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stop asking me. i'm fine. (erway)

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Erwan Taggart
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MessageSujet: stop asking me. i'm fine. (erway) Mer 12 Aoû - 15:54

stop asking me. i'm fine.
Je sais que c’est dur d’être celui qui s’en va. Mais bon sang, c’est pas non plus facile d’être celui qui reste.
Quand on subit une perte, il parait que l'être passe par différentes phases. Le truc, c'est qu'Erwan n'a jamais dépassé celui du déni. Il ne veut pas imaginé que c'est réel, il préfère être en colère contre les survivants. Accepter la simple idée de ne plus l'avoir dans sa vie est impossible. Il se laisse berner, prétextant ne pas ressentir de douleur alors qu'il a juste choisi de l'ignorer, l’anesthésiant plutôt que de la surmonter, en espérant qu'un jour, elle sera moins lancinante et que la blessure se refermera d'elle même. Dans le fond, il aimerait ne rien ressentir, il aimerait être cette façade qu'il s'emploie à montrer en public pour cacher ces angoisses, sa détresse. Il erre depuis un an dans son existence sans vraiment y participer. En caleçon dans un appartement trop grand et trop cher pour lui seul, la bouteille de bière à la main, il la porte à sa bouche. Le désespoir hurle dans son corps. Son téléphone portable dans sa chambre, il n'a pas remarqué les trois appels en absence de sa cousine qui désespère de le voir arriver. Il ne viendra pas. Simplement parce qu'aujourd'hui est un mauvais jour et qu'au lieu d'aller au travail, il est resté une bonne partie de la journée vautré dans son canapé, une bière à la main essayant de noyer ses démons. Tu parles, ils ont apprit à nager il y a un bout de temps ceux là et ils le suivent à la trace. Il y a certaines journées où il parvient à donner le change mais la douleur, tapis dans un coin, fini toujours par lui revenir en pleine tête, comme une gifle. Une chanson qu'il entend dans un bar, une boisson qu'il avait l'habitude de commander, un visage qui lui ressemble, un type qui porte le même pull... C'est atroce. On frappe à la porte, il sort quelques instants de sa léthargie et reprend ses esprits. Un coup d’œil autour de lui, c'est un peu le foutoir chez lui, et ça sent probablement le poney. Un peu tard pour un brin de ménage, il se contente d'enfiler un tee shirt à la va vite -qu'il met à l'envers- et il s'avance vers la porte d'entrée qu'il entrouvre. « Tuesday, tu... » Oh bordel, on est jeudi et il a oublié le rendez vous hebdomadaire avec la belle rouquine. Il fronce les sourcils. « Désolé, je suis un peu patraque, je m'étais endormi. » foutaises. Ceci dit, il est plutôt convaincant dans ce rôle, à force, il a apprit à dissimuler, à mentir, il est bon pour ça. Gamin déjà, il foutait des raclés aux autres enfants à cache cache. S'il fait ça, c'est parce qu'il est trop lâche pour affronter ce qui lui pend au nez. Il ne veut pas, il est trop écrasé par le deuil pour réussir à admettre qu'il va mal. Alors il s’évertue à prouver au monde qu'il va bien, il tenter de masquer ses angoisses derrières des sourires factices mais Tuesday le connait sans doutes trop bien pour croire à son subterfuge. Il passe une main dans ses cheveux bouclés, n'ouvrant pas la porte d'avantage pour le moment, il n'a pas vraiment envie de partager sa soirée avec quelqu'un d'autre, il aurait préféré se terrer dans sa solitude ce soir, simplement parce qu'il n'avait aucune envie de faire semblant mais sous son regard insistant, il se résigne: « Tu veux entrer ? » Il s'écarte, laissant la possibilité de rentrer à celle qu'il considère comme sa propre sœur, peut être plus que Sidney si l'on se montre honnête. Il attend son sermon, comme un gamin qui aurait volé des bonbons dans une supérette. Il passe une main sur son visage, elle n'est pas dupe, elle va bien remarquer que son haleine empeste l'alcool et que les cernes sont ses yeux ne sont pas dues à un manque de sommeil mais bien à une maladie: l'alcoolisme.

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MessageSujet: Re: stop asking me. i'm fine. (erway) Lun 24 Aoû - 16:21

Turbulences passagères
Un appel : pas de réponse.
Deuxième appel : pas de réponse.
Troisième appel : toujours rien.

Je tape légèrement du pied sur le trottoir, l'attente me rend terriblement nerveuse. Qu'est-ce qu'il fabrique ? Il m'a oubliée ? Cousin indigne. Je rage un peu, puis finalement je m'inquiète. Et si il lui était arrivé quelque chose ? Et si il se sentait pas bien ? C'est possible aussi. Peut-être que ce n'est pas de sa faute.
Je me retrouve toujours à justifier les autres comme une pigeonne. Toujours. Comme quoi, les vieilles habitudes ne se sont pas encore totalement volatilisées. Je ne saurais pas dire si c'est dommage ou pas.
Je pardonne. Toujours. C'est bien pour cette raison qu'au lieu de tout simplement rentrer chez moi, d'aller broyer du noir et me poser des dizaines de questions qui n'auraient absolument pas manqué de m'achever, j'ai préféré me rendre chez Erwan directement. Je n'avais aucune idée de s'il était là ou non mais je n'avais pas grand-chose à perdre mis à part du temps. Et le temps… C'est pas grand-chose au fond. Pas pour moi. Plus maintenant depuis que j'en ai perdu la notion.

J'ai frappé à la porte et cette dernière n'a pas tardé à être ouverte. A l'instant même où le visage de mon chez grand cousin est apparu dans l’entrebâillement, une odeur de transpiration et un peu de renfermé s'est infiltrée tout droit dans mes narines. Il n'a pas du aérer son appartement aujourd'hui.

