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(bethy) i'm giving up on you

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MessageSujet: (bethy) i'm giving up on you Mer 24 Juin - 18:39

say something i'm giving up on you
Say something, I'm giving up on you. i'll be the one, if you want me to. anywhere I would've followed you. say something, I'm giving up on you. and I am feeling so small, it was over my head, i know nothing at all. and I will stumble & fall. i'm still learning to love yust starting to crawl.

Un soupir qui passe entre ses lèvres alors que son regard s’accroche sur la photo de son père. Il vient de flancher. Il vient de passer, de foutre le camp et Bryan a du mal à gérer la situation. Personne pour lui donner les conseils, personne vers qui se tourner. La performance qu’il doit donner, le rôle de fils prodige qu’il doit encaisser et il n’a pas le temps de se remettre de la mort, de la perte. La concentration qu’il n’arrive pas à obtenir. Jamie qu’il sait dans le bureau d’en face. Les conneries qu’il accumule depuis quelques mois et la mort de son père qui vient lui foutre le crâne en l’air.
La gestion qui lui tombe sur les épaules. La pression qu’il sent de part en part. Moins de temps pour dormir. Moins de temps pour sa vie. Moins de temps pour tenter de replacer les choses. Il lance le dossier à l’autre bout de la salle et les feuilles volent contre le sol. Il n’a pas la moindre envie de se trouver ici. Le mal de tête prenant et les réunions qui s’accumulent pour l’après-midi.

Le son du téléphone qui résonne dans le bureau. Il attrape l’appareil. « Ludsen.» Sa voix est froide. Il n’a pas envie de se faire déranger. Il doit reprendre la compagnie en main, un peu plus. La mort de son père vient chambouler le rythme actuel. « Monsieur Ludsen. Une femme demande à vous voir à l’entrée. Elle dit être une amie d’enfance.» Il pousse un soupir. Connerie. Il n’a pas le temps de renouer avec les amitiés d’avant et il n’en a pas la moindre envie. « Dites-lui que je suis occupé.» Un silence. La voix qui se fait entendre à nouveau. « Elle incite. Elle dit qu’elle s’appelle Béatriz. Que c’est important.» Le cœur qui s’emporte. Cette envie de briser le téléphone qu’il tient entre ses doigts. « Dites-lui d’attendre.» Un autre soupire. Il n’a pas la force d’affronter le regard de son amie d’enfance, celle qui a su fait battre son cœur depuis toujours, mais celle qui n’a jamais été sienne. La paume qui passe contre son visage et il se met en marche. Le costume qui replace. Le costume taillé sur mesure. L’argent qui coule à flots, depuis toujours. Des choix qu’il a dû faire pour monter les rangs, pour garder le respect de la famille. Pas toujours les bons. Jouer de semblant, le froid au visage, alors qu’il n’est pas borné de mauvaises intentions. Le temps a fini par le changer. Un peu. La mort du père. Le départ de Bethy.

Les mains qu’il enfonce dans le fond de ses poches et il se rend à l’ascenseur qui mène vers la sortie, qui mène vers l’entrée. Il n’a pas la moindre idée de ce qu’elle fait là. Son visage qui se ferme. Son cœur crevé par son absence. Elle qui n’a jamais été sienne. Il n’accepte pas. Il n’acceptera pas de retour dans sa vie. Il ne se doute pas de la nouvelle qu’elle vient lui annoncer.
Les portes s’ouvrent. Il voit le visage de la brune se dessiner. Il a appris à faire semblant avec le temps. Les pas qui s’impriment dans le sol. Il s’approche. Le regard qui sonde celui de la jeune femme. De sa meilleure amie d’enfance. Il s’arrête à sa hauteur, la voix plus froide qu’il ne le voudrait. Elle n’arrive pas au bon moment. Il n’y a sûrement pas de bon moment pour qu’elle revienne dans sa vie. La rancœur. Il n’a pas la moindre idée des raisons qui ont poussé la jeune femme à foutre le camp sans rien lui dire. Elle n’était pas sienne. Elle ne lui devait rien. « Qu’est-ce que tu fais là?» Les idées qui se percutent au fond du crâne, la rancœur qui roule contre la langue et dont il ne peut pas se défaire. Pas maintenant. Le cœur mort à cause d’elle. Les conneries. Elle n’aurait pas pu être dans son monde de toute façon.

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MessageSujet: Re: (bethy) i'm giving up on you Jeu 25 Juin - 16:16

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Say something, I'm giving up on you. i'll be the one, if you want me to. anywhere I would've followed you. say something, I'm giving up on you. and I am feeling so small, it was over my head, i know nothing at all. and I will stumble & fall. i'm still learning to love yust starting to crawl.

L’essayage de robes ne tourne pas comme Beatriz le souhaite. Son esprit est ailleurs. Elle est de nouveau passée devant le bureau de Bryan et l’idée qu’il soit si près d’elle ne la quitte plus. Deux ans ont passé et le manque est toujours présent. Aujourd’hui s’ajoute le doute. Doit-elle se marier ? Beatriz est persuadée qu’elle aime son fiancé. Il a toujours adorable avec elle, ce qu’ils partagent est beau. Mais ça n’est pas comme avec lui. Pas du tout même. Avec Bryan il y a cette tension spéciale, celle qui la rend toute chose, qui fait battre son cœur hasardeusement. Son cœur a besoin de lui, besoin de le revoir, de lui parler. Pourtant, son esprit lui ordonne de ne rien faire. Il ne faut pas qu’elle aille le voir. Son mariage arrive bientôt et elle risque de tout gâcher. Peut-être ne se passerait-il rien avec Bryan mais Beatriz ne pouvait empêcher son cœur d’espérer que les choses changeraient. Mais Bryan n’est pas celui qu’il lui faut. Son médecin l’est-il plus ? La jeune femme n’en est pas certaine. Elle ne sait plus rien.

La brune quitte le magasin en ayant mis deux modèles de côté. A vrai dire, elle ne se souvient même plus trop de son allure dedans. Elle a juste dit ‘oui’ pour ne pas paraître trop indécise. Ces vendeuses risquaient de la juger si elle avait la tête ailleurs. Répondre à leurs questions sur sa réelle envie de se marier n’était pas dans ses options. Sur le chemin du retour, elle s’arrête face à ces grandes portes vitrées. Que faire ? Une grande inspiration et la décision est prise. Ses pas la guident jusqu’à l’accueil. Se montrant sûre d’elle, elle tient tête à la secrétaire et réussit à la faire appeler Bryan. « Monsieur Ludsen. Une femme demande à vous voir à l’entrée. Elle dit être une amie d’enfance.» Son nom dans la bouche de cette femme rend la chose réelle. Dans peu de temps, s’il accepte, il va être face à elle. Son cœur bat la chamade à cette idée. « Elle incite. Elle dit qu’elle s’appelle Béatriz. Que c’est important.» Hochant la tête, elle encourage la secrétaire à continuer. Son regard noir ne lui laisse pas le choix. Si Bryan accepte, elle ira d’elle même dans son bureau. Elle ne peut plus reculer même si la peur lui ronge le ventre. « vous avez de la chance. Il arrive. » Son sourire mesquin, montrant qu’elle a gagné face à la demoiselle cache le fait qu’elle est vraiment heureuse. Peut-être que tout n’est pas perdu s’il accepte de descendre la voir. Ou alors il veut juste lui faire comprendre réellement qu’il ne veut plus rien avoir à faire avec elle.

