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(jove) gives you hell

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Embry Sheeran
fondateur + love the way you lie
≡ messages : 4823
≡ arrivée : 02/12/2014
≡ célébrité : michiel huisman.

MessageSujet: (jove) gives you hell Dim 19 Juil - 16:22

gives you hell
I'm friends with the monster that's under my bed get along with the voices inside of my head. you're trying to save me, stop holding your breath and you think I'm crazy, yeah, you think I'm crazy.

Les années à lorgner les œuvres, la beauté qu’il ne peut poser. Trop de risque s’il en vient à contrôler les ficelles, le risque de se perdre, le risque d’être comme lui. Son paternel. Cette image désuète. Impossible qu’il puisse posséder les mêmes gènes, qu’il finisse comme lui. Il connaît les limites. Se salir les mains n’est pas une option. Le risque de chute. Le risque de perdre le contrôle et le faire prendre comme lui. La violence trop prenante. Il ne contrôle pas. Les carnages qu’il laisserait dans son sillage. Une admiration pour lui. Une admiration pour les crimes. Pour les chefs-d’œuvre qu’il ne pourrait pas faire. Trop de violence. La monstruosité dans ses actes. Il est meilleur marionnettiste. Il sait que la ligne est mince, il sait que la dépasser la limite risque de le rendre instable. Il ne peut pas. Il ne veut pas. Il use des autres pour combler les envies de violence, manipulation qu’il sait faire. Les rôles qu’il sait jouer grâce à la mémoire hors norme, les mensonges parfaits et les personnalités qu’il peut inventer.

Le dossier qu’il suit depuis des années, incapable de s’approcher, mais l’envie qui ne lui manque pas. L’admiration qu’il ne peut montrer, mais l’envie de semer d’autres envies de meurtre au fond de son crâne, de connaître la bête et de l’apprivoiser. Lui et la curiosité, les caboches qu’il aime comprendre, analyser. La moindre parcelle du dossier qu’il connaît, un seul regard pour que ça s’imprime au fond du crâne. Il n’aurait pas dû avoir accès, mais il a prouvé qu’il était le plus adapté pour le prendre en charge. Les autres céderaient sous la pression. Pas lui. Admiration maladive. Des envies qui se percutent au fond de son crâne. Les envies de manipuler les ficelles pour qu’il sème des cadavres selon ses envies.
Le regard qu’il porte à l’heure. Il devrait arriver. Il n’a pas le choix. Sa sortie qui implique qu’il doit se faire suivre, faire soigner l’esprit, sinon il serait encore enfermé. Ça risque d’empirer. Ça risque de s’engraver. Il se défait de sa chaise pour s’approcher de la prote. L’horloge qui tourne et la peur qu’il ne se présente pas. Égoïste qui veut profiter des autres, user des autres pour les failles dans son esprit, pour les failles qu’il ne peut pas contrôler. Trop de violence qui dort. Trop de violence qu’il retient.

Les coups à la porte. Le sourire qui naît sur les lèvres et qui disparaît aussitôt. Les idées qui se percutent dans le crâne. Il sait qu’il est le tueur. Il reconnaît les détails, la perfection des morts. La porte qui s’ouvre et les ambres fascinés se posent sur le visage. Les traits qu’il n’a vus qu’en clichés, les traits qu’il n’a jamais pu dessiner du regard. Il se détache de la porte, les mains qui s’enfoncent dans le fond des poches. Pas un psychiatre comme les autres. Pas d’habits pour faire semblant. Les vêtements neutres. « Entrez, monsieur Wagner.» Jubilation, palpitation des émotions. Les photos qui dorment dans le classeur. Il a besoin d’apprendre, de détailler, de regarder, d’analyser. Il a besoin d’information avant de poser les questions, les suppositions. Il lui faut un peu de temps. La place qu’il reprend au fond de sa chaise et le vide de l’autre qu’il montre d’un signe de la main. Le jeu qui commence.

