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I can hear you, you don't need to talk ► Aéd&Cam

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MessageSujet: I can hear you, you don't need to talk ► Aéd&Cam Mar 7 Juil - 23:15

I can hear you, you don't need to talk

La mort de Jordan avait été... une épreuve. C'était même pire que ça. Car au fond, une épreuve, ça se surmonte. Actuellement, ça n'était toujours pas le cas pour Cameron. C'était trop dur. Il avait dû assister à la scène. Et à sa dégringolade... c'était impossible pour lui de s'y faire. Impossible. Mais il essayait de vivre avec. Il essayait. Pour ne pas sombrer dans la folie, éviter de péter un câble, de lâcher prise, il se focalisait sur le boulot. Il y passait toutes ses journées, le plus clair de son temps et évitait au maximum d'avoir du temps libre et donc pour penser.

Et lorsqu'ils l'avaient amené, qu'elle était arrivée au centre, il avait eu l'impression de trouver en elle une deuxième chance. Une rédemption possible. C'était certainement étrange au fond, elles étaient certainement différentes, n'avaient peut-être pas du tout la même vie ni eu les mêmes expériences. Mais malgré tout, il retrouvait un peu de Joe en Aédan. Et lorsqu'ils l'installèrent face à la baie vitrée, ce matin-là, le lendemain de son arrivée, il n'hésita pas une seconde à s'approcher. Il lui sourît et s'installa en face d'elle, assez bas pour qu'elle puisse malgré tout avoir vue sur le jardin. Il lui prît les mains et caressa délicatement ses doigts de son pouce. « Bonjour, Aédan. J'espère que tu as bien dormi... » Il savait pertinemment qu'elle était dans un état second. Ils l'avaient trouvé presque hystérique à l'hôpital, alors maintenant, ils faisaient en sorte qu'elle ne se blesse pas et ne pique pas d'autre crise en lui donnant ce qu'il fallait pour l'assommer. « Je m'appelle Cameron... Je suis infirmier ici. Et je suis là pour t'aider. » Il vînt doucement remonter les manches sur ses avant-bras. « Le soleil sur ta peau, ça va te faire du bien. » Et il fît de même un peu sur ses jambes avant de se poser à côté d'elle. Elle avait de longues jambes effilées. Des jambes magnifiques. « Ca fait du bien la chaleur hm ? » et il vînt caresser sa tête un petit instant. Il sortît ensuite son dossier et feuilleta les circonstances de sa venue : Apparemment, un de ses proches était décédé. Et elle avait fait une tentative de suicide. Une tentative... Donc elle n'était pas morte. C'était d'autant plus significatif. Il devait l'aider, la sauver. C'était son rôle, son but. Il rangea la paperasse et vînt doucement poser une main sur la sienne. « Je suis content de te rencontrer... je suis sûr qu'on va bien s'entendre. » continua-t-il et il vînt repousser une mèche de cheveux derrière son oreille avant de finalement se lever pour aller à la rescousse d'un de ses collègues.

Plus tard dans la journée, vînt l'heure du repas. Il s'approcha et lui sourît à nouveau. Il la sentait plus éveillée. Elle avait changé de position et son regard n'était plus tout à fait vide. « Hey... Aédan. C'est l'heure de manger... je t'emmène au self ok ? » lui indiqua-t-il et il vînt délicatement lui prendre les mains, la tirant pour qu'elle se lève. « Courage. On va juste grignoter un bout histoire que tu ne nous tombes pas dans les pommes. » Elle avait les jambes flageolantes alors il s'empressa de passer un bras autour de sa taille et de prendre un de ses bras pour en entourer ses épaules. « Il faut marcher... ça va te stimuler un peu. Comme ça, je t'emmènerai te balader après hm ? » Et il avança lentement en direction du restaurant du centre. Il l'observait du coin de l'oeil, détaillant son visage. Elle avait l'air d'un ange. Un ange déchu. Malmené par la vie. Il aurait voulu connaître les raisons de son malheur. Comprendre mieux. Et il avait hâte qu'elle soit d'accord pour lui en parler. Déjà fallait-il qu'elle lui adresse au moins un mot ou un regard.
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Chloe Sheeran
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MessageSujet: Re: I can hear you, you don't need to talk ► Aéd&Cam Mar 14 Juil - 12:21

