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you can't choose who you love (bethan)

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Erwan Taggart
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≡ messages : 538
≡ arrivée : 07/08/2015
≡ célébrité : Rami Malek

MessageSujet: you can't choose who you love (bethan) Mer 12 Aoû - 18:09

you can't choose who you love.
Je m'entoure de musique pour tenter d'apaiser l'absence et le silence qui frappent si fort dans l'obscurité
Un vendredi soir comme tous les autres, a tenter d'oublier cette douleur lancinante au creux de son cœur. Il s'enivre les sens avec de l'alcool fort pour dissiper ce mal être, comme si c'était la solution la plus judicieuse. Sans doutes pas mais c'est la seule qu'il a trouvé jusqu'à maintenant. De jours en jours, rien ne change, il avait bien espéré qu'un jour, la peine et l'angoisse finiraient par s'estomper mais il se réveille tout les matins avec cette putain de blessure au creux de la poitrine. Il suffit d'un micro souvenir de son ami pour qu'il ait l'impression de suffoquer. Des crises de paniques d'après son psychologue. Il était allé le voir à deux reprises, tentant de mettre des mots sur ce qu'il ressentait mais franchement, la compassion à deux balles et les phrases toutes faite que lui servait le charlatan avait conforté Erwan dans son idée: il n'avait besoin de personne. Il y arriverait seul. Il allait bien... Ce matin n'est pas différent des autres, sauf qu'en plus de la douleur habituel s'ajoute un bon mal de crâne. A côté de lui, le corps nu d'une femme dont il ne se rappelle même pas le prénom pousse un grognement. Ses sourcils se froncent et il se lève de son lit, frottant son visage à la dérobée. « Ouais j'arrive. » lâche t-il alors que quelqu'un tambourine à la porte. Il faut vraiment qu'il répare cette sonnette, ça éviterait ce genre de désagrément. Il ne prend pas le temps de foutre un caleçon, pensant qu'il aura affaire à un membre de la bande venu le sermonner sur son comportement actuel. Ces derniers temps, c'est tout ce qui sort de leurs bouches: morale à deux balles. Du coup, il les évite un peu, il s'enfonce dans ce long tunnel de tristesse et de solitude avec pour seul élixir: sa voix. Celle de cette sombre inconnue croisée quelques mois plus tôt dans un bar du centre ville. Chacun de ses concerts est pour Erwan une délivrance, elle ne le sait sans doutes pas -comment le pourrait elle- mais elle a ouvert les vannes de sentiments qu'il n'avait pas ressentie depuis un bail: la joie notamment. Il ouvre la porte, son visage change du tout au tout, la surprise est de taille. Ses jambes se liquéfient et il sent une vague de chaleur envahir son coeur. « euh... » Si surpris qu'il n'en trouve plus son vocabulaire. Il doit avoir l'air bien bête, en face d'elle, les bras ballants le long du corps, un sourire niais sur le visage. Qu'est ce qu'elle peut bien foutre ici ? Il ne se sont absolument jamais adressé la parole. A moins que ? Après tout, il ne se souvenait pas de la fille qui se trouvait actuellement dans son lit. Tiens, il l'avait oublié celle là. Fait chier. La femme de sa vie frappe à sa porte et il faut que ce soit ce matin là, alors qu'il n'avait ramener personne chez lui depuis des mois. « Bonjour. » Non mais quelle courge, même pas capable de dire plus de trois mots. Il constate à cet instant qu'il est en caleçon et il se met à rougir comme une pivoine, heureusement pour lui, ça ne se voit pas trop sous son teint halé. « Une minute. » Il file récupérer un tee shirt et un jean dans sa chambre qu'il enfile à vitesse grand V. Il vérifie rapidement son haleine qui sent le phoque et il avale un peu de dentifrice pour essayer de masquer au mieux l'odeur immonde de la tequila qu'il a ingurgité dans son système la veille. Il se regarde quelques secondes dans le miroir de la salle de bain et pousse un soupire. C'est trop tard de toutes façons. Il revient alors vers elle. Superbe première impression mec. pense t-il avant de demander: « Que puis je faire pour vous ? » il est normalement pas aussi timide mais cette fille, c'est différent, il le sent, il le sait...

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MessageSujet: Re: you can't choose who you love (bethan) Mer 12 Aoû - 22:18


Erwan & Beth

you can't choose who you love

E lle était dans cet appartement depuis presque deux ans, elle s’y sentait bien, y avait ses petites habitudes. Mais elle allait devoir déménager. Caitlin ne le lui avait pas vraiment demandé, pas officiellement du moins, mais Beth savait qu’elle avait envie que son petit ami emménage avec elle. Ils étaient ensemble depuis suffisamment longtemps, il était temps pour eux de passer au vrai test. La jeune femme avait donc commencé par naviguer sur différents sites d’annonces afin de trouver la perle rare, quelqu’un possédant un appartement situé par trop loin de ses deux jobs, pas trop petit, pas trop lugubre, mais surtout, pas trop cher. Elle ne pouvait se permettre de trop dépasser le loyer qu’elle payait actuellement, et elle savait que Cate ne lui demandait que le strict minimum, connaissant ses difficultés financières. Quinze jours de recherches intensives plus tard, elle était presque désespérée. Ezio lui avait proposé de l’héberger le temps qu’elle trouve la perle rare, mais elle ne voulait pas abuser de sa gentillesse, supporter ses horaires bien plus décalés que les siens, voir défiler ses conquêtes, et surtout, ne pas risquer de perdre l’amitié en train de se tisser entre eux. Elle prenait donc son mal en patience, Cait’ et Darren aussi.

Et puis un beau soir, ou plutôt en plein milieu de la nuit, en quittant le bar qui l’employait comme chanteuse, sur le panneau des petites annonces situé dans l’entrée de celui-ci, sa perle rare. Un trois-pièces situé trois rues plus haut, un loyer raisonnable même si légèrement au-dessus de la limite qu’elle s’était fixée, une chambre de taille honnête à louer, avec un petit balcon attenant au séjour en petit plus. Tout pour être le bon plan parfait. Elle nota le numéro à appeler, ainsi que l’adresse, dans son téléphone et rentra chez elle en sifflotant. Le lendemain, elle essaya par trois fois de joindre la personne qui avait écrit l’annonce. Elle tombait à chaque fois sur le répondeur d’un certain Erwan après avoir laissé six sonneries passer. Elle se mordit doucement la lèvre. Cet appartement, elle voulait absolument voir de quoi il avait l’air, elle sentait qu’il pouvait tout à fait coller à sa recherche. Ce serait certes la première fois qu’elle vivrait juste avec un homme, n’ayant eu que des colocataires filles, ou multiples, mais pourquoi pas. S’il ne ramenait pas une autre fille tous les soirs dans sa chambre et s’il ne laissait pas trainer ses slips sales n’importe où. Sur un coup de tête, elle rentra l’adresse dans google map pour voir exactement où il se trouvait. A peine dix minutes à pied de chez elle. Elle pouvait aller voir au moins l’immeuble, sonner, peut-être que quelqu’un lui ouvrira. Elle n’avait rien à perdre après tout.