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Hello, it's me. i was wondering if after all these years you'd like to meet, to go over everything. they say that time's supposed to heal but I ain't done much healing. hello, can you hear me? i'm in California dreaming about who we used to be.byfantasy
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MessageSujet: Re: (jove) gives you hell Dim 19 Juil - 16:23

Sortie de prison. Les objets personnels qu’il retrouve, au plaisir d’arracher les vêtements crasses et de délaisser ce monde en blanc. Mais tout n’est pas terminé. Un médecin qui l’accoste et l’oblige à le suivre jusqu’au bureau qu’il connaît bien. Psychopathe et ses aiguilles. La dernière fois qu’il se retrouve dans ce bureau, ce dégueuli de fierté.

« Une séance par semaine avec un psy »
« C’est une erreur, n’est-ce pas ? »
« Non… et un nom s’est porté volontaire »
« Et si je refuse de me faire piétiner les pensées ? »
« Ils trouveront un moyen de vous remettre en cage »
« En espérant qu’il ne partage pas vos… charmantes méthodes »

L’adresse qu’il prend, maladroitement notée sur un bout de papier. Le nom de la rue qui n’est plus dans sa mémoire, comme beaucoup d’autres éléments, de ces souvenirs que des pilules et aiguilles lui ont arraché. Un plan qu’il devra trouver… plus tard. Vendredi soir. Pas en journée. Rendez-vous tardif. Il se refuse encore à se déplacer lorsque la foule devient un essaim. Une peur que représentent toutes ces vies dont il n’a plus l’habitude des conversations diverses, du bruit qui devient atrocité à ses tympans. Jove se réfugie à la maison barricadée de bandes jaunes. Scènes de crime. La poussière danse. Les années à l’abandon. Un lieu qui ne représente plus rien, à la nécessité d’en changer, de passer au delà des formalités. Criminel, cinglé, accusé, et relâché. Un dossier qui ne passe pas inaperçu. Le véhicule gronde et sillonne la foule de voiture. Moto affectionnée qui lui permet de ne pas subir les crachats de ferraille à quatre roues. Une fois il se perd et la montre indique un retard de cinq minutes.

Un psychiatre. Une bêtise. Il se retrouve à attendre, casque à la main, à souhaiter que le dit médecin soit absent, disparu ou mort, peu importe. Et la gueule d’un léviathan s’ouvre nonchalamment. Parure appréciable pour un diable. Pas de ‘’docteur Stasiak’’, aucune salutation, si ce n’est le mépris craché. De quelques pas il se glisse à l’intérieur de la pièce, le regard porté sur la décoration, à sourire devant l’ombre du cliché qui est terrassé. « J’espère que vos tours de passe-passe sont plus évolués que ceux de vos collègues. Je connais les ficelles » Les comportements analysés, à la capacité de saisir les mécanismes d’un esprit. Des psychiatres, il en connaît tous les jeux, toutes les manipulations. Jove vogue dans la pièce, et refuse de prendre place. Fauve dans une cage nouvelle. C’est la crainte qu’il tente de masquer. L’autre côté du miroir. Il vient d’y passer. « Combien de séance avant que le papier soit signé ? » Il pivote, et tolère de regarder de l’autre, de faire un ricochet de l’ambre contre le bleu. Un homme… il aurait apprécié une femme plutôt que ce serpent sournois. « Une dernière question et je vous rend votre costume… Vous les préférez à la sortie de l'asile. N'est ce pas ? » Les cas traités, les malades qui ne reviennent jamais des limbes. De ces rares à s’échapper de l’asile. Combien sont-ils ? Wagner tolère enfin de rejoindre le fauteuil. Doigts qui pianotent nerveusement sur l’accoudoir. « Signez le papier et vous pourrez remplacer mon heure par un patient plus coopératif»
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Embry Sheeran
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MessageSujet: Re: (jove) gives you hell Dim 19 Juil - 21:24

gives you hell
I'm friends with the monster that's under my bed get along with the voices inside of my head. you're trying to save me, stop holding your breath and you think I'm crazy, yeah, you think I'm crazy.

