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ASHAZEL 》the taste of the impossible.

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Asbjorn Maxwell
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MessageSujet: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Ven 3 Juil - 1:06


The taste of  the impossible

Et dire que les 6 mois que j'avais passés loin d'ici m'avaient semblé être les plus longs de toute mon existence. Je comprenais à présent qu'ils n'avaient été qu'un prélude. Et maintenant que mon retour était établi dans la tête de plus ou moins tout le monde, je me retrouvais face à cette donnée que je n'avais jamais prise en compte : pour se faire pardonner, pour se faire ré-intégrer, il faut du temps. Et énormément de patience. Autant la plupart des gens m'importaient peu, autant auprès de Hazel et Max, cela me semblait plus laborieux. Les deux semaines qui étaient passées avant que je ne les revoies s'étaient déroulées sans encombres, et puis, j'étais particulièrement occupé par mon emménagement, mon nouvel emploi et le retour à mes repères d'antan. Si certaines habitudes restaient, je n'étais pourtant plus le même homme en revenant ici. Alors me réinstaller dans la vie que j'avais avant c'est comme porter un vêtement trop petit, ou qui gratte. Ma vie d'avant c'était ce pull en laine qui reste toujours dans le fond de l'armoire, que l'on garde pour on ne sait quelle raison. La seule chose que je voulais récupérer d'avant, c'était elle. La frustration d'avoir tout ce qu'il faut et de ne pas réussir à saisir l'essentiel.

Depuis que nous nous sommes croisés au festival, mon esprit s'est de nouveau retourné et torturé. Parfois l'envie d'un truc pour calmer cette folie me prend, mais cette envie reste fugace et je n'ai pas trop de mal à l'évacuer. J'ai un objectif et cet objectif, c'est elle. Même si tout semble bousculer et que depuis maintenant plus d'une semaine, je me retourne toute les nuits dans ce lit trop grand, cherchant à chasser les images d'un avenir révolu de ma tête pleine d'idées. J'aurais voulu que l'on puisse apprécier cela à deux, et parfois je me demande si nous allons survivre à tous ces événements qui se sont enchaînés, nos promesses ratées, nos rêve brisés. Est-ce que nous pourrions passer au dessus de toutes ces choses un jour, est-ce que tu me regarderas à nouveau comme avant que je fasse la terrible erreur de la tromper ? Je sais que malgré toutes ces choses, mon amour pour Hazel reste inchangé, ou gagne en profondeur encore, si cela est possible. Peut-être parce que malgré toutes ces épreuves, j'ai réalisé qu'elle non plus ne pouvait m'effacer définitivement.

Je voulais lui laisser le temps de respirer, même si l'envie folle me prend à chaque instant de lui téléphoner, de lui supplier pour que l'on se revoit, dans les bonnes règles cette fois. Je ne veux plus attendre que le destin s'en charge et nous fasse nous croiser aux moments où c'est le moins importun. Je veux quelque chose d'organisé, de clair, pour qu'elle puisse réfléchir avant et après sans se sentir trahie par l'univers qui lui envoie des bombes à la figure à longueur de temps. Je veux respecter ce temps nécessaire pour qu'elle digère nos deux dernières rencontres. J'essaye de penser, contrairement à avant, aux choses qui l'énervaient chez moi avant que tout cela n'arrive, et sur lesquels je ne faisais pas toujours d'effort. Je ne sais pas ce que j'espère en tentant de me changer exactement. Mais au moins, en ne la contactant pas tout de suite, je la laisse comprendre que je fais un effort surhumain pour lutter contre ma spontanéité et mes désirs si ardents qu'ils me brûlent des nuits entières.
J'aurais pu attendre plus encore mais hier, j'ai finalement cédé à la tentation, hésitant dans les mots à employer : « Ca te dit qu'on se voie, qu'on aille boire un verre, ou quoi, si ce weekend t'as un moment de libre... ? » J'en ai oublié les formules de politesse, agissant presque comme au début de notre relation, ne voulant pax charger la demande de phrases en tout genre, d'excuses bidons et de « faudrait qu'on discute » peu engageants. C'était quitte ou double, il n'y avait plus qu'à attendre la réaction.

Aujourd'hui alors, suite à un échange de textos pas très long, je me retrouve comme un con à ne pas savoir quoi mettre, pour la première fois de ma vie, je me retrouve comme une femme à me dire que « cette chemise fait trop séducteur-connard », « ce t-shirt fait pas assez sérieux pour la voir » « faudrait pas que ce pantalon fasse trop rencard. » Et je repense à toutes les fois où je l'ai vue devant le miroir, tournant sur toi même dans divers tenues, prétendant qu'elle n'avait rien à se mettre. Ce à quoi je répondais qu'elle n'avait rien besoin de mettre, que je la préférais sous son plus simple appareil et qu'elle devrait revenir au lit pour que je lui prouve. La nostalgie est lourde, on se rend toujours compte trop tard de la chance que l'on a de vivre ces moindres petits instants de bonheurs. Et ce n'est pas les grands événements dont je me souviens le plus, c'est l'effluve d'un parfum, la peau d'une cuisse, d'un ventre, d'une main, c'est les regards... Je finis par redevenir un homme, car finalement, les vêtements n'ont plus grande importance, je vois Hazel aujourd'hui, et j'espère sincèrement qu'elle aura la force de me retrouver. J'enfile une simple chemise blanche, ouverte assez mais pas trop, et un jean bleu délavé. Coiffés, légèrement parfumé, fin prêt, je saisis les clés de l'appartement et sors de l'immeuble en fermant bien derrière moi. L'angoisse me taraude, j'ai mal au ventre, et comme je suis nerveux, je vérifie dix fois que je n'ai rien oublié.

Afin d'éviter les trop grandes angoisses, le choix d'un lieu neutre s'est avéré important. Je ne voulais pas qu'Hazel pense à son travail alors je lui ai proposé le Hard Rock Coffee plutôt qu'un simple bar sordide, c'est un endroit que nous fréquentions souvent quand nous voulions juste profiter à deux sans exagération. Quand je pense à quel point son sourire irradiait à l'époque, je frissonne à l'imaginer dans ce bar miteux, l'air superficiel collé au visage, la main des clients collée aux fesses. J'ai envie de péter un truc rien qu'à y repenser, mais je tente de maîtriser ma colère. J'arrive dans ces rues que nous avons tant fréquentées et me dirige vers le café où nous nous sommes donnés rendez-vous.

Le temps de m'installer en terrasse, je remarque que mon impatience m'a fait arriver un quart d'heure à l'avance, je me pose sur la chaise et frotte nerveusement mes mains sur mes genoux en regardant autour de moi. Mon coeur s'enflamme rien qu'à imaginer son si beau visage surgir dans mon champ de vision. Je me sens comme un gosse qui va à son premier rencard, sauf que moi j'ai déjà eu le temps de faire tout foirer une fois déjà. L'appréhension est là, je m'attends à ne jamais la voir arriver et cette idée me fout les boules. Comment devrais-je agir dans un tel cas... ?


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asbjorn maxwell
vous qui dans les langueurs d’un esprit monastique ignorez de l’amour, l’empire tyrannique... que vos cœurs sont heureux puisqu’ils sont insensibles. tous vos jours sereins, toutes vos nuits paisibles. byfantasy
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Hazel Bridgestone
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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Ven 3 Juil - 10:38

The moon is the only light we see
“It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness. We have no scar to show for happiness. We learn so little from peace.”


Il y a des jours où, lorsqu’on ouvre les yeux, on se rend compte que notre vie a pris un tournant qui ne nous convient pas, que tout nous est tombé dessus sans qu’on ait rien pu faire. On revoit sa vie défiler et on se demande si ça vaut la peine de poser le pied en dehors des couvertures aujourd’hui. Puis on referme les yeux cinq minutes, on respire un grand coup, on souffle et on se dit qu’on est pas une lopette, qu’on peut affronter les événements qui vont peut-être se produire aujourd’hui, qu’on est assez fort pour passer au-dessus de tout. Ce matin-là, j’aurais aimé ne pas me lever, ne pas voir Ash étendu à mes côtés, ne pas passer ma journée avec lui et surtout j’aurais aimé ne pas partir travailler le soir venu, non, j’aurais souhaité ne jamais devoir rentrer plus tôt, et j’aurais aimé ne jamais voir ce que j’ai vu quand je suis retournée à notre appartement. Mais il en était ainsi. Les images étaient gravées en moi à jamais. Et c’est cette journée qui a fait basculer ma vie. Souvent je me dis que si je n’étais pas rentrée plus tôt ce soir-là, je n’aurais pas surpris Ash, il ne serait peut-être pas parti et m’aurait confié qu’il était dans la merde, nous ne nous serions pas séparé et par conséquent je n’aurais pas fait de dépression et donc pas de fausse couche non plus. Nous serions peut-être parents à cette heure-ci, voire même mari et femme. Ma tentative de suicide ne m’aurait jamais effleuré l’esprit, je n’aurais pas couché avec M … Cette histoire m’était sortie de la tête. Depuis qu’Ash était de retour, mes sentiments pour Max s’étaient mis en sourdine, alors que deux semaines plus tôt, alors que je pensais qu’Ash était loin de tout, loin de moi, tout me hurlait de me jeter dans les bras de celui qui m’avait aidé à sortir la tête de l’eau. Mais qu’en était-il aujourd’hui ? Alors que l’amour de ma vie était de nouveau parmi nous et qu’il m’avait clairement fait comprendre qu’il ne m’avait pas oublié, que ses sentiments à mon égard étaient toujours bien présents – à l’instar des miens.

Toutes ces pensées tourbillonnaient dans mon esprit alors que j’étais toujours camouflée sous mes draps dans ce lit bien trop vide et froid à mon goût. Le miaulement de mon chat me fit comprendre qu’il n’appréciait pas que je ne m’aperçois pas de sa présence. Mon chat. Notre chat. Mes pensées se dirigèrent alors toutes vers cette personne qui m’avait tant fait souffrir mais pour qui mon cœur battait si fort. Que faisait-il ? Où était-il ? Avec une autre femme peut-être ? Ou en train de boire, de se droguer ou que sais-je encore ?! Il n’était qu’à quelques kilomètres de moi, quelques minutes en voiture, ou même à pieds. Je crevais d’envie de le revoir, de le toucher de nouveau, de voir cette étincelle éclairer son regard lorsqu’il posait les yeux sur moi, ou encore de sentir son parfum masculin, savant mélange entre une odeur boisée et celle du cambouis qui tâchait sa peau. Je voulais que ces mains calleuses effleurent de nouveau ma peau sensible, je voulais plus que tout sentir la douceur de ses lèvres contre mon cou. Toutes ces images me firent frissonner. Il fallait que je me lève et que je pense à autre chose. Tout de suite !

Un message fit sonner mon téléphone et je sortais précipitamment de ma douche en jurant. Soit c’était Max qui prenait des nouvelles, comme chaque jour, histoire de vérifier je ne pendais pas au bout d’une corde, soit Odélie qui me demandait si je voulais venir boire un café avec elle ou faire du shopping. J’engageais les paris avec moi-même lorsque je regardais l’écran s’allumer : « Je parie que c’est Ma… C’est quoi ce numéro ? » Pas une seconde j’aurais pu penser que ce serait un message d’Ash. Il avait changé de numéro le jour où il m’avait abandonnée. Contrairement à moi, qui avais gardé mon numéro en gardant le secret espoir qu’un jour il me recontacte. Fébrile, j’ouvrais le message : « Ca te dit qu’on se voit, qu’on aille boire un verre, ou quoi, si ce weekend t’as un moment de libre… ? » Pas de bonjour, ni au revoir, ni merde. Il n’avait pas signé mais je savais. J’étais persuadée que c’était lui. C’était une évidence. Je pris mon temps avant de lui répondre. J’avais trop souffert pour que ce soit simple pour lui, pour que je lui offre tout de nouveau sur un plateau d’argent. Je l’aimais à en mourir mais … je ne pouvais pas, pas encore, pas tout de suite. Il fallait que je sache s’il tenait vraiment à moi, si c’était moi et moi seule qu’il voulait à ses côtés. Je lui répondis donc une petite heure plus tard. Je composais le message, les mains tremblantes : « Bonjour… » J’effaçais le message, non, trop conventionnel. « Hello … » Non plus … « Salut. D’accord. Je suis libre tout le weekend… » NON ! Je ne pouvais pas lui faire comprendre que j’avais attendu ce message toute la semaine, que je l’avais attendu, LUI, chaque jour. « Salut, je suis libre en fin de journée samedi. C’est ok pour toi ? Je te laisse choisir l’endroit. »

Nous nous étions donné rendez-vous à 18h30 au Hard Rock Coffee. Un lieu sympa, qui nous permettait d’avoir un rendez-vous simple, qui ne suggérait rien de plus – si nous voulions simplement rencontrer quelqu’un et boire un verre. Nous avions l’habitude de venir dans ce café, et de passer de bons moments. Nous étions transits d’amour l’un pour l’autre à cette époque, je ne voyais que lui, tout autour de nous s’effacer lorsqu’il était à mes côtés. Et je savais aujourd’hui que ce serait encore le cas. Mais pour le moment, je me trouvais devant mon armoire en train de me dire que je n’avais rien à me mettre. J’avais déjà essayé trois robes, un short, deux jupes, une vingtaine de hauts, j’avais pratiquement tout sorti de mes étagères et les vêtements gisaient à terre ou sur mon lit. Au bout d’une trentaine de minutes, j’avais enfin choisi ma tenue : jean slim auquel j’avais fait des ourlets pour libérer mes chevilles et haut blanc légèrement transparent qui laissait apparaitre mon soutien-gorge rose fluo, c’était la mode et estival. Pour complété ma tenue, j’avais enfilé des escarpins, quelques bijoux, un peu de maquillage et une touche de parfum.

Il était 18h20 lorsque je quittais mon appartement. Une boule, énorme et douloureuse c’était formée dans ma gorge, ou dans mon ventre … ou peut-être le stress avait-il pris possession de mon corps tout entier… J’arrivais au bar à 18h30 pile. Je n’aimais pas être en retard mais je ne voulais pas montrer à Ash que j’avais attendu ce rendez-vous toute la journée. Lorsque j’entrais dans le bar, les employés qui me connaissaient me firent un signe de la main et mon regard se promena dans la pièce à la recherche de … Merde ! Je restais sans voix. Il était là, à quelques mètres de moi. A peine mon regard l’avait trouvé – comme attiré par cet être sublime – que tout s’était effacé autour de nous. Je ne voyais que lui, merveilleux, dans sa chemise blanche qui faisait ressortir son temps hâlé. Il était beau à tomber. Mon cœur rata un battement tandis que mon regard s’attardait sur son visage. Il arborait cet air séduisant qui faisait fondre n’importe quelle femme. Ses manches étaient remontées jusqu’à ses coudes, on aurait dit une gravure de mode. Tout son être suintait le danger et j’étais électrisée. Mon corps était parcours de frissons incontrôlables, voire même douloureux. Je ne me souvenais plus qu’il était aussi beau. Je m’ébrouais mentalement. Il fallait que je reprenne connaissance avant qu’il ne me voit baver devant lui. Je m’approchais jusqu’à être au niveau de la table. « Salut … » Que faire ? Que dire ? J’étais perdue mais contrairement au début de notre relation, j’avais perdu cette fougue et cette hargne, et surtout cette confiance en moi face à Ash. Il m’avait réduite à néant une première fois, il pouvait aisément recommencer. Un petit sourire se dessina sur mes lèvres tandis que mon regard brillant fixait le sien. Et je décidais enfin de m’asseoir face à lui.

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Je sais bien que tout nous sépare, je sais qu’il faudrait s’enfuir, mais je n’irai plus nulle part, sans vouloir lui revenir, sans vouloir nous retenir. Mais d’où vient le feu qui s'empare, de mon âme a moitié ivre. Soudain pour un simple regard, je veux vivre au bord du vide. byfantasy
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Asbjorn Maxwell
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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Ven 3 Juil - 18:00


The taste of  the impossible

Hazel ignore sans doute tout de ce que j'ai ressenti cette semaine. Ma seule envie était d'aller frapper comme un fou à sa porte, lui suppliant de me laisser entrer comme j'aurais du le faire 6 longs mois auparavant. Je me serais mis à genoux et l'aurais suppliée de me reprendre. Mais non,si je voulais revenir en tant que l'homme qu'elle méritait, il fallait que je lui montre que je pouvais faire preuve de patience, moi l'homme nerveux qui avait toujours eu cette fièvre et cette impatience à son égard. Je n'étais pas un homme patient, j'étais tel que mon regard vif semblait le laisser deviner, à obtenir ce que je voulais par n'importe quel moyen. La force s'il le fallait. Mais jamais, ô grand jamais, je n'étais resté sagement chez moi, attendant que le temps se montre disposé à ce que je me lance. Je provoquais le destin, je ne me laissais pas guider par lui, et jusqu'à il y a quelques mois, avec Hazel, ça m'avait plutôt réussi. Je crois que cette impatience lui plaisait, j'imagine qu'elle n'était pas indifférente à l'empressement dans mes gestes quand je saisissais son corps contre le mien pour la première fois. Sois mienne, à partir de maintenant, et c'est tout. Pas la peine de résister.

Maintenant tout est bien différent, il faut que je calme cette brutalité en moi, en tout cas pour un moment, mais je sais que si je venais à embrasser Hazel une dernière fois, la même passion impatiente et fébrile m'étreindrait. Mais non, dans l'immédiat, Hazel ne m'appartient pas, Hazel n'est plus sous mon contrôle exclusif. Alors que la nervosité s'installe en moi à l'idée qu'elle me laisse en plan au dernier moment, je songe aussi à ces 6 mois dont elle ne m'a pas parlé en suffisance. Je sais bien des choses terribles sur ce qui s'est passé pendant mon absence, à cause de mon absence, mais qu'a-t-elle fait le reste du temps ? On n'est pas dans un livre à l'eau de rose, et je culpabilise moi-même d'avoir couché avec d'autres femmes, peu importe que je les aie associées à Hazel, ce n'était pas elle que j'étreignais, ce n'était pas en elle que je jouissais. Je fronce faiblement les sourcils à cette idée. Pour la chasser, je commande un verre, un simple soda, aussi surprenant cela paraisse. Je regarde autour de moi, des groupes d'amis discutent et rient, semblent passer un super moment, tandis que moi, je ne suis que là face à mon passé, comme un mort vivant.