Un gros quart d’heure plus tard, elle se tenait devant l’adresse. La façade était simple, mais au moins, ne semblait pas tomber en ruines. Elle allait sonner quand elle remarqua le post-it out of order collé juste en dessous. Pas de chance. Elle allait repartir quand une personne âgée lui sourit à travers la vitre et la laissa entrer. « Merci beaucoup. » Troisième étage. Elle lut le nom de tous les appartements avant de trouver le bon. Il était situé tout au fond du couloir. Elle se sentait un peu bête. Mais toqua quand même à la porte. Pas de réponse. Elle tenta une deuxième fois. Personne ne semblait réagir. Elle allait repartir, abandonner la partie pour l’instant quand des bruits de pas se firent entendre. « Ouais j'arrive. » Elle espérait ne pas l’avoir réveillé, qu’il ne serait pas de mauvaise humeur. Un jeune homme lui ouvrit la porte, torse nu. Il la salua brièvement, l’air gêné. Elle ne devait pas débarquer au même moment. « Bonjour, je m’app … » « Une minute. » Il l’a coupa et entra à reculons dans l’appartement. Curieuse, Beth ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil pour voir ce qu’il fabriquait. Elle le vit entrer dans une pièce, ressortir un peu plus habillé, entrer dans une autre pièce et revenir vers elle un peu essoufflé. Bizarre comme accueil. « Que puis-je faire pour vous ? » Pendant un instant, l’attitude étrange du maître des lieux lui fit oublier le but de sa visite. Avant qu’elle se ressaisisse en secouant légèrement la tête. « L’annonce … je viens pour l’annonce. La chambre à louer. » En laissant son regard errer dans le bout de salon qu’elle pouvait voir derrière lui, elle crut apercevoir des sous-vêtements féminins. C’était donc pour ça qu’il avait l’air si mal à l’aise. C’était vraiment le mauvais moment pour débarquer. « Mais je peux repasser une autre fois. Je rappellerais … » Elle commença à esquisser deux pas en arrière.
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Erwan Taggart
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MessageSujet: Re: you can't choose who you love (bethan) Jeu 13 Aoû - 12:59

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Je m'entoure de musique pour tenter d'apaiser l'absence et le silence qui frappent si fort dans l'obscurité
Bordel, il aurait aimé que leurs première discussion se déroule autrement, dans des conditions différentes. Il se trouve face à la seule et unique personne capable de le faire sourire ces derniers temps tentant de masquer son trouble mais elle le devine aisément. Il y a des jours où il se regarde dans le miroir et il a honte. De lui. De ce qu'il est devenu. Il ne vivait plus, depuis presque un an, la lumière qui illuminait ses journées s'était éteinte avec Noah. Il s'était éteint le 25 aout dernier, en même temps que ce dernier. Égoïstement, il n'avais pas envie de passer au dessus de ça, peut être parce que la seule chose qui le raccrochait encore à son ami, c'était ses souvenirs. Il se complait dans sa douleur, il l'entretient. Sans doutes finira t-il par y laisse sa peau. Chaque jour, il franchissait un pallier de plus dans la déchéance et le dégout qu'il ressentait envers lui même. Plus d'envies. Elle arrive, sans qu'il sache pourquoi, à lui redonner goût à la vie, rien qu'avec un sourire. Il fallait qu'il soit à moitié à poil, les restes de son orgie d'hier au beau milieu du salon, un cadavre de bouteille, des sous vêtements féminin. S'il avait su avant que ce serait elle, il aurait sans doutes prit quelques secondes pour ranger autour de lui. Quel con.  « L’annonce … je viens pour l’annonce. La chambre à louer. » Il ne s'attendait pas à ça. Il n'est pas en train de rêver. Il pourrait se pincer mais il a conscience qu'il passerait pour un fou -plus que déjà-. Elle a l'air désorienté par son comportement étrange et comment la blâmer. Elle ne devait pas s'attendre à trouver une épave en venant visiter les lieux. La fameuse annonce, poussé par Tuesday, sa cousine, il avait fini par céder, les lieux étaient trop spacieux pour sa simple personne mais il n'avait pas eu la force de faire les démarches après le départ de Steven, son ancien colocataire. A vrai dire, il s'était enfoncé dans un couloir de solitude et de tristesse, rompant avec un quotidien qu'il connaissait. Il donnait le change à l'extérieur devant ces amis mais il n'était pas rare de le retrouver dans un coin de l'appartement du troisième étage, recroquevillé et en pleurs. Pathétique. « Mais je peux repasser une autre fois. Je rappellerais …  » Il n'a aucune envie de la voir partir. Sans qu'il s'en rende compte, il tend déjà le bras pour la retenir et sa main rejoins celle de la jeune femme dans un geste maladroit. « Non, je vais vous faire visiter... » Il lâche sa main, se rendant compte que ce contact est prématuré. C'est officiel, elle doit le prendre pour un lunatique. « Entre. » fit il, sans trop se rendre compte qu'il passe du vouvoiement au tutoiement. Il se décale sur le côté pour lui laisser la place de passer. Il file ensuite récupérer la culotte et la fourre dans sa poche, sachant bien qu'elle a vu la scène sans en perdre une miette. Le cadavre de la bouteille de téquila termine à la poubelle. Une chance, ce n'est pas trop le foutoir en dehors de ça. Pas de slips sales qui trainent. C'est toujours ça de prit. Ce doit être la première fois de sa vie qu'il est aussi mal à l'aise, d'ordinaire plutôt avenant, il ne sait pas comment se comporter avec cette femme qui provoque chez lui des battements de cœur plus rapides. « C'est le salon. » Ca elle l'avait remarqué petit génie. Il passe une main derrière sa nuque et lui adresse un sourire timide alors qu'elle lance un regard circulaire sur la pièce.

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MessageSujet: Re: you can't choose who you love (bethan) Jeu 13 Aoû - 16:03


Erwan & Beth

you can't choose who you love

Beth était prête à changer d’avis devant la situation inconfortable qui se déroulait devant ses yeux. Se dire que cet appartement n’était pas fait pour elle, que ce Erwan n’était qu’un dragueur qui changeait de filles régulièrement, pas vraiment le colocataire idéal, et qu’avec un peu de patience, elle trouverait certainement mieux. Cait’ allait comprendre. Forcément. Sauf qu’il tendit le bras dans sa direction, peut-être en voulant lui saisir le poignet pour la retenir, mais ses doigts glissèrent finalement jusqu’à se saisir de sa main à elle. Elle n’était pas vraiment pudique, ou timide, mais n’appréciait pas forcément qu’un inconnu la touche sans son autorisation. Elle eut un geste de recul. «  Non, je vais vous faire visiter... »  Apparemment, il voulait juste l’empêcher de partir. Soit. Elle ne sut pas si c’était parce qu’il avait remarqué son malaise, mais il laissa retomber son bras le long de son corps. Mieux.  «  Entre. » Devait-elle entrer ou pas ? Elle eut quelques secondes d’hésitation. Cette situation était vraiment trop bizarre. Elle le regarda un peu plus longtemps. Il n’avait pas l’air d’un mauvais garçon à bien réfléchir, plutôt de quelqu’un d’un peu … paumé. Oui, c’était le mot. Il attendait sa réaction. « D’accord. » Elle ne s’était pas vraiment aperçue qu’il l’avait cette fois tutoyée. La jeune femme se décida à faire un pas vers l’avant. Il se décala alors pour lui laisser la place de pénétrer dans les lieux et referma la porte derrière eux. Beth laissa à présent son regard se poser dans les moindres recoins, pour tenter de s’imprégner de l’ambiance, voir si elle pourrait se sentir à l’aise entre ces murs en ne pouvant y réfléchir que quelques minutes avant de se décider. Ne pas laisser passer une bonne occasion. Du coin de l’œil, elle le vit ramasser un boxer en dentelle, qu’il glissa dans sa poche. Même si le geste avait l’air un peu trop sûr de lui, elle était soulagée qu’il retire cet objet de sa vue. Elle avança un peu plus dans la pièce. Elle ne le vit pas prendre la bouteille et la jeter. «  C'est le salon. » Elle tourna la tête dans sa direction. Il l’intriguerait presque avec sa façon de se tenir. « Il est lumineux. »  Oui, certes. « Et c’est la cuisine derrière toi ... » Plus une affirmation qu’une question. Elle se déplaça, passant à quelques centimètres de lui. Petite, mais plutôt bien pensée. Elle avait toujours aimé les cuisines ouvertes. Pouvoir voir ses invités tout en surveillant du coin de l’œil les casseroles. Cette configuration aurait pu lui éviter beaucoup de plats trop cuits, voire brûlés, si elle l’avait connue dans ses précédents lieux de vie. Elle aperçut un bac à litière dans un coin. Il ne vivait pas seul apparemment. « Tu as un chat ? » Elle ne voyait aucune boule de poils dans la pièce. Était-elle cachée ailleurs ? Derrière une porte fermée ? Ou se cachait-il en hauteur, prêt à sauter sur le premier étranger entrant dans l’appartement ? Idée ridicule. Elle n’était pas forcément à l’aise avec les animaux, peut-être parce que ni sa mère, ni ses grands-parents n’en avaient jamais possédé. Mais elle pouvait s’adapter à un chat, qui sera forcément de taille bien plus raisonnable que ne pourrait l’être un chien. Et moins baveux. Et moins demandeur de caresses alors qu’elle n’en était pas friande. Salon, cuisine. Ok, elle avait vu. Mais il y avait encore trois portes fermées dans cet appartement. « Je peux aussi voir les autres pièces ? » La salle de bain surtout. Pourvu que ce soit un homme qui fasse un minimum le ménage. Et sa future chambre. Pas un taudis, de préférence. En espérant que dans sa chambre à lui, s’il l’ouvrait, elle ne trouve pas une femme à moitié à poil. Elle ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil vers son jean, comme si le boxer en dentelle allait en ressortir tout seul et lui sauter au visage … Finalement, une visite complète ne sera pas nécessaire. « Ou au moins la salle de bain, et la chambre que tu aimerais louer … »