Il entre. La fascination. Ce patient qu’il crève d’avoir, qu’il étudie depuis des années. Les meurtres. Les œuvres qu’il observe de loin, un voyeur qui crève de participer, mais qui ne peut franchir la ligne. Le marionnettiste assit au fond de sa chaise, lui qui éclate les cervelles, qui manipule les innocents. Ne pas sa salir les mains. Ne pas lui ressembler. Hors de question. Ne pas être comme le paternel, incapable de résonner. Ne pas être lui. Pas la moindre parcelle de similarité.
La porte qui se ferme et le tueur qui entre. Les doutes sur lui. Il sait, mais ne montre aucune évidence, rien. Il garde pour lui. Les similarités. Les quelques indices. Il voit. Il devine. Il sait. Il sait parce que la mort le fascine, parce que la mort bouffe la moindre parcelle de son âme. Ça l’allume. Ça le grise.
La pièce ornée de tableau, le piano qui traîne dans un coin. Une pièce loin d’être vide comme les autres, comme ce qui devrait être. Ça ne l’importe pas. L’art l’intéresse. L’art dans les meurtres. L’art. « J’espère que vos tours de passe-passe sont plus évolués que ceux de vos collègues. Je connais les ficelles » Un sourire qui passe à ses lèvres. De la résistance. Ça ne l’étonne pas. Il ne s’attend pas à une coopération. Il ne s’attend pas à ce qu’il glisse les travers de son esprit sur la table sans forcer les choses. Il veut voir. Il veut assister. Il veut contrôler une parcelle, semer le chaos un peu plus. Pas de réponse. Pas de provocation. Que le regard qu’il porte sur l’homme, que l’envie de dominer, de posséder une parcelle de pouvoir. Les autres puissants qui l’allument, les fous qui le grisent.

Le fond de sa chaise qu’il retrouve, le dossier qu’il attrape. Le dossier. Les photos. Il dépose sur le bureau, laisse la bête errer entre les murs. Il attend. Patient. Le jeu amusant, le jeu séduisant, le jeu qu’il aime. « Combien de séance avant que le papier soit signé ? » Les doigts qui viennent jouer contre le bois du bureau, le claquement contre le chêne. « Ils vous ont sûrement donné l’information. Des soupçons graves traînent sur vous, alors ça risque de s’étirer. Ça dépend de votre coopération.» Provocation dans le fond de la voix. Le regard qu’il finit par capter alors que le tueur se tourne, que l’obsession maladive pour lui se faire sentir. Fascination. Amusement. Il crève de ce moment depuis des années. « Une dernière question et je vous rend votre costume… Vous les préférez à la sortie de l'asile. N'est ce pas ? » Un sourire qui étire les lèvres et les bras qui se croisent contre son torse. Le regard qui ne se détache pas, le regard qui analyse le moindre des gestes. Les détails qu’il connaît par cœur. La mémoire qui avale tout. La mémoire qui observe une seule fois pour se souvenir du moindre détail, du moindre mot ou la moindre ligne.
Il s’approche. Il se pose sur le fauteuil en face de lui et le regard ne se détache pas. Il ne ploie pas. Le calme qui mange les traits, mais son cerveau qui vrille, les questions et les éloges qui se percutent. « Signez le papier et vous pourrez remplacer mon heure par un patient plus coopératif» - « Vous aimez l’art monsieur Wagner?» La phrase d’avant qu’il évite, le sujet qui tourne sur autre chose. L’art. L’art dans la mort. L’art dans la peinture. L’art dans les sculptures. L’art est relatif et intrigant. L’art est passionnant.
Les doigts glissent sur les papiers, le dossier encore clos. Rien qu’il ne montre et la discussion qu’il engendre. Il a besoin de savoir. « La beauté à travers les œuvres. Ce n’est pas donné à tous de voir les détails importants, la signature des auteurs. Les petits détails qui rendent les œuvres uniques.» Sourire sur les lèvres, les pensées qu’il lance, mais rien pour rester clair. Qu’un sujet comme les autres. « Je ne signerai pas le papier. Je ne vous retiens pas si vous voulez absolument partir. Ça risque pourtant de vous nuire, vous êtes ici non? L’asile fait perdre une partie de l’âme. Êtes-vous toujours comme avant?» Des traumatismes certains. Ça ne reste pas indemne. Ça laisse des marques, des traces, il se doute. Il n’a pas eu assez de temps pour tout saisir, mais la mémoire garde, la mémoire capte le moindre détail. Ce don qu’il a depuis toujours. La mémoire photographique.

