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(jove) animals

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MessageSujet: (jove) animals Dim 28 Juin - 2:48

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"we were born sick," you heard them say it. my church offers no absolutes. she tells me, "Worship in the bedroom." the only heaven I'll be sent to is when I'm alone with you. i was born sick but I love it command me to be well. amen. Amen. Amen.

La fatigue qui crève la moindre parcelle de son corps et elle s’éclipse de l’église. Le temps qu’elle passe à prier, à demander pardon pour les envies, à espérer que son mariage n’explose pas. Que du vent qu’elle entend, mais la religion est trop importante pour qu’elle puisse s’en défaire. Les confessions. Les envies pour un autre qu’elle n’assume pas, mais dont elle tente de se saouler, de se défaire.
Lui qui est sorti de l’asile et la peur qui ronge la moindre parcelle de ses tripes. Elle qui allume la bête depuis des années. Elle qui colle aux œuvres qu’elle ne comprend pas. La pièce fermée à clef qui parle de lui, les photos qui envahissent les murs et les heures qu’elle y passe.

Elle s’extirpe de l’église. Les heures perdues. Les heures pour calmer les mots après le travail. Elle étire le temps. Elle n’a pas envie de rentrer. Elle n’a pas envie de se confronter à son regard.
Le chemin qu’elle fait vers la demeure et l’inconfort de sa demeure qu’elle retrouve. Le malaise qui prend aux tripes. Les remords qui fusent sans cesse et lui dont elle se défait. Dont elle se détache depuis dix ans. La séparation qui ne vient pas et les morceaux qu’elle n’arrive pas à recoller. Le silence qui règne. Le nom de son mari qu’elle lance, mais pas de réponse. Il doit dormir quelque part. Il n’est pas là. Elle ne sait pas. C’est le monstre qui rôde. Elle pense que sa fausse moitié dort dans une autre pièce que leur chambre, parce qu’ils ne dorment plus ensemble depuis des années. Elle. Elle la tactile. Elle qui crève de contact et la solitude dont elle doit se contenter.
Les escaliers qu’elle monte et vers sa chambre qu’elle se dirige. L’esprit dans les brumes. Dans les images morbides, dans les pensées qui se tournent trop souvent vers lui. Fantasme qu’elle n’avoue pas. Le dégoût des envies. La porte qu’elle pousse du pied alors qu’elle retire son veston qu’elle lance sur le coin de la commode. Le regard sur le sol. Elle ne remarque pas. Elle ne le voit pas. Pas encore. Les souliers qui filent et les doigts qui s’attardent à ouvrir les premiers boutons de la chemise. Besoin d’un bain, de se laisser filer dans l’eau.
Elle imprime un pas dans le sol et le regard qu’elle lève. Les boutons qui s’ouvrent sur la poitrine et le regard qui tombe sur lui. Le sang qui se fige dans la moindre parcelle des veines. Lui. Le monstre. Lui. L’obsession. Elle veut crier, elle veut paniquer, mais rien qui ne sort de sa bouche. La chemise qu’elle lâche, les quelques boutons ouverts sur le soutien-gorge sombre. Le cœur qui palpite. Le monstre sur les draps ivoire. Le monstre sous les yeux. L’arme qui dort dans le tiroir de la commode, mais elle ne bouge plus. Les pieds figés dans le sol. Le monstre en liberté et la peur qui fait se tordre les tripes. Pas de mots pour expliquer, pas de mot qui lui effleure l’esprit. Le calme qu’elle ne retrouve pas rapidement. Le calme qu’elle n’arrive pas à gagner. Un pas en arrière. La distance qu’elle doit imposer entre eux. Il viole son intimité. Elle n’a pas la moindre idée de comment réagir. « Qu’est-ce que vous faites là?» Première question qui effleure son esprit. Première question qui file entre ses lèvres. Question stupide, mais elle ne peut nier la surprise. Elle ne peut pas faire semblant. Pas tout de suite. Qu’elle trouve un moyen de le chasser, de le faire partir, de se défendre et de ne pas céder. La peur est pourtant présente, elle file sous l’épiderme et glisse dans les veines.
L’arme dans la commode à côté. Les pas qu’elle laisse se poser pour s’en approcher. Quelque chose pour se défendre. Quelque chose pour s’accrocher. Le fusil qui dort dans la commode, dans le tiroir du haut. Il faut qu’elle l’attrape.

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MessageSujet: Re: (jove) animals Lun 29 Juin - 23:48

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If you could only see the beast you've made of me. I held it in but now it seems you've set it running free. Screaming in the dark, I howl when we're apart, drag my teeth across your chest to taste your beating heart. Now there's no holding back, I'm making to attack. My blood is singing with your voice, I want to pour it out. The saints can't help me now, the ropes have been unbound

Les barreaux glissent doucement et laissent entrapercevoir la liberté attendue, de ces cinq années passées en cage, à subir les traitements des médecins, à devenir leur nouvelle attraction. Des cachets qu’il n’a jamais avalé, les recrachant toujours, mais des seringues enfoncées dans ses veines, il n’en garde que de vagues souvenirs, des flashs et des voix dont il ne distingue pas les mots. Des expériences dont il ne sait rien et dont il préfère encore aujourd’hui ignorer la finalité. Les vêtements du condamné sont délaissés pour les anciens, pour l’apparat qu’il portait encore à sa venue. Le bleu impérial qu’il revêt avec une certaine forme de triomphe, le sourire plaqué aux lèvres. La victoire ! L’extérieur est enfin à lui. La liberté retrouvée. Malgré la joie de sortir des fers, c’est aussi l’appréhension. Cinq années à côtoyer les fous et Jove semble avoir oublié des détails, des noms et surtout ce bruit ambiant qui lui vrille les tympans. Personne n’est là pour l’accueillir, personne n’attend le monstre qui n’a jamais su mentionner aucune forme d’attachement. De toutes celles qu’il a côtoyé, aucune n’était à la hauteur, aucune ne pouvait supporter ses sentiments, cette déformation de l’amour, cette volonté de possession. Aucune ne comprenait et toutes jugeaient. Toutes ne sont pas mortes, mais la plupart ont rejoint la terre pour des paroles de trop, pour des insultes qu’il n’a pas su supporter.