Les yeux rivés sur l’ascenseur, elle attend. Les minutes paraissent tellement longues, ça la rend nerveuse. Lorsqu’enfin elle l’aperçoit, son cœur s’arrête. Ou accélère un peu trop. Elle ne sait plus. Il est là. Son visage fatigué la rend triste, il n’a pas l’air bien. Est-ce juste le stress du travail ou y a-t-il autre chose qui se cache en lui ? « Qu’est-ce que tu fais là?» Beatriz n’aime pas réellement le ton qu’il emploie. Ni l’espace qui se dresse entre eux. A-t-elle été assez naïve pour croire que leurs retrouvailles seraient un tant soit peu chaleureuses ? Glissant une de ses boucles derrière son oreille, Beatriz scrute Bryan. « Je viens te voir… » Réponse évidente. Il veut des précisions. Pourtant, elle a peur de lui dire tout de but en blanc. Elle a peur des répercutions. « J’ai des choses à te dire. Je te dois des explications. Pour… tu sais, mon départ. » Doucement, elle s’approche et pose un baiser sur sa joue. Très peu appuyé, elle frôle juste sa peau. Elle aurait aimé le serrer fortement, nicher son nez dans son cou et respirer son odeur à pleins poumons. Pour l’instant, elle n’en est pas capable. « Tu as le temps de prendre un café en face ? Ou… tu veux qu’on monte dans ton bureau ? Promis je ne serai pas longue, j’ai juste besoin qu’on se pose pour parler… calmement. » Lui avouer tout ce qu’elle a sur le cœur en plein milieu du hall ne lui plait pas. Sûre d’elle habituellement, face à Bryan c’est plus compliqué. Surtout pour lui avouer qu’elle va se marier bientôt.
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MessageSujet: Re: (bethy) i'm giving up on you Ven 26 Juin - 17:14

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Cette impression qu’un fantôme revient dans sa vie. Le visage fermé, mais le cœur qui a envie d’éclater. Le paternel qui vient de flancher et sa vie qui semble s’écrouler d’un coup. Les conneries qu’il accumule et la pression qui ne lâche pas. Il ne peut pas avoir un trouble de plus dans sone existence, sur cette femme sur qui il a tiré un trait depuis des années. Elle n’a pas le droit de revenir dans sa vie. Pas maintenant. Jamais. Les questions lui vrillent le crâne, mais son visage ne bouge pas. Sa voix est froide, son ton est peu chaleureux. Les mains qu’il laisse enfoncer dans le fond de ses poches. Pas de sourire. Que le chaos qui se percute au crâne, que l’incompréhension fasse à sa venue. « Je viens te voir… » Le cœur qui s’emporte et les souvenirs d’enfance qui passent dans le voile de ses yeux. La trahison qui roule contre la langue, l’amertume dont il ne peut se défaire et la rancœur qu’il connaît trop bien. Elle a filé. Elle a filé et elle revient des années après. Il n’a pas envie de savoir. Il n’a pas envie d’entendre les raisons. Ça ne changera rien. Plus maintenant. Il n’a pas le temps pour elle dans sa vie, comme pour aucune femme. Personne.

« J’ai des choses à te dire. Je te dois des explications. Pour… tu sais, mon départ. » Il sent son corps se tendre alors qu’elle s’approche. Une main qui se pose à l’épaule et le contact qu’il avorte avant qu’elle ne soit trop près. Elle n’a plus aucun droit. Pas le droit à la tendresse, aux sourires qu’elle connaissait bien. L’ancien Bryan n’existe plus. Que le travail. Que la pression. Que la mort de son père et le départ de sa meilleure amie pour le ravager un peu plus. « C’est un peu tard pour t’expliquer maintenant. Je ne crois pas que j’ai envie de les entendre.» Souffle. Il n’aime pas que les gens puissent entendre le mal, puisse voir que sa vie n’est pas parfaitement tenue en équilibre. « Tu as le temps de prendre un café en face ? Ou… tu veux qu’on monte dans ton bureau ? Promis je ne serai pas longue, j’ai juste besoin qu’on se pose pour parler… calmement. » Les poings qui se serrent dans le fond de ses poches et il finit par imprimer quelques pas dans le sol pour se détacher d’elle, pour se diriger vers la sortie. Il n’a pas envie qu’elle entre dans son monde. Pas une fois de plus. Il préfère ne pas parler avec elle ici. Il préfère que personne ne puisse voir.

Il se dirige vers le café d’en face, le silence qu’il laisse s’installer entre eux. Bryan. Il n’a pas envie de savoir. Il n’a pas la moindre idée de ce qu’elle vient refaire dans sa vie, dans son monde. Il ne peut pas la laisser entrer. Pas une fois de plus. Il ne peut pas Bryan. C’est trop tard. Il file sur une pente dangereuse. Il pousse la porte du café. La serveuse le reconnaît. Il n’a pas besoin de passer commande. Routinier. Il prend toujours la même chose. Une table qu’il prend au fond de la salle et il se pose à celle-ci. Il détaille le visage de la jeune femme. Elle a changé. Il a changé aussi. « J’ai plusieurs réunions aujourd’hui. Je n’ai pas beaucoup de temps.» Un souffle. La serveuse arrive et pose son café à lui contre la table et demande à la jeune femme si elle veut quelque chose. Il attend qu'elle file pour reprendre. « Tu n’as pas pensé à revenir avant pour me parler?» L’amertume qui se fait entendre et les bras qu’il croise sans détacher son regard d’elle. « C’est vrai que nous étions amis et que tu ne me devais rien.» Il attrape sa tasse et avale une gorgée du café.
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MessageSujet: Re: (bethy) i'm giving up on you Mer 1 Juil - 16:14

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Béatriz se doute qu’elle ne va pas être accueillie à bras ouverts. Elle n’est pas stupide. Seulement, elle aurait aimé que Bryan soit moins froid. Il lui en veut, elle le sent. Comment pourrait-il en être autrement ? Elle a fui sans se retourner, sans même prendre le temps de lui expliquer la situation. Il est sûrement trop tard pour recoller les morceaux mais la jeune femme veut essayer. Il mérite des explications. Quelque chose s’est brisé entre eux, elle en est la seule responsable. Bryan fuit le contact, comme il l’aurait fait avec une étrangère. Après tout n’est-ce pas ce qu’elle est après deux ans d’absence ? « C’est un peu tard pour t’expliquer maintenant. Je ne crois pas que j’ai envie de les entendre.» Sa réaction n’est pas une surprise. Il n’a pas tort. C’est tard. Mais ce qui la blesse c’est qu’il ne veut pas l’entendre, il ne veut pas comprendre. A-t-il réellement effacé leur lien ? Beatriz, malgré l’absence, n’a jamais pu l’oublier. Même si elle a trouvé quelqu’un, même si elle va se marier dans quelques semaines. Cette idée lui retourne le ventre. La peur de faire une bêtise, de faire le mauvais choix. Bryan est toujours dans un coin de sa tête, de son cœur. Il ne la quittera jamais. Elle le sait. « Toutes les âmes sœurs ne sont pas faites pour être ensemble » lui a dit sa mère un jour. Peut-être n’a-t-elle pas tort. Peut-être sont-ils condamnés à se côtoyer sans s’avoir vraiment…