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MessageSujet: Re: (jove) gives you hell Dim 26 Juil - 19:03

La pièce qu’il s’approprie, du bureau qu’il rêve de voir brûler, et le psychiatre avec. A la répugnance de ces fouilleurs d’esprit, de ces malades incapables de rester professionnels, à vouloir pousser les limites. Eux qu’il connaît bien pour en avoir fréquenté quelques uns. Eux les sorciers. Les doigts se promènent sur les objets, courent sur les inconnus qu’il prend comme siens. Aucune gène à se montrer aussi impoli. Pas son problème. Le lion, c’est lui et l’autre, le dresseur maladroit en formation. Il consent à s’asseoir. A tolérer d’être en face de l’autre et de son sourire ravi. Abruti. Et tombe la sentence. Le rappel qu’il n’est pas encore lavé de tous soupçons, que la menace pèse encore. Les meurtres ont été attribués à un autre, l’affaire classée, merci les cinq avocats engagés. Merci la justice américaine et sa stupidité pour permettre aux plus riches de s’en sortir. Une jambe qu’il croise, les avant-bras sur les accoudoirs, à jouer avec le cuir, à ne pas savoir quoi dire, si ce n’est lui faire avaler sa langue au prétentieux. « J’ai été libéré… il semblerait qu’ils aient trouvé le véritable tueur. Une maladresse de jugement » Faux sourire impeccable. Un rat arrêté à sa place, une carcasse condamnée par la vie. Dommage qu’ils ne soient pas dans un état acceptant la peine de mort. Dommage. L’affaire aurait été réglée, le passé enterré et les meurtres à nouveau possible. Pour le moment, c’est le calme qui gagne, l’absence de cadavre et de belles au cou tordu – ses cygnes adorés. C’est une autre qu’il a en tête, assez pour lui éviter les assassinats. La question le sort de ses pensées. Ridicule encore une fois. Est-ce qu’il aime l’art, est-ce qu’il est touché devant un Caravage, est-ce qu’il s’emporte devant le Sacre du Printemps, est-ce qu’il murmure des prières lorsqu’il pose un pied à la Chapelle des Scrovegni ? Oui.  « Question trop vaste, réduisez votre champ » Il ne peut pas répondre par l’affirmative, il ne peut pas prétendre aimer dans la globalité. Dire j’aime l’art. belle stupidité. « Et votre intérêt ? Votre bureau crache le narcissisme. Vous possédez des œuvres sans leur rendre justice, elles sont exposées et mélangées. Vous avez su créer un musée, félicitations » Le dégout roule sur la langue, un crachat à l’idée de ce faste qui se déploie. De toiles somptueuses. Serait-ce un Klimt qu’il aperçoit ? Il n’y a rien de plus écoeurant que cette apparence, ce gout de tout montrer, d’exposer pour dire : regardez. Des œuvres qui n’ont pas leur place ici. Des beautés qu’il voudrait dérober, elles qui méritent l’intimité d’un lieu et pas cet endroit de passage. « La beauté, elle vous appartient, elle est votre jugement. Que vous trouviez un pigeon crevé et un Botticelli, de même égalité, c’est votre droit. Que vous appréciez un Mondrian, c’est aussi votre choix. Tout ne se juge pas à la beauté » Les paroles crachent, venin. Il hait à expliquer ce qu’il trouve à l’art. Pas uniquement une question ridicule de beauté. Aucun intérêt. Le regard se porte ailleurs, loin du visage qu’il déteste déjà, loin de ce sourire supérieur qu’il a envie de lui arracher. « (…) Etes-vous toujours comme avant » Un ricanement qui résonne dans la pièce. Une fracture contre les murs. « C’est votre job, de fouiller, de planter vos serres dans mon crâne. Bon courage pour mener la conversation »

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Embry Sheeran
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MessageSujet: Re: (jove) gives you hell Lun 3 Aoû - 17:58

gives you hell
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Il ne fait pas comme les autres. Il ne veut pas. Il ne peut pas. Pas avec lui. Sa fascination. Les meurtres qu’il sait apprécier, les meurtres qu’il sait lui reconnaître. Rien qu’il offre aux autorités et rien qu’il ne risque d’offrir. Parce qu’il aime, de cet amour de la mort, de cet amour des œuvres d’art que l’autre sait créer. Ce que lui ne sait pas capable de faire, trop de violence entre les doigts, besoin de quelqu’un pour l’aider, pour le guider ou simplement quelqu’un à observer. Quelqu’un à même de combler les désirs de violence. Lui le marionnettiste. Trop de risque à se souiller les mains. Il vit ses pulsions au travers des autres.