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Erwan Taggart
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MessageSujet: Re: you can't choose who you love (bethan) Jeu 13 Aoû - 18:22

you can't choose who you love.
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L'atmosphère est du genre glaciale. La reine des neiges se montre distante et inaccessible. Torturé par la migraine, l'irlandais se fait violence pour tenir une conversation simple avec elle. Pris de léger vertiges et alors qu'elle ne regarde pas, il s'appuie contre le mur du salon pour ne pas chuter. Son estomac lui retourne le cerveau et l'envie de gerber se fait largement ressentir. Il reste stoïque, en tout cas, il fait de son mieux même si son visage vire au vert. «  Il est lumineux. Et c’est la cuisine derrière toi ... » Erwan n'est pas agent immobilier, il n'a absolument pas conscience des qualités et des défauts de cet appartement. Lui, il s'y sent bien, il a eu un véritable coup de coeur à l'époque. Six ans plus tôt. Asher et Talia étaient partis, Noah et Solveig avaient pour projet de trouver un coin plus intime juste pour eux. Ce qui le laissait seul avec Shana, ils auraient pu imaginer retrouver d'autres colocataires mais ça n'aurait pas été pareil. Leurs chemins se sont séparés d'un commun accord. Le temps passe et on passe avec lui, faisant le plus souvent ce qu'on peut plutôt que ce que l'on veut. « Tu as un chat ? » son ton sec laisse entendre qu'elle n'aime pas les animaux. L'irlandais commence à être presque agacé par son comportement. Il commence même à regretter de l'avoir laisser entrer dans la chaleur de son appartement. Peut être que finalement, elle aurait du rester un fantasme inassouvi. « Il s'appelle Caramel. Il n'est pas agressif si c'est ce qui t'inquiète. » Elle essayait de masquer au mieux ces angoisses mais l'irlandais arrivait à lire son malaise quant à cette situation. Le plus simple serait sans doutes qu'elle quitte les lieux si la simple idée de partager les lieux avec lui la révulse autant. « Je peux aussi voir les autres pièces ? » Cette matinée est totalement improbable. « Ou au moins la salle de bain, et la chambre que tu aimerais louer … » reprend t-elle, pleine de sous entendus. L'homme fronce les sourcils, elle ne ressemble en rien avec l'image qu'il s'était forgé au fil des mois. Cependant, il ne peut s'empêcher d'avoir envie de la garder près de lui. Il avait ressenti pour elle quelque chose d'instinctif au premier regard. Quelque chose qui ne s'explique pas avec des mots, un ressenti fort provoquant chez lui une émotion vive, intense, douce et délicate. Son intuition lui promettait un avenir radieux à ses côtés. Ce serait pas la première fois qu'il se planterait ceci dit. La dernière femme pour qui il a éprouvé ce genre de choses est lesbienne. Il ouvre la porte de la salle de bain et recule de quelques pas pour la laisser entrer. Une pièce agréable, dans les tons verts, chaleureuse et grande. Lui ne s'en souci que peu, pas du genre coquet, il ne passe pas plus de trente minutes dans ces lieux le matin mais pour une fille, c'est un plus non ? Il la laisse faire un tour puis l'invite à se diriger vers la chambre. Celle qui sera -peut être ?- la sienne. Il se grattouille la joue. « C'est la chambre la plus grande, le lit était à Steven mais il l'a laissé, si tu veux t'en servir. » Il se rend compte qu'il parle comme si c'était acquis et finit par se taire avant de dire une autre connerie. Il se sent bête. « Tu veux voir le balcon ? » Une façon sournoise et habile d'éviter de la faire entrer dans la dernière chambre, la sienne. Où se trouve actuellement les jolies miches de la propriétaire de la fameuse culotte en dentelles. Surtout que le balcon est un atout considérable des lieux, 9m² en longueur, une vue sur la petite place en bas de chez eux. Bruyant mais si ça la dérangeait, elle ne chercherait pas en centre ville.

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MessageSujet: Re: you can't choose who you love (bethan) Jeu 13 Aoû - 21:43


Erwan & Beth

you can't choose who you love

Beth était complètement étrangère à ce lieu dans lequel elle mettait les pieds pour la première fois de sa vie, et sans vraiment savoir pourquoi, après n’avoir vu que deux pièces de l’appartement la jeune femme se sentait bien ici. Sous le charme. Elle s’y voyait presque. Le chat aurait pu la faire se sentir mal à l’aise, mais comme le propriétaire des lieux lui avait assuré. « Il n'est pas agressif si c'est ce qui t'inquiète. » Et puis s’il n’était pas présent là tout de suite, c’est qu’il était en vadrouille, qu’il vivait sa vie sans se soucier des autres. Et puis qui, sait, peut-être finirait-elle un jour par apprécier sa compagnie … En étant très optimiste. Elle espérait ne pas paraître trop sèche avec ses questions, c’était juste qu’elle préférait, ou plutôt essayait, de paraitre aussi neutre que possible le temps d’avoir bien étudié tous les coins et les recoins. Ne pas se faire trop  de films tout de suite. Beth demanda ensuite à voir les autres pièces, celles qui étaient présentables. Après tout, la chambre d’Erwan était privée. Il pouvait refuser de la lui montrer qu’elle soit occupée ou non. N’oublions pas que la jeune femme avait débarqué plus qu’à l’improviste chez lui en plein milieu de la matinée. Il commença par lui ouvrir la salle de bain. Elle n’osa pas vraiment y entrer, portant encore ses chaussures. Elle aurait eu l’impression de salir toute la pièce. Elle se contenta d’y jeter un coup d’œil du pallier. Dans les tons verts, simple, deux éviers, plutôt grande en réalité, et avec une toute petite fenêtre, idéale pour aérer. Pas de problèmes d’humidité. Et une baignoire ! Parfois, elle se disait que les remarques qu’elle se faisait dans sa tête faisaient très agent immobilier. Etait-ce parce que l’un de ses ex l’était et qu’il l’avait plusieurs fois accompagnée dans ses recherches d’appartement ? Surement. Il avait ses défauts, mais il lui avait au moins appris à savoir rapidement, au premier coup d’œil, si un bien valait le coup de s’y intéresser plus ou pas.  Il passa ensuite devant une porte fermée, sa chambre sans aucun doute et lui ouvrit la dernière pièce de l’appartement. La chambre libre. « C'est la chambre la plus grande, le lit était à Steven mais il l'a laissé, si tu veux t'en servir. »   Elle avait un lit dans son appartement actuel, mais il était vieux, plus très confortable, et surtout ne mesurait qu’1m20 de large. Vingt centimètres de moins que les lits standards ne semblent pas être importants, mais quand vous n’y dormez pas seuls, ils le sont. Cette fois-ci, elle fit quelques pas dans la pièce. Il y avait de la moquette, elle préférait le parquet, mais elle était d’une jolie couleur grise et sans aucune tâche. Des murs blancs, tous simples. De la fenêtre, elle avait vue sur un petit coin de verdure, un petit square qu’elle avait aperçu quelques minutes plus tôt en venant ici. Elle ne put résister à la tentation de s’asseoir sur le lit. Bien plus confortable que le sien, qui allait certainement prendre la direction de la déchetterie. Un sourire se dessina malgré elle sur ses lèvres. « C’est vraiment un appartement sympa. » Elle était conquise. « Tu veux voir le balcon ? » Elle avait complètement oublié qu’il y avait un balcon. Elle acquiesça, toujours en souriant, et sauta sur ses pieds pour le suivre à nouveau. Il avait l’air plus serein que lorsqu’elle était arrivé, mais aussi un peu plus froid elle trouvait. Surement juste une impression. Il retraversa le salon et lui ouvrit la porte fenêtre. Beth s’engouffra sur le balcon. Elle s’y imaginait déjà installée dans un petit transat, à profiter des rayons du soleil. «  Je crois que je n’ai jamais vu un appartement où il y avait tellement de choses que j’aime en fait. » Ca y est, elle l’avait dit. Il devait maintenant se douter que l’annonce l’intéressait énormément. Elle retourna à présent dans le salon. Devait-elle s’asseoir sur le canapé ? Rester debout ? « Est-ce que tu fais passer un entretien pour décider de qui tu vas choisir en colocataire ? » Parce qu’elle n’était certainement pas la seule sur le coup non ?  S’il y avait des critères à remplir, elle n’était pas sûre de convenir. Il cherchait peut-être plutôt un homme. Ou quelqu’un avec les mêmes centres d’intérêts que lui. Qu’est-ce qu’il aimait en fait ? A part les chats et les filles qui portaient des sous-vêtements en dentelle ? Elle leva des yeux interrogateurs vers lui. Elle se sentait bien moins sûre d’elle sur le coup. Sa main gauche attrapa l’ourlet de la robe gris qu’elle portait et se mit à la faire rouler entre ses doigts.