L'attente me rend fou, je tourne lentement la paille dans mon verre, agitant les glaçons qui font un bruit sourd contre la paroi. Je repense à la position qu'elle avait avec Max lorsque je suis arrivé l'autre fois au bar où elle travaille. Malgré tout, cette idée m'obsède, j'ai beau essayer de la laisser filer, elle revient sans cesse pour me tourmenter. Je ne serais donc jamais en paix avec moi-même, toujours à me laisser envahir par des détails. Je me fais des films en masse. Alors pour me calmer, j'use de la même technique que d'habitude : je pense à elle. A ce qu'elle doit penser et imaginer, les films qu'elle se fait elle. Elle-même était persuadée que j'étais parti avec Sofia... Je m'étrangle légèrement avec mon soda et tousse en repensant à ça. Je n'aurais jamais du venir à l'avance, ça ne fait que me faire penser et augmente l'angoisse dans mon estomac. Je porte mon regard sur les guitares de grands artistes exposées au dessus du bar. J'ai toujours adoré la déco de ce bar, la chaleur qui se dégage de cet univers m'attire, le côté rock, le côté « brut de décoffrage », j'imagine que ça me colle à la peau.

Lorsque je tourne à nouveau la tête je vois qu'Hazel est arrivée, et bien plus proche que je ne l'imaginais, moi qui ai scruté après elle pendant dix longues minutes, me voilà pris au dépourvu. La voilà prêt de la table où je me suis installé en deux temps trois mouvements, elle est stupéfiante de beauté comme toujours, et ce chemisier qui en révèle tant et si peu à la fois, j'imagine le contact du tissus léger sur sa peau. Je ne regarde pas avec trop d'insistance cette poitrine se dévoilant pudiquement derrière ce voile et me lève, souriant d'instinct à la vue de cette sublime femme qui me rend toujours aussi dingue. Si aucune loi n'avait régi cette terre, j'aurais saisi ce poignet fin, porté ce corps sur la table et serais déjà en train d'en dévorer chaque parcelle de peau. Je me contente de sourire comme un imbécile, car bien que toujours terriblement angoissé, j'hurle de joie intérieurement à l'idée qu'elle ait bravé toutes ses peurs et tourments pour me voir aujourd'hui. « Salut … » Mon sourire s'élargit, car malgré les douleurs, je me sens comme un gamin trop heureux de ne pas avoir du vivre de râteaux. « Salut... » J'inspire légèrement puis comme réveillé d'un coup, je vais tirer la chaise en face de la mienne pour qu'elle puisse s'asseoir , je n'ai jamais manqué d'être gentleman avec elle, c'était un véritable instinct en moi, peut-être un peu ringard, mais c'était révélateur surtout de tout ce que je pourrais faire pour elle, juste pour qu'elle soit bien. Nous nous installons face à face et j'observe les traits de son visage, alors que je sens la douce odeur de son parfum me parvenir. Cette odeur me ferait grimper aux rideaux. Pour moi l'amour est indissociable de cet appétit qui m'anime dès que je pose mes yeux sur elle. Elle le sait, mais comme rien n'est plus comme avant, je tente d'éteindre cette étincelle dans mon regard, celle qu'elle connait si bien. « Merci d'être venue... Qu'est-ce que tu veux à boire ? »
C'est seulement maintenant que nous sommes face à face que j'ignore comment la suite va se passer, de quoi devons nous parler, de quelle manière devons-nous nous aborder au juste ? Je ne l'ai pas invitée pour que nous nous regardions dans le blanc des yeux, je veux qu'elle sache, qu'elle sache que je ne voulais pas des retrouvailles comme ça, et que toutes ces explications, j'étais prêt à lui donner autrement que le soir d'un festival, alors qu'elle avait ingéré trop d'alcool. J'essaye de ne pas me tourmenter davantage avec cela, me disant que d'instinct, nous saurons nous en sortir, car si Hazel est là, maintenant, face à moi, c'est qu'elle fait réellement un pas vers moi, d'elle-même, de pleine conscience. Je n'ai plus qu'à tout faire pour lui montrer que je l'ai mérité.


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Hazel Bridgestone
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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Sam 4 Juil - 1:16

The moon is the only light we see
“It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness. We have no scar to show for happiness. We learn so little from peace.”


Comme dit le célère proverbe : l’amour a ses raisons que la raison ignore. Et c’était tout à fait vrai. Si j’avais dit à mes quelques amis – ou du moins aux personnes qui m’avaient vue ces six derniers mois – que je me rendais à un rendez-vous avec celui qui m’avait fait vivre un enfer et que je n’avais rêvé que de ça, ils m’auraient prise pour une folle et auraient tenté de me raisonner. Mais pour quoi faire ? Ca n’aurait servi à rien. J’appartenais à Ash corps et âme, je ne pouvais pas aller à l’encontre de ça. Il avait marqué de son nom mon cœur, et tout cela au fer blanc. Toute la sainte journée j’avais songé à ce que nous nous dirions, quels seraient nos sujets de discussion, s’il aborderait tout de suite sa tromperie et sa désertion. Mais je tentais également de songer à mes réactions face à ce qu’il me dirait. Je devais impérativement rester calme et sereine. Il fallait que je respire pour ne pas trembler, pleurer et partir en courant. Je ne voulais pas montrer ma faiblesse. Je ne voulais pas qu’il sache comme j’étais en ruines à l’intérieur. Mais d’un autre côté, j’aurais souhaité qu’il se rende compte de l’enfer que j’avais vécu – non pas que je lui souhaite du mal.

Ses yeux s’illuminèrent, brillèrent, lorsqu’ils croisèrent les miens. Mes poils se dressèrent sur mes bras, un serpent glissa dans mon dos, le long de ma colonne, me faisant me redresser légèrement. Les papillons dansèrent dans mon ventre, m’arrachant un petit sourire. Mais je clignais rapidement des yeux, détournais rapidement le regard pour ne pas soupirer. Asbjorn, galant comme à son habitude, se leva pour venir me tirer la chaise sur laquelle je m’assis. Je le remerciais d’un sourire tout en me demandant s’il avait toujours fait ça avec les autres femmes qu’il avait croisé. Si, durant son absence, il avait autant pris soin de toutes les femmes qui étaient passées dans son lit, qui avait touché, caressé sa peau douce, qui avait pu apprécier la chaleur de son corps nu … Je n’étais pas idiote. Je savais que, contrairement à moi, Ash avait succombé à la tentation durant ces six mois. Je savais que je n’avais plus été la seule. Je me renfrognais à cette idée, et je perdis mon sourire, mes yeux se posant sur tout et n’importe quoi autour de nous. Soudain, la pièce avait retrouvé la vie.

« Merci d'être venue... Qu'est-ce que tu veux à boire ? » Je clignais rapidement des yeux en me mordant la lèvre inférieure pour m’empêcher de lui dire à quel point j’avais rêvé de ce message, de ce contact car on ne pouvait pas vraiment dire que depuis son retour et notre rencontre au festival nous avions réellement pu mettre les choses au clair. Puis ce n’était pas non plus lors de notre second « rendez-vous » improvisé, au bar où je travaillais, que nous avions pu discuter lui et moi. C’était donc le moment idéal. « Merci … de … enfin pour ton message. » Je bafouillais comme une adolescente pré pubère lors de son premier rencart avec son crush. J’étais mal à l’aise. [color=indianred] « Je prendrais un gin tonic … »[ /color] dis-je tandis qu’un serveur s’approchait de notre table. Il me sourit et leva le pouce en l’air pour me faire comprendre qu’il avait pris note de ma commande.

Je passe une première fois ma main dans mes cheveux tout en déposant mon sac sur la chaise à côté de moi, puis une seconde fois pour me donner une contenance. Je suis anxieuse. C’est la première fois que cela m’arrive face à Ash avec qui j’ai toujours été naturelle, étant donné que nous étions faits l’un pour l’autre. Deux âmes-sœurs. Mais aujourd’hui tout avait changé. Qui étions-nous l’un pour l’autre ? Des exs ? Juste d’anciens amants ? Non. Je ne supportais pas ce statut. C’était trop douloureux. Les sentiments que j’avais à son égard palpitaient encore bien trop fortement en moi. Mais nous étions là, lui et moi. Il avait fait un premier pas dans ma direction et je n’avais pu faire autrement que d’avancer à mon tour dans sa direction. Je ne pouvais aller contre mon amour pour lui. Cela m’était impossible. J’avais pourtant essayé, mais c’était comme si on m’arrachait une partie de moi, comme si mon corps s’arrêtait progressivement, comme si on enfonçait une main dans mon ventre pour attraper mes entrailles et les faire sortir de mon corps. Le monde avait perdu sa saveur lorsqu’Ash avait disparu de la circulation. Il avait perdu sa couleur. Tout me semblait si fade, tout était si triste. Que peine et douleur. Tristesse et noirceur. Et c’est horrible de se rendre compte que l’on dépend d’une seule personne, que notre bien-être, notre santé physique et mentale tient entre les mains d’un être humain.

Il fallait que nous engagions la conversation. Que nous mettions les choses à plat. Il était temps. J’avais trop attendu. Le serveur me rapporta mon verre en me jetant un regard étrange. Une fois qu’il eut déposé mon breuvage devant moi, il se tourna vers moi : « Excusez-moi mais, vous ne travaillez pas au Hooters ? » Je souris en hochant la tête : « Oui tout à fait… » dis-je pour qu’il enclenche la suite : « Et ça ne vous dérange pas de passer la journée à vous faire mater le postérieur ? » Me demanda-t-il intrigué. Je haussais les épaules, ne sachant pas trop quoi lui dire et surtout pour qu’il aille voir ailleurs. Il dû comprendre le message et s’en alla. Ce n’est qu’alors que je remarquais qu’Ash avait déjà une boisson devant lui et la couleur du liquide ressemblait drôlement à du soda. « La plupart des gens, qui ne fréquentent pas le hooters, pensent que nous sommes de vraies trainées… Bon, certes, le boss pense que nous sommes ses « poupées » mais on porte juste un short un peu court, pas de quoi en faire un drame, je ne me prosti… » je relevais la tête vers Ash puis je balayais mes paroles d’un geste de la main. C’était bien trop étrange de parler de ça avec Ash. « Enfin bref … Ca fait bizarre de remettre les pieds ici … » dis-je. A vrai dire, je n’y étais pas retournée depuis son départ, ce qui faisait un bon bout de temps quand même.



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Je sais bien que tout nous sépare, je sais qu’il faudrait s’enfuir, mais je n’irai plus nulle part, sans vouloir lui revenir, sans vouloir nous retenir. Mais d’où vient le feu qui s'empare, de mon âme a moitié ivre. Soudain pour un simple regard, je veux vivre au bord du vide. byfantasy
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Asbjorn Maxwell
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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Lun 6 Juil - 15:11


The taste of  the impossible

Alors que je me rasseyais face à Hazel, je me disais que ce sourire crampé sur mes lèvres pouvait avoir quelque chose de déplacé, nous étions en « crise », il ne fallait pas que je l'oublie, et peut-être que je manquais de respect à toute la douleur d'Hazel en m'affichant aussi heureux. Mon enthousiasme s'était déclaré sans que je puisse lutter à la vue de ce magnifique visage, j'étais certes heureux qu'elle soit là, mais j'imaginais qu'elle devait être venue pour se donner l'illusion qu'elle guérirait peut-être ses blessures de ces derniers mois en clarifiant les choses avec moi. En vérité, j'y voyais surtout là le fait que malgré toute la lutte qu'elle avait du mener envers elle-même, elle était toujours aussi accrochée à moi que je l'espérais. Je savais que je n'avais pas inventé notre amour, qu'il y avait vraiment cette chose chez nous qui faisait qu'on ne pouvait tout simplement pas lutter.

« Merci … de … enfin pour ton message. » Je décelais bel et bien le mal-être qui l'animait, je n'avais pas l'habitude de la voir ainsi, j'avais l'impression de revenir au début d'une relation, pas la notre, mais celle de n'importe qui, car nous n'avions pas vécu ces étapes de la même manière, nous nous étions cherchés comme le chat et la souris pendant longtemps, mais jamais nous n'avions été mal à l'aise vis à vis de l'autre jusqu'à aujourd'hui. « Je prendrais un gin tonic … » Le serveur qui était justement arrivé pris note de sa commande et tourna les talons. Hazel passa ses doigts fins dans sa crinière blonde à deux reprises et tandis que je retenais mon sourire, mes yeux quant à eux parcouraient son visage sans s'en lasser une seule seconde. Si l'atmosphère était fragile, je n'avais pas l'impression que tout était brisé, et impossible à rattraper, au contraire. Ma main fut secouée d'un très léger tremblement que je calmais aussitôt en la serrant sur mon genoux.

Nous étions tous les deux perdus, cherchant vainement à comprendre où nous en étions réellement. Nous qui avions tellement longtemps eu pour identité d'être la moitié de l'autre, nous avions été séparés pendant une durée trop longue, et tout était trop surréaliste pour tout comprendre. Dans un monde ou nul jugement n'existait, peut-être cela aurait-il été plus facile, mais j'imaginais bien que au-delà d'Hazel, bien d'autres personnes freineraient des deux pieds à l'idée qu'elle revienne vers moi. J'aurais voulu que la raison n'existe pas et que nous nous laissions tout juste porter par notre instinct. Cela aurait sans doute arrangé le connard en moi qui avait réussi à tout briser, et j'avais bien conscience que ce n'était pas la solution et qu'il ne fallait pas qu'il reste impuni. La souffrance vécue ces derniers mois ne m'avait été imposée que par moi-même, Hazel aussi avait le droit de faire souffrir ce coeur malade en retour de toutes ces choses horribles que j'avais infligées au sien.

J'allais ouvrir la bouche pour dire quelque chose lorsque le serveur arriva, je me ravissais alors qu'il posa le verre face à Hazel. « Excusez-moi mais, vous ne travaillez pas au Hooters ? » J'eus un frisson de dégout à la pensée de ce bar tandis que Hazel répondait par l'affirmative, comment avais-je pu briser cette femme aussi forte, fonceuse... J'étais son pilier central, j'avais tout fait foirer, je savais que la crise frappait son emploi aussi malheureusement, mais si j'étais resté, j'aurais trouvé un moyen pour l'aider à garder la tête hors de l'eau.  « Et ça ne vous dérange pas de passer la journée à vous faire mater le postérieur ? » Un vent glacé envahit mon cerveau, je scruttais le serveur, l'air de dire « ça va, je ne te dérange pas ? Tu te sens vraiment obligé de remuer le couteau dans la plaie ? » Mais il ne me remarqua heureusement pas. Je redirigeais mon regard vers Hazel qui haussa simplement les épaules sans prétendre répondre. Le serveur paru comprendre et s'éloigna sans sa réponse, même si persuadé qu'il l'avait trouvée tout seul. Je tournais légèrement ma paille dans mon soda, faisant à nouveau tinter les glaçons alors qu'ils fondaient doucement dans le liquide brun foncé.  « La plupart des gens, qui ne fréquentent pas le hooters, pensent que nous sommes de vraies trainées… Bon, certes, le boss pense que nous sommes ses « poupées » mais on porte juste un short un peu court, pas de quoi en faire un drame, je ne me prosti… » Je levais les yeux vers elle et lui dédia un léger sourire, bien qu'à l'intérieur de moi, une vague de rage tentait de se contenir à l'idée de voir à nouveau Hazel dans cet univers sordide.  « Enfin bref … Ca fait bizarre de remettre les pieds ici … » Elle sembla comprendre le sentiment qui m'animait, tentant de changer de sujet mais c'était aussi un de thèmes que nous devrions de toute façon aborder... J'imagine. Je me penchais en avant, posant mes coudes sur la table, saisissant mon verre pour en boire une gorgée puis je répondis : « Et moi donc... J'ai cette sensation à chaque pas que je fais. Y a tellement de choses qu'ont changé, ça me fait bizarre d'être de retour. Et encore plus d'être ici... Avec toi... » Je détournais le regard, ne continuant pas ma phrase. Je suis là, ici, avec elle, et je n'ai plus cette chance de pouvoir la toucher autant que je le désire, je n'ai plus le droit de saisir sa main, d'embrasser ses lèvres...
« Tu sais, pour le Hooters... Pas besoin de te sentir obligée de te justifier. Surtout pas auprès de moi. Non seulement parce que je serais mal placé pour te juger, mais aussi parce que je sais que tu as de très bonnes raisons d'y travailler. J'imagine que ta ... situation... est un peu liée à toute cette histoire. Tu as complètement abandonné tes évènements ? T'étais vraiment douée pourtant... » Je n'arrive quand même pas à comprendre pourquoi ce bar. Elle aurait pu être caissière ou ménagère, ça me fait frissonner de dégout à l'idée de ces mains dégueulasses qui se perdent sur son corps. Je sais que ce n'est pas de la prostitution, mais son patron le prend comme tel, et elle le sait très bien, sans doute essaye-t-elle de s'auto-convaincre en me convainquant moi-même.Le fait qu'elle se justifie auprès de moi me semble invraisemblable, elle devrait se foutre de l'avis d'un connard d'ex-drogué qui vient encore chambouler toute sa vie.
Je passe finalement ma main au creu de ma nuque, comme à chaque fois que j'éprouve une certaine gène ou que je sens que je suis maladroit : « Enfin, tu n'es pas obligée de me répondre, je comprendrais que... » Je toussote faiblement et lève les yeux vers elle de manière mal assurée.


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Hazel Bridgestone
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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Mar 7 Juil - 0:01

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Sa main tremble, à l’instar de la mienne. Nous sommes comme deux étrangers lors d’un premier rendez-vous. J’ai l’impression d’être l’une de ces filles qu’il a dû croiser pendant ces six mois… Non, impossible. Tout ce qui devait se passer entre lui et ces filles, c’étaient des caresses, des langues qui se mêlent, des soupirs empressés, des cris, des… Je ne dois pas penser à ça. Tout ce que je ressens c’est du vide. Je ne dois pas oublier la douleur que j’ai ressentie, toute cette peine qui s’est installée en moi et qui m’a grignoté de l’intérieur. Il ne faut pas que je fasse comme si rien ne s’était passé. Eet pourtant. La seule chose que je souhaite le plus au monde, c’est que tout redevienne comme avant. Mais non sommes là, face à face, mal à l’aise, comme si tout ce que nous avions vécu n’existait pas, n’existait plus, n’avais jamais vu le jour. Pourtant, nous avions été heureux, malgré les hauts et les bas, mais comme chaque couple et j’avais été enceinte de lui. Tout ce qui s’était passé entre nous était bien réel, mais pour l’instant je peinais encore à me dire qu’il était bel et bien de retour et que ce n’était pas une hallucination due aux cachets.

