourtant dit de se ménager, qu'au besoin ils engageraient une femme de ménage si lui-même n'avait pas le temps de nettoyer l'appartement, mais la blonde trouvait ça ridicule. Elle n'était pas encore morte, cette perspective lui glaçait d'ailleurs le sang, et elle ne comptait pas rester allongée sur son lit ou sur le canapé jusqu'à ce que le vilain squelette sous sa grande toge noire vienne gentiment la faucher. Elle ne voulait pas qu'on ait pitié d'elle et elle ne voulait pas passer le reste de sa vie à ne rien faire. Mais tu ne fais pas rien, tu peux encore travailler et jouer sur ton pc ! Et bien que c'était de loin son occupation préférée, elle ne voulait pas passer ses journées assise à son bureau, derrière son écran ; étrangement, cela ne l'aurait pas tant dérangé que ça quelques mois plus tôt, mais la maladie lui donnait moins envie de rester sur son ordinateur à longueur de temps, et plus envie de faire tout ce qui la fatiguait. C'était contradictoire, bien sûr, mais Molly en faisait plus, pour prouver -aux autres et à elle-même- qu'elle n'était pas à prendre avec des pincettes et qu'elle était encore capable de se débrouiller par elle-même. Une fois qu'elle eut suffisamment repris son souffle, ce qui lui prit bien une dizaine de minutes, elle se leva pour se préparer une tasse de thé, avant d'aller vérifier ses mails. Elle en avait trois nouveaux : un d'une amie de Londres, un d'un client qui confirmait une commande et un dernier qui demandait un devis. La blonde prit le temps de répondre au premier, détaillant son arrivée à Memphis tout en se gardant bien de mentionner sa maladie, sourit en ouvrant le deuxième et répondit par un rapide merci ainsi que la date présumée à laquelle elle aurait terminé le design du site internet qu'il avait commandé, puis inspecta le dernier e-mail et les exigences du possible futur client. Molly fronça les sourcils devant la quantité de choses qu'il demandait, puis referma son ordinateur portable. Elle aurait le temps de s'en occuper plus tard ; elle n'avait pas trop la tête à ça pour le moment. C'était d'ailleurs ça l'avantage de travailler à son compte : on était son propre patron et on décidait de quand on voulait travailler. Bien sûr, elle ne mettait jamais bien longtemps pour répondre aux mails de ses clients, parce que le bouche-à-oreille allait vite, malgré tout, et cela se saurait si elle était toujours longue à donner une réponse ; et puis, si elle mettait trop de temps, son potentiel client irait tout simplement voir ailleurs. Au pire, pensa-t-elle, ce n'est pas si grave si je perds un client. Et c'est sur cette pensée-là qu'elle se déplaça de la chaise de son bureau jusqu'à son canapé. Elle s'allongea tout du long et reposa sa tête contre l'un des accoudoirs. Elle fixa le plafond durant quinze bonnes minutes, se demandant où pouvait être Andrew à ce moment précis, ce qu'il était en train de dire, ce à quoi il était en train de penser. Il était parti un peu plus tôt dans l'après-midi pour un rendez-vous avec l'un de ses nombreux investisseurs, pour finaliser un contrat lui semblait-il, et puis il lui avait dit qu'il enchaînait sur une autre réunion mais Molly n'arrivait plus à se souvenir à propos de quoi exactement. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'il risquait de rentrer plutôt tard ce soir. Alors même qu'ils vivaient ensemble et qu'ils passaient énormément de temps ensemble, Andrew arrivait toujours à manquer à sa fiancée, même l'espace de quelques heures. Elle se sentait vide sans lui et, si elle n'était pas en train de travailler sur son ordinateur, elle trouvait réellement que le temps s'écoulait à la vitesse d'un escargot. Elle se réconfortait en se disant que ce serait l'occasion pour prendre le temps de lui concocter un bon petit plat.

Molly attrapa un magazine posé sur la table basse, le feuilleta cinq minutes avant de le reposer. Ce qui y était écrit ne l'intéressait guère, à vrai dire, et elle se demandait encore pourquoi elle l'avait acheté. C'était un magazine féminin tout ce qu'il y avait de plus basique, mais elle n'avait aucunement besoin de tous les conseils qu'il donnait : elle trouvait ça stupide de s'inspirer des "poses sexuelles de l'été" que le magazine suggérait, elle n'avait pas besoin de faire de régime et elle s'habillait comme bon lui semblait, sans ressentir le besoin d'avoir recours aux conseils de la "fashion police". La blonde soupira, se demandant ce qu'elle allait bien pouvoir faire jusqu'à ce qu'il soit temps de préparer le repas. Elle se remettait à fixer le plafond quand son téléphone portable sonna. Elle sursauta légèrement avant de tendre le bras pour l'attraper. Elle allait machinalement glisser son doigt pour décrocher quand son regard accrocha le prénom qui s'affichait sur l'écran. Loïc ! Molly se redressa aussitôt, puis pris l'appel sans plus attendre. « Loïc ?! » lança-t-elle, excitée. Elle était réellement étonnée qu'il l'appelle. À son souvenir, il n'avait jamais pris l'initiative de l'appeler depuis qu'elle avait quitté Londres pour la première fois. Souvent, c'était les parents qui l'appelaient, et ils lui passaient ensuite son frère pour le forcer à prendre quelques nouvelles de sa sœur. « Oh, je suis contente de t'avoir au téléphone. Tu vas bien ? » Les larmes lui montèrent aux yeux presque instantanément. Certes elle ne savait pas encore pourquoi il appelait et peut-être qu'il avait juste besoin d'un conseil en informatique, mais elle était malgré tout réellement touchée qu'il l'ait appelée. « Attends, tu veux que je te rappelle ? Tu dois payer la peau des fesses ! » proposa-t-elle alors rapidement, se rappelant que son frère appelait de Londres et que les appels à l'étranger devaient lui coûter cher. Elle, elle n'avait pas de soucis à se faire : Andrew avait tenu à lui payer un abonnement avec appels illimités à l'international, pour qu'elle puisse appeler sa famille et ses amis anglais dès qu'elle le souhaitait.