I can hear you, you don't need to talk

La dépression ne quittait plus Aédan. Elle qui pensait avoir remonté la pente venait de sombrer à nouveau. Perdre son père avait été atroce mais James avait été là pour elle, la recueillant et la supportant malgré ses bêtises. Aujourd’hui, il était parti. Définitivement. Il avait rejoint sa femme et son ami « là haut ». La jeune femme se retrouvait seule au monde. Ça avait été trop dur, elle ne se pensait pas capable de survivre à toutes ces pertes. La vie lui mettait des bâtons dans les roues et ne cessait de la détruire une fois qu’elle pensait aller mieux. Elle n’était qu’un pantin désarticulé, condamné à subir les foudres d’une vie qu’elle ne désire plus. Seulement, cette vie ne voulait pas la laisser partir. Une tentative de suicide échouée et elle se retrouvait dans un centre spécialisé, amorphe. Impossible de savoir si elle se sentait bien ou non. Elle était juste déconnectée. Elle pensait à son père et à James mais aucune réaction. Pas de larmes, ni de cris. Juste des pensées décousues auxquelles elle ne réagissait plus.

Assise devant une fenêtre, la demoiselle fixait le vide à moitié consciente du mouvement autour d’elle. Les sons et sensations semblaient atténués comme si elle était enfermée dans une bulle. « Bonjour, Aédan. J'espère que tu as bien dormi... » Le visage qui se dessina devant elle resta abstrait. Elle ne distinguait pas vraiment ses traits. Sa voix lointaine, plutôt douce, ne la fit pas sursauter. Elle ne bougea pas. Même si elle l’avait voulu, il lui aurait été impossible de faire le moindre mouvement. « Je m'appelle Cameron... Je suis infirmier ici. Et je suis là pour t'aider. » En sentant la chaleur contre sa peau, Aédan comprit qu’il avait exposé ses bras au soleil. Ça ne lui fit ni bien ni mal.  « Le soleil sur ta peau, ça va te faire du bien. Ca fait du bien la chaleur hm ? » Tout semblait irréel. Les voix, ses gestes. Son regard à elle restait rivé sur un point au milieu du parc face à elle. Aédan ne savait même pas ce qu’elle regardait. « Je suis content de te rencontrer... je suis sûr qu'on va bien s'entendre. »

Les minutes s’écoulèrent. Rapidement ou non, la jeune femme n’en avait pas conscience. Elle restait juste assise. Pourtant, les sensations semblaient revenir un peu. Son cœur battait plus fort, ses yeux piquaient un peu trop. Elle était encore faible, incapable de penser correctement plus de deux minutes d’affilé. « Hey... Aédan. C'est l'heure de manger... je t'emmène au self ok ? » Son corps lui fit mal lorsqu’il la leva, comme l’impression d’être resté immobile beaucoup trop longtemps. Doucement, elle inspira pour prendre des forces. Elle ne sentait presque plus ses membres. « Courage. On va juste grignoter un bout histoire que tu ne nous tombes pas dans les pommes. » Jamais elle ne s’était sentie si faible. Ses jambes ne la soulevaient presque pas et sans son soutien, elle serait sûrement tombée. « Il faut marcher... ça va te stimuler un peu. Comme ça, je t'emmènerai te balader après hm ? » La faim rongeait son ventre, elle le sentait mais sa bouche était restée fermée si longtemps qu’il lui paraissait impossible de l’ouvrir de nouveau. Elle n’en avait pas envie. Incapable d’avaler la moindre bouchée.