J’ai tenté de changer de sujet, pourquoi parler tout de suite de choses qui fâchent alors que nous venons de nous retrouver. Mais je ne suis pas stupide, tous les sujets que nous allons aborder sont des sujets fâcheux. Comment lui demander ce qu’il a fait durant ces cent quatre-vingt-deux jours passés loin de moi sans songer à la douleur qu’il a causé ? Comment parler de mon travail présent sans qu’il se sente fautif ? Tout est si compliqué. Pourtant, nous voudrions tous les deux que ces retrouvailles se déroulent comme dans un film, mais c’est impossible, nous le savons. « Et moi donc... J'ai cette sensation à chaque pas que je fais. Y a tellement de choses qu'ont changé, ça me fait bizarre d'être de retour. Et encore plus d'être ici... Avec toi... » Il détourne le regard, et j’en fais de même. Je dois respirer, calmer ma respiration, faire en sorte que mon cœur ne s’emballe pas, que mes membres ne se mettent pas à trembler violemment, qu’une boule ne se forme pas dans ma gorge et surtout que les larmes n’emplissent pas mes yeux. J’ai envie de lui dire que c’est à moi que ça fait bizarre de le voir ici, avec moi, lui qui est parti sans un « au revoir » et qui revient, au moment même où je me fais à l’idée qu’il ne me reviendra jamais. Mais il enchaine soudainement, ses mots perçant le silence qui s’installait lentement entre nous : « Tu sais, pour le Hooters... Pas besoin de te sentir obligée de te justifier. Surtout pas auprès de moi. Non seulement parce que je serais mal placé pour te juger, mais aussi parce que je sais que tu as de très bonnes raisons d'y travailler. J'imagine que ta ... situation... est un peu liée à toute cette histoire. Tu as complètement abandonné tes évènements ? T'étais vraiment douée pourtant... » La boule se forme bel et bien dans ma gorge, mais ce n’est pas le même genre que celui auquel je m’attendais, les larmes ne suivent pas, au contraire. Mes ongles s’enfoncent dans ma paume. La colère monte en moi. J’ai envie d’exploser et de lui dire d’aller se faire voir, comme je l’aurais fait des années plus tôt. Bien heureusement qu’il ne me jugeait pas, il ne manquerait plus que ça. Que le mec se barre, revienne après m’avoir complétement abandonnée en me disant que j’avais une vie de merde à présent. Oui, ma vie ne rimait à rien depuis qu’Ash était parti, c’était la stricte et douloureuse vérité, celle qu’on a pas envie de voir. « Respire Haz’, il ne voulait pas mal dire. »

Mes yeux s’aventurent sur son visage tandis qu’il a toujours le regard détourné. Ses traits sont plus marqués, plus durs qu’avant, il semble plus mâte également. Ses yeux sont toujours aussi bleu que l’océan mais semblent avoir vus des choses assez moches. Mes yeux glissent doucement vers sa bouche, ses lèvres qui m’ont fait hurler d’extase, puis mon regard dérive vers sa mâchoire carrée, contractée. Son geste me fait sursauter. Il se caresse la nuque comme à son habitude lorsqu’il est mal à l’aise, les muscles de son biceps roulent sous sa peau et j’ai envie de croquer dedans. Un frisson me parcours le corps entier, envoyant des papillons virevolter dans mon bas ventre. Je me mords de nouveau la lèvre. Je suis si lunatique. Ça ne me ressemble pas. Gênée, en colère puis excitée. Qu’est-ce-qui cloche chez moi ? Rien. Ce n’est que mon corps qui réagit au sien, mon âme qui reconnait la sienne. « Enfin, tu n'es pas obligée de me répondre, je comprendrais que... » Ses yeux croisent de nouveau les miens alors que je le fixais sans me cacher. Je mords de plus belle dans ma lèvre pour me faire réagir puis bois une gorgée de mon gin tonic. L’alcool me brûle la gorge. C’est une sensation grisante.

[color]=indianred] « Je sais ce que tu te dis … Que j’aurais pu juste être serveuse dans un café de ce genre, ou faire des ménages, mettre en rayon, ou c’que j’en sais. Mais pas serveuse dans un bouiboui comme ça. Et pourtant…. Voilà où j’en suis aujourd’hui. Oui, je ne vais pas te mentir au début ça me répugnait, mais … mais je n’étais plus bonne qu’à ça. Et qui d’autre aurait voulu d’une dépressive, complétement shootée aux cachets comme employée ? Mise à part ce vieux vicelard de patron ?! J’ai pourtant essayé de bosser dans un petit routier, mais j’étais trop à l’ouest pour eux. Et, de savoir que je … »[/color] Je clignais rapidement des yeux pour empêcher les larmes de couler et respirais un grand coup avant de reprendre : « Et surtout, dans ce boulot ce qui m’a attiré était de savoir que je plaisais encore aux hommes malgré tout. » Avouais-je en buvant une nouvelle gorgée. Après le départ d’Ash, j’ai plongé dans une profonde dépression, je suis devenue une loque humaine, le seul homme qui semblait me traiter comme une femme était Max, mais il m’avait connue avant que je devienne cette larve. Mais je voulais savoir si aux yeux des autres hommes je pouvais encore être cette femme pleine de vie, sexy et attirante. Ce n’était peut-être pas le meilleur moyen de le savoir, mais ça m’avait aidé. « Concernant l’événementiel… J’ai arrêté, indépendamment de ma volonté. Mes clients m’ont lâchés un part un. Fallait dire que j’étais même plus capable de me souvenir de mon prénom, Max pourra témoigner. Alors mon carnet d’adresse est parti en fumée. Et comme l’hospitalisation a vidé mes caisses, il fallait bien que je recommence à travailler si je ne voulais pas que le proprio de l’appart’ me dégage à coups de pompes dans le cul … » répondis-je en plantant mon regard dans le sien. J’aspirais une nouvelle gorgée de mon soda en croisant les jambes avant de lui dire : « Et toi ? Toujours mécano ? ». Nous n’allions pas parler que de moi durant tout notre rendez-vous tout de même ?! Une femme passa près de nous en dévorant du regard Ash et je ne pus m’empêcher de lui jeter le regard le plus noir que je puisse faire tout en pensant que c’était une sale trainée.


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beautiful disaster
Je sais bien que tout nous sépare, je sais qu’il faudrait s’enfuir, mais je n’irai plus nulle part, sans vouloir lui revenir, sans vouloir nous retenir. Mais d’où vient le feu qui s'empare, de mon âme a moitié ivre. Soudain pour un simple regard, je veux vivre au bord du vide. byfantasy
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Asbjorn Maxwell
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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Mar 7 Juil - 23:31


The taste of  the impossible

Je suis peut-être naïf de croire que tout peut s'arranger entre nous. En réalité, j'ai besoin d'y croire pour survivre. Il est aisé de se dire que rien ne sera plus jamais pareil, trop de choses sont brisées. Et même maintenant, face à face, gardant un calme olympien qui nous étonne sans doute tous deux, il reste ce malaise plus que palpable qui se dégage de nous, se prouvant même par ce serveur qui parle à Hazel du Hooters sans faire attention à moi, ou ses gonzesses qui me jettent des regards de temps en temps. L'univers sait que nous ne sommes plus ensemble, que notre rendez-vous n'est pas celui d'un couple. Pourtant dieu sait que je voudrais prouver au monde que cette femme ne devrait appartenir qu'à moi et moi qu'à elle. Le problème est que je ne sais plus ouvrir la bouche sur le moindre sujet sans avoir la culpabilité qui me dévore et l'impression que je n'ai pas le DROIT de parler de ça. Je sais à quel point Hazel a du souffrir, ou du moins j'essaye de l'imaginer, mais pour une erreur de parcours, je me retrouve comme ennemi public numéro un dans toute cette ville qui me regarde comme « le mec qui a détruit l'amour de sa vie ». « Une erreur de parcours », Hazel m'entendrait penser ça, elle serait déjà en train de m'étrangler à l'heure qu'il est. Le problème est que je suis devenu mon propre ennemi. Moi qui avais, malgré les apparences, déjà une estime de moi peu glorieuse, j'avais à présent du mal à vivre dans mes propres pompes.
J'étais finalement devenu ce macho sans nom qui avait osé poser les yeux sur une autre femme, même déchiré tel que je l'étais, cela reste impardonnable. Avec tous ces liens brisés qui illustraient ma vie, ma mère, mon père, mes amis, les liens de mes amis, j'avais espéré avec Hazel que nous serions l'exception qui confirmerait la règle en étant malgré tout heureux en dépit de tous les obstacles. J'étais à présent forcé de constater que nous ne dérogerions à aucune règle, notre amour n'était plus l'exceptionnel que je l'imaginais, j'étais le même trou du cul que tous les autres. J'avais donné à Hazel le rôle de la simple petite amie éplorée. Cette idée s’insupportait et faisait que je me dressais là, devant elle, malgré tout. Je ne voulais pas laisser le monde vaincre, c'était à nouveau moi qui tenait les rennes de ma vie, et ma vie résidait en cette unique personne.

Je ne décelais pas la nervosité d'Hazel à ma réponse, maladroit comme à mon habitude, je l'avais blessée sans intention. Le problème était qu'à ma connaissance, quoique j'aurais à lui dire ce soir la blesserait de toute façon, même les plus beaux mots d'amour briseraient juste son coeur, car sans confiance, le moindre compliment pourrait être pris comme affront. Je tentais alors d'être le Ash naturel, car malgré les blessures que je lui infligerai, je voulais qu'elle sache. Je m'inquiétais sincèrement pour elle, et même si j'avais mal formulé mon idée, je voulais qu'il en ressorte qu'il fallait qu'elle s'accroche. Comment bien parler sur des sujets aussi épineux. J'avais l'impression que le chemin jusqu'à Hazel était parsemé de verre brisé. Je ne savais plus comment avancer.

Alors que je lève enfin mon regard rempli de gène vers elle, mon corps s'électrifie alors que je surprends ce regard et surtout le fait qu'elle mordille sa lèvre en me fixant avant de boire une gorgée de son verre. J'ai l'impression qu'un courant électrique parcours tout mon cerveau et mon corps à cette vue. Je n'y peux rien, c'est physique, mon corps est irrémédiablement attiré par le sien alors un tel regard, un tel geste ne peuvent me laisser indifférent. J'ai l'impression que l'air dans la pièce se raréfie, je bois cul sec le reste de mon verre comme s'il s'agissait d'un whisky... Déformation de l'alcoolique en cure. Mais Hazel détruit chaque part de mon self-control, alors que je tente de me concentrer sur notre concentration, je ne peux m'empêcher de regarder ce visage encore plus fin qu'avant, ces yeux clairs qui fuient les miens, ces cheveux encore plus longs que la dernière fois. J'adorais les sentir pleuvoir sur moi alors qu'elle se posait à califourchon sur moi. J'en étais sûr, c'était ce regard que je venais de surprendre, je ne pouvais pas l'avoir inventé... Le problème était qu'il me déstabilisait plus que je ne l'aurais voulu. Mais Hazel a les mots qu'il faut pour me refroidir.

« Je sais ce que tu te dis … Que j’aurais pu juste être serveuse dans un café de ce genre, ou faire des ménages, mettre en rayon, ou c’que j’en sais. Mais pas serveuse dans un bouiboui comme ça. Et pourtant…. Voilà où j’en suis aujourd’hui. Oui, je ne vais pas te mentir au début ça me répugnait, mais … mais je n’étais plus bonne qu’à ça. Et qui d’autre aurait voulu d’une dépressive, complètement shootée aux cachets comme employée ? Mise à part ce vieux vicelard de patron ?! J’ai pourtant essayé de bosser dans un petit routier, mais j’étais trop à l’ouest pour eux. Et, de savoir que je … » Je garde le silence, comme depuis que je suis revenu, j'ai l'impression que chaque conversation amène à mon procès. Mais qui aurait pu imaginer une suite d'événement aussi catastrophique ? Je suis vraiment le pire monstre au monde en fait, ou ? Je savais que notre relation était intense, profonde, je sais l'état dans lequel j'étais moi-même, une loque humaine, plus capable de passer un jour sans s'injecter une dose. Je croyais Hazel plus forte, peut-être que mon manque de confiance en moi me donnait l'idée qu'elle avait réussi à m'oublier. Je ne savais pas. Si j'avais su, je serais revenu... Si j'avais su... Les choses étaient faites, maintenant, il était inutile de me torturer avec ça, la réalité des choses présentes étaient une torture suffisante. Elle marqua une pause, respirant et se retenant sans doute de pleurer pour la suite : « Et surtout, dans ce boulot ce qui m’a attiré était de savoir que je plaisais encore aux hommes malgré tout. » Je soutenais son regard, je devais assumer d'entendre ce genre de chose, j'avais envie de lui dire à quel point elle était belle, attirante, et à quel point moi elle me rendait fou. J'aurais aimé pouvoir lui dire qu'elle n'avait besoin de plaire qu'à moi car je la couvrirais de regards jusqu'à la fin de mes jours si seulement je le pouvais. Mais c'était encore là une des pensées les plus égoïstes que je pouvais avoir. Le fait était là, je désirais qu'elle ne soit qu'à moi. Je devenais fou.
« Concernant l’événementiel… J’ai arrêté, indépendamment de ma volonté. Mes clients m’ont lâchés un part un. Fallait dire que j’étais même plus capable de me souvenir de mon prénom, Max pourra témoigner. Alors mon carnet d’adresse est parti en fumée. Et comme l’hospitalisation a vidé mes caisses, il fallait bien que je recommence à travailler si je ne voulais pas que le proprio de l’appart’ me dégage à coups de pompes dans le cul … » Les mots étaient durs. Mais il fallait bien que je les entende. Hazel ne quittait pas mon regard du sien, elle devait ressentir le besoin de tout me dire les yeux dans les yeux, pour que je saisisse chacun de ses mots. C'était chose faite... « Et toi ? Toujours mécano ? ». J'eus un léger sourire sans joie et hochais légèrement la tête. « Je crèverai mécano, je sais faire que ça. L'avantage c'est qu'on se fout de la réputation dans ce genre de milieu. » Je mordillais l'intérieur de la joue et faisais un léger signe au serveur pour qu'il me resserve la même chose alors que je réfléchissais à la suite de mes mots, peu importait le temps que je prendrais pour réfléchir, ils n'arriveraient jamais dans le bon ordre pour que mes idées passent correctement. Je replantais pourtant mon regard dans le sien et jouais la carte de la sincérité comme je l'avais toujours fait avec elle, c'était comme ça qu'elle avait fini par me regarder. «  Je suis sans doute la dernière personne de qui t'as envie d'entendre ça, mais t'étais et t'es toujours faite pour ça. Tu t'es toujours relevée Hazel, t'a craché sur la vie quand elle te faisait des coups de pute, et t'es quelqu'un de bien depuis toujours pour ça. Je vais te dire ce que je t'aurais dit si j'étais pas le Ash qui t'a bousillé le cerveau et le coeur avec ça... Mais tu m'as toujours impressionné, et j'ai toujours envié cette force en toi. C'est pas parce que pendant ces six mois, l'univers t'a écrasée comme une merde que ce sera toujours le cas. J'sais que je fais peut-être pire que mieux en te disant ça, surtout moi. Je serais un con de classe moyenne toute ma vie, mais toi Hazel t'es destinée à de grandes choses, et tu dois pas laisser un connard comme moi briser tout ce que tu pourrais faire de ces deux mains et de cet esprit créatif dont t'as été dotée. Tu le vois pas maintenant, tu te dis juste que je suis un connard d'oser te dire ça alors que c'est moi qui ai tout foiré, tu dois te dire que c'est moi qui ai brisé la machine et qu'elle est irrécupérable maintenant, mais tu m'as pas attendu pour être une grande personne. Je t'ai juste ouvert les yeux sur ce que tu avais de si grand en toi. » Je lâche tout d'une tirade, je sais bien que tu vas me détester longtemps pour ce que je viens de dire, mais qu'un jour tu vas y re-réfléchir, le jour où tu seras à nouveau prête pour ce déclic. Je ne te laisse pas le temps de te répondre et ajoute : « Une réputation, ça s'oublie, refais-toi dans ce boui-boui si c'est la seule solution, c'est juste une nouvelle preuve de ta force mentale contrairement à ce que tu crois, mais ne t'oublie pas. Je suis le pire connard de l'histoire, mais je te laisserai pas oublier ça. Désolé Hazel, mais ça je peux pas faire. » Mais de quoi je me mêle ? Comment je peux me permettre ? Je m'attends à recevoir le contenu de son verre d'une seconde à l'autre dans le visage, mais je suis prêt à faire ce sacrifice et attendre à nouveau autant de temps qu'il faudra avant de la revoir. Le plus important c'est que je pense chaque mot que je viens de lâcher. Et je crois que c'est le Ash que Hazel a toujours adoré détester, ou détester aimer...


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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Mer 8 Juil - 0:59

The taste of the impossible
“It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness. We have no scar to show for happiness. We learn so little from peace.”


La vie peut parfois nous jouer de sacrés tours. Lorsque l’on croit que tout va bien, que ça ne pourrait même pas aller mieux puisqu’on a tout ce dont on rêvait, ça nous tombe sur la tête. Comme un éclair peut tomber sur un arbre et le fendre en deux, le tuant de l’intérieur. Il arrive que parfois, on soit pris par surprise par les événements qui s’enchainent et qui font de notre vie un enfer. Alors bien sur c’est simple de se lamenter, de dire que rien ne va plus dans notre quotidien, que tout ce beau rêve a laissé la place au chaos et à la peine. S’en est peut-être fini des rires, des cris de joie et des moments de purs bonheur, mais il faut savoir relever la tête. C’est bien trop simple de pleurer tout ce qu’on a perdu. Il est bien plus dur de relever la tête, de la garder haute et de reconstruire sa vie brique par brique, même si ce doit prendre des années.

J’avais cessé de pleurer sur mon triste sort quelques mois auparavant. Je m’étais rendu, un beau matin, que pleurer et dire que je n’étais plus rien ne mènerait à rien justement. J’avais compris qu’il fallait que je redresse le dos, que je carre les épaules, que je souffle un bon cou et que je redresse la tête, fièrement. J’étais passée par une sale étape, mais elle m’avait, au fond de moi, rendue bien plus forte. Comme le jour où mes parents étaient décédés. Toute ma jeunesse j’avais été cette petite fille surprotégée, toujours cachée dans les jupes de sa mère, ne sachant pas faire les choses soit même ni tenir tête à qui que ce soit. Puis mes parents ont disparus, un jour, et j’ai dû apprendre, comprendre et je suis devenue cette femme forte, qui ne se laissait marcher sur les pieds par personne. La vie est une belle salope, mais ça, je le savais déjà depuis longtemps. Mais parfois il arrive que les choses négatives nous conduisent à du positif. Si je n’avais pas vécu cette horrible perte, si je n’étais pas devenue orpheline bien trop tôt, si je ne m’étais pas forgé cette carapace, jamais Ash n’aurait daigné poser les yeux sur ma personne. Nous ne nous serions jamais rencontrés. Il ne m’aurait jamais apporté tant de bonheur et de stabilité dans ma vie. Et c’était inconcevable.