Aucune réponse à sa question mais Beatriz est soulagée lorsqu’il se dirige vers le café. Il accepte malgré tout de lui parler. Est-ce par pitié ? Ou ment-il quand il dit ne pas vouloir de ses explications ? La demoiselle espère que la seconde réponse est la bonne. Leur lien ne peut pas être brisé. Un peu impressionnée, elle le suit. Il est toujours aussi imposant. Sa carrure n’est pas des plus épaisses mais il paraît beaucoup plus grand qu’il ne l’est en réalité. Il a ce quelque chose en lui qui fait que les gens se sentent inférieurs à lui. Comme oppressés par sa présence. Bryan a toujours été celui qu’on remarque, celui qu’on adule, celui qu’on craint. Et aujourd’hui, malgré elle, Beatriz le craint. Elle a peur de sa réaction. Peur de le perdre. « J’ai plusieurs réunions aujourd’hui. Je n’ai pas beaucoup de temps.» Gardant un sourire de façade, Beatriz commande un café. Bien serré. Elle en a besoin. « Tu n’as pas pensé à revenir avant pour me parler?» Elle déteste le son de sa voix. Elle peut y entendre tous les reproches qu’il a envie de lui faire. « C’est vrai que nous étions amis et que tu ne me devais rien.» Décidée à ne pas se laisser faire, Beatriz ouvre la bouche mais est coupée par la serveuse. Elle la remercie rapidement et fixe de nouveau Bryan. Le soupir qu’elle laisse échapper traduit sa nervosité. Elle déteste se disputer avec Bryan, ça la rend mal à l’aise. « Ecoute, je sais que j’ai fait une connerie. J’aurais dû t’expliquer. Mais j’ai eu peur. » Il était son meilleur ami, par conséquent, il était le mieux placé à l’époque pour l’épauler. Pourtant, elle avait choisi de se battre seule contre la maladie. Elle savait que ça créerait des tensions, elle ne s’était pas rendue compte de l’ampleur que ça prendrait. « J’avais besoin de prendre l’air. De prendre du recul. C’était vital okay ? » Buvant un peu de son café, Beatriz regarde Bryan. Son visage est fatigué, ses traits sont figés. Il ne va pas bien, elle le sait. « J’avais peur que tu le prennes mal et que tu n’acceptes pas que je parte. » Gênée, elle hausse les épaules et fouille dans son sac. « A vrai dire, je ne pensais même pas revenir un jour. J’aurais peut-être dû m’abstenir quand je vois ta réaction. » Après quelques instants, elle trouve enfin ce qu’elle cherche. Une enveloppe avec les noms et prénoms de Bryan calligraphiés à la perfection. « C’est une invitation. A mon mariage. » Sans le regarder, elle glisse l’enveloppe cartonnée devant lui. Observer sa réaction est trop dur pour elle. Y voir de l’indifférence ou du dégout la tuerait. Elle ne supporte pas de le décevoir mais aujourd’hui elle se rend compte qu’elle ne fait que ça.
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MessageSujet: Re: (bethy) i'm giving up on you Mar 7 Juil - 23:38

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Le mal qui le ronge alors qu’il pose son regard sur elle. Les traits dont il se souvient à la perfection. Le manque qu’il ressent en voyant la jeune femme apparaître dans sa vie comme si de rien était. Il ne laisse rien paraître. Il ne veut pas. Les promesses formulées pour ne plus rien laisser paraître, pour ne plus s’ouvrir. Plus l’envie de ressentir la peine, la perte. Trop de souffrance. Il n’a plus le temps de s’ouvrir.
Son cœur qui s’emporte, mais le visage qui reste froid. La pression qui se fait de plus en plus fort. Son père mort. Plus personne pour lui offrir les conseils judicieux qu’il venait chercher auprès de lui. La voir devant elle lui crève le cœur. Ils n’ont jamais pu franchir le pas. Il ne sait plus les raisons. Peur de la perdre. Peur de gâcher ce qu’il avait. Il n’en sait rien. Il ne sait plus. Les souvenirs qui se percutent à la caboche. Les regrets qu’il ne peut pas réellement effacer, mais le visage qui ne change pas. La rancune qui persiste et fait bouillir la moindre parcelle de son sang. Deux ans. Deux années à ne pas entendre sa voix. Sa vie qui a changé. La mort de son père. Lui qui prend la compagnie et pas de Bethy pour le supporter, pour l’aider.

« Ecoute, je sais que j’ai fait une connerie. J’aurais dû t’expliquer. Mais j’ai eu peur. » Il aurait avoir une femme, une vie pour lui montrer, pour ne pas se laisser prendre par le mal de la revoir. Ce n’est pas le cas. Il a fermé son cœur, repoussant les femmes qui ne l’approchaient que pour l’argent. La haine envers elles. Elles qui tentent de le séduire pour avoir une vie de luxe. Il sait que Bethy ne l’appréciait pas pour ça. La seule à ses yeux. L’unique. « J’avais besoin de prendre l’air. De prendre du recul. C’était vital okay ? » Le silence qu’il garde. Il ne sait pas les mots qu’il pourrait lui dire. Ses envies se mélangent. Il n’a pas la moindre idée s’il doit la prendre dans ses bras ou repartir. Ça se mélange. Ça se percute. Du recul. Du recul sur quoi. Elle n’a rien dit. Le vide du jour au lendemain, le goût de son absence, le vide oppressant. Cette foutue sensation de vide. « J’avais peur que tu le prennes mal et que tu n’acceptes pas que je parte. » C’est trop. Le rire qu’il n’empêche pas. Ce rire amer. Ce rire empli de sarcasme. Il a envie de lu jeter sa haine au visage, mais une partie de lui n’a pas envie de la blesser. « Tu as bien fait alors Bethy. Je n’aurais pas voulu que tu partes. Enfin. C’est pas important maintenant. De l’air de quoi? » Elle enchaîne. Il laisse son regard se porter sur ce qu’elle lui tend. Elle n’a pas besoin de dire les mots. Il déduit. Il se doute. Il sait. Il n’a pas envie qu’elle parle. Il lorgne le papier. Il lorgne son nom. Les mots qui crèvent de déferler entre ses lèvres. Sa hargne. « A vrai dire, je ne pensais même pas revenir un jour. J’aurais peut-être dû m’abstenir quand je vois ta réaction. » Un autre rire. « Tu veux que je sois garçon d’honneur aussi?» C’est plus fort que lui. Il ne s’attendait pas à ça. Le choc. Ça percute au fond du crâne. La rage. Il n’a pas envie. Il n’accepte pas. Il n’a pas la moindre idée comment réagir. Une paume passe sur son visage. Il ne se sent pas bien, il frise la crise de panique depuis quelques jours. Sa venue n’aide pas. Un souffle. Il retend la carte vers elle. « J’en sais rien Béatriz.» La distance qu’il met entre eux. « De toute façon, je te reconnais plus.» La mâchoire qui se contracte. Il a envie d’éclater. Il n’a pas la moindre idée de comment gérer la tension. C’est la goutte de trop.