Sur sa chaise, Aédan regarda l’assiette. Il y avait peu de nourriture, les médecins savaient parfaitement qu’une dose importante ne lui ferait pas envie. Ses mains tremblaient sur ses genoux et la jeune femme dut essayer plusieurs fois avant d’attraper parfaitement la cuillère. De la purée. Elle ne savait pas si elle sentait bon ou non, si elle en avait envie ou pas. Tout ce qu’elle savait c’était qu’elle devait manger. Pourtant, dans un coin de son esprit, une petite voix lui disait de ne rien manger, de se laisser dépérir. Après tout, rien ne la retenait sur cette terre. Son père, James, sa mère… Ils étaient tous la haut. Sa mère… Sa demi-sœur. Dans un instant de lucidité, Aédan pensa à Sam. Cette inconnue qui ne l’était pas tant. Elle n’était pas seule. Mais Sam ne méritait pas de subir sa présence déprimante. Pourtant, en pensant à la demoiselle, Aédan porta la purée à sa bouche. Une fois. Deux fois. Puis trois. Relevant le regard vers l’infirmier qui se trouvait près d’elle, elle fit un signe négatif de la tête signifiant qu’elle n’en voulait plus. Trois bouchées. C’était déjà suffisant. Son estomac était déjà lourd. « Je… voudrais sortir d’ici… s’il vous plait… » murmura-t-elle faiblement. Un instant elle se demanda si l’homme l’avait entendue. Voir ces gens autour d’elle l’a mettait mal à l’aise. De plus en plus consciente de son entourage, Aédan commença à se tortiller sur sa chaise. « Je veux… sortir. » Sortir de la salle. Sortie du centre. Peu importait, il fallait qu’elle s’éloigne de toutes ces personnes qu’elle ne connaissait pas et qu’elle ne voulait pas connaître. Aussi rapidement que possible, elle se leva. Sa chaise tomba à la renverse et elle tituba un instant avant de s’écrouler dans les bras de l’infirmier qui s’était instinctivement rapproché. « Je veux. SORTIR. » Sa propre voix la fit sursauter. Ses mains se crispèrent sur la blouse de l’homme, tirant dessus de ses maigres forces. « sortir… je veux… sortir. Je veux sortir. » Les larmes menaçaient de couler. Elle le sentait. Ses yeux brûlaient, sa gorge se serrait désagréablement à chaque fois qu’elle répétait qu’elle voulait s’en aller. Suppliant toujours l’homme, elle posa son front contre son épaule, s’accrochant à lui comme à une bouée qui l’empêcherait de couler.

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MessageSujet: Re: I can hear you, you don't need to talk ► Aéd&Cam Jeu 20 Aoû - 13:45

I can hear you, you don't need to talk

La pauvre jeune femme était dans un état proche du légume. C'était habituellement un état que Cameron ne supportait pas mais qu'il comprenait. Il savait que la plupart du temps, c'était nécessaire. Il était évidemment passé par des hôpitaux ou des centres psychiatriques beaucoup moins raisonnables. Mais ici, il savait que les psychiatres n'employaient ce genre de moyen que si c'était strictement nécessaire. Pour la sécurité et le bien être des patients. Seulement ça. Aussi, voir la jeune femme ainsi n'était pas aussi dérangeant que ça. Il savait qu'elle en avait sûrement eu besoin. Et en plus, ça lui permettait de pouvoir l'approcher sans trop de soucis. Il voulait se rapprocher d'elle. Apprendre à la connaître. Il n'y avait que comme ça qu'il pourrait vraiment prendre soin d'elle au fond.