Je répondis à ses questions en contrôlant le débit de mots qui s’échapaient de ma bouche ainsi que ma voix chevrotante. Je bus une gorgée de gin pour me donner un peu de courage et demandais à Ash s’il était toujours mécano. Pure diversion. Je le savais déjà lorsque je m’étais assise face à lui. Il pensait n’être doué que pour ça, j’avais pourtant tenté mainte et mainte fois de lui dire qu’il avait d’autres talents, mais têtu comme une mule il ne m’avait jamais écoutée et moi ça m’arrangeait, je le trouvais tellement sexy, tout tâché de cambouis dans son bleu. Il me répondit du tac au tac avec un petit sourire sans joie : « Je crèverai mécano, je sais faire que ça. L'avantage c'est qu'on se fout de la réputation dans ce genre de milieu. » En effet, on pouvait sortir de taule après avoir purgé une peine pour viol, ou pour vol à l’étalage, c’était pareil. Comme je l’avais presque prédit, Ash me signifia qu’il n’était doué que pour ça. Je levais les yeux au ciel pour lui signifier ce que j’en pensais. Je ris intérieurement, Ash m’exaspérait toujours autant quand il me disait ça.

Puis soudain une lueur étrange passa dans son regard tandis qu’il commandait un autre soda au serveur après avoir terminé en une gorgée le liquide ambré dans son verre. Ca n’augurait rien de bon. Qu’allait-il dire ou faire ? J’attendis patiemment en faisant tourner mon verre sur la table : «  Je suis sans doute la dernière personne de qui t'as envie d'entendre ça, mais t'étais et t'es toujours faite pour ça. Tu t'es toujours relevée Hazel, t'a craché sur la vie quand elle te faisait des coups de pute, et t'es quelqu'un de bien depuis toujours pour ça. Je vais te dire ce que je t'aurais dit si j'étais pas le Ash qui t'a bousillé le cerveau et le coeur avec ça... Mais tu m'as toujours impressionné, et j'ai toujours envié cette force en toi. C'est pas parce que pendant ces six mois, l'univers t'a écrasée comme une merde que ce sera toujours le cas. J'sais que je fais peut-être pire que mieux en te disant ça, surtout moi. Je serais un con de classe moyenne toute ma vie, mais toi Hazel t'es destinée à de grandes choses, et tu dois pas laisser un connard comme moi briser tout ce que tu pourrais faire de ces deux mains et de cet esprit créatif dont t'as été dotée. Tu le vois pas maintenant, tu te dis juste que je suis un connard d'oser te dire ça alors que c'est moi qui ai tout foiré, tu dois te dire que c'est moi qui ai brisé la machine et qu'elle est irrécupérable maintenant, mais tu m'as pas attendu pour être une grande personne. Je t'ai juste ouvert les yeux sur ce que tu avais de si grand en toi. » Je serrais les dents. Qui était-il ? D’une je ne supportais pas qu’il se traite de connard. J’étais la seule personne qui puisse juger s’il était oui ou non un connard. Et je ne m’étais jamais laissée aller à le traiter de ce nom. Pour le moment, tout ce que je souhaitais c’était lever mes deux majeurs en l’air en lui crachant au visage d’aller se faire voir, et qu’il n’avait aucun conseils à me donner, qu’il avait perdu ce droit le jour où il avait quitté la ville. Et surtout, par-dessus tout, je ne supportais pas qu’il se dénigre de la sorte. Je n’étais pas plus intelligente que lui, ou supérieure. Il s’était mis ça dans le crâne, tout seul, comme un grand. Jamais je n’avais eu l’impression de le rabaisser, à moins que je ne m’en sois jamais rendue compte. Et pourtant, il était persuadé que je valais mieux que lui. Foutaises.

« Une réputation, ça s'oublie, refais-toi dans ce boui-boui si c'est la seule solution, c'est juste une nouvelle preuve de ta force mentale contrairement à ce que tu crois, mais ne t'oublie pas. Je suis le pire connard de l'histoire, mais je te laisserai pas oublier ça. Désolé Hazel, mais ça je peux pas faire. » Il ne m’a pas laissé le temps de répliquer. Il enchaine tout de suite avec sa petite tirade. Ma première réaction aurait été de me lever d’un coup en lui jeter mon verre de gin à la tête, l’autre aurait été de lui donner une baffe – mais je ne supportais pas l’idée de le frapper alors que lui ne se l’était jamais permis. Mais j’optais pour une autre réaction. Mon visage, après être surement passé par toutes les émotions : la stupéfaction, la peine, la colère, la haine …, arbora un léger sourire tandis que je me calais au fond de ma chaise en posant les deux mains à plat sur la table. « Je ne suis plus cette femme détruite et faible d’il y a quelques mois. Je me suis relevée. J’étais prête à tourner la page, aussi brisée que je le suis à l’intérieur. Mais tout ça, c’est pas que de ta faute. Certes, tu as fait, ce que tu as fait. Mais, si je me retrouve dans cet état c’est tout simplement parce que je suis tombée amoureuse de toi, j’ai éprouvé des sentiments qui m’ont dépassés. Je me suis accrochée à toi comme à une bouée de sauvetage. Tu étais tout pour moi. Et lorsque tu es parti, du jour au lendemain, je me suis retrouvée sans rien. Je me suis noyée. J’ai perdu pieds… Et c’est entièrement de ma faute… » Je ne devais m’en vouloir qu’à moi-même. « Dès la première fois que je t’ai vu, je savais que je tomberais irrévocablement amoureuse de toi, même si je n’aurais jamais dû. Je le savais dès l’instant où j’ai posé les yeux sur toi. Il m’était impossible d’aller à l’encontre de ce déluge intérieur provoqué par l’entremêlement de toutes ces émotions et sentiments que tu déclenchais en moi. C’est cet amour bien trop fort pour toi qui m’a détruite. C’est tout. » Dis-je calmement. J’aurais aimé lui dire que cet amour me consumait encore de l’intérieur. Qu’être assise ici face à lui sans même pouvoir ne serait-ce que le toucher était un véritable supplice et que j’aurais encore préféré être loin de lui, plutôt que de subir cette torture. Je voulais lui dire que je l’aimais encore si passionnément que je n’attendais qu’un mot, un signe de sa part pour retomber dans ses bras. Le comprenait-il ?!  



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Asbjorn Maxwell
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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Mer 8 Juil - 13:07


The taste of  the impossible

Depuis toujours, c'était ce manque de confiance qui faisait de moi le connard perpétuel. Je faisais généralement toujours tout foirer, m'estimant issu de la merde donc destiné à ça pour le restant de mes jours. C'était par ailleurs cela qui avait fait que j'avais trompé Hazel, sans doute dans un délire d'auto-destruction dont j'avais le secret. Mais lorsque je parlais de moi ainsi, je ne pensais pas réellement à mal. Pour moi ce n'était pas mal d'être mécanicien, je ne savais faire que ça et gratouiller un peu ma guitare, mais l'avantage dans le fait de réparer des voitures c'est que ça rapportait. Suffisamment pour payer un appartement modeste et payer le nécessaire à ma survie. Je n'étais pas riche mais je vivais bien, j'étais même très heureux comme ça, avant, avec Hazel, je n'avais jamais été du genre à vouloir multiplier les avoirs, habitué à vivre modestement depuis toujours. Pouvoir boire du café non-instantané était déjà un grand luxe, et rarement je me permettais d'acheter autre-chose que des sous-marques. J'étais issu du bas du panier, alors le fait d'avoir un appartement propre et entretenu, d'avoir un emploi fixe qui me permettrait d'assurer l'avenir de notre petite famille, c'était déjà un grand plus. A part la drogue et l'alcool, il n'y avait pas de point sombre dans le tableau, et si ces deux choses n'avaient pas pourri ma vie, je n'aurais jamais été endetté, drillé au travail dès le plus jeune âge, j'avais le mérite d'avoir toujours travaillé -parfois au détriment des cours- pour me payer ce dont j'avais besoin de ma propre poche. Je me sentais bien dans mes basques de cette manière, et mécanicien était un travail qui me convenait plus que bien, j'étais surtout amer de ce que j'avais pu foirer à côté mais malgré cette dure réalité, je pensais m'en sortir pas mal, sincèrement. J'étais persuadé de pouvoir m'en sortir, je sentais déjà que j'étais un homme meilleur rien qu'à ne commander que des sodas, luttant contre l'appel de l'alcool. J'étais un homme moyen qui avait bien foiré à un moment, mais je ne perdais pas l'idée que je pourrais être un homme sans histoire qui travaille comme il faut pour subvenir aux besoins de sa famille. Et tout cela était du à Hazel.

Mais quand je regardais Hazel, je voyais quelque chose de plus grand que ce modeste objectif qui était le mien. J'étais toujours épaté des choses qu'elle faisait, et j'étais intimement convaincu qu'elle pourrait arriver à quelque chose de plus grand encore, je ne l'avais jamais sentie médisante envers moi, au contraire. Elle m'habillait d'un regard de fierté quand je lui racontait avoir réparé quelque chose d'impossible, et c'était ce regard qui me disait que j'étais bien. Elle ne m'avait jamais pris de haut, à aucun instant, elle m'avait juste aimé d'une manière si forte que j'étais prêt à me surpasser à ma petite échelle. Mais cela n'empêchait pas. Sa passion était là, et je l'aimais pour ça, j'aimais le regard illuminé qu'elle avait quand elle me racontait ses projets pour tel ou tel événement, c'était un truc qui l'animait véritablement et c'était ce que j'avais voulu faire passer ici. Je ne voulais juste pas qu'elle reste sur cet échec et qu'elle continue malgré tout à faire ce qu'elle aimait. Hazel était belle dans ce rôle de femme épanouie dans son travail et dans ses projets.

J'aimais Hazel ainsi mais je l'aimais également maintenant, alors que toutes les émotions passaient sur son visage, alors que tous ces sentiments emplissaient son coeur, menaçant de le faire exploser d'un instant à l'autre. Je me demandais à quelle émotion, à quelle sentiment elle finirait par céder. Allait-elle réellement m'exploser au visage ? Finalement malgré le malaise du début, nous nous retrouvions à parler comme nous le faisions avant, avec autant de franchise, disant les mots tels qu'ils devaient être dits.
Elle posa ses mains à plat sur la table tandis que le serveur posait mon nouveau soda face à moi, je le remerciais d'un coup de tête, reportant directement mon attention sur cette femme qui dans ses moindres gestes me donnait l'envie de saisir son visage pour l'embrasser jusqu'à manquer d'air. Le léger sourire qu'elle arborait me fit frissonner, je n'eus su dire pourquoi. « Je ne suis plus cette femme détruite et faible d’il y a quelques mois. Je me suis relevée. J’étais prête à tourner la page, aussi brisée que je le suis à l’intérieur. Mais tout ça, c’est pas que de ta faute. Certes, tu as fait, ce que tu as fait. Mais, si je me retrouve dans cet état c’est tout simplement parce que je suis tombée amoureuse de toi, j’ai éprouvé des sentiments qui m’ont dépassés. Je me suis accrochée à toi comme à une bouée de sauvetage. Tu étais tout pour moi. Et lorsque tu es parti, du jour au lendemain, je me suis retrouvée sans rien. Je me suis noyée. J’ai perdu pieds… Et c’est entièrement de ma faute… » J'observais son visage et son expression tandis qu'elle-même mettait son coeur sur la table.  « Dès la première fois que je t’ai vu, je savais que je tomberais irrévocablement amoureuse de toi, même si je n’aurais jamais dû. Je le savais dès l’instant où j’ai posé les yeux sur toi. Il m’était impossible d’aller à l’encontre de ce déluge intérieur provoqué par l’entremêlement de toutes ces émotions et sentiments que tu déclenchais en moi. C’est cet amour bien trop fort pour toi qui m’a détruite. C’est tout. » Le ton calme de sa voix ainsi que l'utilisation du passé dans ses mots me serrèrent le coeur, cette manière de dire les choses c'était comme une manière de faire passer le sentiment qu'elles étaient bel et bien révolues. Mais j'oubliais aussitôt cette idée, il y avait trop de gestes, trop de regards qui traduisaient que ce n'était pas effacé d'elle. Et puis, cette manière de décrire ce qu'elle avait ressenti, c'était la preuve réelle qu'elle les ressentait toujours, elle n'aurait pas eu de tels mots dans le cas contraire. Alors même s'il était mal venu, un léger sourire naquit sur mes lèvres. Alors, continuant sur la carte de la franchise, je répondis simplement : « Et qu'en est-il vraiment maintenant ? » Je me penchais vers l'avant, plaçant mes bras sur le bord de la table, comme dans l'espoir de me rapprocher un peu d'elle. « Pourquoi tu es venue aujourd'hui ? Pourquoi tu as répondu à cet sms ? » Le déluge était-il toujours là ? Comme pour moi ? Je ne pouvais décrire aussi bien qu'elle la force qui s'animait en moi en cet instant, un typhon réel se recréait encore rien qu'à poser mon regard sur elle. Je ne pus empêcher mon regard de parcourir ses bras, ses mains, le haut de sa poitrine cachée par ce joli chemisier, son cou, ses cheveux et ce visage. De quoi avais-je l'air au juste, à ne pas savoir stopper ce regard de la parcourir tout entière, de la manger littéralement... De quoi avais-je l'air ? D'un prédateur ? Ce n'était pas l'idée que je voulais en faire ressentir, et si je voulais qu'elle comprenne une chose de ce regard c'était que pour moi, le déluge était toujours bel et bien là, s'animant avec rage contre les parois internes de mon corps, se traduisant par un flux et reflux puissant de mon sang dans mes veines. Si je devais céder à la tentation d'une seule drogue encore, je m'injecterais une dose d'Hazel dans le bras. Savait-elle tout cela... ?



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Hazel Bridgestone
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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Mer 8 Juil - 18:27

The taste of the impossible
“It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness. We have no scar to show for happiness. We learn so little from peace.”


Le petit sourire qui s’affiche sur ses lèvres, malgré mes paroles, me fait comprendre qu’il a saisis ce que je taisais. Tous ces sentiments douloureux que je ne voudrais pas ressentir. Tous ces sentiments puissants qui vous soufflent en un instant. Le coup de foudre. J’étais toujours animée par l’amour que j’éprouvais pour Ash, comme au premier jour. C’était un véritable feu d’artifice dans tout mon corps lorsque je posais les yeux sur cet homme qui me rendait sourde à force d’augmenter le rythme des battements de mon cœur. « Et qu'en est-il vraiment maintenant ? » Je ne répondis pas. Son corps, qui dégageait ce genre de vibration qui résonnait en moi, fut attiré vers moi et tandis qu’il se penchait en avant, il posa ses bras de chaque côté de la table. Ses mains se trouvèrent à quelques centimètres des miennes. Mais je continuais de fixer ses yeux aussi bleu que l’océan arctique. « Pourquoi tu es venue aujourd'hui ? Pourquoi tu as répondu à cet sms ? » Ses yeux me dévorent, ce regard brulant qui me fait frissonner se balade sur mon corps. A l’instar du mien quelques minutes plus tôt. Je sais que c’est plus fort que lui, plus fort que tout. Il ne peut pas contrôler ce regard qui me déshabille, comme il avait l’habitude de me regarder avant. Et je ne veux pas m’en plaindre. Je laisse les choses se faire. C’est bien trop bon pour que je dise quoi que ce soit. Le feu qui brûle en moi lèche les parois de mon âme. Il ne suffit que d’un seul petit geste pour que je me jette sur lui, que je plaque à nouveau nos corps brûlants l’un contre l’autre. Je languis de pouvoir retrouver le contacte de sa peau, de pouvoir sentir à nouveau son parfum, qu’il m’emplisse les narines, qu’il incruste chacun de mes pores. Je languis de pouvoir m’imprégner une nouvelle fois de cet homme.

Mais avant toute chose, je veux mettre les choses au clair, même si ce je m’apprête à dire risque de provoquer des réactions violentes. Je ne veux rien lui cacher. Nous ne nous étions rien caché avant, je vois pas pourquoi, d’un coup – même après tous ces événements – j’allais me mettre à lui mentir. Je décroisais les jambes en effleurant l’une des siennes. Une onde électrique, chaude et piquante, me parcourue le corps tout entier avant de venir se nicher dans mon bas ventre. Je respirais un grand coup, bus une gorgée de mon verre avant de lui répondre tout en m’approchant moi aussi de lui, nos visages n’étant plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre : « Tu sais très bien de ce qu’il en est aujourd’hui Asbjorn. Pourquoi aurais-je tant souffert si je n’étais complétement, follement, éperdument et insatiablement amoureuse de toi ?! » Il le savait, comment aurait-il pu en être autrement ? Mais tout ce qu’il souhaitait, c’était me l’entendre dire. Pourtant c’est moi qui aurait dû exiger ce genre de déclaration, d’aveux. Et non l’inverse. Mais les dés étaient jetés. «  C’est la seule et unique raison de ma présence aujourd’hui. Mais aussi pour mettre les choses à plat. J’aurai pu ne pas venir. J’aurais pu être avec Max ... Nous avons passé une nuit ensemble. Et je sais que Max était près à n'être qu'avec moi. J'étais moi aussi presque prête à avoir une vie sentimentale de nouveau … »  Lui avouais-je tout en le fixant dans les yeux. Je voulais qu’il sache. Je voulais qu’il comprenne que même s’il avait fui, même s’il m’avait trompée, je l’aimais de tout mon être, quitte à laisser tomber la seule personne qui avait tout fait pour me garder vivante. « Je veux que tu le saches Asbjorn… Nous avons couché ensemble Max et moi et … Et aujourd’hui, j’aurais pu être avec lui au lieu de venir te retrouver dans ce café. Mais malgré tout ça, malgré mes sentiments naissants pour Max, malgré tout ce qui c'est passé durant ces six derniers mois, c’est toi que j’aime de tout mon être… » Je clignais une ou deux fois des yeux, craignant la réaction d’Ash. Je me mordillais la lèvre inférieure, signe de ma perturbation. « Je ne t’ai jamais rien caché, je ne te cache donc pas ce qui est arrivé entre lui et moi. Et, je vais te dire, en ce moment même j’ai peur.  J’ai peur que tu me brises une nouvelle fois le cœur. Je t’ai tout déballé. Tout ce que je ressentais. J’aurais aimé te haïr de toute mon âme. J’aurais aimé t’avoir oublié et avoir recommencé une nouvelle vie comme si rien ne s’était passé. Mais ce n’est pas le cas. Et j’ai si peur car je ne sais pas pourquoi tu es revenu. Je ne sais pas si c’est pour m’anéantir de nouveau, pour autre chose ou alors parce que tu veux tout recommencer, en effaçant les erreurs … » je sens les larmes affluer mais je les retiens. Je suis une femme forte. Les tremblements de mes mains sont plus durs à contenir mais mon regard est toujours vrillé au sien, dans l’attente d’une réaction.