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MessageSujet: Re: (bethy) i'm giving up on you Sam 18 Juil - 19:25

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Béatriz ne sait pas comment amener les choses. Elle ne veut pas tout dévoiler, certains de ses secrets doivent le rester. Elle a honte, peur sûrement. Puis elle se dit que laisser sa maladie derrière elle ne peut être que bénéfique. Elle ne veut plus y penser. Ces années ont été dures, très dures. Peut-être aurait-elle mieux réussi à surmonter tout ça si Bryan avait été à ses côtés. Parfois, elle se demande comment les choses auraient évolué entre eux. Il a été son pilier durant dans toutes leurs années d’amitié et du jour au lendemain, elle a décidé de le rayer de sa vie. Elle-même a eu du mal à se comprendre mais ce qui est fait est fait. Impossible de revenir en arrière. Au fond, si elle en avait la possibilité, Béatriz ne sait même pas si elle changerait les choses.

L’homme face à elle semble si différent. Elle doit surement l’être aussi. Plus de deux années sont passées. Il est normal d’évoluer. Pourtant, ce qu’elle voit ne lui plait pas. Ses traits sont tirés, voire tristes. Elle y voit aussi de la colère, il lui en veut. Impossible de le blâmer. A sa place, elle aurait certainement réagi de la même manière. « Tu as bien fait alors Bethy. Je n’aurais pas voulu que tu partes. Enfin. C’est pas important maintenant. De l’air de quoi? » Faiblement, elle grimace. Ce surnom, il est le seul à l’utiliser. Son futur mari a tenté de l’appeler ainsi, de suite, elle lui a interdit. C’est un chose à laquelle elle tient beaucoup. Seul Bryan peut l’appeler Bethy. C’est leur truc à eux. Du moins ça l’était et elle était rassurée, même si un peu troublée, de l’entendre prononcer son fameux surnom. Volontairement, elle ignore sa question. De l’air. C’est tout ce qu’il a besoin de savoir. Elle ne veut pas l’inquiéter, ni lui faire pitié. Elle sent bien qu’il n’a aucune envie de lui parler et elle ne veut pas utiliser sa maladie comme moyen de l’atteindre. Elle veut rester forte face à lui.

« Tu veux que je sois garçon d’honneur aussi?» Malgré elle, la jeune femme serre les dents. Son rire, sa réflexion, tout ça la blesse. Mais elle n’en attendait pas moins de sa part. Il y avait toujours eu cette tension spéciale entre eux, ces sentiments inexpliqués, non dévoilés et aujourd’hui, elle se présentait à lui, presque mariée. Là aussi, à sa place, elle aurait réagi de façon similaire. Mais connaissant sa condition, elle essayer de se dire qu’il fallait la comprendre, que ça n’était pas si stupide. « J’en sais rien Béatriz.» Sourcils froncés, elle le fixe. Déçue. Mais pas surprise. « De toute façon, je te reconnais plus.» Choquée, elle ouvre la bouche. L’envie de rire, de hurler. Se moque-t-il d’elle ? « Tu ne me reconnais pas ? Vraiment ? » Agacée, elle lève les yeux. Ses doigts se posent contre ses tempes qu’elle masse longuement. « Qu’est ce qui te fait dire ça hm ? » Ses yeux le sondent, elle cherche à comprendre pourquoi il réagit si mal. « Le fait que je t’ai laissé sans nouvelles ? J’ai toujours été aventurière, et impulsive. Alors ouais, c’était nul de partir ainsi. Mais c’est comme ça. » Sa voix se fit dure. Peut-être un peu plus que ce qu’elle aurait voulu. Mais elle ne voulait pas qu’il prenne le dessus, qu’il lui marche sur les pieds. « Ou alors c’est mon futur mariage ? Tu ne me reconnais pas parce que je veux me marier ? où est le problème ? Je n’ai jamais dit être contre le mariage, ou voir rester célibataire toute ma vie. » Evidemment, elle exagère. Elle veut juste qu’il réagisse. Qu’il parle. Même s’il doit exploser. Parce que oui, elle sent que rien ne va être simple. « En quoi tu ne me reconnais pas Bryan. Explique-toi. » Son café qu’elle porte à ses lèvres lui permet de patienter un peu. Elle est énervée. Elle n’imaginait pas des retrouvailles heureuses, mais pas aussi froides.
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MessageSujet: Re: (bethy) i'm giving up on you Mar 21 Juil - 22:45

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Cette nouvelle. Le retour de Béatriz. Des années à se demander, des années à tenter de fermer son cœur, de ne plus sentir la douleur. Rien de facile.
Des années à tenter de ne plus penser à elle. Elle qui faisait partie de son quotidien. Pas une journée sans qu’il ne passe un moment avec elle. Elle. Elle qui a décidé de partir sans rien dire, sans lu annoncer. Un mélange de rancœur, de rage, de haine, de peine. Il ne sait plus Bryan, mais il n’a pas envie. Pas envie qu’elle revienne comme si de rien était. Leur amitié n’est plus la même et son cœur est mort, incapable de battre à nouveau.

L’invitation. Un coup de poignard au cœur. Un cœur qu’il ne s’attendait pas à recevoir. Ça fait montrer la nervosité. Sa vie qui lui file entre les doigts, la mort de son père récente et la pression qui pèse sur ses épaules. Trop d’attentes. Trop de performances. Plus de guide pour lui venir en cas de doute.
L’enveloppe qu’il retend vers elle. Il ne sait pas réagir. Il a envie de lui balancer des sonneries au visage. Il ne se voit pas venir à son mariage, trop de temps entre eux, trop d’amertume pour qu’il y assiste paisiblement et cette jalousie qu’il ne comprend pas. Il ne sait pas. Ils n’ont jamais rien eu, que l’amitié. La peur de perdre cette amitié, mais la nouvelle le rend dingue. Bethy, elle était celle qu’il aimait, mais trop de barrières pour les séparés, que des sourires, que le temps partagé. « Tu ne me reconnais pas ? Vraiment ? » - « Deux ans, ça change les gens.» Il ne sait pas quoi dire. Il ne sait pas comment se sentir. Il a envie de rire. Il a envie de se lever et de retourner dans le fond de son bureau pour ne plus penser à cette conversation. « Le fait que je t’ai laissé sans nouvelles ? J’ai toujours été aventurière, et impulsive. Alors ouais, c’était nul de partir ainsi. Mais c’est comme ça. » – « Mais tu t’attendais à quoi sérieusement Béatriz?» La distance qu’il impose en usant de son prénom, sans le surnom. « Tu pensais quoi? Après deux ans. Tu es partie. C’est ton choix, maintenant ce n’est plus comme avant. Tu ne peux pas apparaître et m’inviter à ton mariage comme si de rien était.» Sa voix lève d’un ton. Il serre la mâchoire. Son corps se contracte. Il n’a pas envie de ça. Pas envie de s’emporter. Pas envie d’attirer l’attention. Le souffle qu’il tente de reprendre. « J’ai changé aussi, on a changé. On est plus rien Béatriz. C’est simple non?» - « Ou alors c’est mon futur mariage ? Tu ne me reconnais pas parce que je veux me marier ? où est le problème ? Je n’ai jamais dit être contre le mariage, ou voir rester célibataire toute ma vie. » Il lève les yeux au ciel. Ça ne sert à rien. Il ne sait pas comment se sentir. Il n’a pas la moindre idée de la bonne façon d’agir et il n’a pas la moindre idée de ce qu’il doit lui dire. « Mais non. Je suis ravi pour toi. Tant mieux si tu as quelqu’un dans ta vie. Juste que maintenant, y’a plus rien ici. Ça sert à rien.» Le café qu’il porte à ses lèvres, les billets qu’il sort de sa poche. Il n’a pas envie de rester. Il a trop de choses à faire et il a cette foutue impression qu’il n’aura pas la moindre concentration. « En quoi tu ne me reconnais pas Bryan. Explique-toi. » Un soupir. « J’en sais rien. Je ne pensais pas que tu étais capable d’abandonner ceux qui sont importants pour toi. Peut-être que je ne te connaissais pas aussi que je ne le pensais.» Bryan. Il n’a pas envie de s’emporter. Il n’a pas envie de ça. Pas envie de retomber dans le passé. Foutu cœur à vif. Foutue confiance perdue. « Je suis heureux pour toi. J’espère que tu seras heureuse dans ta nouvelle vie, mais je ne pense pas en faire partie.» Voix trop froide. Voix qu’il n’a jamais usée avec elle. Maintenant c’est trop. Ce n’est pas le bon moment. Il vacille. Entre l’envie de partir et de rester. Ça le rend dingue.
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MessageSujet: Re: (bethy) i'm giving up on you Lun 3 Aoû - 18:47