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Erwan Taggart
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MessageSujet: Re: you can't choose who you love (bethan) Ven 14 Aoû - 11:30

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Elle se détend un peu, son règne polaire devient plus chaleureux au plus grand plaisir de l'irlandais. Arrivée sur le balcon, une esquisse de sourire se dessine sur son visage qui s'illumine de milles feux jusqu'à cette révélation: « Je crois que je n’ai jamais vu un appartement où il y avait tellement de choses que j’aime en fait. » Surpris comme un gamin devant un sapin de noël le 25 décembre au matin, il sourit. Il avait toujours vu cet appartement comme masculin, surement parce qu'il l'avait partagé avec Steven pendant un peu plus de cinq ans. Elle retourne à l'intérieur et Erwan la suit comme un pantin désarticulé. « Est-ce que tu fais passer un entretien pour décider de qui tu vas choisir en colocataire ? » Un entretien ? Il a même jamais répondu aux autres propositions, elle est la première à visiter les lieux, simplement parce qu'il n'a pas daigner donner suite à cette annonce. Des dizaines de messages sans réponses sur son répondeur. Il ne voulait pas de colocataire, il se complaisait dans sa solitude comme havre de paix. Il ne voulait pas accepter sa douleur et sa peine, mais les signes de son quotidien prouvaient bien qu'il allait mal, qu'il était en proie à ses émotions vives et terrifiantes. Il prenait désormais l'existence pour quelque chose d'instable, de fragile et cela engendrait quelques difficultés relationnelles. Il regarde la blonde avec un mélange de compassion et d'admiration, avec l'intime conviction qu'elle pourrait être sa bouée de sauvetage. Il avait reconnu en Beth une sorte de sauveuse peut-être aussi paumée et seule que lui. Ridicule n'est ce pas ? « Si tu es intéressée, la chambre est à... » commence t-il avant d'être interrompu par un bruit sourd provenant de sa chambre. Sa conquête d'hier soir, une jeune femme resplendissante en sort, un sourire radieux sur les lèvres. Elle a plus de souvenirs que lui de cette soirée à en croire les signes. Il ne se rappelait même pas de son prénom, ni même de leurs rencontres. A cette pensée, un frisson l'envahie et sa solitude le percute de plein fouet. Habillée de la chemise que je portais hier, les bras retenant ses propres vêtements, elle ne dit pas un mot et rejoint la salle de bain. Pourquoi est ce que les filles font toujours ça, prendre les fringues de ceux avec qui elles ont partagé quelque chose -dans ce cas, une nuit de cul, ou pas d'ailleurs, de ce qu'il sait, il pourrait très bien être parti à Vegas avec elle et l'avoir épousé.-« Ce n'est pas... Enfin... » Pas dans ses habitudes et pourquoi le croirait elle. Surtout, en a elle quelque chose à foutre qu'il se tape le tout Memphis. Non. Ils ne se connaissent pas. A quoi bon s’évertuer à lui expliquer la situation, déjà pas très claire pour lui même. La chat s'était frayé un chemin  lorsqu'elle avait ouverte la porte de la chambre, à travers le salon et se frottait allégrement contre la jambe d'Erwan. Il a faim. « Si la chambre t’intéresse toujours, tu peux emménager quand tu veux, elle est libre. » finit il par dire, se dirigeant vers la cuisine pour chopper le sac de croquette dans le placard sous l'évier. Il remplit alors la gamelle de son animal en lui offrant une caresse sur le dos. Il est fou de cet animal. Ces derniers temps, il avait été le seul être humain contre qui il n'éprouvait pas de colère ou de ressentiment. « Je te sers un café où autre chose ? » Lui en aurait bien besoin pour reprendre ses esprits avec ce qui est en train de se passer. Le truc, c'est qu'il n'aime pas cette boisson, trop amère. La fille d'hier soir sort finalement de la salle de bain, ses vêtements sur elle. Elle m'agrippe le bras, sortant un stylo de son sac à main avant d'écrire son numéro sur mon avant bras. « Bon ben appelle moi. » avant d’assener un clin d’œil emplie de sous entendu. Il ne l’appellera pas. Elle est jolie, rien à redire de ce côté là, mais il n'a pas envie de la revoir, elle n'aura pas fini dans son appartement s'il avait été conscient de ces actions de la veille.

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MessageSujet: Re: you can't choose who you love (bethan) Ven 14 Aoû - 16:31