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Loïc Dunnam
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MessageSujet: Re: ☆ if only i could hold you in my arms (dunnam siblings) Mar 9 Juin - 16:40

Loïc n’aurait sans doute jamais mis les pieds aux Etats-Unis sans Molly. Il n’aurait sans doute jamais pris l’avion pour traverser l’Atlantique, pour changer de vie instantanément. Loïc avait longtemps rêvé à une nouvelle vie, loin de ce qu’il avait construit, de ce qu’il avait vécu. Il voulait recommencer à zéro, s’offrir un aller simple vers un nouveau bonheur, vers un nouveau monde. Ses valises, il les avait posées il y a quelques jours, dans un motel routier, la seule chose qu’il pouvait se payer quelques nuits. Il était arrivé sans savoir comment, sans savoir quoi. Comment surprendre Molly ? Comment lui dire ? Les heures d’avion n’avaient pas suffi, les deux nuits qu’il avait déjà passé dans cette nouvelle ville nous plus. Il avait pris le temps de visiter, de trouver des opportunités. Il était sorti, il avait découvert Memphis de nuit, à l’aube, à midi. Il avait pris ses marques en quelques heures, retrouvant quelques mauvaises habitudes. Il s’était réveillé ce matin, un rayon de soleil sur le visage, seul dans son lit. La chambre était vide alors même qu’hier, une fille l’avait raccompagné. Elle avait disparu, ne laissant aucune trace sur son passage. Son meilleur ami n’était plus là, lui non plus. Volatilisé par les litres d’alcool qu’ils avaient ingéré pour fêter leur second soir. Alcool qu’ils s’étaient procurés illégalement, évidemment. Mal de crâne, gueule de bois, muscle endoloris d’une nuit trop mouvementé par la fête, par l’alcool, par cette fille dont il n’avait quasiment aucun souvenir. Sur son téléphone, il voyait l’heure. Le milieu d’après-midi allait sonner d’ici peu. Il avait dormi toute la journée, sans s’en rendre compte. Un message sur l’écran, son meilleur ami. Il avait décidé de prendre l’air. Il reviendrait dans la soirée. Peut-être pas. Et ce maudit smiley lui faisant un clin d’œil. Loïc sourit, il laisse échapper un rire avant de lui-même sortir de son lit. Douche chaude, longue et lente. Un reste de pizza rapidement ingéré, froid et sans goût. Il avait finalement quitté le nid provisoire. Aller voir sa sœur, voilà son plan. La surprendre, lui annoncer la nouvelle.

Il marche dans les rues. Dans ses oreilles, le son de l’électro, le frappement incessant qui lui fait remuer les doigts en rythme. Il écoute, parfois il fredonne. Il cherche un cadeau pour Molly. Une belle fleur comme elle ou un ours en peluche, pas trop gros. Pourquoi pas les deux ? Les deux, c’est mieux. « Vous savez comment je peux me rendre à cette adresse ? » avait-il demandé à la vendeuse. Il suit son itinéraire à la lettre, sans se tromper. Et la rue est là. Molly n’est plus loin. Il hésite, aller la voir ou lui téléphoner ? La surprendre de suite ou attendre un peu ? Il compose son numéro, son visage apparait à l’écran, une vieille photo. Elle est là, il l’entend. « Oui, c’est moi ! » Il écoute cette voix qui lui a tant manqué, cette voix qu’il a tenté d’éviter un peu trop longtemps. Loïc ne pouvait le nier, s’il n’osait se l’avouer, sa sœur lui avait manqué. « Je vais bien. Ne t’en fais pas. Je voulais … te parler. Eviter de passer par les parents, tu vois. Ils te parleront sans doute de leur nouveau projet. La dernière voiture à la mode. Une vraie saloperie oui ! » Il avait fini par s’éloigner des pratiques outrancières de ses parents. Trop de choses inutiles, sans intérêts, rien que du m’as-tu vu. Il n’en pouvait plus de voir les factures et les impayés, les remises de dettes et les nouveaux crédits. Il n’y avait jamais assez d’argent pour rien et pourtant, il fallait toujours un zéro de plus sur ces maudits chèques. « Papa voulait une nouvelle télé, plus grande encore. Et une tondeuse à gazon alors que notre jardin n’est pas si grand. » Loïc avait fini par s’indigner du comportement enfantin de ses parents. Il refusait de subir plus, de finir comme eux. Il avait quitté Londres pour ça aussi, pour fuir la réalité. « Tu vas bien ? Ta voix est bizarre, comme si tu pleurais … » Il n’était pas vraiment inquiet, il était tout près. Il pouvait intervenir, il pouvait la rejoindre en quelques secondes et être là. « Non, inutile. J’ai changé de forfait. Pour pouvoir t’appeler de moi-même. C’est plus simple. Et puis, ce n’est pas quelques minutes avec toi qui ruineront plus la famille, n’oublie pas qu’elle est déjà ruinée. » Il soupire un peu, il aurait aimé rire de la situation. Il avait effectivement changé de forfait mais ce n’était pas uniquement pour ça. Il avait choisi un forfait international pour pouvoir téléphoner à ses autres amis à Londres. Mais surtout, il pouvait appeler en Amérique. « J'te dérange pas ? Andrew n’est pas là ? » Il préparait le terrain, il se préparait lui à retrouver sa grande sœur.
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Molly Hastings
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MessageSujet: Re: ☆ if only i could hold you in my arms (dunnam siblings) Ven 12 Juin - 17:50