Le soleil darde la carne. Les yeux clos, à profiter des rayons salvateurs qu’il avait oubliés. Ses affaires tiennent dans une poche : clés de voiture et appartement, portefeuille, trèfle séché. C’est un taxi qu’il doit appeler pour le ramener chez lui. La traversée de la ville qui se fait en silence, les rues qu’il reconnaît sans être capable de se repérer. Tout semble différent mais rien n’a changé. Wagner est déposé devant sa maison, les pierres encore sous scellées. La mort balaye les pièces. L’absence de vie qu’il tente de chasser en ouvrant toutes les fenêtres, mais c’est inutile. Les lieux empestent la prison et le souvenir d’une capture. Le corps jeté contre un mur, les menottes trop serrées. Il touche du bout des doigts le cuir d’un fauteuil, effleure un piano dont il ne sait pas se servir et pince les cordes de l’adoré violon. Et après… c’est le silence qui cogne à ses tympans. Personne.

Une semaine que la vie reprend ses droits, que Jove parvient à retrouver quelques habitudes autres que celles de l’institut. Il vogue d’une pièce à l’autre et parcourt à la ville. Le regard se porte toujours aux mêmes figures, à ces vénus juchées sur louboutins. De quelques unes superbes qu’il imagine sur des croix, des beautés à conserver, à préserver pour éviter que les animaux y posent leur pattes malades. Mais il n’agit pas. Les mains aux poches. Il court pour d’autres idées, pour un nom qui ne quitte pas le bout de sa langue, le prénom qui claque certaines nuits. Silke. Silke. Silke. Elle est belle son obsession.

C’est la visiteuse qu’il traque pour connaître les habitudes, c’est elle qui devient la proie de choix alors qu’il se faufile un soir chez elle. Un mari dont elle lui avait parlé. Une seringue et un coup de trop. Il ne reste qu’une carcasse qu’il jette à la cave. Jove parcourt l'habitation qui n’est pas la sienne, à la découverte d’une vie qu’elle ne lui a pas offerte, de ces détails et souvenirs qu’il peut deviner… photos, objets. Tout lui permet de décoder la vie, mais il lui laisse un peu de mystère. Les pas mènent à la chambre. Le satin qu’il touche délicatement et s’imagine quelques furies nocturnes. L’imagination galope trop facilement ces derniers temps. Allongé sur un lit qui n'est pas le sien. Les draps immaculés des nuits solitaires. Il fixe le plafond et attend la venue de l’adorée. Des minutes qui défilent sur le réveil, jusqu’au grincement de porte qui met ses sens en alerte. Il ne bouge pas lorsqu’elle entre, c’est le souffle qu’il retient, à la peur qu’elle le découvre tout de suite. Les yeux fixent, avides, les vêtements qui chutent. Les voiles déchirés. Il attend plus. Appréhende. Capharnaüm des émotions. Cinq années en cage qu’il ne peut pas ignorer. Les corps féminins qu’il n’a pas retrouvés. C’est une agonie surprenante et terrifiante à laquelle il est confronté. Du chemisier qu’elle ne défait qu’à moitié. Un sursaut de la main lorsqu’elle le remarque, là, sous l’oreiller, à attraper le couteau qu’il a dérobé, sans le montrer. La peur court à la pièce. Et il voit enfin la femme sans son armure. « Je vous avais promis… de venir vous voir » Façon un peu cavalière de retrouver une connaissance. De quelques gestes, il est au bout du lit, assis. « N’ayez pas d'inquiétude pour votre mari. Il devrait dormir jusqu'au matin… » Le sourire mauvais qui s’incruste. Il tient en main la lame et joue avec, avant de la tendre, manche en avant vers la blonde. « Si posséder une arme peut vous rassurer, la voici et oubliez celle du meuble, elle n’est plus là » Les tiroirs qu’il a fouillé et débarrassé de tout danger. « Je me suis rendu compte d’un détail étonnant… je ne supporte plus la solitude… »
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MessageSujet: Re: (jove) animals Sam 4 Juil - 17:58

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"we were born sick," you heard them say it. my church offers no absolutes. she tells me, "Worship in the bedroom." the only heaven I'll be sent to is when I'm alone with you. i was born sick but I love it command me to be well. amen. Amen. Amen.

Le coeur qui s’arrête au fond de la poitrine pour ensuite s’emporter. Le monstre dans sa chambre. Le monstre dans sa vie. Les tentations prenantes dont elle veut se défaire, les désirs qu’elle n’accepte pas. Elle ne peut pas le désirer. Elle ne peut pas crever de son corps. L’obsession maladive qui ronge le crâne et qui fait naître la honte qui gronde sous la moindre parcelle de son épiderme. L’armure qu’elle ne porte pas. Pas maintenant. Pas dans l’intimité de sa chambre. La surprise trop grande, leur peur qui fait sursauter la main et le chemisier qu’elle relâche. Elle ne pense pas au tissu satiné qui glisse contre la poitrine. Les sens en alerte. Le besoin de savoir qu’elle peut se défendre et la superbe qu’elle doit retrouver, mais une certaine panique qui se fait entendre. Les pensées qui se percutent dans la caboche, la lame qu’elle voit entre les doigts du tueur et l’arme qui traîne dans sa commode. « Je vous avais promis… de venir vous voir » Un rire qu’elle lâche. Un rire qu’elle ne contrôle pas. Elle se doutait qu’elle allait devoir se confronter à lui. Pas comme ça. Pas maintenant. Pas dans le confort de sa maison. Semblant de sentiment de sécurité. « Je ne pensais pas que vous saviez tenir les promesses.» La voix qui ne tremble pas, mais le corps tendu qui trahit l’appréhension, la peur qu’il faut qu’elle refoule. La bête qui aime la peur. Les risques qu’elle prend. Les risques qu’elle prend depuis des années. Les visites dont elle est dépendante. La curiosité maladive. L’obsession. « N’ayez pas d'inquiétude pour votre mari. Il devrait dormir jusqu'au matin… » Les pas figés dans le sol. Le mari. Sa vie à elle. Elle ne sait pas. Les idées qui vrillent, les scènes des crimes imprimés dans les prunelles.