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Say something, I'm giving up on you. i'll be the one, if you want me to. anywhere I would've followed you. say something, I'm giving up on you. and I am feeling so small, it was over my head, i know nothing at all. and I will stumble & fall. i'm still learning to love yust starting to crawl.

« Deux ans, ça change les gens.» Enervée, la demoiselle soupire. Evidemment que les années jouent un rôle important. Elle ne peut le nier. L’absence a détérioré leur relation et c’est en grande partie de sa faute. Beatriz savait qu’il ne l’aurait pas accueillie à bras ouverts mais elle s’était imaginée qu’il aurait fait un effort. Mais apparemment les tensions sont trop fortes pour qu’il puisse au moins lui souhaiter un bon retour. Il doit lui en vouloir et quelque part elle le comprend. Son sourire ne lui permet plus aujourd’hui de l’amadouer. « Mais tu t’attendais à quoi sérieusement Béatriz. Tu pensais quoi? Après deux ans. Tu es partie. C’est ton choix, maintenant ce n’est plus comme avant. Tu ne peux pas apparaître et m’inviter à ton mariage comme si de rien était.» En effet. Mais elle se doit de l’inviter. C’est plus fort qu’elle. Il fait partie de sa vie depuis tellement longtemps qu’elle n’a pu se résoudre l’évincer de son mariage. L’effacer pendant deux ans a été une erreur mais aujourd’hui, la jeune femme referait sûrement la même chose. Impossible pour elle de lui avouer sa maladie. « Je me devais de t’inviter. Libre à toi de décliner cette invitation mais au moins j’ai fait un pas vers toi. T’aurais apprécié apprendre mon mariage après et ne pas y avoir été invité ? » Même s’il ne désire pas venir, Beatriz sait qu’elle a eu raison de l’inviter. Au moins, il ne peut lui reprocher de l’avoir de nouveau évincé.

Au fond d’elle, la jeune femme ne sait même pas si elle désire le voir venir à son mariage. Sa présence la perturbe toujours autant. Et même si elle aime son futur mari, elle se sent bizarre avec son ancien ami. Toujours la même tension qui les unit. Un instant elle s’imagine à sa place. Apprendre que lui va se marier. La jalousie se faufile immédiatement en elle, sans qu’elle ne puisse le contrôler. Serait-il lui aussi jaloux ? Ou tout simplement furieux pour les deux années de silence ? Beatriz crève d’envie de savoir. Et s’il éprouve ne serait-ce qu’un peu de jalousie, la satisfaction s’emparera sûrement d’elle. « Mais non. Je suis ravi pour toi. Tant mieux si tu as quelqu’un dans ta vie. Juste que maintenant, y’a plus rien ici. Ça sert à rien.» Ses dents se serrent. Est-il réellement heureux pour elle ? Impossible à affirmer. Son visage lui annonce le contraire. Il est furieux. « Non il n’y a pas plus rien. Il n’y aura jamais ‘plus rien’ entre nous Bryan et tu le sais. Tu te mens à toi même si tu affirmes le contraire. » Sa voix est sûre, peut-être même un peu trop forte. Les gens se retournent vers eux mais elle s’en fiche. Seul Bryan et leurs explications comptent.

« J’en sais rien. Je ne pensais pas que tu étais capable d’abandonner ceux qui sont importants pour toi. Peut-être que je ne te connaissais pas aussi bien que je ne le pensais.» Agacée, les yeux de la demoiselle se lèvent vers le plafond. Croit-il réellement en ce qu’il dit là ? ça la ferait presque rire. « Je suis heureux pour toi. J’espère que tu seras heureuse dans ta nouvelle vie, mais je ne pense pas en faire partie.» Expulsant l’air par le nez, Beatriz fulmine. Il l’a toujours agacée. Lors de leurs disputes, il lui tapait souvent sur le système mais c’était comme ça qu’elle l’aimait. Aujourd’hui, la situation est identique. « Toi t’as pas changé par contre. Toujours aussi borné. Quoi que, encore plus qu’avant et je ne croyais pas ça possible. » Prenant sa tasse, le café presque tiède la fait grimacer. Depuis combien de temps parlent-ils ainsi ? « Tu as fait, tu fais et feras toujours partie de ma vie. Oui je suis partie. Oui c’était une connerie à tes yeux. Mais je pense que la relation qu’on avait avant mériterait d’être sauvée. Non ? Finalement c’est peut-être moi qui me suis trompée sur toi. Je nous pensais assez forts pour surmonter ça. » Se levant, la demoiselle le fusille du regard. La tasse qu’elle tient dans ses mains se renverse sur les genoux de son ancien ami. « Je ne sais plus quoi faire pour te faire ouvrir les yeux. Une douche froide serait peut-être une bonne chose. » Nullement désolée de son geste, la brune le toise, croisant ses bras toujours debout face à lui. Elle ne cèdera pas. Jamais.
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MessageSujet: Re: (bethy) i'm giving up on you Ven 7 Aoû - 22:33

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« Je me devais de t’inviter. Libre à toi de décliner cette invitation mais au moins j’ai fait un pas vers toi. T’aurais apprécié apprendre mon mariage après et ne pas y avoir été invité ? » Vraiment? Il n’en sait rien. Qu’est-ce qu’ils sont l’un pour l’autre au final? Il ne sait pas. Il ne l’a jamais su. Leur relation tendue. Le passé commun. Le temps passé ensemble, il n’a jamais pu retirer les souvenirs et la souffrance du départ. Là. Il n’a pas la moindre idée de comment réagir. Il n’a pas envie de s’emporter, mais sa voix monte d’un ton. Il ne peut pas faire une tâche à son image, il ne peut pas perdre le contrôle. Ce n’est pas bon pour son image. Ce n’est pas bon pour l’entreprise et les gens parlent rapidement, déforment et inventent un tas de connerie.