Ils étaient dans le réfectoire et il lui avait tenu compagnie pendant son repas. Court mais au moins elle avait avalé quelque chose. Il s'était évidemment aussi chargé d'aider certaines autres patients qui avaient eu besoin d'aide. Notamment la vieille Greta et son Parkinson bien-aimé et lui collant à la peau et au nerf depuis trop longtemps maintenant. Ou encore Christopher, victime de son addiction et amputé du bras droit. Pour autant, c'était Aédan qui avait eu son attention principale. Il n'avait pas pu faire autrement. Elle avait besoin d'attention, c'était évident pour lui. Et il lui donnerait tout ce qu'il pourrait. « Je… voudrais sortir d’ici… s’il vous plait… » entendît-il à peine alors qu'il essuyait doucement le menton de Greta. « Aédan ? Quoi ? » demanda-t-il d'une voix douce. « Je veux… sortir. » Il se rapprocha à peine mais n'eût pas le temps de poser la main qu'il dirigeait vers son épaule. Elle se releva à une vitesse qui le surprît et fît tomber la chaise à la renverse. « Je veux. SORTIR. » Elle criait presque, ce qui était totalement aberrant puisque quelques minutes auparavant elle était encore toute affaiblie. Il se leva donc rapidement lui aussi et enroula une main autour de son bras. « D'accord. » répondît-il alors qu'elle commençait à s'accrocher à sa blouse. Mais elle ne semblait même pas l'entendre, complètement perdue dans son seul objectif. « sortir… je veux… sortir. Je veux sortir. » Lorsqu'elle vacilla à moitié, son front se collant à son buste, il n'hésita pas un instant de plus. Il piqua tout de même une pomme au passage avant de se mettre à côté d'elle, de prendre une de ses mains dans la sienne et de passer son bras autour de sa taille. « On sort... je t'emmène dehors. » la rassura-t-il comme il pût, avançant lentement vers le salon puis vers la baie vitrée déjà ouverte. Il passa devant et prît ses deux mains dans les siennes pour la guider comme il pouvait à l'extérieur. Il la regarda poser de façon hasardeuse ses pieds encore engourdis sur le bois grisé de la terrasse et la fît avancer doucement en direction de la pelouse d'un vert tendre.

« Tu vois ? Tu es à l'extérieur. » l'invita-t-il à remarquer. « Respire profondément. L'air est agréable n'est-ce pas ? » Il lui parlait, doucement, tout bas comme pour ne pas l'effrayer, qu'elle ne se tétanise pas. Mais qu'au contraire elle s'apaise et se calme. « Il fait bon aujourd'hui. Il y a une petite brise. J'adore ce genre de temps. Quand il fait tout juste frais. » Il se rapprocha et à nouveau, passa un bras autour d'elle, pour la rééquilibrer et la faire lentement marcher dans le parc gigantesque qui s'étendait devant eux. C'était un site magnifique. Ils avaient beau être dans un centre psychiatrique, ce dernier se situait malgré tout dans un cadre des plus agréables, un peu en dehors de la ville. Ils marchèrent de longues minutes, à la vitesse que Cameron avait adapté aux pas de la jeune femme. Et bientôt, ils s'arrêtèrent et il l'aida à se poser dans l'herbe contre le tronc d'un arbre. « Voilà... on est bien là. Profite de l'ombre. Est-ce que tu veux que je t'apporte quelque chose ? Un livre ? Un magazine ? Ou peut-être même un plaid si tu as froid ? » Il avait remarqué qu'elle avait quelques frissons sur les avant-bras et se refusait à l'idée qu'elle puisse attraper un rhume. Ce serait vraiment un manque de chance phénoménal.
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MessageSujet: Re: I can hear you, you don't need to talk ► Aéd&Cam Ven 28 Aoû - 13:24

I can hear you, you don't need to talk

Cet établissement, Aédan le détestait. Même si elle n’était pas réellement consciente de tout ce qui l’entourait, elle ne s’y plaisait pas. Comment se plaire seule dans un endroit totalement inconnu ? Pire, accompagnée de personnes toutes plus bizarres les unes que les autres. Malheureusement, elle faisait partie de ces gens en difficulté. Elle ne pouvait pas le nier. Elle ne s’était d’ailleurs pas débattue, donnant son accord pour rester dans cette maison de repos. Elle n’avait plus rien. Revenir vivre chez James aurait été trop douloureux. Son père et James étaient morts. Les deux piliers de sa vie s’en étaient allés et elle ne cessait de s’écrouler un peu plus à chaque seconde. Mettre fin à sa vie était un acte lâche, elle le savait parfaitement. Lâche d’abandonner les gens qui restaient. Mais il n’y avait plus personne. Du moins, c’était ce qu’elle s’était dit sur le coup. Mais Sam était revenue dans son esprit. Sam avait été sa dernière pensée avant de sombrer. Au fond, elle ne savait pas si elle était soulagée d’avoir survécu. Aédan ne pouvait pas y réfléchir réellement. Elle se contentait de survivre.