« Si posséder une arme peut vous rassurer, la voici et oubliez celle du meuble, elle n’est plus là » Le regard qui glisse vers la lame entre les doigts. Elle ne bouge pas. Pas encore. Le souffle dont elle reprend le contrôle, elle doit calmer la peur qui la rend vulnérable. Plus fragile. Elle ne peut pas avoir peur. Elle doit le faire sortir, le faire pourrir en prison. La mâchoire qui se crispe. Le cœur qui palpite au fond de la poitrine et les jambes qu’elle arrive à bouger, la distance qui s’amenuise. La lame qu’elle empoigne. La lame qu’elle jette à l’autre bout de la pièce, la porte encore ouverte, le son qui résonne sur le sol. Avoir une arme est un risque. Le risque qu’il l’utilise contre elle. Elle n’est pas en sécurité. Avec la lame ou sans. « Ça ne me rassure pas.» Vérité lancée. La lame plus loin. La voix neutre. La voix qui garde le calme, mais les sentiments qui fusent dans tous les sens. Qu’elle retrouve les mots tranchants. Qu’elle retrouve les répliques pour ne pas céder à la peur. Elle a besoin de l’amure. « Je me suis rendu compte d’un détail étonnant… je ne supporte plus la solitude… » Un rire. Les pas qu’elle imprime en arrière. La distance qu’elle remet entre eux. Elle ne peut pas être près de lui. La tentation dégoûtante, les envies refoulées, l’attirance qu’elle n’acceptera jamais. Jamais. « Il n’y avait personne pour vous attendre Wagner.» Ce n’est pas une question, mais une affirmation. Elle sait. Personne pour attendre le monstre. Il vient vers elle. La seule attache, la seule visite qu’il a pu avoir pendant les années enfermées, les années à frôler la folie et côtoyer les fous. Elle s’arrête plus loin de lui. Le prédateur. Le monstre. « Je ne pense pas être de bonne compagnie. Nous n’avons rien en commun Wagner. Mes nombreuses visites ne nous unissent en rien.» Qu’il parte. Elle sait pourtant qu’il ne le fera pas. Elle sait les travers de son esprit, des parties. Pas tout. Comme il sait des bribes de sa vie. Pas tout. Ils se connaissent à moitié. Elle ne veut pas en savoir plus. Elle risque de se laisser charmer un peu plus par le monstre, déjà que la fascination est à un état maladif. « Je vais appeler la police.» Menace lancée. Il faut qu’il parte avant qu’elle ne devienne folle.
Le portable. Son portable qu’elle attrape.

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MessageSujet: Re: (jove) animals Mer 8 Juil - 20:36

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If you could only see the beast you've made of me. I held it in but now it seems you've set it running free. Screaming in the dark, I howl when we're apart, drag my teeth across your chest to taste your beating heart. Now there's no holding back, I'm making to attack. My blood is singing with your voice, I want to pour it out. The saints can't help me now, the ropes have been unbound

S’introduire dans une maison qui n’est pas la sienne, violer le sol et s’amuser à toucher chacun des objets pour s’imprégner d’une vie qu’il tente de saisir… de dérober. C’est un danger que de venir chez elle, d’oser alors n’a qu’un coup de téléphone à passer. Qu’il suffirait d’un voisin trop curieux pour défaire la belle atmosphère. Il penche doucement la tête de côté, soudainement soucieux de la peur qu’il peut causer. Jove n’est pas là pour se délecter de la frayeur qui tonne dans l’atmosphère, il n’a jamais apprécié les peureuses, ces ployantes… genoux brisés. Et elle lui expose toutes les fissures, toute cette crainte qui darde dans le bleu. « Je ne pensais pas que vous saviez tenir les promesses.» Un sourire s’esquisse à demi. Une ombre maladive. Les défauts sont légions mais elle ne peut pas lui retirer cette qualité, cette impossibilité à trahir ses promesses, à toujours respecter et peu importe les risques. Il avait juré de la revoir, de venir chez elle pour d’autres discussions. Des jours durant lesquels il l’avait suivi, cherchant à saisir son schéma de vie, et peut-être aussi parce qu’il y avait une forme de jalousie là-dedans. Plus personne pour lui. Aucune attente.

De la lame qu’il tend vers elle, c’est l’attente qu’elle se décide à lui encocher la main qui saigne déjà de la lame retenue. Rien de tout ça. Il observe l’arme être jetée au loin, un fracas qui vrille ses tympans alors qu’il ne comprend pas la décision. L’attaque est refusée. « Ça ne me rassure pas.» Il ne saisit pas l’information. Pourquoi donc ? Posséder une arme est source d’assurance. Elle serait en sécurité derrière une lame. A la peur qu’il la reprenne et saccage peut-être ? Il ne bouge pas du lit, toujours à l’observer, à capter chaque mouvement et respiration. Il n’est plus question de barreaux et de menottes, de liens pour le retenir. Un fauve rejeté à la nature.