Erwan & Beth

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Beth s’était lancée, elle lui avait dit être intéressée par l’appartement. Elle ne trouverait certainement pas mieux ailleurs, si bien placé. Elle pourrait rendre visite à Cait’ régulièrement, elles resteraient voisines de quartier. Elle pourrait même garder ses habitudes de courses, sa supérette habituelle n’était pas bien loin. Ne restait plus qu’à espérer qu’elle lui convenait. Elle avait presque envie de croiser les doigts dans son dos, comme une gamine. «  Si tu es intéressée, la chambre est à... »  Un bruit l’interrompit en pleine phrase et elle aperçut que ses yeux se posèrent derrière elle. Beth se retourna, les sourcils un peu froncés, et n’en cru pas ses yeux. Une bombe venait d’apparaitre devant la porte de la pièce qu’elle n’avait pas visitée, la chambre du jeune homme. Superbe, grande, fine, blonde. Elle portait une chemise d’homme. Sans rien en-dessous puisqu’une bretelle de soutien-gorge dépassait du paquet de vêtements qu’elle avait dans ses bras, et que Beth savait pertinemment où se trouvait le reste de son ensemble de lingerie. Pour un peu, elle en aurait presque la mâchoire qui touchait terre.  «  Ce n'est pas... Enfin... »  Elle tourna à nouveau son regard vers Erwan, ne sachant comment réagir. Choquée ? Surprise ? Dégoutée ? Les trois à la fois oui. Ce n’est que lorsqu’elle entendit un miaou qu’elle s’aperçut que le dénommé Caramel les avait aussi rejoint. Il se frottait aux jambes de son maître en ronronnant. «  Si la chambre t’intéresse toujours, tu peux emménager quand tu veux, elle est libre. »  Beth restait clouée sur place pendant que le jeune homme passait dans la cuisine verser quelques croquettes dans la gamelle de son chat.  «  Je te sers un café ou autre chose ? »  Elle se força cette fois-ci à réagir et se dirigea à son tour vers la cuisine. Il valait mieux oublier ce qu’elle venait de voir non ? Faire comme si il n’y avait pas un mannequin enfermé dans la salle de bain ? Se persuader qu’il n’y avait qu’eux deux dans l’appartement … La jeune femme avait besoin de s’asseoir. « Heu … Je veux bien oui. Un grand café. Avec du sucre si possible. Ou un peu de miel. » Bien corsé pour lui redonner un coup de fouet et ce serait parfait. Elle prit place sur un des tabourets qui entourait le bar séparant la cuisine du salon, laissant son sac à main glisser sur le sol. Elle tendit la main pour prendre la tasse et la poser sur le comptoir. Le breuvage était chaud mais elle en but quand même une gorgée. Elle ferma les yeux quelques secondes. Fait abstraction. « Tu … euh … tu ne veux pas en savoir plus sur moi avant de me prendre comme colocataire ? Ce que je fais dans la vie ? Combien je gagne par mois ? Mes loisirs ? Ou … mon prénom ... »  Son prénom. Elle porta sa main droite à sa bouche, gênée de son oubli. Elle venait de se rendre compte qu’elle venait de passer plus de dix minutes dans cet appartement sans lui avoir dit comment elle s’appelait. Elle savait qu’il se prénommait Erwan, il le précisait sur son répondeur, et elle avait laissé ses coordonnées dans le dernier message qu’elle avait laissé. Mais il n’avait surement pas eu le temps de l’entendre vu qu’elle avait débarqué peu de temps après. « Bethany, je m’appelle Bethany. Mais je préfère Beth. » Un bruit de pas la fit à nouveau se retourner, le mannequin était sorti de la salle de bain. Coiffée, maquillée, habillée d’une robe moulante noire. Encore plus sexy qu’avant. Au moins il n’essayerait jamais de la draguer, elle ne correspondait pas vraiment à son genre apparemment. L’apparition se posa entre eux et écrivit son numéro sur le bras d’Erwan, tellement cliché, et quitta l’appartement en lui lançant un dernier clin d’œil avant de refermer la porte derrière elle. Un rêve, elle était dans un rêve. Ou un cauchemar. Cette scène, dans la vraie vie, ce n’était pas possible non ? Elle posa ses yeux verts sur le jeune homme. « Euh … désolée de te demander ça comme ça mais … »  Elle devait poser cette question mais elle risquait peut-être de ruiner ses chances d’emménager ici. Savoir si elle devait s’attendre à voir d’autres filles de ce type, à moitié nues, dans les prochaines semaines, jours, heures … « Tu … »  Comment trouver les mots sans passer pour une fille coincée ou super chiante ? « On pourrait définir un code pour se dire qu’il y a quelqu’un d’autre que nous dans l’appartement  ? Genre glisser un mot sous la porte de l’autre pour dire qu’on a … un … une invitée ? Ou carrément sur la porte de l’appartement ? »

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Erwan Taggart
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MessageSujet: Re: you can't choose who you love (bethan) Ven 14 Aoû - 22:33

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Habiter avec elle ? Cette fille qui le fait vibrer rien qu'avec le son de sa voix. C'est assurément la plus grosse connerie de son existence ou la plus grande idée de tous les temps. Seul l'avenir le dira. « Heu … Je veux bien oui. Un grand café. Avec du sucre si possible. Ou un peu de miel. » Il récupère un filtre pour s'atteler à la tâche, il n'en boit pas mais il a prit l'habitude d'en préparer avec les années. Il s'est toujours trouvé confronté à des accrocs. Le temps que le café coule semble presque interminable, quelques minutes suffisent mais un silence de marbre s'installe. Un peu gêné, elle ne devait pas s'attendre à voir une nana à moitié à poil sortir de sa chambre. Il sort une tasse et la remplie du mélange noirâtre. La simple odeur fait remonter des nausées dans son estomac encore fragile. Il ouvre un second placard et en sort du sucre. « J'ai pas de miel... » répond il dans un mince sourire, alors qu'elle s'installe avec le breuvage sur l'un des tabourets de bar. « Tu … euh … tu ne veux pas en savoir plus sur moi avant de me prendre comme colocataire ? Ce que je fais dans la vie ? Combien je gagne par mois ? Mes loisirs ? Ou … mon prénom ...  » Son prénom, il le connait déjà. Lui avouer, c'est hors de question ceci dit, il ne voudrait pas passer pour un psychopathe en admettant être allé la voir jouer à de nombreuses reprises dans ce bar intimiste. Il taira aussi tout le reste, cette chaleur qu'elle évoque chez lui. Il connait aussi une de ses passions: la guitare, la chanson. Il ne sait pas vraiment si c'est un loisir ou une ambition professionnelle ceci dit mais ça aussi, il choisit de le garder pour lui. Elle doit le trouver bien assez étrange comme ça. « Bethany, je m’appelle Bethany. Mais je préfère Beth. » Beth, un prénom qui coule sur sa langue. Il lui va bien. « Erwan, c'est Irlandais. » Il anticipe puisque c'est généralement la question qu'on lui pose ensuite. Un prénom qui n'a rien de commun aux états unis. Il n'a pas le souvenir d'en avoir rencontré un autre à Memphis. Ceci dit, avec son accent, il n'est pas difficile de faire le lien. 438-918-5471, le numéro de la belle inconnue, sa taille mannequin ferait rêver n'importe quel mec. Elle serait clairement au goût de Talia aussi ceci dit. Il a économisé sa salive et une probable dispute en ne disant rien alors qu'elle marquait son bras droit. C'est bien la première fois qu'une nana lui fait un coup pareil. Pas vraiment son style ceci dit, trop superficiel à son goût. « Euh … désolée de te demander ça comme ça mais … Tu … » Elle hésite à demander, il fronce les sourcils, anxieux de la suite des événements. « On pourrait définir un code pour se dire qu’il y a quelqu’un d’autre que nous dans l’appartement ? Genre glisser un mot sous la porte de l’autre pour dire qu’on a … un … une invitée ? Ou carrément sur la porte de l’appartement ? » Superbe première impression, elle lui colle déjà l'étiquette: vieux pervers qui saute sur tout ce qui bouge. « Je ne sais pas pour toi, mais de mon côté et contrairement à ce que tu dois croire... C'est pas dans mes habitudes. Sauf quand j'ai une copine, enfin... Tu vois. » Il rit jaune. Ce qui n'est pas arrivé depuis près de deux ans, il faut dire. Il avait quelques histoires sans lendemain mais pas toutes les semaines. Elle doit le croire sur parole pour le coup. « Mais je suppose qu'on peut établir un système. Que penses tu d'un SMS pour commencer ? Un mot me va très bien aussi. » Il sort finalement le jus d'orange du frigo et s'en sert un verre. Il se frotte finalement les yeux, il doit être cerner, la fatigue le tiraille. Il dort peu, il dort mal. Souvent réveillé par des cauchemars glauques. « Et alors, tu fais quoi... dans la vie ? » finit il par demander, même si la réponse, il la connait déjà: Serveuse/Chanteuse. Elle a d'ailleurs déjà servi ses boissons, une fois ou deux mais elle ne se rappelle pas de lui, c'est mieux comme ça.