Le regard qu’il ne détache pas de l’autre. Le dossier sous les doigts. Les photos des meurtres. Les envies d’entendre, les envies d’observer et de le pousser à recommencer. Le moindre mouvement qu’il remarque, la mémoire qui avale et qui absorbe. Tellement de choses inscrites au fond du crâne. Il sait s’y retrouver. Son talent à lui. « J’ai été libéré… il semblerait qu’ils aient trouvé le véritable tueur. Une maladresse de jugement » Sourire qui passe, sourire qui se fane l’instant d’après. Il n’y croit pas. L’autre ne colle pas. L’autre ne va pas. Qu’un pion placé, qu’un pion utiliser. Il se doute. Il le sait Tobiasz. Il n’est pas là pour le faire arrêter. Il n’est pas là pour le faire tomber. Il finira par comprendre. « Je me demande où est réellement la maladresse de jugement.» Pique qu’il lance. Plus fort que lui, parce qu’il se doute que ce n’est pas l’autre. Le profil qui ne colle pas. Pas à ses yeux. La signature qu’il reconnaît. Le moindre des meurtres imprimés au fond du crâne. Il se souvient trop bien pour se laisser berner. Pas lui. « Question trop vaste, réduisez votre champ » Le silence qu’il laisse revenir. Il attend. Il observe. Il veut le bon moment. L’autre qui fait naître des attirances, des idées au fond du crâne et des envies qu’il ne devrait pas ressentir. Les mauvais qu’il admire. Lui qui le fascine à outrance et les meurtres qui lui manquent, trop de temps passé enfermé. Le fauve doit avoir envie de sang.

« Et votre intérêt ? Votre bureau crache le narcissisme. Vous possédez des œuvres sans leur rendre justice, elles sont exposées et mélangées. Vous avez su créer un musée, félicitations » L’autre qui n’aime pas se trouver ici. Il se doute. Son bureau. Son bureau. Des amours de passages. Il se lasse trop souvent. Il se lasse des autres. Des amours du moment qu’il a décidé de capturer. Quelques âmes à ne pas le lasser. Lui. Jove. Lui et ses meurtres. Lui et son venin. Sourire qui passe et les bras qui se croisent contre le torse, il s’enfonce un peu plus dans la chaise sans détacher le regard. « La beauté, elle vous appartient, elle est votre jugement. Que vous trouviez un pigeon crevé et un Botticelli, de même égalité, c’est votre droit. Que vous appréciez un Mondrian, c’est aussi votre choix. Tout ne se juge pas à la beauté » L’amertume qui roule à la langue, la haine qu’il lui jette au visage. L’autre qui ne réagit pas. L’autre qui écoute. Il avale la moindre parcelle de réaction, la bouffe pour l’imprimer au crâne. Pour garder les souvenirs.
« C’est votre job, de fouiller, de planter vos serres dans mon crâne. Bon courage pour mener la conversation » - « Autant d’année à passer avec les fous. Vous avez su garder un peu de votre esprit, ça m’étonne. Les autres sortent un peu plus marqué
Le dossier qu’il finit par ouvrir. Une photo d’une scène qui lui appartient qu’il glisse contre le bureau face à lui. Rien d’autre. « Je ne pense pas que lui qui ai été enfermé soit capable de ça.» Les doigts qui se détachent de la photo. « Je ne suis pas là pour vous faire inculper. Je ne peux rien divulguer de ce qui se passe ici de toute façon et je n’en avais pas l’intention Jove.» Les bras qu’il croise une fois de plus. Le visage qu’il veut analyser. Il attend la réaction. Il crève de plus. Il crève des meurtres. Il crève d’assister. Ça le séduit. Lui. L’autre. Le tueur.