« Il n’y avait personne pour vous attendre Wagner.» La vérité qui écorche. Tic nerveux qui reprend à la commissure des lèvres. Personne pour l’attendre, personne pour venir tendre sa main. Cinq années où les relations se sont totalement ternies. Lui qui est devenu le monstre, le leur. La vérité éclatée. Aucune femme, ni enfant, pas même une famille. Le jumeau de l’autre côté de la terre. Pas de nouvelle. Personne. Le geste est brusque, comme lors de leur dernière entrevue, mais ce n’est qu’un pas en avant qui force le recul de l’autre. L’impossibilité à accepter les mots. Elle gronde la colère, du visage qui a perdu son impassibilité. Les traits furieux. « Pas à la sortie… mais vous êtes là. Vous m’attendiez. Vous étiez curieuse de savoir si je viendrais… si j’oserais franchir la limite de votre petit monde apprécié » Les pas qu’il amorce à chaque mot. « Je ne pense pas être de bonne compagnie. Nous n’avons rien en commun Wagner. Mes nombreuses visites ne nous unissent en rien.» MENSONGE. Il rejette l’idée, l’a piétine, n’est pas d’accord. Un enfant abandonné à ses amours massacrés. Il ne peut tolérer les paroles, cette absence de sentiment, ce refus d’admettre la raison des visites. Et si ? Non. Elle ne pouvait pas venir par simple curiosité. Elle est la dernière, la clé à sa démence. « Quelle était la raison de vos visites ? Ce n’était pas que l’envie de cotoyer la folie, rien… d’autre ? » Il semble perdu. Le schéma de ses pensées anéanti. « Je vais appeler la police.» Intolérable ! Le bras qu’il tend, serpent déployé qui fait chuter l’appel au sol. Objet dans lequel il donne un coup de pied, l’envoie sous le lit. Des mouvements rapides, des gestes fous et voilà la blonde rejetée contre le mur, au rappel d’une scène encore vive dans l’esprit de chacun. Le cou qu’il tient d’une main. L’envie soudaine d’y détruire la vie, d’un mouvement et elle ne serait qu’une poupée de plus… comme les autres, les belles à la mort. « Vous avez vu les photos, vous avez eu le dossier, alors vous savez que la panique me répugne » Les femmes débattues devenues les œuvres les plus médiocres. Les poupées en armure ont été élevées au rang d’œuvre.

De la main droite, il effleure l’épaule, trace les volontés assassines. « Enlevez-les… chaque tissu, et après ça je partirai » La voix se fait plus rauque à la dangereuse demande qu’il fait. Les vêtements qu’il veut voir au sol, le dévoilement du corps mais aucun touché. Pas de ça. Pas de cette vulgarité animale. Il n’est pas comme les autres, comme ces porcs. Il ne pourrait pas… se jeter sur elle… non. Pensée qu’il chasse. La main au cou se retire, ainsi que l’autre. Et ce sont deux pas en arrière.

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MessageSujet: Re: (jove) animals Jeu 9 Juil - 16:06

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"we were born sick," you heard them say it. my church offers no absolutes. she tells me, "Worship in the bedroom." the only heaven I'll be sent to is when I'm alone with you. i was born sick but I love it command me to be well. amen. Amen. Amen.

Il faut qu’elle reprenne le calme. Elle ne sait pas. La peur qui ronge. Qu’elle s’en détache. Elle se doute que ça la rend faible. Elle n’aime pas paraître faible. Elle n’aime pas perdre le contrôle. Ça lui file entre les doigts. La peur. Ça ne lui ressemble pas, elle qui le provoque depuis des années.
« Pas à la sortie… mais vous êtes là. Vous m’attendiez. Vous étiez curieuse de savoir si je viendrais… si j’oserais franchir la limite de votre petit monde apprécié » La mâchoire qui se contracte. Elle sait les points faibles. Elle se doute que la venue est causée par la solitude qu’il ne supporte pas. Par personne pour l’attendre à la sortie, personne pour combler le vide, pour combler les nuits solitaires.
Le regard qu’elle ne bouge pas. L’arme plus loin. L’arme qu’elle ne veut pas. Silke, elle ne peut pas avouer. Elle n’assume pas. Que les visites pour la curiosité sans plus. « Quelle était la raison de vos visites ? Ce n’était pas que l’envie de côtoyer la folie, rien… d’autre ? » Elle entend l’instabilité dans sa voix, la faiblesse qu’elle peut discerner. Cette envie d’être l’unique. Il faut qu’elle use de ce point faible. Un monstre à ses yeux. Sans plus. La curiosité. Rien de plus. « Il est temps d’arrêter de penser que je venais pour une raison personnelle Wagner. C’est mon métier.» La voix qui prend un peu d’assurance. La voix qu’elle commence à contrôler. Qu’elle cesse de trembler. Qu’elle cesse de ployer.

Qu’il parte. Qu’il ne soit pas là. Pas à porter de main. Dans sa vie. Dans sa maison. Dans son espace. Le cœur qui s’enflamme, le cœur qui s’emporte lorsqu’il s’approche à nouveau. Le souffle qui se coupe quand elle sent son dos se percuter contre le mur, le sang qui file trop vite dans les veines. « Vous avez vu les photos, vous avez eu le dossier, alors vous savez que la panique me répugne » La tête qu’elle pose contre le mur et le regard qu’elle arrive à percuter au fond du sien. « Vous n’oseriez pas..» Souffle. La voix étouffée entre les doigts. Il risque d’être soupçonné. Trop de coïncidences pour qu’il ne l’accuse pas de sa mort à elle. Silke sur son dossier depuis toujours. Les visites. La sortie. Ça serait une erreur. La peur qu’elle contrôle à moitié, le calme qu’elle n’arrive pas à retrouver complètement. Elle ne cède pas à la panique. Elle ne se laisse pas bouffer par la folie. Pas encore.
Les mains contre sa peau. Les sensations qu’elle ne contrôle pas. Les contradictions au fond du crâne. Les envies qu’elle ne devrait pas ressentir pour lui.