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MessageSujet: Re: you can't choose who you love (bethan) Sam 15 Aoû - 11:55


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«  Je ne sais pas pour toi, mais de mon côté et contrairement à ce que tu dois croire... C'est pas dans mes habitudes. Sauf quand j'ai une copine, enfin... Tu vois. » Il était donc célibataire en ce moment. Tant qu’il n’était pas du genre à avoir des aventures avec ses colocataire féminines …  « J’avoue avec déjà eu quelques aventures d’un soir… » Elle n’était pas une sainte-nitouche, même si actuellement sa vie sentimentale ressemblait plus à un désert. Questions de cycle de la vie. Elle préférait dans ce cas découcher pour ne pas croiser sa colocataire le lendemain, et devoir raconter toute sa vie avant de s’en être remise. « Mais je n’ai jamais inscrit mon numéro de téléphone sur le bras d’un homme pour marquer mon territoire parce qu’il y avait une autre femme présente dans la pièce. » Elle n’avait pu s’empêcher de lancer cette petite taquinerie, qu’elle accompagna d’un grand sourire. «  Mais je suppose qu'on peut établir un système. Que penses-tu d'un SMS pour commencer ? Un mot me va très bien aussi. » Une de ses anciennes colocs, illustratrice de profession, célibataire pendant un long moment, avait pris l’habitude de coller sur la porte sa chambre un dessin fait à la va-vite, réalisé sur une serviette de restaurant ou un bout d’enveloppe, où elle caricaturait l’homme qu’elle avait ramené avec elle.  Cette manie avait toujours bien fait rire Beth. « Ca ne devrait pas m’arriver très souvent en ce moment. Et puis comme beaucoup de filles doivent faire je pense, je préfère passer la nuit ailleurs que ramener un inconnu dans mon propre lit. Ça évite le réveil gêné du lendemain, où on se demande quoi faire du mec qui ronfle. » Ça lui était déjà arrivé une fois à vrai dire. Et elle avait dû lui donner presque des coups de pieds pour le tirer de son sommeil et le faire partir, prétextant un rendez-vous quelconque pour s’en débarrasser. « Mais oui, un sms pour prévenir de la possible existence de sous-vêtements égarés pourrait être sympa. » Elle se rappela qu’il avait encore le fameux boxer dans la poche de son jean. Elle but une nouvelle gorgée de café. Un peu moins brûlant, il était meilleur. Elle aurait presque eut envie de demander un peu de lait, mais ne sachant pas encore vraiment ses goûts, elle ne voulut pas l’embête d’avantage. « Tu penses qu’elle est habituée à quitter des appartements sans sous-vêtements ? » dit-elle en désignant la poche du jean d’Erwan du menton. Pendant qu’elle sirote son café, lui sort plutôt une brique de jus de fruits du frigo. En le regardant plus attentivement, elle se rend compte de son air fatigué, et de ses cernes sous les yeux. Soit la nuit a été torride, soit il n’est effectivement pas habitué à ce mode de vie. Elle se dit qu’elle allait finir sa tasse et partir pour le laisser se recoucher. Ils auraient encore le temps d’apprendre à se connaître plus tard. Il lui avait dit qu’elle pouvait emménager quand elle le désirait. Elle allait surement commencer à faire ses cartons en rentrant. Sans lit à déplacer, ses affaires n’avaient pas besoin de multiples voyages pour être déplacées. Un seul trajet suffirait certainement. Elle chercherait son vélo un peu plus tard et puis voilà. «  Et alors, tu fais quoi ... dans la vie ? » Elle s’était perdue dans ses pensées et sursauta presque quand il lui posa la question. Dans la vie. Il y avait ses envies, ses rêves, et la réalité. Mais tout le monde n’a pas la chance de tomber sur les bonnes personnes. « Je cumule deux jobs pour le moment : je travaille comme serveuse au Marnie’s Coffee quatre jours par semaine, et je chante trois soirs dans le bar que tient Chance Davids. » (je ne sais pas s’il a donné un nom à son établissement) Elle faisait partie de ses personnes qui rêvaient de voir leurs souhaits devenir réalité et qui en attendant, se contentaient d’une routine un peu ennuyeuse pour arriver à joindre les deux bouts. « Et toi ? » Peu d’objets présents dans la pièce donnaient des idées sur ce à quoi il occupait ses journées. Peu de décorations aussi. Mais dans appartement occupé par un homme, ce n’était pas anormal. Il n’y avait que les filles pour passer des heures dans des magasins de décoration pour trouver de quoi remplir les murs qu’elles jugeaient trop blancs.

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Erwan Taggart
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MessageSujet: Re: you can't choose who you love (bethan) Dim 16 Aoû - 16:11

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« J’avoue avec déjà eu quelques aventures d’un soir… » Il n'aurait pas été choqué par le contraire, il est fin connaisseur du principe: je ne couche qu'avec des sentiments. Il ne l'applique pas à sa vie parce qu'il dissocie le cul et les émotions de son cul. Il pense que l'on peut très bien s'éclater au pieux sans nécessairement être amoureux. Ceci dit, il n'a jamais été réellement amoureux donc comment le saurait il ? Noah avait peut être raison, peut être que tout est décuplé quand les sentiments s'en mêlent. « Mais je n’ai jamais inscrit mon numéro de téléphone sur le bras d’un homme pour marquer mon territoire parce qu’il y avait une autre femme présente dans la pièce. » C'était ce qu'elle faisait, marquer son territoire comme un chat ferait pipi sur le canapé ? Il n'avait rien vu. L'intuition féminine surement. Erwan n'a jamais été un don juan de toutes manières, plutôt maladroit avec les femmes qui lui plaisent, ces méthodes de drague sont pour le moins atypiques et il s'apparente plus au bon copain qu'au potentiel petit ami. Un système, ils doivent trouver un système efficace. Il n'a pas envie de la voir débouler avec un mec -ou une nana- alors ça l'arrange bien. « Ca ne devrait pas m’arriver très souvent en ce moment. Et puis comme beaucoup de filles doivent faire je pense, je préfère passer la nuit ailleurs que ramener un inconnu dans mon propre lit. Ça évite le réveil gêné du lendemain, où on se demande quoi faire du mec qui ronfle. » Il rit de bon coeur. Ca aurait pu être son cas ce matin si elle n'avait pas déboulé. « Mais oui, un sms pour prévenir de la possible existence de sous-vêtements égarés pourrait être sympa. » S'il n'avait pas vécu seul, jamais il ne se serait permis de débuter les hostilités dans le salon. Ceci dit, vu qu'il n'a aucun souvenirs, c'est délicat. Il ne peut pas l'affirmer. Le destin fait quand même bien les choses, il n'avait pas osé l'aborder tout ce temps, il préférait fantasmer dans son coin plutôt que de supporter un refus de sa part. Un échec de plus additionné à son existence serait probablement la goute d'eau, celle qui ferait déborder le vase. « Tu penses qu’elle est habituée à quitter des appartements sans sous-vêtements ? » La culotte, il l'avait complètement oublié celle là alors qu'elle est bien planqué dans la poche de son jean. Il la sort pour la foutre à la poubelle, les chances pour qu'elle se pointe réclamant son du était infimes. « Tu crois qu'elle écrit son numéro sur le bras de tous les types qu'elle rencontre ? » Il n'était pas unique, loin de là. Bien au contraire, elle devait avoir pas mal d'hommes à son actif et son assurance le prouvait bien. Il porte le verre à sa bouche et en boit une gorgée. Ca lui fait un bien fou, il avait le gosier sec, résultat de sa cuite d'hier. « Je cumule deux jobs pour le moment : je travaille comme serveuse au Marnie’s Coffee quatre jours par semaine, et je chante trois soirs dans le bar que tient Chance Davids. » « Je savais que je t'avais déjà vu quelque part. Tu chantes bien. » ment il, mieux qu'il ne l'aurait cru, une façon détourné de la complimenté sur sa voix. Bien sur qu'il savait qu'il l'avait déjà vu, il l'avait reconnu à l'instant même où il a ouvert la porte, il l'aurait reconnu parmi une foule d'inconnus. « Et toi ? » « Je suis informaticien. J'assure la maintenance à Ludsen pharmaceutic. » Un métier qui lui plait. Les ordinateurs n'ont aucun secrets pour lui et ça ne lui demande pas un effort intensif de réparer les erreurs informatiques. Il a trouvé sa voix assez rapidement, de toutes façons, il ne se verrait pas faire autre chose. Il ne saurait pas faire autre chose. Ces derniers temps, il n'est pas assidu au travail. Toute cette année, il s'est pointé en retard à de nombreuses reprises cherchant presque à se faire virer. Son boss sait qu'il a perdu un être cher, comme le tout Memphis d'ailleurs, cette sombre histoire avait fait la une des journaux à l'époque. Du coup, il était compréhensif pour le moment, mais jusqu'à quand ? « Tu veux venir quand du coup ? »

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MessageSujet: Re: you can't choose who you love (bethan) Mar 18 Aoû - 18:44