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MessageSujet: Re: (jove) gives you hell Mer 5 Aoû - 9:30

Animal pris au piège, lapin dans les phares d’une voiture – surprise médiocre. Une heure qu’il doit écouler et la montre qui indique une aiguille bien molle, le temps qui ne s’accélère pas. Temps perdu à discuter avec un gosse. La mention de l’asile est toujours présente, revient, coup de marteau aux tempes. « La prison ou l’asile. Est-ce que l’une des cages détruit plus un homme ? » Question à laquelle il ne souhaite pas connaître la réponse. Plutôt supposer. Sa détention lui a certainement détruit et enclenché des mécanismes insoupçonnés. Chez les fous. Rangés avec les malades. Son choix.

Le silence peint une seconde fois la pièce. Il refuse de parler sans une question. Il ne parlera pas. Il ne lui dira RIEN. Et pourtant, la langue est déliée. Curiosité. Le dossier tenu par l’autre obtient toute son attention. Seraient-ce les informations récoltées à son sujet ? Un dossier bien garni. Jove se surprend à sourire. A imaginer l’Autre cherchant la moindre donnée. Fou. Une photo présentée. Il retient le battement manquant à son cœur. Le visage se transforme un instant, laisse apercevoir la satisfaction d’un assassin. Narcissisme épatant. « Vous prétendez aimer l’art en accrochant des toiles, en présentant des sculptures, mais sur la photo présentée, êtes-vous capable de reconnaître l’hommage ? » D’une belle Marie-Madeleine confrontée à ses péchés, éclats de miroir incrustés à sa peau scalpée. L’une des premières, l’une qu’il avait oublié. Il prend le cliché entre ses doigts, prétend le découvrir pour la première fois. Meurtre oublié. La seconde note. « Vous avez manqué votre choix de carrière… » Qu’il souffle avec un sourire. Un psychiatre qui se plait à découper les meurtres, mauvaise pioche. FBI qu’il fallait approcher. Psychiatre. Enfermé derrière son bureau.

La conversation vogue ailleurs. « Wagner » Tonne la voix, du nom qu’il réclame et certainement pas cet emploi de son prénom. « Respectez les frontières et veuillez à ne plus utiliser mon prénom » A l’horreur de ces vies qui souhaitent se rapprocher, d’eux qui cavalent à ses côtés, eux les petits charognards, les adorateurs, eux qui cherchent encore. Réclame pour de l’attention qu’il n’accorde jamais. Pas ici pour l’inculper ? Pas ici pour le remettre en cage et pouvoir mieux l’analyser derrière les barreaux ? MENTEUR. « Une nuance existe. Si je confesse un meurtre, vous êtes dans l’obligation de le notifier aux forces de l’ordre mais si j’évoque l’idée d’un meurtre, alors vous ne pouvez rien y faire, juste écouter mes lubies » Le sourire plane sur les lèvres, une belle moquerie, une fierté soudaine. La psychiatrie qui ne peut rien pour lui, les tours qu’il connaît, les contournements, les chemins à déserter. « Vous avez du être terriblement déçu de voir que mon dossier était suivi par une autre… p-e-r-d-u » Les lettres que la langue fait claquer. Silke qui était le garde-fou attitré, elle qui venait et aidait l’esprit malade, elle dont il s’est entiché. Et voilà qu’un autre se retrouve dans ses pattes, qu’il doit gérer avec un second fouilleur d’esprit. Le corps s’enfonce dans le fauteuil, au regard qu’il ne détache à aucun instant, accroche les céruléennes, charmante couleur. « Vous avez déjà trempé vos mains dans le sang d’un étranger ? D’un animal ? »
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MessageSujet: Re: (jove) gives you hell Mar 18 Aoû - 20:23

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Les images imprimées au crâne. Les moindres détails accrochés à la moindre parcelle de la cervelle. Fascination morbide. Des envies de posséder les pulsions de tueur, de pouvoir les contempler en temps réel. Les meurtres qu’il sait trop bien. Les détails, les ressemblances qu’il a su capter et un autre métier qui pourrait lui convenir. Ce n’est pas ce qu’il voulait. Il ne peut pas s’approcher, pas les scènes, pas les touchers. Ça risque de le faire tomber. Il joue avec l’esprit des autres pour en en user, pour jouer et contempler. C’est ce qu’il fait. C’est la raison de ce métier. Les dépendances qu’il s’amuse à créer, les patients qu’il rend fous et qu’il s’approprie.