« Enlevez-les… chaque tissu, et après ça je partirai » Un rire. Elle ne peut empêcher un rire de passer entre ses lèvres. Il se détache. Elle ne quitte pas le mur. Le souffle qu’elle reprend. La distance qui retire la pression contre sa cage thoracique, mais son palpitant qui ne se calme pas. Le regard qu’elle finit par reporter dans le fond du sien. Les sensations qui se percutent. Les envies qui se contredisent et le dégoût pour ce qui passe au fond du crâne. « Non.» Elle ne veut pas céder. Elle ne veut rien lui offrir.
Le calme. Qu’elle retrouve le calme. Qu’elle calme les palpitations de son cœur. Wagner. Il rend la femme instable. Elle vacille. Elle vacille entre des envies qu’elle n’assume pas. La chaleur des mains, les frissons aux contacts. « Vous voulez quoi Wagner? Réellement?» Les bras qu’elle croise contre sa poitrine. « Un semblant d’attention? D’affection? Je ne veux rien vous offrir. Je ne crève que de vous voir enfermer. Il faut cesser de penser que je désire autre chose. C’est faux. Mes visites, ce n’était que pour pouvoir vous coincer. Rien. Que de vent. Pourquoi vous êtes ici? Vous pensez partager quelque chose avec moi?» Un nouveau rire. La folie qui ronge son crâne. Les provocations qu’elle remet. La peur. L’envie de le repousser. Elle ne sait plus Silke. Il la rend instable. Elle ne contrôle rien. Elle n’aime pas perdre le contrôle.

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MessageSujet: Re: (jove) animals Jeu 9 Juil - 20:47

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If you could only see the beast you've made of me. I held it in but now it seems you've set it running free. Screaming in the dark, I howl when we're apart, drag my teeth across your chest to taste your beating heart. Now there's no holding back, I'm making to attack. My blood is singing with your voice, I want to pour it out. The saints can't help me now, the ropes have been unbound

Le rire fait écho dans la chambre, une diabolique qu’il veut enfermer, des notes monstrueuses qu’il ne supporte pas. L’éclat qu’elle lui donne, la moquerie pour une demande qu’elle n’accepte pas. Il l’observe fixement, sans même cligner des yeux depuis trop de secondes, peut-être une minute maintenant et plus à présent. Elle rit de sa propre terreur, il peut le sentir, ça virevolte partout, comme une odeur tenace. La peur que maintiennent les animaux pour les guider, les traces des frayeurs. « Vous voulez quoi Wagner? Réellement?» Il manque de lui expliquer, de lui dire pourquoi c’est elle qu’il a choisit, ce qu’elle représente pour lui, ce qu’elle deviendrait si elle l’acceptait. L’œuvre finale. Venus retrouvée. Grandiose représentation ! Il pourrait… mais les mots se tachent dans la gorge, de l’encre sous la langue. C’est pour elle qu’il est revenu, pour elle qu’il a foulé les pavés d’une ville honnie. Le rejet lui est craché au visage, d’un animal qu’on renvoie en cage, le collier autour du cou. Pire. Animal jeté au bord de la route, devenu inutile, carcasse à l’intérêt dissipé. « (…)Pourquoi vous êtes ici? Vous pensez partager quelque chose avec moi? » La croyance qu’elle partageait les émotions, qu’il n’était pas le seul à ressentir tout ça. Pas uniquement le désir, l’animalité des pulsions, mais l’autre, la reconnaissance, le besoin de d’un semblable. Diable romantique qui se voit refoulé à l’église. Portes closes.

Il tremble de comprendre que sa présence n’est pas désirée, qu’il s’est menti, imaginé. Fabulations de l’homme emprisonné. « Vous mentez. Il n’y a pas un soupçon de vrai dans vos mots, juste… » Juste quoi ? Rien d’autre que de la curiosité professionnelle. RIEN. Les mots disparaissent de sa colère, à l’impossible de lui dire qu’il ne croit rien de ce qu’elle lui a dit. Silence. Animal décapité en plein élan. Pas un regard qu’il a pour elle alors que les pas mènent à la porte, là où se trouve la lame. Au couloir. Le luisant est attrapé dans la paume sanglante et c’est un retour vers la Moqueuse, elle qu’il encoche à l’épaule gauche, le côté des traitresses. La lame qui rogne jusqu’au mur de bois et s’y imprime. Le corps cloué. « Je ne demandais qu’une chose… si peu… maintenant que vous avez fait votre choix… permettez… » L’inconstant qu’il arrime contre le corps jumeau. Du parfum qui embaume. « Pas de mouvements brusques, la lame pourrait déchirer quelques ligaments » Les mouvements qu’il calme de quelques mots. La prison qu’il a forgé. Les doigts courent à la chemise d’un vice pourpre, les boutons entamés et les derniers qu’il défait avec une lenteur insupportable. L’acte qu’il savoure. De la capacité à se repaitre d’une émotion aussi simple – la découverte. Il chavire le tissu et se retient de ne pas le lâcher sur les épaules. Les pans qu’il écarte et se faufile à la dentelle. Le soupir qui s’évade des lèvres. Au touché oublié depuis les années. Jove ne défait rien, d’un tracé à la poitrine et la main se faufile aux côtes, descend et s’arrête à la taille. Elle se déloge pour la cuisse d’où il relève le tissu. Un animal abandonné à ses pulsions. Le souffle au cou. Les gestes ne sont pas brusques, ni emprunts de violence. Il est doux, de trop, de l’amoureux devant une glorieuse, à la confusion de ses envies. D’un corps qu’il réclame sans consentement mais se fait amant agenouillé. Des baisers absents. Juste les mains qui s’évadent. Et lorsqu’elle cherche l’issue, il renvoie le corps contre le mur. Viol ! Le mot s’enracine à sa caboche. Mais résister est devenu une difficulté. Bête enragée qui se recule encore. Le loup conscient de ses bêtises. Il se laisse tomber sur le lit, le dos aux couvertures, le regard vers le plafond. Tremblant de désir. « Vous préférez votre mensonge ? Votre alliance ? » Vous le préférez lui… à moi ?