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Asbjorn Maxwell
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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Jeu 9 Juil - 0:22


The taste of  the impossible

Tout est toujours si prévisible, pourtant nous voici dans un de ces instants suspendus dans le temps et l'espace, cet instant où la tension est palpable et où on n'arrive pas à déceler comment vont se dérouler les choses. Dans cet infime instant, tout peu basculer au son d'un simple mot, d'un simple geste, il s'agit de réaliser le bon. Si nous pouvions l'espace d'une soirée, tout oublier et recommencer, et c'est dans ce court moment que réside peut-être l'opportunité d'y arriver. Je sens dans l'infime respiration qui se dégage de ses lèvres le même désir brûlant que le mien. Je décèle dans ces yeux pâles cette flamme que je suis le seul voir pu animer. Alors dans cet ultime moment, je me mets à espérer de manière démesurée. J'attends. J'attends sa réponse comme l'oxygène dont je manque depuis si longtemps. Je la vois se rapprocher de moi, penchant son visage à présent si proche, et pas assez en même temps. Je sens un effluve de ce parfum que j'aime tant, son odeur corporelle mélangée savamment à celle de son shampoing et de son eau de toilette. Je sens dans mon ventre une boule de feu s'animer avec rage et passion.  « Tu sais très bien de ce qu’il en est aujourd’hui Asbjorn. Pourquoi aurais-je tant souffert si je n’étais complétement, follement, éperdument et insatiablement amoureuse de toi ?! » Ces mots que j'attendais de manière inconsidérée me transportent avec violence, j'ai envie d'hurler à quel point je l'aime, à quel point elle me déchire, j'ai envie de saisir ce visage si proche de mes deux mains, de saisir ses lèvres des miennes avec l'appétit féroce d'un fauve affamé. Mais avec une force presque surnaturelle, je résiste, car des choses doivent encore être dites. «  C’est la seule et unique raison de ma présence aujourd’hui. Mais aussi pour mettre les choses à plat. J’aurai pu ne pas venir. J’aurais pu être avec Max ... Nous avons passé une nuit ensemble. Et je sais que Max était près à n'être qu'avec moi. J'étais moi aussi presque prête à avoir une vie sentimentale de nouveau … »  Un vent glacé aurait pu me parcourir en cet instant mais il s'agit davantage d'un courant électrique qui anime davantage et d'une façon différente la brûlante sensation dans tout mon corps. Max ? Etre avec Max ? Passer une nuit avec Max ? Max, genre, Lenox ? Genre, mon meilleur ami. Interdit, mon visage se fige, cachant les milliers d'émotions passant dans ma tête. Et comme pour ne laisser aucun doute, tes mots continuent à s'évader dans les airs dans une ribambelles de lames de rasoir se fichant directement dans mon coeur.  « Je veux que tu le saches Asbjorn… Nous avons couché ensemble Max et moi et … Et aujourd’hui, j’aurais pu être avec lui au lieu de venir te retrouver dans ce café. Mais malgré tout ça, malgré mes sentiments naissants pour Max, malgré tout ce qui c'est passé durant ces six derniers mois, c’est toi que j’aime de tout mon être… » Sentiments naissants ? Je sens des fourmis se déployer dans mes bras, dans mes mains, me donnant la sensation qu'elles les endorment, ainsi que jusque dans le bout de mes orteils. Mon coeur palpite à grand peine, tentant de se faufiler dans ma gorge, y formant une boule de rage et de douleur en même temps. Je sais que Hazel ne veut pas me faire de mal, elle ne l'a jamais voulu, et je sais qu'elle pense qu'il faut qu'elle me le dise. Et c'est le cas. Mais la sensation est indescriptible et je comprends à présent la souffrance réelle qu'Hazel a ressentie alors qu'elle me surprenait avec Sofia cette nuit là.
Mais Sofia n'était pas sa meilleure amie. Sofia n'était rien.
« Je ne t’ai jamais rien caché, je ne te cache donc pas ce qui est arrivé entre lui et moi. Et, je vais te dire, en ce moment même j’ai peur.  J’ai peur que tu me brises une nouvelle fois le cœur. Je t’ai tout déballé. Tout ce que je ressentais. J’aurais aimé te haïr de toute mon âme. J’aurais aimé t’avoir oublié et avoir recommencé une nouvelle vie comme si rien ne s’était passé. Mais ce n’est pas le cas. Et j’ai si peur car je ne sais pas pourquoi tu es revenu. Je ne sais pas si c’est pour m’anéantir de nouveau, pour autre chose ou alors parce que tu veux tout recommencer, en effaçant les erreurs … » Je garde mes yeux fichés dans les siens tout le long de sa douloureuse tirade. Un bourdonnement s'est glissé dans mes oreilles dans les derniers mots mais pour ne pas être le Ash d'avant qui n'entendait que ce qu'il voulait bien entendre, j'ai lutté de toute mes force pour entendre tout ce qu'Hazel avait à me dire. J'accuse le choc, mes lèvres et mes yeux me semblent si secs tout d'un coup, comme si j'étais resté dans cette position une centaine d'année. Je tente de garder une contenance, et d'imiter le calme olympien d'Hazel alors qu'en moi, un nouveau typhon dévastait tout avec une violence invraisemblable. « Max... » Ma voix parait tellement rauque, des milliers de pierres s'échappent de mes lèvres. Je secoue faiblement la tête et je revois cette position qu'ils avaient tous deux alors que je les avais croisés, j'avais raison. Je n'avais donc rien inventé. Un mois de plus et Hazel aurait été en couple avec lui. J'ai une soudaine envie de dégueuler, alors je me rappuies lentement sur le dos de mon siège en soufflant profondément alors que je vois défiler un tas d'images horribles, leurs corps chauds s'entrelaçant, effaçant par leurs souffles entremêlés le souvenir d'une trahison commune. Je vais vraiment vomir. Je lève une main jusqu'à ma bouche en humidifiant mes lèvres d'un coup de langue rapide. Le temps doit sembler incroyablement long pour Hazel en cet instant, mais pour moi c'est un nouveau pan de mon monde qui s'effondre. Le problème c'est que je ne peux rien dire. Même si cette image me donne le gerbe, même si j'ai envie de tout péter. Je serre le poing devant ma bouche puis l'abats brusquement sur la table : « Putain ... !! » Je sens quelques regards se tourner vers moi mais mon self control m'impressionne, je ne veux pas qu'aujourd'hui finisse mal. Je souffle en levant les yeux au ciel, plus pour moi-même qu'autre-chose : « Pourquoi lui, nom de dieu ?! » J'inspire profondément et, coude sur la table, je me repenche pour glisser mes doigts dans mes cheveux d'un air que je n'arriverais même pas à définir, c'est trop violent, trop dur, et je dois faire semblant de rien, je dois passer au dessus. Ma main passe de mon crâne à ma bouche, passant mon pouce sur ma lèvre inférieure en regardant dans le vide. Puis je tente d'inspirer profondément avant de regarder Hazel, je n'arrive pas à lui en vouloir, je l'aime à crever, je suis incapable de la détester. « Je suis désolé, Hazel, je... J'essaye juste de... » Les larmes montent mais la lutte effrénées pour les contenir s'avère heureusement efficace, double trahison au menu ce soir, quel bonheur, de quoi refroidir... « Ce serait facile de me laisser aller, de péter un plomb, de tout dévaster, d'hurler ma rage, crois-moi que là... j'ai tous les ingrédients pour... Mais je vais te dire... je suis revenu pour te prouver que j'avais changé... Si vous avez pris mon départ pour une trahison, et que j'imagine que ça a du bien vous rapprocher... » Mon ton est amer alors je secoue la tête pour me résonner et ne pas parler d'eux, je n'en suis pas capable, dès que je ferme les paupières je le vois embrassant ton cou et toi penchant la tête en soupirant. Mes dents se serrent, ma mâchoire se contracte. Je respire. Profondément. Je plante mes yeux dans ceux de Hazel et je continue : « Je t'aime. Comme un dingue, je voudrais parfois m'arracher les organes tellement ça me fait mal de t'aimer autant. Pourtant au lieu de ça, je me suis démené comme un fou pour te revenir meilleur. Bien sûr que dans ma vision la plus parfaite on est ensemble pour l'éternité, mais j'ai pas envie que ce qu'il ressorte de ça c'est que je suis qu'un baratineur de première. Je t'aime putain, je t'aime à crever Hazel, et six mois sans toi c'était beaucoup trop... Alors oui... j'imagine que je comprends... ce qui a pu se passer. En tout cas, j'essaye sincèrement. Mais... Putain... » Pourquoi lui ? Pourquoi LUI ? MERDE. Mes coudes posés sur la table, je passe mes deux mains dans mes cheveux avant de redresser la tête vers le ciel en finissant le trajet de mes mains sur mon cou. Je croise les bras sur la table et saisi mon verre mais le pétillant ne calme pas cette folie dévastatrice en moi. Je n'y arrive pas.



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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Jeu 9 Juil - 1:47

The taste of the impossible
“It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness. We have no scar to show for happiness. We learn so little from peace.”


Son visage se décompose. Ce doit être la première fois que je le vois ainsi. Il perd ce léger sourire heureux qui s'était installé sur ses lèvres, ses pupilles ne brillent plus, au contraire, elles s'assombrissent. Plus je lui parle, plus je lui avoue ce que je ressens, ce qu'il s'est passé avec Max et plus ses traits se durcissent. Son visage pâlit lentement et la couleur quitte ses joues. Je sais que mes mots sont durs non pas dans leur sens mais dans ce qu'ils veulent dire, de ce qu'ils veulent signifier pour Ash et moi. Je n'ai jamais voulu blesser Asbjorn. La seule chose que je souhaite cents dire les choses, ne rien garder pour moi, ne pas créer de malaise entre Ash, Max et moi. Même si à présent c'est encore pire. Je sais ce que dois ressentir Ash. Il se sent trahit. Nous lui avons planté un couteau dans le dos. Et je me sens mal à l'idée de l'avoir ainsi trompé mais il n'était pas prévu qu'Ash revienne. Je l'avais cru mort et enterré dans un petit village de campagne ou alors marié à cette brune que je n'avais jamais revue non plus. Qui aurait pu me dire qu'un jour Ash me reviendrait ? « Max... » les émotions qui se livraient une rude bataille en lui pouvaient se lire sur les traits marqués de son visage. Mise à part le sang qui avait fuit son visage, Asbjorn resta de marbre. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait. Lui qui s'emportait si facilement. Il aurait déjà dû renverser la table en hurlant des insultes à tour de bras avant d'aller encastrer son poing dans le mur d'à côté. Mais au lieu de ça, il passa sa main dans des cheveux en proie à une terrible lutte intérieure. Je ne l'avais jamais vu comme ça. Ce que je venais de lui révéler ne l'atteignait pas ou faisait-il un énorme effort pour se contenir et ne pas me hurler des choses horribles ? Le seul mot qui sort de sa bouche est le surnom de son meilleur ami. Sa voix est râpeuse, je peux presque ressentir la boule qui vient de se loger dans sa gorge. Il avale sa salive difficilement et sa glotte monte et descend avec difficulté. Il lève une main jusqu'à son visage, si lentement que je me demande s'il va arrêter son geste en chemin. Il humidifie ses lèvres avant de serrer rapidement le poing et de m'abattre avec une telle violence sur la table que j'en sursaute. J'ecarquille un fugace instant puis fronce les sourcils, prête à lui hurler de se calmer, mais ça ne sert à rien. Il est justement calme. Bien trop calme. Ça ne lui ressemble pas. Où est mon Ash ?! Il se bat déjà intérieurement pour essayer de maîtriser ses émotions et des réactions. Mais il est imprévisible pour moi. Je ne sais pas comment il va réagir et ça m'angoisse. Je dois donc adopter une autre stratégie, et remet ma carapace en place, tout en re positionnant mon masque de marbre.

Les clients nous regardent mais nous nous en fichons. La situation est trop critique pour que nous nous soucions des cons qui se mêlent de ce qui ne les regardent pas. « Putain ... !! » je ne daigne même pas regarder autour de moi tandis que le mot sort de la bouche d'Ash avec force. Je me contente simplement de le regarder, dans l'expectative d'une réaction plus violente qui ne semble pas vouloir venir. « Pourquoi lui, nom de dieu ?! » à ses mots mon sang ne fait qu'un tour, mon genou tressaute tandis que je garde les avants bras posés sur la table. Parfois il faut savoir se taire. Ash a besoin de quelques minutes pour encaisser le coup. Je le conçois. Il inspire bruyamment avant de passer une nouvelle fois sa main sur son visage, dans ses cheveux. « Je suis désolé, Hazel, je... J'essaye juste de... » il inspire une nouvelle fois, plus calmement cette fois. Les larmes font briller ses yeux mais rien ne sort. Il contient. Jusqu'à ce que la digue cède. Comme moi, nous sommes faits du même vous tous les deux. Nous le savons, nous ne pouvons pas aller à l'encontre de tout ça. « Ce serait facile de me laisser aller, de péter un plomb, de tout dévaster, d'hurler ma rage, crois-moi que là... j'ai tous les ingrédients pour... Mais je vais te dire... je suis revenu pour te prouver que j'avais changé... Si vous avez pris mon départ pour une trahison, et que j'imagine que ça a du bien vous rapprocher... » il n'a pas idée. Passer mes jours et les nuits, surveillée par Max, aidait par lui, dorlotée nuit et jour m'ont permis de comprendre qui était ce mec qui m'insuportait tellement. Il me crache presque ces mots au visage. J
Est-ce que je le dégoûte ? Je m'ébroue mentalement. Je suis encore là à me demander ce que ressens Ash à mon égard après toutes ces épreuves... « Je t'aime. Comme un dingue, je voudrais parfois m'arracher les organes tellement ça me fait mal de t'aimer autant. Pourtant au lieu de ça, je me suis démené comme un fou pour te revenir meilleur. Bien sûr que dans ma vision la plus parfaite on est ensemble pour l'éternité, mais j'ai pas envie que ce qu'il ressorte de ça c'est que je suis qu'un baratineur de première. Je t'aime putain, je t'aime à crever Hazel, et six mois sans toi c'était beaucoup trop... Alors oui... j'imagine que je comprends... ce qui a pu se passer. En tout cas, j'essaye sincèrement. Mais... Putain... » Ses mots me transpercent de part en part. Une explosion de bonheur qui éblouis tout mon être. Je n'entends plus rien. Juste ces quelques phrases qui veulent tellement dire, qui signifient tant de choses. J'ai envie de me lever et de me jeter sur lui pour lui dire combien je l'aime et combien il m'a manqué mais il est furax. Et bien qu'il fasse un effort surhumain pour se contenir, il risque de péter les plombs très prochainement. Je me lève en le regardant tenter de se calmer en passant les deux mains sur son visage. « On sort. Viens ! » c'est un ordre. Je fais remarquer au serveur que nous revenons dans quelques minutes.

L'air est frais en ce début de soirée et rend les gouttes de sueur qui roulent dans mon dos glacées. Ça me fait un bien fou. J'attends qu'Ash daigne sortir à son tour.

Je ne lui laisse pas le temps de passer la porte que je lui dis : « Tu te contrôles. Merci... Mais... Mais je ne te reconnais pas. Ce n'est pas toi. Je vois le déluge intérieur qui te malmène... » malgré tout, je le connais par cœur et le voir se contenir ainsi me donne envie de le secoueur pour pouvoir comprendre ce qui lui arrive. « Je vais te dire pourquoi ... Peut-être tout simplement parce qu'il était là, lui... ! » répondis-je à sa question. Ce serait peut être une réponse jugée comme "petite" mais ce n'était que la triste vérité. J'ai le cœur qui bat en songeant aux mots qu'il a eu quelques minutes auparavant. Il m'aime. Toujours et autant. « Je sais ce que tu ressens et encore... Tu ne nous as pas surpris. Tu n'as pas les images gravées dans ta tête à jamais et tu n'étais pas là. Nous pensions que tu ne reviendrais plus jamais. Nous avions bus, j'étais perdue. Il m'a aidée à me retrouver et j'ai découvert qui il etait réellement... » j'ai l'impression d'enfoncer le clou mais après tout il m'a clairement demandé "pourquoi lui ?". Je ne suis pas désolée. Je ne lui demande pas pardon, tout simplement parce que je ne suis pas en tord, même si je sais que ça le tue de savoir que c'est dans les bras de son meilleur ami que je suis tombée. « Tu aurais préféré que ce soit un autre homme... Je le conçois. Mais c'est comme ça. Et n'essaie pas de me faire croire que tu as été abstinent durant ces six mois !! » hurlais-je d'un coup en levant les bras au ciel. « des dizaines de pétasses ont dû toucher ton corps alors que j'en étais privée. Pendant que je bourrais de cachetons en priant pour que tu ne sois pas mort. Alors, oui, voilà, c'est avec Max que c'est arrivé, une seule, unique et malheureuse fois.! » balançais-je en m'approchant vivement de lui. Mes propres mots me déchirèrent les entrailles mais je gardais la tête haute.



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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Jeu 9 Juil - 12:50


The taste of  the impossible

Lenox avait été la personne la plus proche que j'avais eu le bénéfice de connaître, en oubliant Hazel évidemment, il avait été mon compagnon de débauche comme celui à qui j'avais tout raconté, depuis le début, depuis toujours. Et même à l'âge où les amitiés se délient, deviennent moins importantes, perdent de leur valeur, Max était resté le même pour moi. Il avait cette valeur que personne n'avait pu atteindre. Hazel ne l'aimait pas tant que ça au début, sans doute parce qu'il n'arrêtait pas de la draguer « pour plaisanter », enfin c'était l'idée que j'en avais, parce que j'aurais vraiment eu grand mal d'imaginer une trahison de sa part. J'avais pris le parti de partir comme un égoïste pour eux, sans rien leurs dire, et la tentative de les protéger c'était avérée désastreuse et je devais à présent en assumer les conséquences. Malgré toutes les conneries que j'avais fait, je n'arrivais pas à percuter ce en quoi j'avais mérité tout ça. J'apprenais que l'amour de ma vie avait fait une dépression, une fausse couche et une tentative de suicide, et que de surcroit elle avait couché avec mon meilleur ami. Celui qui n'aurait jamais du penser faire ça. Pourtant la réalité en laquelle je croyais me pétait à nouveau à la gueule. Ils me croyaient être un connard à ce point à ne même pas se demander, une seule seconde, si je n'avais pas de circonstances atténuantes pour me barrer ainsi du jour au lendemain ? J'avais couché avec une autre fille, c'était horrible, je le concevais, mais ils savaient pourtant que j'étais de ces hommes à assumer leurs conneries et à purger leurs peines. Ne s'étaient-ils vraiment jamais demandé ?