« Non il n’y a pas plus rien. Il n’y aura jamais ‘plus rien’ entre nous Bryan et tu le sais. Tu te mens à toi même si tu affirmes le contraire. » Il ne sait pas comment prendre la phrase, il n’a pas la moindre idée de la tournure qu’elle veut lui donner. Qu’une amitié, rien de plus. Ils n’ont jamais été plus lien que cette amitié qu’ils ne pouvaient pas briser, mais il a toujours été jaloux des autres pour lui tourner autour, jaloux des autres pour voler celle qu’il aimait. Les mots jamais prononcés, les mots jamais avoués. Ça le blesse. Les mots. La situation. Ça le met hors de lui. Le manque de sommeil depuis quelque temps, la nervosité et les stimulants qu’il prend pour la performance. Le manque de temps. Le manque de confiance. La mort de père et elle. Elle qui revient dans sa vie. Elle qui a fait que son cœur s’est fermé. « Je me mens à moi-même? J’ai fait le deuil de toi en deux ans Beatriz. C’est tout.» La voix plus froide qu’il ne le voudrait. Il n’aime pas qu’elle puisse venir jouer dans ses sentiments, il n’aime pas qu’elle revienne sans demander, il n’aime pas qu’elle apparaisse de la sorte alors que son cœur est fermé à cause d’elle. Alors qu’elle a le bonheur et qu’il n’a rien. Foutue connerie.

« Toi t’as pas changé par contre. Toujours aussi borné. Quoi que, encore plus qu’avant et je ne croyais pas ça possible. Tu as fait, tu fais et feras toujours partie de ma vie. Oui je suis partie. Oui c’était une connerie à tes yeux. Mais je pense que la relation qu’on avait avant mériterait d’être sauvée. Non ? Finalement c’est peut-être moi qui me suis trompée sur toi. Je nous pensais assez forts pour surmonter ça. » La mâchoire qui se contracte. Il ne sait pas comment réagir. Il ne se voit pas réagir autrement, il n’arrive pas à être content. Les mensonges qu’il lance. La vie qui ne va pas. Elle qui vient et qui rend le tout un peu plus complexe, qui fait remonter les souvenirs et les sentiments. Cette tension. Cette sensation qu’il n’a jamais réellement oubliée. Il ne sait pas Bryan. Ce n’est pas le bon moment. Il n’y a sûrement pas de bon moment.
Pas le temps d’ouvrir la bouche. Pas le temps de parler. Elle se lève, accroche la table et le liquide brûlant vient filer contre son pantalon. Un juron qu’il retient. La brûlure qui mord la peau, la brûlure qui bouffe l’épiderme. « Je ne sais plus quoi faire pour te faire ouvrir les yeux. Une douche froide serait peut-être une bonne chose. » Il se lève d’un bon, une serviette de table qu’il attrape pour éponger le tissu. Son costume gris clair complètement trempé par le liquide noir. L’envie de lui crier dessus. Les mots qui restent coincés au travers de la gorge et le liquide qu’il tente d’estomper, de retirer, mais ça restent là. Il contourne la table, attrape le poignet de la brune sans douceur et s’extirpe du café. Les gens qui regardent. Le regard des autres qu’il n’aime pas voir sur lui, pas comme ça, pas maintenant. Clairement pas bon pour l’image de la compagnie. « Je n’ai pas le temps d’une scène de ménage Beatriz dans un café, à la vue de tout le monde. Surtout le café devant mon entreprise. » Il lève les bras dans les airs pour les faire retomber, la voix qui monte d’un cran. « Sérieusement. J’ai vraiment pas besoin de ça maintenant, j’ai pas besoin que tu reviennes dans ma vie. Ce n’est pas le bon moment. Tu réagirais bien si je te disais que j’allais me marier?» Il pousse un soupir. Un pas en arrière. Un pas pour reculer. Ça serait plus simple de clore cette foutue conversation. « Laisse tomber
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MessageSujet: Re: (bethy) i'm giving up on you Ven 14 Aoû - 13:08

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Beatriz est sûre de son choix quant à la décision d’inviter Bryan à son mariage. C’est étrange, c’est certain mais elle se devait de le faire. Au fond d’elle la jeune femme sait qu’en situation inverse, elle aurait réagi de la même manière. Leur relation a toujours été spéciale, les limites mal posées. Mais Beatriz n’a jamais demandé à Bryan la nature de ses sentiments pour elle, tout comme elle n’a jamais cherché à comprendre les siens. Lâchement, elle s’est tue et enfuie. Cette amitié était bien plus ambiguë qu’elle n’aurait pu l’avouer. Sa fuite en est peut-être la conséquence. Peur qu’il ne partage pas ses sentiments, peur de se tromper, de confondre amour et amitié. La maladie qui la ronge. Tout s’est mélangé en elle ne l’aidant pas à prendre les meilleures décisions. Aujourd’hui, elle va se marier avec un autre homme que lui. Persuadée d’aimer son médecin, revoir Bryan la chamboule plus qu’elle ne le voudrait. La flamme au fond de son cœur brule beaucoup trop fort. Au fond, elle sait. Elle n’a qu’à regarder son futur mari pour voir qu’il n’est qu’une pâle copie de Bryan. Bea se jure que ce n’est qu’un hasard et qu’elle ne l’a pas choisi pour ça. Elle se ment.

« Je me mens à moi-même? J’ai fait le deuil de toi en deux ans Beatriz. C’est tout.» La demoiselle grimace. Ces mots, elle les hait du plus profond de son cœur. S’il savait. S’il savait qu’elle aurait pu mourir. Peut-être n’aurait-il pas prononcé cette phrase. Ça la blesse mais jamais elle n’avouera ce qu’elle a traversé. Surtout pas aujourd’hui. Interdiction de créer la pitié. Elle est trop fière pour ça. Lui tenir tête c’est ce qui la maintient sur pied. Le perdre pendant deux ans a été une épreuve difficile mais elle s’était jurée de le retrouver un jour. Cet espoir l’a aidée à tenir. Tirer un trait sur lui aujourd’hui n’est pas envisageable. Quoi qu’il en pense, Beatriz se battra pour le récupérer. Même si elle doit employer la manière forte. Ça ne lui fait pas peur. « Oh, tu as agi comme si j’étais morte, tellement plus simple, mh ? T’aurais préféré peut-être ? » Les dents serrées, la jeune femme se retient de le gifler. Il a changé, c’est évident. Et ça l’énerve. Pire qu’avant, elle doit lutter pour le gérer.