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MessageSujet: Re: (jove) animals Jeu 9 Juil - 22:29

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"we were born sick," you heard them say it. my church offers no absolutes. she tells me, "Worship in the bedroom." the only heaven I'll be sent to is when I'm alone with you. i was born sick but I love it command me to be well. amen. Amen. Amen.

Elle refuse d’offrir. Elle refuse d’avouer qu’elle pourrait lui ressembler. Elle n’est pas comme lui, pas capable de tuer. Que le sang qu’elle comprend, que les crimes qu’elle sait résoudre en devinant le carmin. Sa curiosité. Elle ne tue pas. Elle n’enlève pas la vie. Elle lui ressemble pour Silke, mais elle ne veut pas. Elle se refuse, elle refuse de pouvoir être attirée par lui. Le venin qu’elle lui crache au visage comme cause perdue. Elle sait que ça le fera réagir. Il a avoué détester la solitude, il vient chercher la sienne. « Vous mentez. Il n’y a pas un soupçon de vrai dans vos mots, juste… » - « Pourquoi je mentirais. Vous êtes un sujet intéressant, sans plus Jove.» Le prénom qu’elle laisse perdre entre ses lèvres. La première fois.

Il se détache d’elle, file au couloir. Peut-être la sortie. Peut-être qu’il a décidé de filer. Il revient, la lame entre les doigts et elle sent son corps s’emporter, s’enflammer. La lame qui lui traverse l’épaule et un gémissement de douleur qu’elle ne peut retenir. Elle a envie de lui jeter les insultes au visage, de le repousser, mais la douleur lui mort l’épaule. La tête qui tombe contre le mur. « Je ne demandais qu’une chose… si peu… maintenant que vous avez fait votre choix… permettez… » Le souffle qui s’emporte. Elle veut réagir, mais la douleur lui percute le crâne et elle ne sait pas réagir correctement. Ne pas céder à la panique. Le souffle qu’elle contrôle et la main libre qui s’appose au torse. Le repousser. Ça lui demande un effort, juste pour montrer qu’elle ne sera jamais d’accord, qu’elle ne lui offrira jamais rien de son plein gré. « Pas de mouvements brusques, la lame pourrait déchirer quelques ligaments » Elle ferme les yeux. La douleur lui vrille le crâne, mais un sourire narquois étire ses traits. Moquerie qu’elle veut lancer, mais les mots qui ne sortent pas de sa bouche.
Le corps à sa merci, le souffle chaud qu’elle sent et l’envie de se laisser posséder par les envies qu’elle refuse. Pas lui. Pas le monstre. Pas un autre que son mari. Elle ne peut pas. Les mains qui filent à la peau. La lame qui fait résonner la douleur. Les mains du tueur pour souiller son épiderme, les sensations qu’elle refoule, les frissons qu’elle refuse de laisser poindre sur sa peau. Elle ne peut rien lui donner. Rien lui offrir. Elle ne veut pas. Elle le méprise.
La main à sa cuisse. Les idées qui vrillent. Main qui remonte, qui se fait insistante. De son étreinte qu’elle tente de se défaire, la lame plantée à son épaule et le corps qui se percute une fois de plus contre le mur. Un couinement de douleur qui lui échappe, la rage. L’envie de le briser, de le détester un peu plus.

Il se recule, elle sent la pression relâcher sa poitrine. Il se laisse tomber sur ses draps, il s’incruste dans sa vie un peu plus. « Vous préférez votre mensonge ? Votre alliance ? » La douleur à l’épaule et la lame qu’elle retire, le sang qui file contre la poitrine, le sang qui file contre la peau opaline. « Je vous ai déjà dit que les monstres ne m’attiraient pas.» La voix instable. La douleur au fond de la voix et un tissu qu’elle attrape pour presser contre la plaie, empêcher l’hémorragie, empêcher le sang de filer plus. « Je préfère mes illusions que vous céder.» L’épaule irradiée de douleur. Le tissu qu’elle presse à l’épaule. La haine qu’elle a envie de lui cracher au visage. Les pas qu’elle imprime dans le sol pour s’approcher, les vêtements défaits. Le venin qui coule à ses lèvres. « Vous me dégoûtez Jove.» La voix qui suinte la rage, la colère dans la moindre parcelle de ses mots et les pas fragiles. Le mal au bras. Le sang qu’elle tente de contrôler. La panique qu’elle ne sait plus dissimuler. Trop d’émotions qui se percutent. Les envies. La haine. Le dégoût. La rage. Elle ne sait plus Silke.
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MessageSujet: Re: (jove) animals Lun 20 Juil - 19:45

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If you could only see the beast you've made of me. I held it in but now it seems you've set it running free. Screaming in the dark, I howl when we're apart, drag my teeth across your chest to taste your beating heart. Now there's no holding back, I'm making to attack. My blood is singing with your voice, I want to pour it out. The saints can't help me now, the ropes have been unbound