Lorsque les cachets ne faisaient plus assez effet, la jeune femme ressentait de nouveau la peine. Elle réalisait où elle se trouvait et paniquait. C’était ce qu’il se passa durant le diner. Les bruits des couverts la rendaient folle. Ces voix inconnues lui vrillaient les tympans et tout ce qu’elle voulait s’était partir. Sortir de ce vacarme qui faisait battre son cœur un peu trop vite. L’infirmier qu’elle avait vu plus tôt se trouvait à ses côtés. Elle ne l’avait pas vu arriver. Son état à demi conscient la mettait encore plus en colère. Jamais Aédan n’avait été si faible, ça n’était pas elle d’être une loque. Se laissant guider, elle avait l’impression de flotter. Désagréable impression de ne pas contrôler son corps. Seul le buste et le bras rassurant de cet homme la maintenaient dans sa triste réalité. « On sort... je t'emmène dehors. » L’air sur son visage la fit soupirer de soulagement. Ses jambes flageolèrent mais elle tenta de rester forte, ses mains crispées dans celle de l’infirmier. Sortir de cette pièce étouffante la soulagea un peu. Ça ne la fit pas aller vraiment mieux mais elle se sentait un peu plus libre.

« Tu vois ? Tu es à l'extérieur. Respire profondément. L'air est agréable n'est-ce pas ? » Inspirant longuement, Aédan ferma brièvement les yeux, essayant de se concentrer sur l’air frais qui frôlait sa peau brûlante. « Il fait bon aujourd'hui. Il y a une petite brise. J'adore ce genre de temps. Quand il fait tout juste frais. » Faiblement, elle hocha la tête. Peut-être même qu’il ne le remarquerait pas. Elle était si faible que chaque mouvement lui demandait un effort énorme. Son corps retrouva rapidement place contre celui de l’homme qui tentait de prendre soin d’elle. Un pilier. De nouveau, un homme était là pour elle. Mais était-ce une bonne chose ? Impossible d’y songer réellement. Son cerveau fonctionnait trop au ralenti pour ça. Ses yeux s’échappèrent, tentant d’observer le décor face à elle. Le parc était beau. Apaisant. Beaucoup plus que cette foutue salle qui l’oppressait. Leur marche était fatigante mais  pour rien au monde Aédan ne se serait arrêtée. Elle voulait s’éloigner au maximum du bâtiment.

Appréciant le tronc contre son dos, Aédan s’y lova doucement. « Voilà... on est bien là. Profite de l'ombre. Est-ce que tu veux que je t'apporte quelque chose ? Un livre ? Un magazine ? Ou peut-être même un plaid si tu as froid ? » Haussant les épaules, Aédan releva finalement le visage vers cet infirmier qui ne cessait de s’occuper d’elle. Il était beau. Vraiment. Et semblait fort. Tout ce qu’elle aurait pu espérer trouver en un homme. Elle qui s’était toujours pensée indépendante se rendait compte petit à petit que ça n’avait jamais été le cas. A chaque pas qu’elle avait fait, un homme l’avait aidée. Son père. James. Puis cet homme. « Je… non… Partez pas… » Elle ne voulait pas se retrouver seule. Pas encore. Il avait sûrement d’autres patients sous son aile mais la jeune femme n’en avait que faire. « Je… Je ne me souviens pas de votre prénom… » Gênée, elle déglutit. Plus tôt, elle était dans un état proche de l’inconscience et, même si elle se souvenait de sa présence, elle ne se rappelait pas des mots qu’il avait prononcés. « Je suis… désolée. Pour… le prénom. Pour le bordel que je viens de faire… » Elle était désolée, oui, mais elle ne regrettait pas de l’avoir fait. Elle ne supportait pas cette ambiance.

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MessageSujet: Re: I can hear you, you don't need to talk ► Aéd&Cam

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