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Erwan se leva pour aller mettre aux ordures le fameux boxer noir en dentelle. En espérant qu’elle ne chercherait pas à le récupérer. Elle risquerait de trouver porte close, surtout si c’était Beth qui serait à l’appartement au moment où elle sonnerait. «  Tu crois qu'elle écrit son numéro sur le bras de tous les types qu'elle rencontre ? » « Peut-être … Espérons qu’elle n’est pas une fanatique de l’indélébile … »  Beth sourit à nouveau. Cette aventure d’une nuit, même si elle les avait tous les deux mis dans situation assez inconfortable pour un premier contact, aura au moins eu le mérite de les faire sourire, voire rire. Elle devait avoir les oreilles qui sifflent cette blondinette. La jeune femme évoqua rapidement ses deux métiers. «  Je savais que je t'avais déjà vu quelque part. Tu chantes bien. »  Elle ne voulait pas paraître trop sûre d’elle, mais elle connaissait les atouts de sa voix. Grâce aux cours de chorale pris plus jeune, elle avait appris à corriger les imperfections qu’il y avait au départ, et il lui arrivait encore de faire des exercices tout simples pour continuer à travailler son timbre de voix. Toujours progresser et s’améliorer. C’est de la même époque qu’il lui ait venue de mettre du miel à la place du sucre dans toutes ses boissons chaudes, ayant entendu qu’il adoucissait et éclaircissait la voix. Mais les compliments continuaient à lui faire terriblement plaisir. Et à la faire rougir de temps en temps. Surtout quand elle s’emportait à faire des improvisions en fin de soirée. « Merci, c’est gentil. »  Savoir qu’il l’avait déjà entendue chanter lui faisait bizarre. C’était plutôt l’inverse qui avait lieu en temps normal, elle parlait de son deuxième métier, de sa passion à ses colocataires et eux insistaient souvent par la suite pour venir l’écouter et se faire une autre idée d’elle. C’est pour cela qu’elle l’encouragea à parler aussi de son propre métier. «  Je suis informaticien. J'assure la maintenance à Ludsen pharmaceutic. »  Un informaticien. Elle le regarda à nouveau. Il ne correspondait pas vraiment aux stéréotypes qu’on avait en tête, ces geek à lunettes fan de Star Wars et de jeux vidéo divers et variés. Mais elle les admirait. Elle, qui ne se servait de son pc que pour surfer sur quelques sites, écouter de la musique et regarder des séries enfoncée au fond de son lit, trouvait toujours que ceux qui maitrisaient cet outil, un peu barbare pour elle, étaient extraordinaires et doués. Tout comme les musiciens avaient l’air de surhommes quand ils maitrisaient leur instrument devant ceux qui étaient incapables de créer des notes au final. « Il ne faudra pas que tu louches trop souvent sur mon ordinateur alors, c’est une épave et j’avoue ne pas m’en occuper aussi bien qu’il le faudrait. »  Comprenez par-là, acheté d’occasion, jamais formaté. Tout juste savait-elle se servir d’un antivirus. «  Tu veux venir quand du coup ? »  Elle but une nouvelle gorgée de café, sa tasse était à présent vide. Elle l’éloigna légèrement d’elle. « Je ne travaille jamais les jeudi en journée, sauf si je dois remplacer une collègue absente. Donc je pensais peut-être, si ça te va bien sûr, ramener mes cartons ce jour-là … »  Il lui avait dit qu’elle pouvait venir quand elle le souhaitait, mais elle voulait quand même qu’il lui confirme, juste pour être sûre. « Comme tu m’as dit que je peux utiliser le lit qui est déjà dans la pièce, je n’aurais pas beaucoup d’affaires à déplacer au final. Si tu as peur des filles au dressing démesuré, tu peux être rassuré avec moi. »  En réalité, avoir un dressing comme dans les films ou les séries ne l’aurait pas dérangée, bien au contraire. Mais Beth avait les pieds sur terre et s’arrangeait toujours pour régler ses factures, et acheter ce qui était essentiel, la nourriture essentiellement, avant de se faire plaisir avec de nouvelles robes ou chaussures. Elle ne collectionnait ni les écharpes, ni les vestes de tailleurs, ni de sac à main. Dans sa garde-robe, il n’y avait que des basiques, quelques pièces plus originales issues le plus souvent de cadeaux ou de friperies où elle allait parfois flâner, et rien d’autre. « Ma colocataire actuelle va être contente de savoir que j’ai trouvé un nouvel appartement. Ca l’embêtait de me mettre à la porte, façon de parler, mais elle va pouvoir enfin faire emménager son homme avec elle et se créer un cocon avec lui. »  C’était drôle cette envie, cette facilité qu’elle avait déjà à lui raconter ces petits détails sur elle. Comme si il était déjà un ami, une personne à qui elle avait l’habitude de parler de tout et de rien.

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Erwan Taggart
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MessageSujet: Re: you can't choose who you love (bethan) Mer 19 Aoû - 22:43

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C'est vrai, qui fait encore ça de nos jours, noter son numéro sur le bras d'un type. « Peut-être … Espérons qu’elle n’est pas une fanatique de l’indélébile … » Il espère juste que la marque ne restera pas, il n'avait même pas envisagé cette éventualité. Il se ferait charrier au boulot lundi si ça reste parce que porter des manches longues à cette période de l'année, c'est pas conseillé.  « J'espère pas. » dit il avant de se foutre le bras sous l'eau chaude, dans l'évier de la cuisine et frotter un peu. La marque commence déjà à s'effacer. Ouf. Les banalités s'enchainent à une vitesse folle mais à ces côtés, il ne trouve pas ça si dépourvu d'originalité, il a envie de la connaitre depuis un bout de temps maintenant. Il voit le rosé monter aux joues de la musicienne alors qu'il fait un compliment. Plus basique tu meurs pourtant. Ça lui plait de lui faire de l'effet même si c'est par timidité. Pas parce qu'il lui plait. Elle a dans la voix cette gravité hypnotique, presque magnétique. La première fois qu'il l'a écouté, ses oreilles ont aimé sa voix un peu rauque, les inflexions qu'elle utilise pour rendre le tout divin. Elle est doué. Son métier à lui est moins glamour, même si aujourd'hui, le 'geek' revient à la mode. « Il ne faudra pas que tu louches trop souvent sur mon ordinateur alors, c’est une épave et j’avoue ne pas m’en occuper aussi bien qu’il le faudrait.  » Erwan passe sa journée entière devant un écran, le soir en rentrant, il n'y va pas vraiment. Il n'est pas abonnés aux différent réseaux sociaux qui couvrent la toile et son ordinateur dernière génération -offert généreusement pas son patron- reste souvent dans son étui. Pourtant, il se débrouille à merveille quand il s'agit de déchiffrer d'où vient le problème, ces machines de technologies n'ont aucun secret pour lui. « Tu ne dois pas l'utiliser beaucoup. » fit il, plutôt comme un constat. Tant mieux, il préfère discuter avec elle, de cette façon. Il a du mal à comprendre ce qui pousse la société actuelle à vouloir vivre dans cette virtualité. Même en soirée, regardez autour de vous, les gens sont tous avec leurs téléphones portables et ne discutent plus ensemble. « Je ne travaille jamais les jeudi en journée, sauf si je dois remplacer une collègue absente. Donc je pensais peut-être, si ça te va bien sûr, ramener mes cartons ce jour-là … Comme tu m’as dit que je peux utiliser le lit qui est déjà dans la pièce, je n’aurais pas beaucoup d’affaires à déplacer au final. Si tu as peur des filles au dressing démesuré, tu peux être rassuré avec moi. » Après des explications trop longues au goût du jeune homme même s'il ne se lassera sans doutes jamais de l'entendre parler, elle propose jeudi. Peut importe, il n'a pas d'impératif... Quoi que, le travail. Il travaille le jeudi de son côté. Il va fouiner dans un tiroir de l'entrée et récupérer les clés de son ancien colocataire, vestige de son passé, ornée d'un magnifique porte clé: un décapsuleur. Steven aimait la vie et les soirées, il n'était pas rare que Erwan rentre chez lui le soir et retrouve son appartement avec une multitude de personnalité foulant le parquet. Il lui tend le trousseau: « Si jamais je ne suis pas là. » Ce qui sera probablement le cas si elle se pointe en pleine journée jeudi. « Ca me rassure un peu pour le dressing même si tout ces soucis de mode me passent un peu au dessus. Et puis, il y a de la place dans le placard de l'entrée si jamais ta chambre ne suffit pas. » ajoute t-il dans un sourire. Il possède la même garde robe depuis 2005, autant vous dire qu'il n'est pas à la pointe de la mode et qu'il s'en fout totalement. Il discute avec elle, plus détendu, presque heureux. Ses soucis se sont envolés sans trop qu'il sache comment elle fait pour produire chez lui cet effet apaisant. «  Ma colocataire actuelle va être contente de savoir que j’ai trouvé un nouvel appartement. Ca l’embêtait de me mettre à la porte, façon de parler, mais elle va pouvoir enfin faire emménager son homme avec elle et se créer un cocon avec lui. » Alors c'est la raison qui la poussait à trouver un nouveau foyer. « Toi aussi non ? J'ai été la troisième roue du carrosse par le passé. » Façon de parler, mais tous ses amis avaient avancés alors qu'il était resté immobile et il se sentait souvent de trop parmi eux. Surtout dans le couple que formait Solveig et Noah. Son ami troquait ses parties de Fifa contre une nuit d'amour avec sa petite amie. « T'as pas vraiment à t’inquiéter de ça avec moi. » Sa vie sexuelle a beau être active -et encore-, sa vie amoureuse est proche du néant. Il se frotte le front. Le mal de crâne se fait plus virulent. Le doliprane ne suffit plus à apaiser ses souffrances depuis longtemps. Il s'est essayé à d'autres substances, morphine, LSD, sans en abuser. Il a trop peur d'en devenir accroc. « Tu veux autre chose ? Manger un truc. Je peux rien avaler ou je risquerais de le vomir mais hésite pas. » Il ajouterais bien qu'elle est chez elle mais il a peur de paraitre trop empressé face à elle. Prêtes à plier sous son poids, ses jambes sont lourdes et je ne vous parle pas de ses paupières. Il baille de nouveau, loin de lui l'idée de la chasser mais il est épuisé.