Le cœur cogne des furies qu’il ne parvient pas à calmer. De ses envies qu’il doit taire et ne pas accomplir. Pas comme eux. Il n’est pas l’animal qu’on a décrit, il n’est pas ce violeur, ce destructeur de corps. Elles étaient toujours consentantes, elles ne refusaient pas, elles ne sont jamais débattues et pourquoi ? Parce qu’elles étaient droguées. Qu’il n’a jamais avoué, qu’ils n’ont jamais trouvé les traces des méfaits dans le sang, parce qu’il attendait le temps nécessaire, qu’il savait. Malade ! Il est assis au bord du lit, à craindre pour ce qu’il souhaite, à pleurer au futur pour celle qu’il imagine comme la reine de son œuvre, la clé, la note dernière d’un parfum exquis. C’est elle qu’il n’a aucun droit de meurtrir, elle qu’il doit conserver, garder intact de ses intentions mauvaises, malsaines. Et elle l’ignore encore, c’est intolérable pour lui, pour ses passions. Des années en cage à imaginer ce qu’il ferait en la voyant. Il l’a voit défaite de son armure, terrassée par un unique coup et c’est la désolation. Ce n’est pas ainsi qu’il l’apprécie, ce n’est pas de cette façon qu’il veut la voir – faible, humaine, absente, à gémir. Non. C’est en reine qu’il veut l’apercevoir, comme lorsqu’elle venait le voir. Incarnation du pouvoir, c’est ça qui lui plait et non pas les genoux ployés comme toutes les autres, ces pleurnichardes qu’il a égorgé sans aucune once de pitié, rien, seulement le dégout ancré au fond de la rétine. Les effrayées qu’il n’aime pas. Ce sont des Hécate qu’il convoite. Les Diane chasseresse. La dualité.

L’épaule saigne de sa bêtise, le sang qui tâche le chemisier partiellement découpé. « Je peux soigner la plaie » Un ordre plus qu’une demande. Sa main agrippe l’épaule meurtrie, contraint la blonde à le suivre, à s’asseoir sur le lit. Il s’arrache immédiatement au contact et le sang coule sur ses phalanges, un geste qu’il retient, celui de gouter. « Ce n’est rien… je peux réparer » Il parle d’une machine, de mécanismes. Ce n’est plus l’humanité qu’il voit, c’est un corps rouillé, une pièce détachée qu’il doit immédiatement modifier sous peine de perdre la totalité. Il s’évade de la pièce sans prévenir, et court vers d’autres lieux, les portes qu’il ouvre pour retrouver la salle de bain et trouver de quoi la soigner. Rien de bien intéressant, pas de quoi taire entièrement la plaie. Jove revient à la pièce et croise le regard assassin, le bleu qui darde et accuse, mais la faiblesse est déjà là. Sang versé. « Vous ne possédez rien pour les coutures » Une plaie trop profonde, qu’il faut refermer, mais il n’a pas trouver le matériel. L’hôpital devient alors la dernière issue. « Si je vous emmène à l’hôpital, vous allez tout leur dire… et le schéma recommencera mais en prison cette fois-ci. Je ne peux pas » Il dispose le peu de matériel trouvé sur le lit. A tout ranger avec précaution. Alignement parfait. Il n’attend pas de consentement, il défait le chemisier des épaules, arrache un spasme de douleur. Pendant un instant, il observe, il calcule, il mord du regard. Homme percuté de ses désirs. Il serait capable du pire. De l’ignoble. Des paluches affamées. « Fil et aiguille, j’ai besoin de ça »


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MessageSujet: Re: (jove) animals Mar 21 Juil - 23:09

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"we were born sick," you heard them say it. my church offers no absolutes. she tells me, "Worship in the bedroom." the only heaven I'll be sent to is when I'm alone with you. i was born sick but I love it command me to be well. amen. Amen. Amen.

La haine. Le dégoût. Les sensations qui se mélangent, le mal à l’épaule qui le monte jusqu’au crâne. Ça vrille. Elle a envie de le voir partir. La lame entre les mains. La lame qui ne quitte pas les phalanges. Pour le blesser s’il s’approche trop. Ca ne lui ressemble pas de ne rien contrôler. Elle. Elle qui aime dominer, elle qui aime contrôler la moindre parcelle. Depuis la mort de son enfant, ça lui file entre les doigts. Jove se glisse dans les moindres recoins de son crâne. Ça la rend folle. Lui et les meurtres. Lui et l’attirance dévastatrice. Celle qu’elle ne devrait pas ressentir.
« Je peux soigner la plaie » Elle grogne quand elle sent la main à son épaule abîmée, la main à la plaie. Le corps qui se contracte et le chemin du lit qu’elle retrouve. Les idées qui se percutent au crâne. Appeler la police. Trouver une arme. La lame qu’elle garde, la lame qu’elle crève de lui enfoncer au ventre. Le faire disparaître de sa vie pour ne plus ressentir, pour oublier l’obsession. « Ce n’est rien… je peux réparer » Elle ne veut pas de son aide. Elle ne veut pas de l’aide d’un monstre. La seule chose qu’il est à ses yeux. Silke, elle ne peut pas se permettre de le voir autrement. Elle ne peut pas.
Il s’extirpe. Elle analyse. Elle attend. Elle lâche le couteau. Le bras faible, le bras qu’elle utilise normalement blessée par une lame. Elle ne sait pas bien manier de l’autre main. Maladroite.
Il revient. La panique qu’elle ressent. La panique qu’elle chasse. Que la rage dans les yeux, que l’amertume et le dégoût. Elle ne comprend pas. Elle ne comprend pas ce qu’il veut d’elle.
Il s’approche. Son corps qui se tend, son corps qui se crispe à son approche. Le repousser le détester. La lame dans la main malhabile. La lame qu’elle pointe vers lui. Peu importe. Pas de faiblesse. Elle a mal pourtant, elle reste assise. « Vous ne possédez rien pour les coutures » - « Appeler l’ambulance.» Le froid dans les mots, les mots qu’elle lance au visage. Les armes qu’il faut qu’elle retrouve. « Si je vous emmène à l’hôpital, vous allez tout leur dire… et le schéma recommencera mais en prison cette fois-ci. Je ne peux pas » La mâchoire qui se contracte. Le mal qui ronge le bras. La lame qui ne sert à rien dans l’autre main et qu’elle envoie contre le sol. Inutile.