Toute ma rage, ma rancoeur et mon désespoir se mélangeaient avec force en moi, j'avais envie d'hurler, d'hurler à me couper le souffle, j'avais envie de m'arracher le coeur. Mais j'étais là, et je supportais ce regard. SON regard. 6 mois, c'était long pour une relation aussi fusionnelle que celle que nous entretenions avec Hazel mais c'était à la fois si court pour oublier tout. Si court pour passer à autre-chose. Je n'étais pas tout blanc mais jamais je n'avais oublié Hazel. Et au fond de moi-même cela m'aurait peut-être soulagé de pouvoir lui en vouloir. Mais je n'y arrivais pas. Jamais. A aucun instant je n'arrivais à avoir un sentiment négatif vis à vis d'elle, je les reportais toujours sur moi. Elle se leva vivement, me surprenant dans ma crise intérieure. « On sort. Viens ! » Elle ne me demande pas mon avis, agissant comme si j'étais une bombe prête à exploser à tout moment. C'était sans doute le cas. Je me levais en constatant que mes jambes tremblaient de rage. Je suivis néanmoins le chemin d'Hazel et sortit du bar.

L'air frais me frappe de plein fouet, j'espérais qu'il calme mes ardeur mais c'est plutôt le contraire, mon corps s'électrifie au contact de l'air qui nous entoure, je voudrais frapper dans un mur, dans une poubelle, dans un poteau , dans n'importe quoi, mais je me retiens à grand peine. Hazel m'aborde dès ma sortie :  « Tu te contrôles. Merci... Mais... Mais je ne te reconnais pas. Ce n'est pas toi. Je vois le déluge intérieur qui te malmène... » Je la fixe mais c'est un regard vitreux qui se pose sur elle. De quoi ? Tu préférerais que je m'excite comme un malade, que je pète un plomb comme avant ? Tu aimes cette violence en moi ? Cette rage que je n'ai jamais réussi à calmer ? « Je vais te dire pourquoi ... Peut-être tout simplement parce qu'il était là, lui... ! » Mon souffle se saccade. J'ai l'impression qu'elle me provoque, qu'elle veut la confrontation, qu'elle veut que j'hurle. « il était là, LUI » . Combien de temps cela devra-t-il me poursuivre ? Tout ça parce que je n'ai pas voulu les entraîner dans ma merde ? Et qu'à aucun instant ils se sont dits que j'avais peut-être réellement des ennuis et qu'il n'était en aucun cas question de TRAHISON ? Combien de fois allez-vous me déblatérer la même rengaine ? Je SAIS que j'ai foiré. Je SAIS que je n'ai pas été LA et que donc je n'ai juste qu'à fermer ma GUEULE !  « Je sais ce que tu ressens et encore... Tu ne nous as pas surpris. Tu n'as pas les images gravées dans ta tête à jamais et tu n'étais pas là. Nous pensions que tu ne reviendrais plus jamais. Nous avions bus, j'étais perdue. Il m'a aidée à me retrouver et j'ai découvert qui il etait réellement... » Mais oui, tout revient toujours à ça. Je l'ai trompée alors je n'ai pas le droit de souffrir, je n'ai pas le droit d'avoir mal, parce que c'est moi qui ai baisé ailleurs en premier, et c'est moi qui est parti. Je détourne le regard avec un air mauvais sur le visage, je voudrais pouvoir tout relâcher mais cette douleur est beaucoup trop grande pour moi, je ne sais pas de quoi je serais capable si je craquais maintenant. Pourtant je sens ces vagues de sang se répercuter en moi avec fureur, rage et souffrance. Mon sang bat dans mes tempes, et le vent frais n'y fait plus rien, il ne renforce que ce sentiment terrible en moi.  « Tu aurais préféré que ce soit un autre homme... Je le conçois. Mais c'est comme ça. Et n'essaie pas de me faire croire que tu as été abstinent durant ces six mois !! » Elle hurle. Et dire qu'elle dit qu'elle comprend. Elle est complètement à côté de la plaque, elle ne comprend pas ce qui me fait si mal. Hazel pétait aussi les plombs quand je laissais éclater ma rage avant, et c'était justifié, mais là, là je n'avais rien dit, rien fait, et pourtant sa colère était là, parce que dans sa petite tête blonde elle pensait savoir ce qui se passait dans la mienne. « des dizaines de pétasses ont dû toucher ton corps alors que j'en étais privée. Pendant que je bourrais de cachetons en priant pour que tu ne sois pas mort. Alors, oui, voilà, c'est avec Max que c'est arrivé, une seule, unique et malheureuse fois.! » Hazel approcha d'un pas, un pas de trop malheureusement, j'attrapais vivement ses bras et pour la faire taire je collais fiévreusement mes lèvres contre les siennes, l'embrassant avec une passion mêlée de rage, entourant de mes bras puissant sa frêle carrure me semblant soudainement si fragile. Ma langue passa la barrière de ses lèvres tandis que je venais appuyer son dos contre le mur du bar, glissant ma main dans ses cheveux, dans son cou, sur le haut de sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration saccadée. Je laissais nos langues s’entremêler dans ce rythme effréné. Hazel était à moi. A moi, putain, et juste à moi, je ne pouvais l'imaginer appartenir à quelqu'un d'autre. Ma fougue n'avait pas de limite, que celle de mon esprit et c'est Max et elle que je vis en flash alors que mes paupières se fermèrent complètement. Je me reculais d'un coup, secoué par une décharge, je me retournais et lançais mon poing contre un lampadaire puis me retournais rageusement sur Hazel. «  Tu comprends pas ?! Tu comprends vraiment pas en fait ?! Ouais... OUAIS ! Ouais j'ai baisé des dizaines de pétasses comme tu dis. Et ouais, je suis l'horrible animal que tu crois mais tu comprends pas... Tu comprends pas ce qui me fait le plus mal merde !! » Je secoue la tête et lève les yeux au ciel : « J'aurais mieux compris que ça arrive au début, que dans un désir de vengeance vous aviez baisé en dégueulant sur mon nom. Mais. MAIS. Là ce n'est pas la même chose Haz. » Ma voix se meure dans ma gorge, après les dizaines d'efforts pour garder mon calme, j'ai explosé sur elle sans le vouloir. C'est instantané, mon souffle saccadé, mon regard planté dans le sien, je souffle d'une voix éraillée bien plus calme contrastant avec celle d'avant : « De toutes ces femmes que j'ai essayé de baiser, je n'en ai aimé aucune. Je n'en ai regardé aucune. Toi... Toi tu as aimé ce moment avec Max, au point que tu as imaginé, tu as imaginé pendant un instant que l'avenir avec lui était possible. Je sais que tu me croyais perdu mais ... Six mois et... Et si j'étais arrivé un mois plus tard tu... » je sais que le fil de mes mots était décousu, mais Hazel avait insisté pour que ça sorte, et il le fallait en effet. Je serrais les dents et baissais les yeux puis reprenais en tentant de reprendre mes esprits : « Je sais que je n'ai pas le droit de te le reprocher, parce que je suis loin d'être blanc, au contraire, et je ne l'ai pas fait. Voilà, Hazel, t'as couché avec mon meilleur ami si bien que t'as rêvé la suite avec lui, et je ne te le reprocherai même pas. Mais comprend que ça commence à être usant d'entendre toutes ces vérités en devant assumer le fait que c'est juste MA faute. J'ai beaucoup assumé, je crois, depuis que je suis rentré, j'ai beaucoup pris sur moi, parce que je savais que je le devais. Comprend juste qu'il me faille du temps pour tout avaler. » Je pousse un profond soupire et sors mon paquet de clope de ma poche, après avoir glissé une cigarette à mon bec et l'avoir allumée, j'aspire une bouffée profondément pour me calmer.


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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Jeu 9 Juil - 19:47

The taste of the impossible
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La tension qui paralyse son corps me rend nerveuse. Mes membres tremblent, tressautent, tandis que mes lèvres bougent toutes seules. Je ne suis même pas sûre de vouloir tout ça. Mais c’est trop tard, c’est dit. Je ne peux pas revenir en arrière, ni sur ce que j’ai fait, ni sur ce que j’ai dit. Les dés sont jetés comme on dit. Asbjorn s’agite en face de moi, en proie à une lutte intérieure. Son corps est raide, tendu comme un arc, il suffira de sectionner un tendon pour qu’il s’effondre sur le bitume comme une poupée de chiffon. Mais ses yeux, son visage, plus je parle et plus j’ai l’impression qu’il rêve d’enrouler ses mains autour de mon cou et de serrer jusqu’à me faire taire. Le bleu de ses iris s’est assombri sous le coup de la rage, ses pupilles sont si rétractées qu’elles ne forment plus qu’un minuscule point noir au milieu de chaque œil.  Je frissonne de la tête aux pieds mais j’ose quand même faire un pas dans sa direction. Je ne sais pas si c’est une bonne idée, mais Ash ne m’a jamais fait le moindre mal même si aujourd’hui sa rage est dirigée contre moi, ce qui est une première. Les derniers mots ont à peine le temps de franchir la barrière de mes lèvres que deux mains m’aggripent violemment les bras. Les doigts d’Asbjorn s’enroulent autour de mes membres, ses ongles entrent dans ma peau, ses doigts sont des étaux qui je sais ne me laisseront pas partir. Je me fige, grimace sous la douleur et me demande ce qu’il va se passer, que va-t-il me faire ? Mon cœur bat si fort qu’il résonne dans mes oreilles me rendant sourde momentanément.

Soudain ses lèvres s’écrasent avec violence contre les miennes, ses bras m’enlacèrent, me serrèrent si fort que je suffoquais quelques instants, cherchant désespérément à aspirer le peu d’air que je pouvais, mais au lieu ça, mes lèvres s’entrouvrirent pour laisser passer la langue avide d’Ash et sans comprendre ce qu’il se passe je me retrouve plaquée contre le mur. Emprisonnée entre le bâtiment et le corps d’Ash, aussi dur que du béton armé. L’oxygène manque à mes poumons, à contrario de mon âme qui a retrouvé ce qui lui permettait de vivre à nouveau. Il parcourut mon corps, ses mains brulantes caressent ma peau toute aussi chaude, traçant des sillons incandescents. Mes mains s’enroulèrent automatiquement autour de sa nuque, mes doigts passèrent dans ses cheveux, geste nerveux qu’il avait fait lui-même quelques minutes plus tôt. Tel aimant, mon corps se colla un peu plus au sien, mon buste se frotta contre le sien tandis que je remontais une jambe pour l’enrouler autour de sa hanche, de manière à me presser un peu plus encore contre lui. J’aurais pu entrer à l’intérieur de son corps pour ne jamais en partir. Mes lèvres étaient avides de sentir les siennes contre elles. Ma langue dansa avec la sienne tandis qu’elle explorait ma bouche. Mes mains ne restèrent pas une seconde en plus, allant de son cuir chevelu, passant par sa nuque jusqu’à son dos et ses fesses. Je gémis doucement contre sa bouche et soudain le charme fut rompu.

Il s’écarta de moi comme si je venais de le brûler. Mes yeux cherchèrent les siens juste avant que son poing n’aille s’éclater contre le lampadaire le plus proche. Asbjorn me fit de nouveau face, hargneux et ivre de rage. Son poing était en sang mais il ne semblait pas le faire souffrir. «  Tu comprends pas ?! Tu comprends vraiment pas en fait ?! Ouais... OUAIS ! Ouais j'ai baisé des dizaines de pétasses comme tu dis. Et ouais, je suis l'horrible animal que tu crois mais tu comprends pas... Tu comprends pas ce qui me fait le plus mal merde !! J'aurais mieux compris que ça arrive au début, que dans un désir de vengeance vous aviez baisé en dégueulant sur mon nom. Mais. MAIS. Là ce n'est pas la même chose Haz. » La boule dans ma gorge est si grosse qu’elle m’empêche de respirer correctement, mes yeux me brûlent et j’étouffe un sanglot qui monte progressivement. Je sais qu’il a sauté des dizaines de nanas et j’ai envie de vomir rien que d’y penser. Mon ventre se contracte, une douleur me barre l’abdomen. Je pose une main dessus et fait tout pour ne pas me plier en deux. Non je ne comprends pas. Je suis aveuglée par ma peine et ma douleur mais principalement par l’amour que je lui porte. Je ne pense qu’à ce que moi j’ai vécu. Je suis égoïste. Je ne pense qu’à ma propre souffrance. Je le sais. J’ai envie de le secouer et de lui dire que nos douleurs n’ont rien à voir. Il se sent trahi par son meilleur ami et sa copine… La trahison.

Il est essoufflé, face à moi, alors que je lutte pour ne pas m’effondrer. Il reprend d’une voix plus calme, plus posée mais toujours aussi éraillée : « De toutes ces femmes que j'ai essayé de baiser, je n'en ai aimé aucune. Je n'en ai regardé aucune. Toi... Toi tu as aimé ce moment avec Max, au point que tu as imaginé, tu as imaginé pendant un instant que l'avenir avec lui était possible. Je sais que tu me croyais perdu mais ... Six mois et... Et si j'étais arrivé un mois plus tard tu... Je sais que je n'ai pas le droit de te le reprocher, parce que je suis loin d'être blanc, au contraire, et je ne l'ai pas fait. Voilà, Hazel, t'as couché avec mon meilleur ami si bien que t'as rêvé la suite avec lui, et je ne te le reprocherai même pas. Mais comprend que ça commence à être usant d'entendre toutes ces vérités en devant assumer le fait que c'est juste MA faute. J'ai beaucoup assumé, je crois, depuis que je suis rentré, j'ai beaucoup pris sur moi, parce que je savais que je le devais. Comprend juste qu'il me faille du temps pour tout avaler. » J’ai envie de hurler à m’en rompre les cordes vocales. « tais-toi. Tais-toi … TAIS-TOI. Je ne veux absolument rien savoir de ta vie de dépravé sexuel quand tu étais loin de moi, que tu es parti. Je ne veux pas savoir qui tu as baisé, combien tu en as baisé. Je ne veux pas savoir qu’en les baisant elles, tu pensais à moi. Tais-toi je t’en prie … » Malheureusement, à contrario des bourrasques de douleur qui me percutent de l’intérieur, je reste figée devant Asbjorn. Ses mots se répandent en moi. Que faire ? Que dire ? « Je suis désolée Ash… C’est ce qu’on appelle payer les pots cassés. »  Dis-je tout en le fixant d’un regard dur. « Oui, je suis terriblement désolée d’avoir souffert durant ton absence. Excuses moi. » Je tournais vivement la tête de côté en aspirant mes joues pour en mordre l’intérieur. La douleur laissait progressivement sa place à la colère. Lorsque je lui fis face de nouveau, je devais avoir les pommettes rouges. Je le poussais doucement de mes deux mains contre son torse. « Merde ! Merde … Fais chier. Tout n’est pas de TA faute bordel. Je suis fautive. J’aurais pas dû partir comme ça quand je vous ai vu, j’aurais dû la choper par les cheveux cette sale pétasse et lui éclater la gueule. Voilà ce que j’aurais dû faire. Je regrette tellement, si tu savais. C’est ma faute, d’être partie en pleurs et de ne jamais t’avoir répondu. Et c’est notre faute, à Max et moi, si nous avons couché ensembles. J’étais désespérée… Il était la seule chose qui me rattachait encore à toi. Si … Si j’avais couché avec un autre gars, ça aurait été tirer un grand trait sur toi. C’est tordu ce que je dis. Je suis une putain de tordu dépressive ok ?! J’ai voulu me foutre en l’air, tu n’étais pas là, ce n’est pas ta faute, tu n’y es absolument pour rien ok ?! » criais-je tout en enfonçant mon index dans ma tempe et en serrant les dents : « C’est pas de ta faute Asbjorn, c’est là-dedans que ça va pas … » Je devais ressembler à une vraie dingue en ce moment même. Nous devions donner l’impression d’être à deux doigts de nous foutre sur la gueule. « Est-ce-que c’est de ta faute si je travaille dans ce bar de merde ? Non plus ! Et je t’interdis de parler de ce que tu ne sais pas. Qui t’a dit que j’avais aimé cette nuit avec lui, autant que tu le laisses entendre ?  Qui te l’as dit ça, hein ? Je ne suis pas une salope, putain ! Crois-tu vraiment que six mois suffisent à effacer tout l’amour que j’ai pour toi ? Alors c’était si superficiel que ça, notre amour ? Non, NON ! Tu entends ?! Je refuse de penser ça. Si tu étais revenu un mois plus tard, tout ce que tu aurais vu, c’est  la même chose que maintenant.  Tu m’aurais vue traîner avec Max, tu m’aurais vue aller bosser et me rendre une fois par semaine à l’hosto. Tu m’aurais vue en train de tenter de garder la tête à la surface de l’eau. Tu ne m’aurais pas vue dans les bras de Max. Ca … ça me dégoute que tu penses ça ! Tu ne sais absolument pas ce que nous avons vécus tous les deux. Point barre. Tu ne sais pas ce qu’il se passe là-dedans… » continuais-je d’hurler en frappant ma poitrine du côté de mon coeur. « Je ne me suis pas demandée pourquoi tu étais parti sans un mot, sans une explication tout simplement parce que tu ne m’as pas parlé de tes soucis.  Je vous ai surpris.  Je suis une femme Asbjorn, je me fais des putains de films dans ma putain de tête blonde. Lorsque j’ai mal, je ne réfléchis pas. Je crois simplement ce qui tombe sous le sens : tu es parti avec cette pute. Point barre. Max aurait peut-être pu chercher à comprendre mais … c’est comme ça. » Je savais que tout ce que je venais de dire ne devait pas être clair. Je savais qu’il réussirait à comprendre ce que j’avais voulu lui dire. Il n’était pas l’horrible monstre qu’il pensait être.