if only i could hold you in my arms


Molly soupira, lasse, en entendant ce que son frère disait dans le téléphone à propos de leurs parents. Ils n'avaient donc pas changé... Quatre mois qu'elle était partie, et ils n'avaient pas changé. Bien sûr, elle l'avait remarqué quand elle était revenue quelques jours à Londres à l'occasion du repas avec les Hastings, mais elle avait décidé de ne pas s'attarder dessus, de ne pas s'en inquiéter ; que peut-être, elle devenait simplement parano, qu'ils avaient fini par trouver une stabilité mais qu'elle ne pouvait s'empêcher de voir le vice dans la moindre des actions de leurs parents. Son frère lui confirmait aujourd'hui qu'elle n'avait rien inventé, qu'ils étaient bel et bien toujours et encore noyés dans leurs dettes. En même temps, comment auraient-ils pu aller mieux, avec leur fille à l'autre bout du monde, la seule personne qui arrivait un tant soit peu à refréner leurs pulsions dépensières ? « Une voiture ? » étouffa-t-elle, outrée. Elle n'était plus étonnée dorénavant, mais elle n'en était pas moins énervée. « Mais ils le choppent où tout cet argent ? Quelle banque leur autorise encore des prêts ? » Elle n'arrivait pas à croire, sincèrement, que des banques leur accordent des crédits. Elle avait sa petite idée bien sûr, ses parents s'adressaient certainement à des banques en ligne, qui autorisent des prêts à n'importe qui même sans ressources, mais avec des taux d'intérêts géants à la sortie qui ne faisaient que ruiner plus encore leurs clients. Le problème, c'est que si certains arrivaient coûte que coûte à rentrer dans leurs clous, ce ne serait jamais le cas des Dunnam. Et toutes les dettes retomberaient, à la mort des parents, sur les enfants ; Loïc et Moliéna n'avaient certainement pas besoin de ça. La blonde secoua la tête, comme si son frère pouvait le voir. Cela lui faisait mal au cœur de le savoir là-bas avec des parents qui, même s'ils savaient lui donner tout l'amour que des parents peuvent donner à leurs enfants, n'avaient pas une bonne influence sur lui. Sa gorge se serra lorsque son petit frère lui détailla davantage les folies de ses parents. Ils ne sortiraient jamais de leur galère, et Molly avait trop peur que Loïc les suive dans leur misère. Bien sûr, à l'entendre comme ça, ils se moquaient d'eux et de leur extrême tendance à la dépense, mais elle savait bien que lui aussi avait parfois cédé à l'attrait des achats futiles. Elle avait peur qu'il tombe dans le panneau, qu'il se laisse attirer par toujours plus de dépenses pour cacher la misère environnante. « Fais attention à toi Loïc » se contenta-t-elle de répondre, les larmes débordant de ses yeux. L'avoir en direct au bout du téléphone lui serrait le cœur ; il lui manquait tellement. Elle aurait tant aimé l'avoir à ses côtés, loin de toute l'influence familiale. Elle voulait qu'il grandisse bien, qu'il ait un boulot qui lui plaise, qu'il ne soit pas criblé de dettes avant même d'avoir commencé dans la vie active, qu'il soit en accord avec lui-même, qu'il n'ait rien à prouver à personne. « Comme si je pleurais ? » Molly répéta les paroles de son petit frère en s'essuyant les joues du revers de la main. « Mais non » ajouta-t-elle, souriant à travers ses larmes, comme pour prouver qu'elle ne pleurait pas, « c'est juste que » elle toussota, s'éclaircit la gorge, puis reprit « j'ai fait une sieste, je me suis réveillée il n'y a pas longtemps, c'est le temps que j'émerge. » Mensonge, bien sûr. Mais comment lui avouer qu'il lui manquait terriblement ? Elle lui avait déjà dit avant de partir, qu'il lui manquerait. Mais cela ne servait à rien de lui redire, cela ne servait à rien de le rendre mal inutilement. Elle haussa les épaules, avant de changer de sujet. Elle essaya de rire à la tentative de blague de son frère, mais elle n'en avait pas le cœur. La pauvreté de sa famille ne la faisait plus rire depuis bien longtemps. Que pouvait-elle lui dire ? Se plaindre qu'il ait pris un forfait plus cher ? Elle aurait aimé, mais elle savait que cela ne changerait rien. Elle s'était longtemps plainte à ses parents, ça n'avait jamais rien changé. Et puis, si cette dépense supplémentaire leur permettait de se parler davantage, elle ne disait pas non. « J'aime pas te savoir seul avec eux Loïc, tu sais. Je ne veux pas que tu deviennes comme eux. J'aurais pu te téléphoner directement sur ton téléphone, tu n'avais pas à prendre un forfait international... » Elle soupira, puis se laissa retomber dans le canapé, reposant sa tête sur le dossier. « Tu ne me déranges jamais Loïc. » Elle jeta un regard à travers la fenêtre de la cuisine. Elle donnait sur les immeubles d'en face, sur un carré d'espace vert fleuri, et sur un bout de ciel. Gris, nuageux. Cela lui rappelait Londres et elle esquissa un sourire. Ils habitaient au deuxième étage, premier appartement sur la gauche. « Non, il est parti » dit-elle alors en réponse à la question de son frère, à propos d'Andrew. « Pour le boulot, il avait plusieurs rendez-vous important aujourd'hui. Je t'avais dis qu'il avait changé de travail ? Cela l'occupe beaucoup en ce moment. » Elle leva son poignet et regarda sa montre. Elle avait encore le temps avant de commencer à préparer le repas. Molly était extrêmement fière de son petit ami, de son fiancé, mais il lui manquait terriblement quand il s'absentait. Ce n'était pas mieux lorsqu'il était avocat, à vrai dire, puisqu'il était tous les jours absent pour aller au cabinet, mais au moins les horaires étaient plus régulières. Elle savait jusqu'à quand prendre son mal en patience. Parfois, dans ces moments de manque, elle se disait qu'il vaudrait mieux qu'elle se fasse embaucher dans une vraie entreprise, qu'elle arrête de travailler en free-lance ; cela lui permettrait de sortir, d'avoir des collègues, d'arrêter de se morfondre sur son sort dans l'attente d'Andrew. Malheureusement, ce n'était pas le bon moment. Elle ne pouvait pas se mettre à chercher un travail alors qu'elle se savait condamnée. Cela n'aurait pas été juste pour son employeur. Après quelques secondes de silence, Molly prit une grande inspiration. « Qu'est-ce que tu vas faire alors, en cette fin de soirée ? Tu vas sortir avec des amis ? » Ses larmes avaient séché, à présent. Elle était maintenant curieuse de savoir à quoi son frère occuperait le reste de sa journée. Savoir ce qu'il faisait lui permettait de vivre un peu à travers lui, de le sentir un peu plus proche d'elle malgré les milliers de kilomètres qui les séparaient.