Le café sur son pantalon la fait sourire. Un instant elle a hésité à le faire couler sur sa tête. Besoin d’un électrochoc, besoin de le secouer. De lui faire cracher ce qu’il a réellement au fond du cœur. Elle voit bien qu’il ne lui dit pas tout. Ses yeux se contentent de le fixer, observant ses gestes énervés pour éponger le liquide tâchant son pantalon. Aucune réaction quand il attrape son poignet. Le faire sortir de ses gonds était son seul objectif en faisant ça. Il semblerait qu’elle ait réussi et elle en est satisfaite. Les gens les observent, elle n’en a que faire. Les potins et autres commérages ne la touchent pas. Ils peuvent bien parler, ça ne changera pas sa vie. « Je n’ai pas le temps d’une scène de ménage Beatriz dans un café, à la vue de tout le monde. Surtout le café devant mon entreprise. » Elle ricane devant son attitude. Tout dans le paraître. « Sérieusement. J’ai vraiment pas besoin de ça maintenant, j’ai pas besoin que tu reviennes dans ma vie. Ce n’est pas le bon moment. Tu réagirais bien si je te disais que j’allais me marier ? Laisse tomber.» Sa voix forte ne lui fait pas peur. Loin de là. Son menton se lève fièrement et elle le toise. Son sourcil s’arque alors qu’elle avant d’un pas vers lui. Grâce à ses talons, leurs yeux sont exactement à la même hauteur, elle ne flanche pas. « Mon pauvre Bryan, tellement peur que ta petite image soit écornée… Mais que vont dire les gens, oh la, le drame ! » Levant les yeux au ciel, Beatriz se moque ouvertement de lui. Toujours dans l’objectif de le faire parler. « Laisse moi deviner, le bon moment pour revenir dans ta vie ça aurait été ‘jamais’, n’est ce pas ? » Posant son doigt sur son torse, elle le tapota doucement. « Je ne sais pas comment j’aurais réagi. Je ne suis pas médium. Je sais juste que j’aurais préféré l’apprendre de ta bouche plutôt qu’au détour d’une conversation. Mais tu sais, les ‘amis’ » s’arrêtant un instant, elle marque bien son dernier mot avant de reprendre « sont heureux quand l’autre se marie. Non ?  Certes je suis partie mais ne devrais-tu pas être heureux de savoir que j’ai enfin trouvé le bonheur, prête à démarrer une nouvelle vie ? Pourquoi t’es si furax mh ? Juste parce que je suis partie ? » Beatriz n’a pas vraiment trouvé le bonheur. Sans Bryan son bonheur est incomplet et elle le sait. Ce qu’elle veut plus que tout au monde c’est qu’il lui pardonne. Mais plus les minutes passent plus elle se rend compte qu’il  ne lui pardonnera pas facilement. Peut-être même qu’il ne le fera jamais si elle n’est pas totalement sincère avec lui. Le problème c’est que Beatriz n’est pas prête à s’ouvrir sur ce qu’elle a vécu lors de ces deux années. Malgré leur amitié, elle a honte. Elle a peur.
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MessageSujet: Re: (bethy) i'm giving up on you Mer 19 Aoû - 2:09

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Ca le rend fou. Lui et son cœur de pierre. Lui qui ne sait plus aimer correctement. Une femme qu’il laisse entrer dans sa vie depuis quelque temps. Pas la bonne surement, mais elle a su le charmer, elle a su lui plaire plus que les autres. Attirance qu’ils ne peuvent pas contrôler. Les risques qu’il prend en se rapprochant d’elle et le rejetant l’instant d’après.
Le dehors qu’il trouve. Une image qu’il doit entretenir. Cette vie qu’il tente de conserver depuis des années, mais ça lui file entre les doigts. Il ne comprend pas. Il ne s’adapte plus. Le revenu de Bethy ne l’aide pas. Il n’a pas besoin de ça. Pas maintenant. Les doigts relâchent la pression. Il ne tient plus le poignet. Il ne veut pas les contacts. Les contacts qu’ils n’ont jamais pu avoir. Rien que des amis. Rien de plus. Il l’a toujours aimé pourtant, il n’a jamais franchi le pas. « Oh, tu as agi comme si j’étais morte, tellement plus simple, mh ? T’aurais préféré peut-être ? » La mâchoire qui se contracte. Les mots qui se percutent au crâne. S’il appréciait son comportement par le passé, il n’a pas la moindre idée si ça lui plait autant. Il ne sait pas. Il n’aime pas l’affront. Il n’aime pas cette façon qu’elle a de revenir, de lui parler. « Tu dis n’importe quoi sérieusement.» Un soupire. La voix qui est instable. L’envie de partir sans parler, sans affronter le passé. C’est plus simple.

« Mon pauvre Bryan, tellement peur que ta petite image soit écornée… Mais que vont dire les gens, oh la, le drame ! » Elle sait faire monter la rage. Elle sait comment le faire sortir de ses gonds. Ça a toujours été important pour lui, depuis l’enfance, depuis qu’il s’est mis à suivre les traces de son père. Elle le sait. « C’est quoi ton problème Béatriz? Ça a toujours été important pour moi et la compagnie, tu le sais très bien. Tu te comportes comme un enfant. Ça n’a pas changé, ça a toujours été comme ça. La compagnie. Alors oui, ça me dérange d’avoir une scène au beau milieu d’un café. Surtout que mon père vient de mourir et je suis à la tête de tout. Mais t’en sais rien, t’as foutu le camp sans jamais revenir. Alors on s’en fou.» Les mots qui fusent entre ses lèvres sans qu’il en pense. Son père. Son exemple. La mort qui l’affecte. La pression qui s’oppresse contre son torse, qui empêche son cœur de palpiter correctement. La mort qui l’affecte, mais le pilier de la compagnie. Il ne peut pas se permettre de tomber. Pour sa vie. Pour sa mère. « Laisse moi deviner, le bon moment pour revenir dans ta vie ça aurait été ‘jamais’, n’est ce pas ? Je ne sais pas comment j’aurais réagi. Je ne suis pas médium. Je sais juste que j’aurais préféré l’apprendre de ta bouche plutôt qu’au détour d’une conversation. Mais tu sais, les ‘amis’. » La main qu’il repousse. Le contact qu’elle n’apprécie pas. Plus maintenant. Pas en ce moment. Pas comme ça. Il ne sait plus aimer. Il a fini par oublier le sentiment. Il n’a pas besoin d’être faible. Pas maintenant. « sont heureux quand l’autre se marie. Non ?  Certes je suis partie mais ne devrais-tu pas être heureux de savoir que j’ai enfin trouvé le bonheur, prête à démarrer une nouvelle vie ? Pourquoi t’es si furax mh ? Juste parce que je suis partie ? » Il roule les yeux. Un pas en arrière, les doigts qui filent dans la chevelure parfaitement placée. « Et pourquoi tu cherches à savoir. Pourquoi t’en mets plus. Ça me plaisait avant, ton insistance, ton attitude, cette façon que t’avais d’être pas comme les autres. Maintenant, ça me rend dingue. Tu veux bien garder ton énergie pour ton mariage et me laisser. Je t’en veux. Oui. Va te contenter de vivre ton conte de fées et je vais retourner dans mon monde. Nous n’avons jamais été faits pour vivre dans le même monde de toute façon.» Une pause. Le regard qui se porte à elle. L’attitude qui le rend dingue. La provocation qu’il ne supporte pas. « Les amis sont contents pour l’autre. Les amis sont là pour les moments difficiles non? Je dois être content pour toi quand tu reviens comme une fleur m’annoncer ton mariage? Tu étais où toi quand j’avais besoin de toi? Quand on père est mort. Quand j’ai pris la place de coéquipier. Les deux choses qui m’importaient le plus. Qu’on arrête de se voiler la face. L’amitié, elle n’est plus là. Tu vas de marier. Bravo.» Il lève les bras. Énervé. Ill ne sait plus comment réagir. Il ne sait plus comment régler cette situation. Il n’y a surement rien à régler de toute façon. « T’es partie. J’aurais peut-être dû te chercher. J’en sais rien de ce que tu voulais au fond, mais voilà. C’est trop tard. Il y a des choses qui ne peuvent pas être réparées.» La voix qui baisse d’un ton. Le souffle qu’il tente de reprendre. Le calme qui vacille. Il est instable. Ça. Ça et la folie. Ça et la pression. Ça et la peine. Ça et trop de choses.
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MessageSujet: Re: (bethy) i'm giving up on you Mar 25 Aoû - 17:18