Il a eu le toupet de me sortir qu'il était « un peu patraque ». Vu la tête qu'il a, je ne suis pas sûre que ça soit exactement ça à vrai dire.
J'ai rien dit. Je l'ai fixé longuement d'un air de dire « Bon, tu me laisses entrer, ou.. ? » et il n'a pas tardé à comprendre. Il m'a enfin invitée.

J'ai dit : « Evidemment. »
J'ai dit : « T'as une sale tête. »

Je mâche pas toujours mes mots, c'est clair. Mais je ne dis pas ça pour être méchante parce qu'à vrai dire, ce n'est qu'un pur constat. Erwan est du genre séduisant d'habitude mais là, il ne ressemble pas à grand-chose. Il a les traits tirés, des cernes, et il porte son tee-shirt à l'envers. Franchement, qu'est-ce qu'il essaye de me faire gober, là ? Il me prend pour une vulgaire inconnue qui n'est pas capable de voir quand il ne va pas bien ? Idiot…
Je me suis approchée de lui et j'ai déposé un baiser sur sa joue pour le saluer comme je le fais toujours.
Il pue l'alcool.
L'alcool : le cauchemar à l'état pur. Ma hantise. Mon obsession.
Mais je fais mine de rien. Je lui tapote doucement la joue.

J'ai râlé : « Tu m'as oubliée, sale méchant ! »
Et puis : « T'aurais pu m'envoyer un message si t'avais pas envie de venir. »

Je ne l'engueule pas. Je râle comme je le fais souvent. Je fais un peu la tête aussi parce qu'il y a quand même des moments où je suis un tantinet susceptible et puis… Le jeudi c'est MON jour avec lui. On a pas pu se voir pendant tellement longtemps, pourquoi il me prive encore de lui comme ça ? Il aurait au moins pu m'appeler, c'est vrai. Est-ce que je suis pas digne de confiance pour qu'il me parle ? Je comprends pas.

« J'espère que tu sauras te faire pardonner quand tu ne seras plus ''patraque'' ? »

J'arrive, je l'embête. Classique. Du moins… Je tente des choses pour le sortir un peu de sa semi-léthargie, pour peut-être arriver à lui changer un peu les idées aussi. Je sens d'avance que ce n'est pas gagné.
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MessageSujet: Re: stop asking me. i'm fine. (erway) Mar 25 Aoû - 19:29

stop asking me. i'm fine.
Je sais que c’est dur d’être celui qui s’en va. Mais bon sang, c’est pas non plus facile d’être celui qui reste.
Il avait parfois l'impression que le destin s'armait de courage pour continuer de le tirer vers le fond. Un pas en avant, deux en arrière. Il prétend aller bien aux yeux de tous, simplement parce qu'il ne veut alarmer personne. Puis, ça servirait à quoi d'en parler. Il pourra en parler des heures durant, expliquer à sa cousine qu'il a peur depuis le décès de son ami. Du passé, de l'avenir. Il s'est éteint en même temps que lui. Noah. Il a crevé sans lui laisser une chance de lui dire adieu, sans lui donner la possibilité de payer sa dette. C'était soudain, brutal et trop violent pour qu'il réussisse à vivre avec sa peine. Cette putain de compagne se faisait de plus en plus oppressante. Il s'était convaincu qu'avec le temps, s'il l'ignorait, elle finirait par rendre les armes et s'éloigner de lui mais la comparse était déterminé à le pousser à bout. « T'as une sale tête. » avoue t-elle tandis qu'elle se fraye un chemin à l'intérieur de l'appartement en désordre après avoir embrassé sa joue. « J'ai mal dormi. » se justifie t-il maladroitement. Elle n'y croira pas une seconde. « Tu m'as oubliée, sale méchant ! T'aurais pu m'envoyer un message si t'avais pas envie de venir. » S'il n'avait pas été dans un état second, il aurait pu. Il lui épargne ce détail, mentir était devenu une seconde nature. « J'espère que tu sauras te faire pardonner quand tu ne seras plus ''patraque'' ? » Il hausse les épaules. « Tu m'as déjà pardonné. » Arrogance ? Orgueil ? Il adresse un sourire factice à celle qu'il aime tendrement tandis qu'il se tourne pour ouvrir la fenêtre du salon. L'odeur est intenable. Lui la supporte depuis longtemps et a finit par s'y être habitué mais il n'a pas de raisons d'infliger ça à Tuesday. Quelques cadavres de boire sont fièrement installés sur la table du salon. Il les récupère en vitesse avant de les fourrer à la poubelle et propose: « Tu veux boire un truc ? » le regard vide, vitreux, l'haleine qui empeste l'alcool. Il commence à se dire qu'il n'aurait pas du ouvrir. Enfin, sans nouvelles de lui et inquiète, elle aurait été capable de passer un coup de fil aux flics -malgré le dédain évident qu'elle semble leurs porter- pour qu'ils fassent une descente dans son appartement.  « Ou manger un truc d'ailleurs ? » vu l'heure et comme elle l'attendait, elle doit être affamée. Son frigo est vide. Il n'a pas fait le plein depuis des lustres. Son appétit est infime, il mange peu, ce qu'il faut pour tenir debout. Ils pourraient très bien commander un truc si elle crève la dalle. Il se frotte les yeux. Elle est là pour lui sa cousine, il tient à elle et il la remercie de sa présence qui parfois lui remonte le moral mais elle est parfois trop insistante, trop inquiète, comme le ferait une mère. Il n'a pas besoin de ça, en tout cas, c'est ce dont il se convint. Il ne veut pas d'une main tendue, il veut qu'on lui lâche la grappe, qu'on arrête de lui demander sans arrêt comment il va avec cette pitié dans le regard.

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