Il s’approche. Le palpitant qui s’emporte, le corps qui ne sait pas comment se sentir. La douleur. L’attirance. Les envies qui partent en vrillent. La peau qui n’a pas été touchée depuis des années, mais le mal qui l’empêche de succomber à des désirs qui font naître le dégoût.
Le chemisier qui file et le corps qui se dénude lentement. Le choc de douleur qui traverse l’échine et la main libre qu’elle pose contre son torse. Qu’il ne s’approche pas plus. Elle ne veut pas de son aide. Elle ne veut pas de lui. La paume qui brûle contre le torse. Le premier contact qu’elle offre. La distance qu’elle veut imposer. La distance qu’elle veut mettre. Cette impression de sa peau e consume sous le toucher, la résistance qu’elle oppose et la force qui se fait moindre. « Ne me touche pas Jove.» Les barrières qui tombent. Plus de convenance. La familiarité. Elle n’arrive pas à penser correctement. Les distances qui tombent. « Je ne veux pas de ton aide. Va-t’en et j’appelle l’ambulance.» Le courage de cracher les mots qu’elle trouve. Le venin qu’elle lui jet au visage. Pas de l’aide d’un monstre. Pas de l’aide de lui. Pas de promiscuité. Pas de rapprochement.
La douleur au bras. Le bras maladroit qu’elle utilise et la paume qu’elle ne bouge pas. Le repousser. Le tenir loin. C’est plus saint. C’est mieux pour elle. Elle et les foutues sensations qu’elle déteste. Ne pas l’adorer lui. Ne pas se voir en lui. Elle n’accepte pas. Elle ne peut pas accepter. Elle ne veut pas accepter. « Recule.» Pas de force pour le repousser. Que la main qui s’imprime. Que la chaleur qu’elle sent sous les doigts, que les muscles qui se dessinent sous les vêtements. Le bras ballant, le bras blessé inutile. Le regard qui darde le sien. Le regard qui vacille. L’esprit qui divague.

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MessageSujet: Re: (jove) animals Mer 5 Aoû - 9:33

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If you could only see the beast you've made of me. I held it in but now it seems you've set it running free. Screaming in the dark, I howl when we're apart, drag my teeth across your chest to taste your beating heart. Now there's no holding back, I'm making to attack. My blood is singing with your voice, I want to pour it out. The saints can't help me now, the ropes have been unbound

Une ambulance et c’est l’assurance d’un retour à la prison et pas chez les cinglés cette fois-ci, avec les criminels, avec les chiens enragés, de ceux qu’il ne pourra pas dompter de quelques mots, eux qui vont le dévorer si il y va. Eux qu’il a enfermé, eux qui n’attendent que ça, qu’une proie soit jetée entre les grilles. De quoi les divertir, de quoi amuser la troupe pendant un instant. Amuse-gueule qu’il serait pour les molosses affamés. Une maigre consolation mais suffisante pour les divertir le temps de quelques heures. Non. Il ne peut pas aller la-bas, il ne peut pas prendre le risque d’un séjour entre quatre murs. Il n’en supporterait pas l’enfermement. La tête qu’il secoue de droite à gauche, notant son désaccord. Pas de ça. Pas d’ambulance, pas d’appel, pas de sauvetage risible pour la détresse soudaine. Il est là, il peut tout faire… ou presque. Le matériel manque, il croit être en mesure de sauver, mais rien ne permet de suturer la plaie. Du fil de couturière qui serait une bien mauvaise idée. Le nylon peut-être ? Un chirurgien s’étranglerait aux idées qui transpercent la caboche de Jove. Maladroit qui cherche à sauver une vie, un corps aimé, une œuvre en devenir. Sa perte qu’il ne peut pas tolérer. Et le sang qui continue sa route, coule le long de l’épaule, imprègne les tissus. Une odeur qui éclate entre les murs, qui le rend malade. Il choisit l’idée folle. De l’aider malgré l’absence de matériel décent. Le chemiser qui se déchire sous son geste précis mais violent. L’épaule rognée qu’il voit, l’encoche parfaite où cercle son doigt curieux. Il ne s’écarte pas quand une main se pose sur son torse. Figé. A oublier ce qu’il faisait, à encocher les ambres dans les bleues suppliantes.

Le tutoiement fait vriller le regard. C’est la surprise qui teinte le visage, s’imprègne à chaque trait. Une proximité qu’elle lui octroie et le voilà ravi d’un pas en avant, d’une barrière de plus qui s’éclate pour leur relation à venir. Il y croit le diable malade, l’amoureux fou. L’espérance qu’elle ressent les mêmes sentiments, qu’elle a compris ce qu’il voulait. Pas un animal qu’il se répète, pas un monstre avide de chair, pas un chien affamé comme les autres. Non. Il secoue la tête Jove, ferme les paupières quelques secondes et cherche une issue introuvable. Condamné. Il ne peut rien faire. Pas de quoi la sauver. « Vous allez les prévenir ? Vous allez leur parler si j’appelle une ambulance ? » L’inquiétude cogne dans les paroles. Les épaules basses. Il n’a plus d’autre choix, il ne peut pas réparer la plaie. Un téléphone qu’il va chercher, parcourt les pièces qu’il connaît déjà. Le numéro composé, les paroles échappées, la demande pour une urgence et voilà les sirènes en route. Jove revient à la chambre, au constat du sang perdu, de la folie naissante. Il s’assoit au sol, le dos contre le lit, à ne plus s’occuper d’elle, à ignorer. Faux. Il cherche encore un moyen d’intervenir. Réparer son erreur. « Ils vont arriver, je vous laisse » Les mots qui tombent trois minutes plus tard. A nouveau debout, à se tenir dans l’encadrement de la porte.



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