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MessageSujet: Re: you can't choose who you love (bethan) Jeu 20 Aoû - 11:34


Erwan & Beth

you can't choose who you love

Dans sa tête, les gens qui travaillaient dans l’informatique passaient tout autant de temps sur leur pc personnel une fois rentrés chez eux. Comme elle ne pouvait s’empêcher de poser les mains sur sa guitare même si elle en avait joué plus d’une heure le soir d’avant, une vraie drogue. Mais les ordinateurs et elle, c’était une autre  histoire. « Effectivement, je n’y passe pas des heures ... D’ailleurs, je peux tout à fait le laisser éteint dans un coin un week-end entier sans ressentir de manque. » C’était d’ailleurs la même chose avec son téléphone portable. Sans avoir un modèle qu’on pourrait qualifier de dinosaure, le sien était des plus basiques. Beth ne s’en servait que pour téléphoner et envoyer des sms. Elle n’avait pas pris la peine d’activer l’option internet de son opérateur. Et pouvait, une fois encore, s’en passer sans trop de soucis. Ou qu’on la croit en train d’agoniser dans un coin de la ville. Elle lui parla de son travail, de ses horaires un peu compliqués et de son souhait de venir dès le jeudi suivant emménager avec lui. Cela ne sembla pas lui poser de problèmes. Il l’abandonna quelques secondes pour se diriger vers l’entrée. Elle le suivit du regard pour le voir chercher quelque chose dans le tiroir d’une commode. Puis presque triomphant, il revient vers elle, lui tendant un trousseau de clés. «  Si jamais je ne suis pas là. » Les clés de l’appartement ? Déjà ? Wahou. Elle qui pensait qu’il souhaiterait être présent lors de son emménagement pour être sûr que tout allait bien se passer, ou les laisser à un voisin disponible ce jour-là, fut agréablement surprise. « Merci », fut la seule chose qu’elle réussit à dire à ce moment. Elle attendrait quelques jours pour échanger le décapsuleur qui faisait office de porte-clés, qui ne lui servirait à rien, buvant peu d’alcool, au profit de celui qui ornait ses clés actuelles. Une note de musique en bois, cadeau de son grand-père. Il l’avait lui-même sculptée dans une branche lorsqu’elle était partie pour l’université. « Ça me rassure un peu pour le dressing même si tous ces soucis de mode me passent un peu au-dessus. » Comme beaucoup d’hommes. « Et puis, il y a de la place dans le placard de l'entrée si jamais ta chambre ne suffit pas. » Elle ne put s’empêcher de sourire. « La chambre devrait largement suffire, rassure toi. » Elle évoqua les raisons qui la poussaient à déménager. Et apprit que lui aussi avait été dans une situation similaire. Un point commun de plus. « Disons que je suis dans la période pré troisième roue du carrosse. Ils voulaient attendre que je parte avant d’emménager ensemble. J’ai un peu de chance quand même. » « T'as pas vraiment à t’inquiéter de ça avec moi. » Elle se contenta d’acquiescer. Personne ne pouvait promettre ce genre de choses. Les couples se font et se défont si rapidement dans une grande ville comme Memphis, qu’on en aurait presque le vertige. Il valait mieux se contenter de vivre l’instant présent. Point.

Le temps passait vite. En jetant un coup d’œil à la montre qui ornait son poignet gauche, Beth se rendit compte qu’elle était ici depuis presque une heure. Elle n’avait pas vraiment vu le temps passer. « Tu veux autre chose ? Manger un truc. Je peux rien avaler ou je risquerais de le vomir mais hésite pas. » Il commençait à avoir du mal à cacher ses bâillements. Le pauvre. Il valait mieux le laisser se reposer. Elle sourit une fois de plus. « C’est très gentil de me proposer de rester encore un peu mais je pense que je vais y aller. » Inutile de remettre une couche sur son état de fatigue, ce serait de mauvais goût. « Déjà que je suis un peu venue à l’improviste, je ne vais pas m’imposer plus longtemps. » Beth sauta du tabouret et se baisser pour ramasser son sac à main, le passant au-dessus de sa tête pour le placer en bandoulière sur son épaule droite. « On se croisera certainement jeudi soir, quand tu rentreras. Ne t’effraye juste pas  de voir des chaussures inconnues dans l’entrée … » Elle sourit. Une de ses anciennes colocataires avait oublié qu’elle devait venir un lundi, et avait surgit dans sa chambre une batte de base-ball en main, pensant que les bruits entendus provenaient d’un cambrioleur. Toutes deux avaient eu la peur de leur vie ce jour-là. « Oh, et je vais peut-être te laisser mon numéro, au cas où. »  Elle chercha des yeux un morceau de papier trainant sur le bar pour y écrire, mais n’osa pas se servir des enveloppes non ouvertes posées dans un coin. Elle préféra chercher un petit calepin au fond de son sac, et en arracher une page. « Beth - 438-506-1107 »  Elle posa la page juste devant Erwan. « Bon, et bien … »  Comment lui dire au revoir ? Avec les filles, c’était plus simple. Une embrassade, se prendre quelques secondes dans les bras convenait toujours. Mais avec un homme ? Une poignée de main ? Un peu impersonnel non ? Partir en disant juste bye bye ? Trop froid ? Pourquoi elle se prenait la tête au fait ? Ce n’était pas vraiment son genre. La jeune femme contourna le bar pour se placer juste en face de son nouveau colocataire qui tentait visiblement de retenir un autre bâillement, avant de lui faire une accolade. Elle s’écarta à nouveau ensuite. « A jeudi alors ! » Elle se dirigea vers la porte de l’appartement, et lui dit un dernier signe de la main avant de refermer la porte sur elle. Finalement, elle avait eu une bien bonne intuition en venant ici sans prévenir. Si ça se trouve, elle était passée devant le nez de bien d’autres personnes intéressées. Sa journée commençait bien décidément.
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Erwan Taggart
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MessageSujet: Re: you can't choose who you love (bethan) Jeu 20 Aoû - 13:16

sujet terminé. J'archive I love you I love you I love you

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DON'T BREAKEVEN

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