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« C’est quoi ton problème Béatriz? Ça a toujours été important pour moi et la compagnie, tu le sais très bien. Tu te comportes comme un enfant. Ça n’a pas changé, ça a toujours été comme ça. La compagnie. Alors oui, ça me dérange d’avoir une scène au beau milieu d’un café. Surtout que mon père vient de mourir et je suis à la tête de tout. Mais t’en sais rien, t’as foutu le camp sans jamais revenir. Alors on s’en fout. » Hébétée, Beatriz fixe Bryan. De son flot de paroles, seule une phrase tourne en boucle « mon père vient de mourir ». Elle s’en veut, se sent minable. Mais comme il l’a si bien dit, elle n’était pas là pour l’aider dans ce moment difficile, pas là pour l’épauler comme elle aurait dû. Son rôle de meilleure amie, elle l’a envoyé valser depuis bien trop longtemps. Et si elle ne regrettait pas avant, après avoir appris le décès de Ludsen père, elle n’en est plus si sûre. Sa maladie l’a poussée à partir, à faire bon nombre de bêtises et si elle n’en a jamais éprouvé le moindre remord, voir Bryan dans cet état la trouble. Beaucoup trop.

Elle aurait dû se taire, évidemment, mais c’est beaucoup trop dur. La tension les ronge, ils s’en veulent. Malgré la peine qu’elle éprouve pour lui, elle ne peut empêcher la colère de s’immiscer en elle. La jeune femme ne sait plus ce qu’elle veut, ce qu’elle ressent. Cette entrevue la chamboule plus qu’elle ne l’aurait voulu. Ce n’est pas sain et elle le sait. « Et pourquoi tu cherches à savoir. Pourquoi t’en mets plus. Ça me plaisait avant, ton insistance, ton attitude, cette façon que t’avais d’être pas comme les autres. Maintenant, ça me rend dingue. Tu veux bien garder ton énergie pour ton mariage et me laisser. Je t’en veux. Oui. Va te contenter de vivre ton conte de fées et je vais retourner dans mon monde. Nous n’avons jamais été faits pour vivre dans le même monde de toute façon.» Sourcils froncés, rage qui grandit. Comment ose-t-il lui dire tout ca ? « Nan mais tu vas te… » « Les amis sont contents pour l’autre. Les amis sont là pour les moments difficiles non? Je dois être content pour toi quand tu reviens comme une fleur m’annoncer ton mariage? Tu étais où toi quand j’avais besoin de toi? Quand on père est mort. Quand j’ai pris la place de coéquipier. Les deux choses qui m’importaient le plus. Qu’on arrête de se voiler la face. L’amitié, elle n’est plus là. Tu vas de marier. Bravo.» Beatriz ne sait même plus quoi dire. Oui elle a eu tort de partir comme une voleuse. Elle le sait pertinemment.  Mais ne serait-ce pas plus simple s’ils se donnaient une seconde chance ? Ne le méritent-ils pas ? Leurs liens étaient forts par le passé, une telle relation devrait être sauvée. C’est ce que pense la brune. Mais Bryan semble impossible à convaincre et Beatriz n’est pas prête à se rabaisser. Trop fière, trop secrète. Elle ne veut pas avouer pourquoi ils en sont ici aujourd’hui. « T’es partie. J’aurais peut-être dû te chercher. J’en sais rien de ce que tu voulais au fond, mais voilà. C’est trop tard. Il y a des choses qui ne peuvent pas être réparées.» Doucement, elle déglutit. Ses mots sont tellement difficiles à entendre. Elle devrait partir sans se retourner. Une nouvelle fois. Mais elle ne peut s’y résoudre. Ça signifierait le perdre totalement. Et aujourd’hui, ça lui paraît être inimaginable. Bryan lui a tellement manqué et même si elle se marie dans peu de temps, l’homme qui va devenir son mari ne comble pas ce manque. Il ne l’a jamais comblé. C’est ce qu’elle a cru pendant qu’ils étaient ensemble loin de Memphis. Mais revoir son ami d’enfance la chamboule. Elle ne sait plus où elle en est. Il n’est pas question de revenir sur son mariage. Cet homme qui l’a prise sous son aile lui plait énormément, elle se sent bien dans ses bras. Mais au fond, il lui manque quelque chose. Ce petit truc qui rend la relation spéciale. Elle l’aime. Oui. Mais l’aime-t-elle assez ? Le regard porté sur Bryan, la réponse à sa question ne vient pas. « Je ne suis pas d’accord. Pas du tout même » dit-elle la voix un peu moins assurée. Beatriz se rend compte qu’elle peut vraiment le perdre. Cette relation qu’elle a toujours prise pour acquis malgré la distance lui file entre les doigts. « Les choses peuvent être réparées si on le veut vraiment. Mais tu me repousses avec tellement de force. Tu ne veux pas sauver notre relation. Tu m’en veux tellement que ça t’aveugle. » L’idée qu’il n’en ait plus rien à faire et que tout soit fichu lui serre le cœur. Elle n’a jamais voulu tout ça. Durant son absence, elle s’est toujours dit qu’elle reviendrait. Il est celui à qui elle pensait tous les jours, celui qui l’a aidée à s’en sortir. Bryan est trop important pour que tout s’efface. « Je n’étais pas là pour toi et je m’en excuse. Les amis sont censés être présents oui. Mais parfois la vie fait que c’est compliqué. Je ne demande pas ta pitié mais sache que ces années n’ont pas été des plus roses. Ça a même été le pire moment de ma vie. Je me marie oui, mais je n’ai jamais vécu un conte de fée. J’aurais aimé ne pas avoir à partir. Sache le. » Remontant son sac sur son épaule, la demoiselle le regarde de haut en bas, s’arrêtant sur son visage. Ça lui fait mal d’être si près de lui et pourtant si loin. « Mais tu as gagné, pour aujourd’hui. Je vais partir. Je vais te laisser penser à tout ça. Et je reviendrai. Sois en sûr. » Sans lui laisser le temps de réagir, Beatriz embrasse sa joue. Un simple baiser, beaucoup trop court, pas assez intense. S’écartant de lui avant qu’il ne puisse la repousser la jeune femme reste face à lui. Il peut partir s’il en a envie, elle ne le retiendra pas.
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