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Loïc Dunnam
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MessageSujet: Re: ☆ if only i could hold you in my arms (dunnam siblings) Ven 19 Juin - 16:40

Ses parents, au fil du temps, avaient accumulé des dettes impressionnantes. Sur les factures, des lignes de chiffres s’étendaient. Sur le compte en banque familial, du rouge, trop de rouge. Ils perdaient tout, ils dépensaient tout. Comme des enfants, ils avaient perdu la notion de l’argent, de la dépense. Ils avaient arrêté de faire attention. Tout n’était que paraître, faire semblant, être meilleur que le voisin. Il en fallait toujours plus pour en faire toujours trop. Molly l’avait compris bien avant Loïc. Il s’en était rendu compte avec le temps, en remarquant le superflu dans ses affaires. « J’sais pas. Les banquiers sont trop cons pour accepter. C’est pas leur problème. Ils auront l’argent, plus les frais, plus les trucs de banquiers … j’y comprends rien, tu sais. De toute manière, qu’est-ce que tu veux qu’ils fassent d’une nouvelle voiture ? Deux, ça suffit, non ? » Loïc n’avait pas la force de les retenir, de les empêcher de dépenser encore et toujours. Il avait préféré partir lui aussi, comme Molly l’avait fait quelques temps auparavant. Se protéger avait été une raison supplémentaire de quitter l’Angleterre pour l’Amérique. Il avait eu besoin de changer de vie, rapidement. De s’éloigner des problèmes. « Promis. » Faire attention à lui, il ne pouvait pas réellement le faire. Ce n’était pas son genre, à Loïc. Mais pour Molly, il était prêt à faire un effort. Quitter la banlieue londonienne était un grand pas en avant. Une émancipation en quelque sorte. Cet air nouveau qu’il respirait était ce dont il avait besoin. « T’as quand même une voix bizarre pour quelqu’un qui sort de sommeil … » Il ne le disait peut-être pas mais il s’inquiétait pour elle. Plus parce qu’elle était loin mais parce que cette voix n’était pas celle qu’il connaissait. Elle était différente. Il soupçonnait un mensonge mais n’en dit rien. Ce n’était pas le moment. « Molly, je suis plus raisonnable qu’eux ! Si j’ai pris ce forfait, c’est parce que je le pouvais. Je te promets. T’inquiètes pas. Je deviendrais pas comme eux. Qu’est-ce que je ferais avec une tondeuse à gazon, deux voitures et des trucs inutiles de toute manière ? » Il s’était emporté. Parce que ce forfait, il ne l’avait pas pris pour Molly spécifiquement. Il l’avait pris pour vivre aux Etats-Unis. Et plus encore, il ne pouvait lui dire comment il avait réussi à se payer un nouveau forfait. Il ne pouvait pas lui dire qu’il vendait ses dessins pour s’offrir un peu de vie. Il ne voulait pas lui dire. Loïc n’était pas le genre de garçon à travailler, à se débrouiller mais il n’avait pas le choix. Il mentait un peu. Il voulait simplement se la jouer, être plus dur qu’il n’en a l’air. « Molly, te fais pas de soucis avec moi. » Il souffla légèrement, ennuyé de se prendre la tête pour si peu avec sa sœur. « Je gère. » Il n’avait pas toujours eu cette force de caractère. Longtemps, il avait pensé que ses parents étaient à prendre comme modèle. Il a longtemps cru qu’acheter inconsciemment, dépenser sans compter était la bonne chose. Il s’était souvent vanter de ce qu’il avait pu avoir, de la console dernier cri aux vêtements hors de prix. Il avait profité du comportement excessif de ses parents pour avoir ce que lui désirait. Il prenait peu à peu conscience du danger, de ce que représentait toutes les factures entassés dans la corbeille à fruit. Peu à peu, il comprenait que ces impayés finiraient par être son héritage et ses parents eux, semblaient ne pas s’en soucier. Ils n’y pensaient pas encore, à tout cet argent à rembourser. Avec leur salaire misérable, les quelques aides, ils ne s’en sortiraient jamais seuls. Loïc le savait. L’impasse était devant lui. Devant eux. « J’crois que tu l’avais évoqué la dernière fois. M’enfin, qu’il te laisse pas trop seule non plus. T’as pas quitté l’Angleterre pour qu’il te laisse dans votre appartement. » Il le savait. Andrew travaillait beaucoup. Il se souvenait vaguement de ce que lui avait raconté sa sœur. Il avait un bon métier avant, quelque chose qui rapportait, quelque chose qui plaisait à ses parents. Il avait choisi de changer, de faire ce qu’il avait envie. Pour ça, Loïc le félicitait. Il avait repoussé tout ce qu’il avait pour un rêve. Lui aussi l’aurait fait. Il l’avait toujours fait jusqu’à présent, suivre ses envies, ses rêves, même les fous. Mais il ne devait pas délaisser Molly pour autant. Elle méritait d’être heureuse, d’être entourée. S’il la laissait trop longtemps seule, sa vie deviendrait longue et monotone. « Je sais pas. Sans doute sortir oui. Il y a un nouveau bar qui vient d’ouvrir. On y fera peut-être un tour. » Il ne savait pas si un nouveau bar avait ouvert, sans doute pas. Mais Molly n’était pas en Angleterre pour vérifier. Et il n’irait de toute manière pas ce soir, ni même dans les semaines à venir. « Enfin, je ferais peut-être autre chose. » Il n’avait pas réfléchi. Il n’avait pas pensé à un mensonge à lui raconter. « Et toi ? » Elle ne s’y attendait sans doute pas. Elle n’avait sans doute rien prévu, une simple soirée avec Andrew. Il avait fini par rejoindre la porte de l’appartement de Molly. Il n’attendrait pas plus longtemps pour lui faire la surprise. Du bout du doigt, il avait appuyé sur la sonnette. Elle était toujours au téléphone avec lui, elle continuait de parler. Il l’attendait.
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Molly Hastings
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MessageSujet: Re: ☆ if only i could hold you in my arms (dunnam siblings) Mer 24 Juin - 15:00