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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Jeu 9 Juil - 23:03


The taste of  the impossible

Les mots sont sortis comme si je n'avais plus le contrôle de rien, et c'était le cas. Mon corps contenait trop de sentiment, trop de choses à relâcher, et j'ignorais si les mots étaient la meilleure manière pour ça. Je venais d'être sévère avec Hazel, sans le vouloir, j'avais perdu ma délicatesse, et j'avais dit sincèrement la douleur qui me transperçait. J'entendais ses mots se répéter sans cesse dans ma tête. « J’aurais pu être avec Max ... Nous avons passé une nuit ensemble. Et je sais que Max était près à n'être qu'avec moi. J'étais moi aussi presque prête à avoir une vie sentimentale de nouveau … » J'essayais de me raisonner, me rappelant que la conclusion de cette tirade était le fait qu'elle m'aimait toujours à se damner et que cette douleur la dépassait. Mais j'étais un homme, j'avais cette fragilité, celle de ne retenir que les choses qui font mal, celles qui blessent, celles qui détruisent. Je n'y arrivais pas. J'avais toute cette avalanche de sentiment qui me surpassait clairement. « Je suis désolée Ash… C’est ce qu’on appelle payer les pots cassés. »  Mes dents se serrèrent à ses mots. L'idée qui en ressortait c'est que je n'avais plus rien à dire, je devais juste assumer. « Oui, je suis terriblement désolée d’avoir souffert durant ton absence. Excuses moi. » Un climat électrique se dégageait de nous deux. Je savais que cette soirée n'allait pas être parfaite, mais j'avais l'impression qu'elle virait à la catastrophe, alors qu'il y avait à peine quelques minutes, nous nous regardions dans le blanc des yeux avec le désir pour seule chandelle. Lorsqu'Hazel tourna la tête vers moi avec ses joues un peu rougie d'avoir sans doute mordu l'intérieur de ses joues, elle me poussa du plat de ses deux mains sur mon torse et je reculais d'un pas. A mesure que sa colère croissait, je sentais la mienne diminuer, croisant ce regard que je détestais. Mais le discours qui suivit me désappointa. « Merde ! Merde … Fais chier. Tout n’est pas de TA faute bordel. Je suis fautive. J’aurais pas dû partir comme ça quand je vous ai vu, j’aurais dû la choper par les cheveux cette sale pétasse et lui éclater la gueule. Voilà ce que j’aurais dû faire. Je regrette tellement, si tu savais. C’est ma faute, d’être partie en pleurs et de ne jamais t’avoir répondu. Et c’est notre faute, à Max et moi, si nous avons couché ensembles. J’étais désespérée… Il était la seule chose qui me rattachait encore à toi. Si … Si j’avais couché avec un autre gars, ça aurait été tirer un grand trait sur toi. C’est tordu ce que je dis. Je suis une putain de tordu dépressive ok ?! J’ai voulu me foutre en l’air, tu n’étais pas là, ce n’est pas ta faute, tu n’y es absolument pour rien ok ?! » Ses mots étaient si différents de ceux que je m'attendais à entendre, déstabilisé, je sentis mon souffle se saccader, et mes yeux se perdre dans leur trajet, fixant avec rapidité les yeux, les lèvres, les mains d'Hazel. Son doigt s'appuyait avec force sur sa tempe, au point que la jointure de celui-ci devienne blanc.  « C’est pas de ta faute Asbjorn, c’est là-dedans que ça va pas … » Je sentis soudain mon poing, à retardement, me lancer avec violence dans tout le bras, preuve que ma rage se calmait. J'étais juste perdu, perdu, souffrant, malade. Tellement malade tout à coup.  « Est-ce-que c’est de ta faute si je travaille dans ce bar de merde ? Non plus ! Et je t’interdis de parler de ce que tu ne sais pas. Qui t’a dit que j’avais aimé cette nuit avec lui, autant que tu le laisses entendre ?  Qui te l’as dit ça, hein ? Je ne suis pas une salope, putain ! Crois-tu vraiment que six mois suffisent à effacer tout l’amour que j’ai pour toi ? Alors c’était si superficiel que ça, notre amour ? Non, NON ! Tu entends ?! Je refuse de penser ça. Si tu étais revenu un mois plus tard, tout ce que tu aurais vu, c’est  la même chose que maintenant.  Tu m’aurais vue traîner avec Max, tu m’aurais vue aller bosser et me rendre une fois par semaine à l’hosto. Tu m’aurais vue en train de tenter de garder la tête à la surface de l’eau. Tu ne m’aurais pas vue dans les bras de Max. Ca … ça me dégoute que tu penses ça ! Tu ne sais absolument pas ce que nous avons vécus tous les deux. Point barre. Tu ne sais pas ce qu’il se passe là-dedans… Je ne me suis pas demandée pourquoi tu étais parti sans un mot, sans une explication tout simplement parce que tu ne m’as pas parlé de tes soucis.  Je vous ai surpris.  Je suis une femme Asbjorn, je me fais des putains de films dans ma putain de tête blonde. Lorsque j’ai mal, je ne réfléchis pas. Je crois simplement ce qui tombe sous le sens : tu es parti avec cette pute. Point barre. Max aurait peut-être pu chercher à comprendre mais … c’est comme ça. » Si Hazel semblait perdue dans sa propre douleur, sa propre colère, je comprenais chacun de ses mots et l'acte me paru soudain comme anodin. Je savais qu'il ne s'agissait que d'une pensée fugitive, et que la souffrance de cette trahison allait me poursuivre, mais là maintenant, rien n'importait vraiment, qu'Hazel qui se qualifiait de folle devant moi, désemparée, brisée. Je soufflais d'une voix rocailleuse : « Mais... Mais tu as dit que tu étais presque prête... A passer à autre-chose... » J'inclinais légèrement la tête, le front plissé par l'incompréhension, je secouais lentement la tête de gauche à droite, je ne savais pas, je ne savais plus, et Hazel était là, semblant encore plus fragile avec sa voix empreinte de colère. Je lâchais la cigarette que je venais tout juste d'allumer sur le sol et attrapait Hazel plus doucement cette fois pour la caler au creux de mes bras. « Je suis désolé, je suis désolé Hazel... J'voulais pas gueuler, j'voulais pas te faire mal... J'voulais pas... » J'enfouis mon visage dans ses cheveux, aspirant un profonde bouffée de ce parfum enivrant. Je me rends compte que nous tremblons tous deux seulement maintenant que nos corps se rencontrent, je ne comprends pas comment je peux être si bipolaire quand je suis avec Hazel, passant d'un état à l'autre comme pour rien, mais le fait est là, la serrer dans mes bras me calme. Je voudrais calmer cette chose trop grande pour elle est son corps si frêle et fragile. Je serre mes lèvres avec violence ainsi que mes paupières fermées. J'appuie mon front contre son crâne et souffle. « Tu me rends fou, depuis le tout premier jour... Tu me détraques le cerveau... Je t'aime comme un fou, ça me dépasse... Je suis désolé pour tout ça, Hazel, mais j'arrive pas à regretter tout ça...Nous regretter, me dire qu'on aurait mieux fait de ne jamais se croiser. Ca serait si simple, mais je suis prêt à endurer toute la douleur du monde pour continuer à ressentir ces sentiments trop grands pour moi. » J'embrasse son front d'un baiser fragile, les bras enveloppant toujours ses petites épaules, et malgré tous les mots, toutes les douleurs, je voudrais qu'elle ressente, qu'elle ressente qu'elle n'est pas folle, que ce sont juste ces sentiments qui nous dépassent qui nous caractérisent l'un l'autre, je veux qu'elle sache que mon cerveau est court-circuité depuis que nous nous sommes vu pour la première fois. Si Hazel est folle, que l'on m'enferme dans la même cellule que la sienne à jamais...


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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Ven 10 Juil - 0:51

The taste of the impossible
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    Je sens ce regard qui me brûle la tempe. Nous sommes à la cafet, comme à chaque midi. Stef’ m’hurle des choses dans l’oreille, j’essaie vraiment de l’écouter, mais tout ce qu’elle dit me semble insignifiant et j’ai cette sensation qui m’obsède, comme si quelqu’un me fixait. Je ne tiens plus. Je dois savoir qui me fixe si intenséme… La foudre. La tempête. La lave en fusion. La plus grande irruption volcanique de tous les temps. J’ai l’impression de sentir mon cœur jaillir ma poitrine pour aller à l’encontre de cet être. Il est à l’autre bout de la pièce mais j’ai su qu’il me regardait. C’est si intense. Ca me prend aux tripes. Je ne peux décrocher mes yeux des siens. Je l’ai reconnu. C’est lui. C’est comme une révélation, comme si enfin je découvrais qui j’étais réellement tout en découvrant l’autre partie qui complète mon âme. Il est là. Face à moi, à quelques mètres de là. Je me suis immobile sur ma chaise, pourtant j’ai l’impression de tanguer, d’être au bord du vide. Je perds pieds. Mon âme-sœur. Je le sais. C’est une évidence. Stefanie rompt la transe dans laquelle je me trouve lorsqu’elle me secoue vigoureusement l’épaule : « Tu m’écoutes quand je te parle ? Pourquoi tu regardes ce groupe de bouffons ? » Quels bouffons ? Elle pointe du doigt dans la direction du mauvais garçon qui ne me dévore du regard. Ses cheveux châtains ne sont pas coiffés, une coiffure d’après-baise. Ses yeux, bien qu’il soit loin, m’apparaissent clairs et aussi bleu que le lagon. Et sa bouche… Sa bouche forme un rictus sensuel et dangereux à la fois. Tout chez lui inspire le danger et pourtant, j’ai l’impression que je ne me sentirais en sécurité qu’à ses côtés. « Qui c’est ? » Je ne daigne même pas jeter un coup d’œil à ma copine, incapable de cligner des yeux une seule fois, de peur qu’il disparaisse : « Lequel ? Parce que franchement, ce sont de gros bouffons qui font les bad boys … La moitié des filles du lycée est passée dans leur lit. Paye tes MST quoi … Enfin, celui qui arrête pas de te regarder c’est Asbjorn Maxwell, l’autre con à côté c’est Max Len… » Je cessais immédiatement de l’écouter. Je savais ce que je voulais savoir. Asjborn Maxwell venait de me prendre dans ses filets, mais je n’étais pas une proie facile, loin de là.



Boum. Retour à la réalité. Nous sommes là, face à face, tous les deux aux bords du précipice de nos émotions. Une ruelle sombre n’est peut-être pas le lieu idéal pour mettre les choses aux clair pour un couple normal, mais nous avions toujours préférés ce genre d’endroits, Ash et moi, comme si nous retournions dans notre élément. « Mais... Mais tu as dit que tu étais presque prête... A passer à autre-chose... » La haine que j’éprouvais et la violence de mes émotions redescendaient peu à peu et je secouais la tête doucement. Ses traits s’étaient soudainement affinés durant ma tirade, ce que je ne remarqué qu’à présent tandis qu’il penchait légèrement la tête sur le côté en me fixant de son regard bleu, le front plissé par l’incompréhension. Il jeta sa cigarette à peine entamée sur le bitume avant de m’enlacer de ses bras musclé. Je reste stoïque quelques secondes, laissant la chaleur de son corps franchir la barrière de nos vêtements pour venir réchauffer mes entrailles. « Je suis désolé, je suis désolé Hazel... J'voulais pas gueuler, j'voulais pas te faire mal... J'voulais pas... » Son nez vint chatouiller mon cou, alors qu’il nichait son visage au creux de mon épaule. Mes se posèrent d’elles-mêmes sur ses cotes et je les remontais le long de ses pectoraux pour venir accrocher sa nuque. Les larmes me brulèrent une nouvelle fois les yeux, mais je ne comptais pas les retenir cette fois. Un filet d’energie invisible passe de lui à moi et de moi à lui lorsqu’il pose son front contre mon crâne. Je pourrais rester ainsi des heures. « Tu me rends fou, depuis le tout premier jour... Tu me détraques le cerveau... Je t'aime comme un fou, ça me dépasse... Je suis désolé pour tout ça, Hazel, mais j'arrive pas à regretter tout ça...Nous regretter, me dire qu'on aurait mieux fait de ne jamais se croiser. Ca serait si simple, mais je suis prêt à endurer toute la douleur du monde pour continuer à ressentir ces sentiments trop grands pour moi. » Ses mots me secouent. Je me mets à trembler plus fort entre ses bras. Et ce n’est pas dû à la fraicheur de la nuit. Je l’oblige à me serrer plus fort, à coller son corps en plus au mien. Mes doigts s’entremêlent à quelques mèches de ses cheveux, je ferme les yeux et inspire profondément. Son parfum m’emplit les poumons. Enfin de l’air pur. Enfin de l’oxygène. Lorsque je rouvre les yeux, deux larmes solitaires s’en échappent et roulent sur joues incandescentes.

Un pas en arrière, je force le barrage de ses bras mais ne l’oblige pas à me lâcher. Je laisse plus d’espace à mes bras pour venir encadrer son visage de mes mains avant de donner un violent coup de buste qui nous fait nous retourner. Je plaque violemment Ash contre le mur sur lequel je m’étais retrouvée adossée quelques minutes plus tôt. Je presse mon bassin contre le sien, violemment, fortement. Je voudrais entrer en lui, ou plutôt qu’il entre en moi. Mes yeux sont encrés aux siens. Ils font la navette entre chaque iris. Je veux le décoder de nouveau et je veux être la seule à savoir faire ça. « J’aurais tout abandonné pour toi Ash. Je serais partie avec toi, sur un simple mot de ta part. Car, mon seul refuge, ce sont tes bras. Tu m’aurais dit que l’on partait, pour X raison, je serais partie à tes côtés, sans un bagage, sans rien, avec pour seuls vêtements ton corps recouvrant le mien. Tu m’as capturée Asbjorn Maxwell, tu as fait de moi ton esclave. Je ne suis rien sans toi. Et peut-être que je plonge pieds et poings liés dans ton piège, peut-être que mes mots te signifient comme je suis dépendante de toi… Tant pis. J’accepte mon triste sort. » Je caresse sa machoire carré de mon pouce et m’avance un peu plus vers lui. « J’ai essayé de regretter notre histoire, j’ai essayé de me dire que c’était bien mieux pour moi que tu sois parti … mais ce n’étaient que les plus gros mensonges de toute ma vie. Je ne regrette absolument rien. Plutôt mourir que d’être loin de toi. Et tu sais à présent que ce ne sont pas des paroles en l’air. Dès notre première rencontre visuelle, j’ai su que tu causerais ma perte, mais que je me jetterais dans les feux de l’enfer en courant. J’ai su que tu serais à jamais le seul et unique, Asbjorn. Il n’y a que toi pour moi. Tu as été fait pour moi… » Mes mains tremblentes quittent son visage pour glisser le long de son cou et remonter dans ses cheveux. Je ne cesse pas une seule seconde de la fixer. « Je baisse les bras, j’abandonne la lutte. Je ne veux plus me battre Ash, du moins pas contre toi. Je souffre bien plus quand tu es loin de moi que quand tu es prêt de moi, malgré tout ce qui s’est passé, malgré le chagrin, la peine, la douleur … Je ne veux plus jamais te voir partir loin de moi. J’en mourrais ! » Ma poitrine se plaque contre son torse et mes lèvres viennent à la rencontre des siennes en un chaste baiser. « Dis-moi que tu m’aimes … Dis-moi que tu as besoin de moi … Dis-moi que tu as envie de moi et de moi seule … » Je lui chuchote à l’oreille dans un soupire, le souffle court, le fait d’être à son contacte me faisant perdre tous mes moyens.


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Asbjorn Maxwell
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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Ven 10 Juil - 12:38


The taste of  the impossible

Alors que mes bras enveloppaient son corps de leur protection, je ne savais plus exactement qui sauvait l'autre dans l'état actuel des choses. Bien sûr, il y avait ces événements trop durs à assumer, ces choses qui nous dépassaient franchement, mais ça n'avait plus d'importance, le temps qu'Hazel et moi étions soudés l'un à l'autre, plus rien d'autre de grave ne pouvait arriver. J'avais l'impression que si je lâchais cette femme de mes bras, une nouvelle catastrophe allait s'abattre d'un instant à l'autre. Alors je la serrais, et je sentais son corps se coller au mien dans une tentative désespérée d'être au plus proche de moi. Je ne pouvais que comprendre cette sensation. Alors que son corps se liait au mien, je me sentais si proche d'être complet à nouveau, et ce simple contact me redonnait l'espoir de quelque chose de meilleur pour nous à l'avenir. Je sens ses larmes mouiller mon torse à travers ma fine chemise, alors je la serre davantage et j'embrasse son crâne plusieurs fois en tentant de contrôler mes propres sentiments.
Hazel se recula finalement et j'eus peur qu'elle s'éloigne à tout jamais, que sa conclusion ne soit pas la même que la mienne, que je ne puisse pas la rattraper. Mais son geste s'arrête et elle pose simplement ses mains sur mon visage y laissant la trace brûlante de ses doigts sur ma peau fraîche. Mon corps brûle en entier sous ces contacts si longtemps désirés. Je soupire faiblement quand elle finit par me plaquer contre le mur en venant se presser contre moi. Son bassin se colle au mien et je ne peux empêcher la fièvre de monter en moi à ce contact. Si nous n'étions pas face à un bar dans une ruelle sordide, serais-je déjà en train de glisser mes doigts sous son chemisier, saisissant ses hanches, embrassant sa peau ? Je garde mes yeux ancré dans le bleu infini des siens, ce regard m'a toujours subjugué, secoué, retourné.  « J’aurais tout abandonné pour toi Ash. Je serais partie avec toi, sur un simple mot de ta part. Car, mon seul refuge, ce sont tes bras. Tu m’aurais dit que l’on partait, pour X raison, je serais partie à tes côtés, sans un bagage, sans rien, avec pour seuls vêtements ton corps recouvrant le mien. Tu m’as capturée Asbjorn Maxwell, tu as fait de moi ton esclave. Je ne suis rien sans toi. Et peut-être que je plonge pieds et poings liés dans ton piège, peut-être que mes mots te signifient comme je suis dépendante de toi… Tant pis. J’accepte mon triste sort. » Mes mains se serrent sur ses hanches tandis que mon regard fixe ses lèvres, laissant passer tous ses mots qui faisaient bourdonner ma tête. Elle passe son pouce sur mon visage et se compresse contre moi au point de nous priver un peu d'air. « J’ai essayé de regretter notre histoire, j’ai essayé de me dire que c’était bien mieux pour moi que tu sois parti … mais ce n’étaient que les plus gros mensonges de toute ma vie. Je ne regrette absolument rien. Plutôt mourir que d’être loin de toi. Et tu sais à présent que ce ne sont pas des paroles en l’air. Dès notre première rencontre visuelle, j’ai su que tu causerais ma perte, mais que je me jetterais dans les feux de l’enfer en courant. J’ai su que tu serais à jamais le seul et unique, Asbjorn. Il n’y a que toi pour moi. Tu as été fait pour moi… »
Malgré toutes les idées préconcues sur l'amour, nous avons fait notre propre chemin, et s'étend sous mes yeux la preuve qu'il peut dépasser l'entendement, Hazel ne pouvait pas se passer de moi, peu importe la souffrance que je lui apportais, peu importe les trahison, c'était un sentiment pur, inaltérable, et il était réciproque. Je ne pouvais me passer de cette femme qui illustrait tous mes désirs sur cette terre, c'était au delà de sa beauté, de son intelligence, de tout ça. Une réelle connexion nous animait tous deux comme deux pantins reliés aux même fils. Ses doigts fins se glissent dans mes cheveux tandis que j'ancre profondément mon regard dans le sien. « Je baisse les bras, j’abandonne la lutte. Je ne veux plus me battre Ash, du moins pas contre toi. Je souffre bien plus quand tu es loin de moi que quand tu es prêt de moi, malgré tout ce qui s’est passé, malgré le chagrin, la peine, la douleur … Je ne veux plus jamais te voir partir loin de moi. J’en mourrais ! » Elle presse sa poitrine contre moi et ses lèvres embrassent les miennes, un baiser aussi léger et inaccessible qu'un papillon. « Dis-moi que tu m’aimes … Dis-moi que tu as besoin de moi … Dis-moi que tu as envie de moi et de moi seule … » Ses mots m'électrifient, mes mains passent de ses hanches à ses fesses pour la coller davantage à moi si c'est possible tandis que je frôle son nez du mien, ses lèvres des miennes. « Je t'aime, je t'aime tellement que je l'hurlerais si je pouvais, mais rien ne serait assez fort pour l'exprimer. » Je meurs d'envie de l'embrasser, de sentir sa peau se frotter à la mienne, de sentir nos langues s'emmêler avec toute cette passion qui nous dévore. Mais je veux luis répondre d'abord, je veux qu'elle l'entende avant de le ressentir jusqu'au plus profond de son être. « J'ai besoin de toi, tu es mon pilier, ma force, ce qui fait que je tiens encore debout... » Je souffle mes mots contre ses lèvres, sa joue, son cou. « Je brûle pour toi, je ne suis animé que par toi, fais de moi tout ce que tu veux, je t'aime, je te veux à en mourir, je suis à toi.... » Mes mains glissent sous son haut, frôlant la peau de son dos, je passe mon doigt sur sa colonne vertébrale tandis que mes lèvres rejoignent enfin les siennes, plus doucement cette fois, mais avec autant d'envie, tellement que tout mon ventre brûle, elle ne peut que sentir ce désir, ainsi collée contre moi, je voudrais mourir en elle, et plus rien n'a d'importance. Je saisis ses lèvres des miennes, y passant le bout de ma langue avant de rejoindre la sienne. Je garde une main dans son dos, le contact de sa peau me rend fou, mon autre main remonte sur son chemisier, se glissant sous celui-ci pour caresser le haut de sa poitrine. Je lutte intérieurement, mon inconscient restant sans doute connecté au fait que nous ne sommes pas à l'endroit opportun pour ça et qu'on va sans doute se faire dégager à un moment.
Mais je ne peux m'empêcher de ressentir ce corps plaqué contre le mien, cette peau, ce contact qui me rend fou. Je l'embrasse langoureusement, passionnément, j'ignore les mots, les mots n'ont plus d'importance, Hazel est à moi, et je suis à elle.