« Vous prétendez aimer l’art en accrochant des toiles, en présentant des sculptures, mais sur la photo présentée, êtes-vous capable de reconnaître l’hommage ? » Pas besoin de regarder la photo, les perfections qu’il sait saisir, mais surement pas de la même façon que le maître, que celui qui a décidé des meurtres. La perception n’est jamais là même, les détails qu’il prend pour lui pour les interpréter à sa manière. Un sourire qu’il laisse passer sur les lèvres, pas de réponses qu’il offre. C’est lui qui pose les questions. C’est lui qui doit mener l’entrevue. Les réactions du visage qu’il sait remarquer, il attrape, il voit trop, c’est son don à lui. « Vous avez manqué votre choix de carrière… » Un rire qui file entre les lèvres. Les doigts qui jouent contre le dossier, d’autres photos qui traînent encore. Les métiers qu’il sait apprendre, la facilité pour le par cœur, la facilité à retenir tout. « Je suis très bien où je suis.» Le choix qu’il a sur faire, le choix parfait pour combler les envies, pour combler le manque.

« Wagner. Respectez les frontières et veuillez à ne plus utiliser mon prénom » Le regard qu’il ne détache pas de l’autre, à capter la moindre réaction du visage, à capter la moindre provocation dans les mots. Le jeu qu’il aime, le partenaire plus imposant que les autres et moins facilement manipulable. Un amusement qu’il a du mal à contenir, à ne pas laisser passer sur les traits. . « Une nuance existe. Si je confesse un meurtre, vous êtes dans l’obligation de le notifier aux forces de l’ordre mais si j’évoque l’idée d’un meurtre, alors vous ne pouvez rien y faire, juste écouter mes lubies » Un autre sourire qui passe. Les doigts qui ne quittent pas le dossier. « Vous avez dû en rendre fou plus d’un.» Phrase qu’il lance, parce que l’autre sait manier, parce que l’autre sait trouver les faiblesses pour réduire à néant. Il sait jouer. Il sait le jeu. Il sait les détails et ça fait naître des envies, les obsessions qu’il ne contrôle pas. « Vous avez dû être terriblement déçu de voir que mon dossier était suivi par une autre… p-e-r-d-u » La provocation qu’il entend dans le fond de la voix et la photo qu’il rattrape. « Elle n’aurait pas dû suivre votre dossier si longtemps. Vous vous êtes attaché à elle? C’était la seule à vous rendre visite là-bas. J’ai vu les papiers, j’ai étudié avant de vous recevoir ici.» Il sait. Il sait trop bien que les visites n’étaient pas dans le cadre, il sait parce que Wagner l’intéresse à outrance, elle. « Elle doute encore de votre innocence?» Il ne sait pas la relation. Il sait seulement les protocoles sur le dossier, il sait seulement les visites parce qu’il a pris le temps de s’informer avant de recevoir Wagner.

« Vous avez déjà trempé vos mains dans le sang d’un étranger ? D’un animal ? » La question qui amuse. La photo qu’il remet dans le dossier et les autres qu’il peut apercevoir rapidement avant qu’il ne le referme. « Je n’aime pas me salir les mains.» Phrase à double sens. Phrase qui eut en dire long et la première question qui obtient réponse. Il évite depuis le début, sauf celle-là. « Ça vous manque, de tremper vos mains, le carmin?» Les accusations qu’il lance. Il n’a pas envie de faire semblant. Il sait lire la lueur de fierté au fond des yeux à la vue des photos, trop de détails qu’il sait capter contrairement aux autres. La mémoire qui avale tout. « Les années enfermées ont dû causer quelques manques. Vous êtes patient.» Souffle. Sourire. Les bras qu’il croise contre son torse. Il attend. Il veut plus. Il veut voir. « La rechute est pour quand?» Provocation. Souffle qu'il lance et lui qui reste assis au fond de son siège, lui qui ne bouge pas. S'il doit aider, ce n'est pas ce qu'il fait. Pas maintenant.


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