if only i could hold you in my arms


L'idée de dénoncer ses parents avait traversé l'esprit de Molly à plusieurs reprises. Elle pouvait le faire, non ? Prévenir la police ? Ou... le fisc plutôt, peut-être ? Il y avait bien quelqu'un qu'elle pouvait contacter, afin de stopper ses parents de leur folie dépensière ? De base, elle ne comprenait pas que personne encore ne les ait arrêtés ; les impôts devaient bien voir qu'ils ne gagnaient rien mais cessaient de dépenser, non ? Il fallait croire que non ; alors Molly voulait le faire, aller leur coller les feuilles de paie et les factures sous leur nez, elle voulait les prier de bloquer les comptes de ses parents, de leur interdire de nouveaux achats, n'importe quoi pour mettre fin à ce contresens ; celui d'être pauvre mais de vivre comme un riche. Elle avait voulu les dénoncer, oui, mais elle avait toujours fait demi-tour au moment de le faire. Quand elle s'apprêtait à décrocher le téléphone, elle se rappelait qu'ils étaient ses parents. Ses parents. C'était elle, l'enfant ; c'était elle qu'ils devaient protéger, et pas l'inverse. C'était eux qui devaient prendre des mesures quand leur enfant tournait mal, pas le contraire. Alors elle reposait le combiné. Et quand ces raisons-là n'étaient pas suffisantes, elle se disait qu'ils lui en voudraient terriblement. Que rongés par la honte, ils se mettraient en colère ; elle savait comment ils réagissaient, maintenant. Elle les avait mis devant le fait accompli plusieurs fois, et ces parents d'ordinaire si doux étaient devenus secs et cassants. Parce qu'ils savaient ce qu'ils faisaient mais ne pouvaient pas s'en empêcher, et qu'ils avaient honte. Honte de leur situation, honte de ne pas pouvoir en sortir, honte que leur fille de vingt ans et quelques sache mieux qu'eux ce qui était bon pour eux, bon pour leur famille. Molly n'avait jamais rien fait pour les empêcher complètement d'acheter compulsivement, alors ils continuaient, tout simplement. Inlassablement. Le frère et la sœur continuèrent de parler de la situation déprimante de leurs parents pendant quelques minutes encore, le ton montant petit à petit. Molly s'inquiétait pour Loïc, ses paroles se faisaient presque des reproches. Ne deviens pas comme eux. C'était tout ce qu'elle lui souhaitait, tout ce qu'elle voulait. Mais son frère en avait sûrement marre d'être pris pour un enfant, d'être comparé à ses parents. Au final, ils avaient changé de sujet, pour quelque chose de plus commun, de plus banal. « T'inquiète pas » dit alors Molly. Est-ce que c'était là son frère qui s'inquiétait ? De la savoir seule à l'appartement alors qu'Andrew travaillait ? Elle ne pouvait pas trop s'avancer. Loïc ne montrait jamais rien, pas même à elle, et elle ne pouvait jamais vraiment savoir ce qu'il pensait. Encore moins quand un océan les séparait, qu'ils ne se parlaient qu'à travers un téléphone. « C'est normal qu'il soit absent au début, mais ça ne devrait pas durer. Et puis, je travaille depuis l'appartement moi, alors tu sais. » Son appartement était son lieu de vie et son lieu de travail. Bien sûr qu'Andrew lui manquait, mais c'était normal qu'elle soit seule. Normal qu'il travaille, normal qu'elle le fasse aussi. Et puis, il finissait toujours par rentrer, et les heures passées loin l'un de l'autre n'avaient plus d'importance. « Un nouveau bar ? » Molly voulu demander où, dans quelle rue, s'il était sympa, mais se ravisa. Au final, elle n'y connaissait rien en matière de bars. Alors qu'elle était en Angleterre, Molly ne sortait jamais. Elle ne le faisait pas beaucoup plus à Memphis, d'ailleurs. « Amuses-toi bien, en tout cas. Profites de tes amis. » Elle esquissa un sourire. Imaginer son frère passer un bon moment, imaginer son frère rire et sourire lui faisait du bien. Loïc lui retourna ensuite la question, afin de savoir ce qu'elle ferait ce soir. Elle s'apprêtait à répondre quand la sonnette retentit. Elle se leva, appuyant sa main sur le rebord du canapé pour s'aider. « Je ne sais pas encore. Je vais faire à manger, on va manger, et puis on regardera peut-être un film avec Andrew. » Cela leur arrivait de sortir tous les deux, de marcher dans les rues de Memphis à la nuit tombée. Peut-être qu'ils feraient ça, aussi. Molly arriva à la porte et tourna la clé dans la serrure. « Je vais te demander d'attendre quelques secondes par contre, quelqu'un vient de sonner. Je te reprends après. » Molly ne raccrocha pas, et garda son téléphone dans la main tout en ouvrant la porte. Elle ne prenait jamais l'habitude de regarder par le petit trou, qui permettait de savoir à l'avance qui était sur le pas de la porte ; elle avait donc toujours la surprise de voir qui c'était. Et aujourd'hui, la surprise était de taille. La surprise était belle. Molly écarquilla les yeux alors qu'un immense sourire s'étalait sur son visage. Ses pupilles brillaient, et des larmes de joie perlaient au coin de ses yeux. « Loïc ? » Elle était stupéfaite et n'y comprenait plus rien. « Mais... comment... ? » Elle regarda tour à tour l'iPhone qu'elle tenait dans sa main, puis son frère, puis le téléphone. Elle fixa l'écran, où était écrit Loïc agrémenté de quelques emojis, en dessous duquel était inscrit 25:03, la durée de leur appel. 25:04, 25:05. « Tu... ? » Molly ne savait pas quoi dire. Finalement, elle appuya sur le téléphone rouge et sauta dans les bras de son frère. Elle le serra de toutes ses forces, sa joue reposant contre son épaule musclée. Il était là. Il était là, comme elle en rêvait tant. Il était venu. Il était là.