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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Lun 13 Juil - 0:19

The taste of the impossible
“It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness. We have no scar to show for happiness. We learn so little from peace.”


Nous formons à nouveau une seule et même entité. Nos âmes se retrouvaient enfin, se rapprochaient pour mieux s’unir pour l’éternité. La mienne se scellait à la sienne. J’étais incapable de me remémorer les minutes qui précédaient notre étreinte. Ni les raisons de notre rendez-vous, ni les mots durs que nous avions eu l’un pour l’autre. Tout ce que je savais c’était que mon corps se moulait à la perfection contre le sien, il m’englobait, me complétait. J’étais faite sur mesure pour m’insérer entre ses bras. Personne d’autre ne pouvait se trouver à ma place et personne d’autre ne pouvait être à celle d’Asbjorn. Je gémis doucement lorsqu’il resserra son étreinte, m’obligeant à m’appuyer un peu plus contre lui, à le plaquer un peu plus contre le mur. Mes paroles semblent lui redonner vie. Je veux qu’il me touche, qu’il me possède, qu’il me dise ce qu’il ressent, ce qu’il pense. Je veux à nouveau tout connaître de cet homme. Je veux connaître la moindre de ses pensées, de ses réflexions, de ses questions. Nous ne devons plus rien taire, même si on croit protéger l’autre en lui cachant la vérité. Au contraire, ce qui, l’on croit, peut faire notre force, nous anéanti alors.

Ses mains possessives quittent mes hanches - où elles étaient pourtant bien - pour migrer plus au sud, une destination bien plus agréable encore. Ses paumes pressent mes fesses et une onde d’excitation se propage dans mon bas ventre. Des milliards de papillons se mettent à voleter à l’intérieur de moi, tandis que le feu de la passion me consume. Son nez chatouille le mien, son souffle caresse mes lèvres et je frissonne. J’humidifie mes lèvres en passant ma langue dessus, effleurant au passage sa lèvre inférieure de son bout humide. Sa bouche effleure la mienne avant qu’il me souffle : « Je t'aime, je t'aime tellement que je l'hurlerais si je pouvais, mais rien ne serait assez fort pour l'exprimer. » Je gémis de bonheur, laissant une nouvelle larme rouler sur mon visage. « J'ai besoin de toi, tu es mon pilier, ma force, ce qui fait que je tiens encore debout... Je brûle pour toi, je ne suis animé que par toi, fais de moi tout ce que tu veux, je t'aime, je te veux à en mourir, je suis à toi.... » Son souffle se balade, trace un chemin entre mon visage, mes lèvres, mes joues, ma mâchoire et mon cou. J’ai envie de crier tellement cette sensation est jouissive. Et enfin, Ash fait ce que j’attendais depuis trop longtemps. Ses mains quittent mes fesses pour se glisser sous mon chemisier. La peau fine de ma croupe est sensible à son toucher, mes poils se hérissent tandis qu’il fait encore remonter ses mains un peu plus haut sur mon corps. Ses doigts suivent la ligne de ma colonne et un long tremblement douloureux me secoue le corps. Je suis avachie, couchée sur lui, si bien que c’est son corps qui me retient. Mon bassin appuyé contre le sien, ma poitrine écrasée contre ses pectoraux, ils sont douloureux tellement l’excitation de nos retrouvailles, de ses mots me tend. Son désir, contrairement au mien, est palpable. La bosse, dure, dans son pantalon est pressée contre mon bassin ce qui m’empêche de comprendre les choses clairement. Sans plus attendre, Ash colle une nouvelle fois ses lèvres contre les miennes, il me dévore, me déguste et j’en fais tout autant. Mais il est trop doux pour moi, pour l’instant. J’ai besoin de retrouver sa brutalité, sa passion, la bête qui vie en lui. Je mords violemment sa lèvre inférieure, qui se met à saigner légèrement. Ma langue, après avoir caressée la sienne, passe sur la blessure. Je suce les quelques gouttes de sang qui s’écoulent de la plaie. C’est terriblement excitant et érotique. Je ne peux empêcher un nouveau gémissement tandis que l’une de ses mains caresse ma poitrine. Oh mon dieu. Je suffoque. Le désir qui agite mon corps est douloureux. J’ai envie de le sentir contre moi, mais surtout en moi. C’est un désir impérieux. C’est une nécessité. J’en ai besoin.

C'est à mon tour de toucher son corps. Mes mains glissent sur sa chemise, caressent ses abdominaux - qui sont, j'ai l'impression, plus dessinés qu'avant - puis sur ses pectoraux. C'est si bon de pouvoir le toucher à nouveau. Mes doigts habiles s'attaquent aux premiers boutons de sa chemise avant que je ne perde patience et arrache tout. Mes lèvres quittent les siennes pour glisser le long de son cou, suivant le chemin de sa veine palpitante. Je le mords doucement, lui donne de petits coups de langue et dépose des dizaines de légers baisers sur sa clavicule et le haut de sa poitrine. Je sens son désir qui palpite contre ma hanche et je me frotte contre lui, comme une femelle en chaleur. C'est ce que je suis après tout, cette femelle qui retrouve son mâle. Mes lèvres font le chemin inverse pour venir jouer de nouveau avec les siennes, ma langue les lèche, mes dents les mordillent. Je ne serais jamais repue de lui.

Soudain la porte du bar s'ouvre à la volée m'arrachant un sursaut accompagné d'un petit cri. « oh putain merde... Désolé. J'ai entendu des hurlements et comme vous n'étiez toujours pas revenus, je me demandais si vous n'aviez pas un problème ... » je me détache d'Asbjorn à regret en jetant un coup d'œil au serveur qui s'occupait de notre table. « On ferait peut être mieux de rentrer ?! » Dis-je d'une voix rauque à Ash, mon corps toujours plaqué contre le sien, le souffle court et le désir me léchant toujours les entrailles.

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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Jeu 16 Juil - 0:25


The taste of  the impossible

L'univers que nous nous étions créé et qui prenait à nouveau possession de l'espace, se referma sur nous, laissant le reste aux autres qui n'existaient sans doute même pas. Hazel et moi étions les seuls dans ce vaste monde, ce vaste monde qui ne se limitait maintenant plus qu'à cette rue, plus qu'à cette parcelle de trottoir, plus qu'à nos deux corps s'étreignant dans le désir profond de se fondre l'un dans l'autre, de ne former plus qu'une seule et même entité, un tout homogène que personne n'aurait jamais plus pu séparer. Nous étions de retour, notre entièreté était à nouveau présente, nous respirions à nouveau, nous retrouvions notre souffle de vie dans le souffle de l'autre. Je voudrais que nul vêtement ne vienne heurter cette proximité, je voudrais sentir chaque centimètre de cette peau qui m'électrifie, qui me rend fou, car son contact lance en moi un milliard de réactions en chaîne et mon désir se fait plus violent alors que je sens sa poitrine se soulever contre ma main, animée par le même désir que le mien.

Alors qu'elle répond à mon baiser, elle se fait plus pressante, plus passionnée encore. Je sens qu'elle veut que je me laisse davantage aller, et tandis qu'elle mord ma lèvre avec violence, je grogne en sentant le goût du sang rejoindre nos deux langues emmêlées. La douleur m'excite davantage qu'autre-chose, je glisse ma main plus bas dans son soutien, saisissant son sein, le caressant de mon pouce tandis que mon autre main presse son corps contre le mien, elle se frotte, s'agite, son souffle est chaud, brûlant, grisant. Nos dents s'entrechoquent parfois dans la passion, la rage du baiser que nous échangeons, je sens mon excitation se faire plus solide encore dans mon jean, et Hazel semble en apprécier le contact, bien décidée à en rajouter. Elle va me faire exploser, d'une seconde à l'autre, je n'aurais plus la force. Elle savoure ma lèvre, saignante, sans sourciller, je lâche un nouveau faible grognement d'excitation contre ses lèvres, l'agrippant davantage.

Ses mains glissent sur mon torse, le redécouvre, je brûle de la sentir me toucher réellement, sans cette chemise, sans rien, je veux coller mon corps brûlant au sien, l'envelopper de ma chaleur, de mon désir. Il faut qu'on parte d'ici, absolument, je veux avoir le loisir de toucher chaque parcelle de son corps. Elle détache ma chemise tandis que ma main redescend jusqu'à ses fesses, s'agrippant à l'une d'entre elle, collant son bassin contre le mien, et tandis qu'elle cède à son impatience, descendant ses lèvres sur mon cou, je serre les dents en soufflant douloureusement, mon désir me transperçant. Je baisse la tête tandis qu'elle embrasse le haut de mon torse, je lèche le lobe de son oreille et son cou avant que nos lèvres se rejoignent, ainsi que nos langues dans une nouvelle danse déchaînée. Toute mon attente de ces 6 mois se traduit dans l'impatience de mes gestes envers elle, mais lorsque je m'apprête à soulever son haut davantage, un bruit réveille mon esprit hypnotisé. C'est la porte du bar qui vient de s'ouvrir vivement. Je sens Hazel sursauter contre moi et tourne la tête vers le serveur qui est presque plus mal à l'aise que nous. « oh putain merde... Désolé. J'ai entendu des hurlements et comme vous n'étiez toujours pas revenus, je me demandais si vous n'aviez pas un problème ... » Hazel se recule légèrement, je me rends compte que ma main était toujours fichée dans son décolleté, je l'enlève et reboutonne ma chemise. « On ferait peut être mieux de rentrer ?! » Je reprends toujours ma respiration de nos baisers enflammés, je recroise le regard du serveur dont les joues rougisse, il re-disparait aussitôt à l'intérieur, comprenant sans doute que nous arrivons et qu'il ferait mieux de nous laisser reprendre nos esprits seuls. Je ne peux empêcher un léger rire rauque me traverser la gorge, et mon regard brûlant croise celui d'Hazel calée contre moi. Je l'entoure de mes bras, plus chastement cette fois et embrasse doucement ses lèvres et remonte ma main pour caresser son visage, son doux et magnifique visage. « Je vais payer et on peut y aller ? » Je me remets à peine de mes émotions, me redressant et écartant faiblement le corps d'Hazel, histoire que le mien calme un peu son excitation avant de rentrer directement. Je passe ma langue sur ma lèvre inférieure qui a le goût de fer et dépose un regard incandescent dans celui de Hazel : « Tu veux venir chez moi... ? » Un sourire suit, reprenant à grand peine mes esprits, je sais juste que nous sommes là, non-repus l'un de l'autre, et je sais aussi qu'Hazel a toujours autant besoin de moi que moi d'elle. Cela suffit à combler ce trou infernal en moi, pour cet instant en tout cas, tout semble être envolé, il ne reste juste qu'elle et moi. J'embrasse doucement son visage et respire son doux parfum et nous nous écartons finalement à contrecoeur, je lui ouvre la porte afin que nous puissions aller régler l'addition, je sors mon portefeuille de ma poche, bien décidé à ne pas attendre une seconde de plus ici avant de pouvoir rentrer afin de consumer nos retrouvailles comme nos désirs semblent l'indiquer. Certaines personnes nous regardent de travers, nous ayant sans doute entendus nous disputer, et mon poing et ma lèvre en sang semble en attester. Le serveur quant à lui, remis de sa surprise, nous regarde avec un petit sourire en coin que je ne saurais lui reprocher.


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vous qui dans les langueurs d’un esprit monastique ignorez de l’amour, l’empire tyrannique... que vos cœurs sont heureux puisqu’ils sont insensibles. tous vos jours sereins, toutes vos nuits paisibles. byfantasy
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MessageSujet: Re: ASHAZEL 》the taste of the impossible. Jeu 16 Juil - 21:15

The taste of the impossible
“It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness. We have no scar to show for happiness. We learn so little from peace.”


Comment ? Comment aurais-je pu oublier cet homme qui me faisait vivre, qui me rendait vivante, qui faisait battre mon petit cœur meurtri ? Comment aurais-je simplement pu ne plus penser à lui chaque jour ? C’était impossible. J’étais liée à lui. Et même s’il était parti, même s’il s’était passé toutes ces choses horribles, il restait l’homme de ma vie. Je voyais d’ici les remarques auxquelles j’aurais le droit, comme quoi je n’étais qu’une pauvre fille paumée, perdue et plus que naïve. Que j’avais rien compris, que s’il m’avait fait ça une fois, qu’est-ce qui allait l’empêcher de recommencer à nouveau ? Mais personne n’avait jamais compris ce qui nous liait Ash et moi. C’était plus fort que tout, notre amour allait au-delà de l’entendement. Tout ce que je ressentais pour lui vibrait en moi, les sentiments que j’éprouvais pour lui suintaient par tous les pores de ma peau. Lorsqu’il entrait dans mon champ de vision, tout autour de lui, de moi, de nous s’effaçait pour le faire rayonner. Il occupait chacune de mes pensées, il m’électrisait, me paralysait, me pétrifiait… Je l’aimais comme au premier jour et bien plus encore. Il était ancré en moi, son nom, ses mots, ses soupirs, son âme, tout était tatoué sur chaque parcelle de mon corps.

Je ne sais plus si je devais remercier le serveur ou le haïr de tout mon être de nous avoir interrompus. Quelque chose me disait qu’Ash aurait pu me faire l’Amour contre ce mur que je n’aurais rien trouvé à redire. A ses côtés j’étais une toute autre personne, l’Hazel qui sommeillait en moi, folle et éperdument amoureuse d’un homme dangereux et sexy en diable. Ash semblait autant à bout de souffle que moi et surtout au bord du ravin, tout comme moi. J’avais envie de poser mes mains sur son corps et de ne jamais les en décoller. Je le voulais pour moi toute seule. Je voulais effacer les souvenirs de ces filles qui avaient pu le toucher. Je voulais coller mon corps au sien, le sentir contre moi, en moi, que nous mêlions nos langues en une danse lente et ensorceleuse. Tout ce que je souhaitais ce que nous nous aimions une nouvelle fois jusqu’à l’aube, que son corps recouvre le mien à jamais.

Son rire rauque résonne dans la nuit tandis qu’il entoure mes épaules doucement tout en posant un doux baiser sur mes lèvres. J’use d’une volonté de fer pour ne pas me jeter de nouveau sur sa bouche et le dévorer encore et encore. Il me semble déceler le même désir teinté de la même retenue dans le regard d’Asbjorn. Pourtant, je voudrais lui hurler de faire ce qu’il veut de moi, là maintenant tout de suite, mais ce ne serait pas correct. « Calmos la dépravée. Tu viens juste de le retrouver. » Je souris, laissant ses mains me caresser le visage. Le geste est si tendre que les larmes me montent aux yeux, je les retiens in extremis en fermant les paupières et en calant ma joue dans sa grande main chaude et calleuse. « Je vais payer et on peut y aller ? » Je voulais protester, mais le laissais m’inviter. Ash avait toujours été comme ça, il se tuait au travail, gagner ce qu’il fallait pour (sur)vivre et avait toujours refusé que je paie le moindre petit truc. Un vrai gentleman sous ses airs de beau parleur mauvais garçon. « Tu veux venir chez moi... ? » Un sourire tendancieux étire doucement ses lèvres. Mon cœur rate un battement tellement sa beauté m’éblouie. Je hoche la tête lentement en plongeant mon regard incandescent dans le sien. Il n’a pas besoin de me poser la question. Je n’attends que ça. Le retrouver.

Il embrasse une nouvelle fois mon visage avant de s’écarter de moi pour de bon. Le charme semble rompu pourtant je n’ai d’yeux que pour lui. Je le suis, attirée par lui comme la mer par la lune. Je le suivrais où qu’il aille. Je ne me rends même pas compte que nous sommes de retour dans le bar, ni de ce qu’il est en train de faire. Tout se passe dans ma tête, je vois des choses, je les ressens si profondément que j’en tremble. Je lui attrape la main violemment et patiente fébrilement. Je ne tiens plus. Je le veux. Je ne veux que lui.


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Je sais bien que tout nous sépare, je sais qu’il faudrait s’enfuir, mais je n’irai plus nulle part, sans vouloir lui revenir, sans vouloir nous retenir. Mais d’où vient le feu qui s'empare, de mon âme a moitié ivre. Soudain pour un simple regard, je veux vivre au bord du vide. byfantasy
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ASHAZEL 》the taste of the impossible.

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