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Loïc Dunnam
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MessageSujet: Re: ☆ if only i could hold you in my arms (dunnam siblings) Ven 3 Juil - 22:21

Il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. S'il avait été à Londres, il aurait certainement paniquer de la savoir seule avec cette voix étrange. Il aurait sans doute pris peur. A quelques mètres d'elle, son inquiétude était mince, il pouvait aller la voir. Il pouvait intervenir, il pouvait la surveiller. Il n'était pas le grand-frère pourtant, celui que l'on dit protecteur, que l'on dit à l'écoute. Celui que beaucoup rêvent d'avoir. Lui, il n'était que le petit-frère, le petit dernier. Le casse-cou, de glandeur de service. Il n'était pas Molly, il n'avait pas fait d'études. Son diplôme du lycée, il l'avait obtenu de justesse. Il n'avait plus rien fait ensuite. Du moins, c'est ce qu'il faisait croire. Ses dessins lui rapportaient un peu, il mettait de côté. Il faisait des économies. Et pour venir ici, il avait vendu beaucoup de choses. Il avait besoin d'argent pour démarrer une nouvelle vie. « Personne ne veille sur toi Molly.  » Il secoua la tête. Elle ne pouvait pas le voir mais à cet instant précis, il maudissait Andrew de ne pas être proche de sa soeur, de ne pas être présent. « Il travaille certainement trop, j'en suis sûr.  » Il n'avait pas la même vision de la vie. Andrew avait choisi de changer de métier et il l'admirait pour ce choix. Mais Loïc avait toujours été du genre à procrastiner, à ne rien faire. Alors savoir son beau-frère encore au travail lui paraissait étrange. « J'espère que tu restes pas enfermer toute la journée, quand même. J'suis sûr que Memphis est une ville super. » Loïc avait eu l'occasion de visiter quelques endroits depuis son arrivée. Il n'avait pas réellement opter pour un circuit touristique. Il avait vogué à son aise dans les rues. Molly pourrait en faire autant, elle aussi. Du moins, il espérait qu'elle ne soit pas elle aussi une accro au travail. Peu importait finalement, tant qu'elle était heureuse.

Il était arrivé devant chez elle, il avait sonné. Il souriait. « J'attends, pas de soucis. » Son coeur battait, il était prêt à la retrouver enfin. Et lorsqu'elle ouvrit la porte, il put voir son sourire. Il put voir son visage, ses yeux brillants. « Surprise ! » Il la regarda s'étonner, être surprise par cette présence inattendue. L'effet de surprise avait fonctionné à merveille. Son étreinte était ce qu'il attendait le plus. Sentir l'odeur de ses cheveux blonds, enlacer son corps fragile, il n'avait attendu que ça. « Je ne le dirais qu'une fois, mais ... tu m'as manqué Molly ! » lui avait-il soufflé au creux de l'oreille. Il embrassa sa joue avant de mettre fin à leur étreinte. Il l'observa, de haut en bas, sous toutes les coutures. Elle semblait fatiguée, elle semblait malgré tout heureuse. Heureuse de le voir sur le pas de sa porte. Heureuse de l'avoir à ses côtés. « J'ai pris l'avion il y a quelques jours. J'avais envie de partir, de changer d'air. Je me suis dit que Memphis était une bonne destination pour commencer. » Pour la retrouver surtout. Il n'était venu à Memphis que pour elle. Des milliers de destination s'offrait à lui, de beaux voyages l'attendaient mais il avait choisi son cœur, il avait choisi de rejoindre sa sœur. Il avait prévu de rester, de vivre sur le continent américain pendant quelques temps. Jusqu'à être lasser sans doute, jusqu'à ne plus pouvoir respirer l'air d'ici. Il était surpris de voir à quel point il se sentait bien dans cette nouvelle ville, loin de la pression parentale, loin des soucis d'argent. Il les avait laissés seuls, il était sans doute lâche. Lâche d'avoir fui. La fuite, c'est certainement ce qu'il savait faire de mieux, Loïc. Il avait eu besoin d'air, de voir ailleurs, de se séparer des démons de sa vie pour pouvoir recommencer une nouvelle vie loin de celle qu'il avait déjà vécu. « J'voulais te faire la surprise. » Elle semblait de taille en voyant la réaction qu'avait eu Molly. Il était heureux de la voir, de la retrouver. Il l'avait voulu, tellement espéré. Molly, il l'aimait comme jamais il n'aimerait une autre. Il l'aimait si fort.

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Molly Hastings
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MessageSujet: Re: ☆ if only i could hold you in my arms (dunnam siblings) Mar 21 Juil - 17:05



if only i could hold you in my arms


Molly ne voulait pas débattre de la présence ou absence de son petit ami avec son frère. Même s'il cachait bien son jeu, elle savait que Loïc s'inquiétait au moins un peu pour elle, comme tout frère qui se respectait, et sa réaction était complètement normale ; savoir sa sœur seule à longueur de journée n'avait rien de réjouissant. Mais Molly, elle, se complaisait ainsi. Cela lui permettait de se rendre à ses examens médicaux en toute tranquillité, sans avoir à stresser Andrew avec ça, mais aussi de travailler sur son ordinateur comme elle l'avait toujours fait, sans être déconcentrée. Et puis, Andrew n'était pas non plus absent tout le temps, et elle savait que ce n'était qu'une question de semaines ou de mois, le temps qu'il débute convenablement dans son nouveau métier. Molly haussa les épaules quand son frère avoua qu'il espérait qu'elle ne passait pas ses journées enfermée dans son appartement. N'était-ce pas ce qu'elle faisait, pourtant ? « Disons que je n'ai pas beaucoup eu l'occasion de visiter la ville » se contenta-t-elle de dire. Elle n'était pas là depuis très longtemps en même temps, et puis il faisait beaucoup trop chaud en ce moment. Elle ne voulait pas risquer de tomber dans les pommes en pleine rue, sans personne pour l'aider. Alors oui, elle restait enfermée chez elle la plupart du temps. Mais la cuisine donnait sur la rue, et le salon sur une étendue d'herbe, ça comptait non ?

Serrer son frère dans ses bras, ici à Memphis, était une chose inespérée pour Molly. Une chose qu'elle n'aurait sincèrement pas penser possible. Elle avait tant voulu le voir ici, mais elle savait que les Dunnam n'avait pas assez d'argent pour un billet d'avion outre-atlantique. Andrew avait bien proposé de leur en payer un, mais c'était avant qu'il ne change de boulot. Maintenant, il n'en avait plus les moyens, et Molly ne pouvait pas lui en vouloir. Elle s'était résolue à ne voir ses parents et son petit frère que lorsqu'elle-même serait de retour à Londres, et comme elle y était retournée tout récemment, elle s'était préparée psychologiquement à ne pas les revoir avant de nombreux mois. Alors, sentir la présence de son frère contre son corps, humer son parfum et voir ses yeux pétillants était non seulement une incroyablement belle surprise, mais un espoir comblé, un extrême soulagement et un bonheur immense. « Tu m'as manqué aussi, tellement » murmura-t-elle contre la poitrine de son frère. Elle sentait les larmes lui monter aux yeux, malgré elle. C'était rare quand Loïc faisait part de ses sentiments, et en plus de l'émotion de leurs retrouvailles s'ajoutait celle des paroles de son petit frère. « Mais ne te prives pas de me le dire plus souvent » lança-t-elle, ingénue, après le baiser de son frère sur sa joue. Elle lui pinça le nez, comme elle le faisait lorsqu'il était plus jeune. Loïc lui donna alors des explications sur la raison de sa présence ici. Molly hocha la tête, doucement, pour intégrer ce qu'il venait de dire. Elle était contente que son petit frère ait choisi Memphis, parmi toutes les villes du monde, comme destination pour changer d'air. « Tu loges où ? Et tu es venu tout seul ? » Ce n'était que deux questions parmi toutes celles que se posaient Molly. Quand elle réalisa qu'ils se trouvaient encore à l'extérieur, sur le pas de la porte, elle porta sa main devant sa bouche. « Désolée, entre entre. Tu avais déjà vu l'appartement ? » Elle referma la porte derrière lui et pointa le salon du doigt, pour l'inviter à avancer. Elle se rappelait avoir déjà fait le tour du propriétaire à ses parents, via Skype, mais elle ne se souvenait plus si Loïc était derrière l'écran à ce moment-là. « Assis-toi. Tu veux quelque chose à boire ? » À peine avait-elle posée la question qu'elle se dirigea vers la cuisine pour préparer ce que son frère lui demanderait. Alors qu'elle revenait vers lui avec deux boissons, elle soupira doucement, un sourire aux lèvres. « Elle est vraiment réussie, ta surprise. Je ne m'y attendais absolument pas. »

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Loïc Dunnam
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MessageSujet: Re: ☆ if only i could hold you in my arms (dunnam siblings) Mar 13 Oct - 10:50

Il se fichait de Memphis, il se fichait de l’endroit même où il allait se retrouver. Peu importait où elle était partie, peu importait la destination. L’envie de la rejoindre, de la retrouver avait été plus forte que le reste. Les milliers de kilomètres qu’il avait entrepris n’étaient que pour elle, cette fille pour qui il vendrait son âme. La seule sans doute pour qui il ferait tout. Molly. Le manque avait été trop important. Vivre loin de sa sœur avait été une épreuve pour lui. Douloureuse épreuve qui l’avait plongé dans les abîmes d’une mélancolie destructrice. Il n’était plus le même sans elle, il se perdait, s’enfonçait dans un je-ne-sais-quoi qui le rendait morose, hargneux, terriblement triste. Cette tristesse était nouvelle dans ce corps pourtant si joyeux. Cette mélancolie avait remplacé les rires. Loïc avait comme perdu une part de lui-même. Cette moitié sans qui il n’aurait pu continuer. Et pourtant, il était bien incapable de lui dire ce qu’il ressentait. Un amour fraternel démesuré, sans doute. Parler de ses sentiments, il en était incapable. Lui dire qu’elle lui manquait était la seule chose qu’il pouvait faire. Il aimerait le lui dire plus souvent. Il aimerait tellement. La revoir de ses yeux avait fait repartir son cœur, sa joie. Il allait mieux. Beaucoup mieux. « Pour le moment, dans un motel à la sortie de la ville. Rien de glorieux. » C’était mieux que rien, sans doute. Mieux que vivre à la rue. Ça ne payait pas de mine mais c’était suffisant. Il ne pouvait pas se permettre mieux. Jo non plus. « Je suis venu avec Jo. Il cherche un appartement pour qu’on reste ici. Ses parents ont accepté de prendre en charge la caution si Jo trouvait un boulot. » Il ne fallait pas compter sur Loïc. Lui se contentait de donner son avis. Et de donner de l’argent sans dire d’où il pouvait venir. Parfois ce n’était que quelques dizaines de dollar, parfois c’était plus. Beaucoup plus. Mais il économisait. Pour son matériel, pour cette vie future qui l’attendait. Il avait caché un peu d’argent, au cas où. Puis après tout, Jo avait de l'argent. Bien plus que lui. Ses parents étaient assez riche pour les aider. « Et comme il a trouvé … ce n’est plus qu’une question de temps. » Loïc ne cherchait pas réellement avec lui, il avait confiance. Sa condition était d’avoir une pièce à lui, suffisamment grande pour entreposer son matériel. Bien sûr, il avait simplement dit à Jo qu’il choisirait la plus grande chambre. Pour ne pas se dévoiler, se perdre encore une fois dans des mensonges trop importants qui le conduiraient à sa perte. Cette pièce serait la sienne, son endroit secret dont lui seul aurait la clé. Son antre, son territoire. Il enfermerait son monde dans quelques mètres carrés. Il avait hâte. Hâte de construire une nouvelle vie ici avant de s’enfuir à nouveau, un jour prochain. « Vite fait. Sur skype. Quand t’avais fait la visite aux parents. C’est mieux en vrai quand même. » Il observa simplement ce qu’il voyait autour de lui. Sa chambre d’hôtel lui paraissait tellement vide, tellement fade. Ici, la lumière semblait si naturelle qu’elle en était presque aveuglante. Les couleurs étaient belles. C’était beau, finalement. Si beau qu’il comprenait pourquoi Molly ne sortait pas réellement. Il était agréable de rester ici. Agréable de se sentir chez soi, sans doute. « Un jus de fruit, s’il te plait. » Il s’était installé dans le canapé. Il contemplait chaque recoin de l’appartement de sa sœur. Des traces de vie, un sentiment de sécurité. Il ressentait dans cet endroit quelque chose d’accueillant, de surprenant. « Je voulais te dire que je partais de la maison mais je me suis dit que te surprendre serait la meilleure façon de t’apprendre la nouvelle. » Il était fier  de sa surprise, heureux de voir sur le visage de sa sœur ce sentiment merveilleux de bonheur. « Molly … tu as vraiment l’air épuisé. » Il ne saurait dire ce qu’il y avait de différent chez sa sœur. Son corps, son visage, sa façon d’être. Elle était changée. Mais il se contenta de ne dire que ça. Par inquiétude, par crainte aussi. Elle travaillait sans doute trop, peut-être l’air américain avait-il des effets sur les étrangers.

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Molly Hastings
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MessageSujet: Re: ☆ if only i could hold you in my arms (dunnam siblings) Sam 24 Oct - 16:35



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Moliéna hocha la tête. Que son frère loge dans un motel en attendant de mieux ne l'étonnait pas. Il n'avait sûrement pas les poches remplies d'argent, surtout après avoir payé le billet d'avion pour venir ici de l'autre côté de l'océan, et se payer une chambre d'hôtel deux étoiles en centre-ville n'était certainement pas envisageable. Cela lui faisait quand même de la peine de savoir son frère dans cet endroit parce que, si c'était celui qu'elle pensait, il était loin de donner envie. Elle ne s'y était jamais rendue, mais elle avait vu l'extérieur et les murs étaient décrépis, sombres, les néons ne fonctionnaient qu'une lettre sur deux... le cliché du motel que l'on retrouvait dans les séries, quand il était censé s'y dérouler un crime ou autre événement terrifiant. Que son frère lui apprenne qu'il était venu avec Jo la rassurait déjà ; au moins, il n'était pas seul. Elle était contente que son meilleur ami l'ait accompagné ; à moins que ce soit l'inverse, que ce soit Loïc qui avait accompagné Jo. Peu importait, à vrai dire. « Et toi ? » demanda-t-elle, comprenant que Jo avait trouvé un boulot et que c'était ses parents qui paieraient les grosses sommes nécessaires à la location d'un appartement. « Tu ne vas pas l'aider à financer ? Tu ne comptes pas travailler ? » Molly se demandait bien à quoi son frère passerait ses journées s'il ne trouvait pas de job. Enfin, si elle même n'avait pas son travail de webdesigner, elle saurait s'occuper bien sûr ; mais si elle n'avait pas d'argent pour se payer un abonnement internet, des dvds ou les réparations de son ordinateur, sans parler des ingrédients pour cuisiner, elle voyait mal comment elle pourrait faire. En effet, les seuls revenus d'Andrew ne suffiraient certainement pas à subvenir aisément à leurs besoins à tous les deux. Plus maintenant, en tout cas. Fraîchement débarqué aux États-Unis et au vu de son jeune âge, Jo n'occupait sûrement pas un poste où le salaire était très élevé. Comment arriverait-il à payer le loyer, les charges, la nourriture, l'internet, et les loisirs de lui et Loïc ? Et puis, il fallait qu'il soit carrément généreux pour accepter que Loïc ne participe pas. « Tu sais bien que ce n'est pas les parents qui vont pouvoir t'aider financièrement. Et, j'ai bien peur de ne pas pouvoir non plus. Enfin, si tu as besoin je pourrais toujours te dépanner bien sûr » lui assura-t-elle tout en allant chercher le jus de fruit que son frère lui avait demandé. Elle esquissa un petit sourire. Il fallait qu'il sache que sa grande sœur serait là pour lui, s'il était dans la moindre difficulté. Peu importe si elle ne roulait pas sur l'or non plus, elle était prête à tous les sacrifices quand il s'agissait de Loïc. Quand elle revint dans le salon, elle lui tendit son verre et ajouta « Mais il va bien falloir que tu travailles à un moment donné, non ? » Elle finit par s'asseoir à côté de lui, sur le canapé. Elle attrapa la bouteille d'eau posée sur la table du salon, retira le bouchon et bu quelques gorgées. « Tu trouves ? » répliqua-t-elle presque ironiquement, un sourire triste sur le visage, quand Loïc lui dit qu'elle avait l'air épuisé. Bien sûr qu'elle avait l'air, puisqu'elle l'était. Fatiguée, épuisée, exténuée. Tous les mots étaient bons. Mais elle était vivante ; c'était le principal. C'était ce qu'elle se répétait. Quand elle sortait dehors, Molly se maquillait de telle façon que l'on ne s'aperçoive pas trop de sa fatigue. Mais quand elle restait à l'appartement, elle ne prenait pas la peine. À quoi bon, alors que le seul regard qu'elle croisait était le sien, dans le miroir ou les vitres ? Les premiers jours, elle se maquillait juste avant qu'Andrew revienne du travail, et puis il l'avait surprit un jour et lui avait assuré que ce n'était pas la peine. Elle avait fini par lui donner raison ; de toute façon, s'il n'était pas capable de la trouver belle malgré ses traits fatigués, qu'est-ce que ce serait lorsqu'elle n'aurait plus de cheveux ? Molly haussa les épaules, et reprit la parole pour tenter de rassurer son petit frère. « C'est la période où je reçois beaucoup de commandes, les gens veulent que leur site soit prêt avant la rentrée. » Mensonge. « Et puis tu sais bien, je fais toujours des insomnies, ça n'aide pas. » Ça, c'était vrai. Mais des insomnies, elle en faisait depuis vingt ans et cela ne l'avait pas plongé dans une fatigue aussi intense. Molly n'était cependant pas prête à avouer sa maladie à son frère. Elle ne voulait pas gâcher cette journée, embellie par cette belle surprise, par l'arrivée de Loïc. Elle lui dirait, oui, en temps voulu. Elle voulait profiter de ce bonheur qui régnait pour quelques heures encore. Elle essaya donc de changer de sujet et, après s'être passée la main dans les cheveux, s'enquit des nouveautés dans la vie de son frère. « Ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas parlé, alors raconte moi ce que j'ai manqué, à Londres. Tu es toujours avec... Lissa ? Lina ? » Elle se mordit la lèvre. Ce n'était pas très digne d'elle, d'oublier le prénom de la dernière petite copine dont elle se souvenait. En même temps, pour sa défense, elles avaient été plutôt nombreuses à fréquenter son frère. « Ou tu lui as brisé son cœur à elle aussi ? » Elle avait posé cette question légèrement, sans aucun jugement dans la voix. Elle ne jugeait pas son frère, surtout pas lui. Il vivait sa vie comme il le sentait, et du moment qu'il était heureux, c'était tout ce qui lui importait.

hj. t'inquiète pas, c'est parfait I love you

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