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Oliver (+) Can I give you my protection too ?

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Shae Woodstock
+ i spend my all life hiding my heart away
≡ messages : 299
≡ arrivée : 13/07/2015
≡ célébrité : kristen stewart

MessageSujet: Oliver (+) Can I give you my protection too ? Lun 17 Aoû - 15:47

we are all living the same way
Round and round,I won’t run away this time. Till you show me what this life is for. Round and round, I’m not gonna let you change my mind. Till you show me what this life is for

Plusieurs semaines s’étaient écoulées depuis son passage à l’hôpital. Des semaines qui avaient eu l’opportunité d’apporter des instants plus ou moins légers pour la jeune fille. Engendrant ainsi des instants où le calme perçait un peu plus les parois de ce mur épais qui l’offusquait. Le doute, la peur, mais surtout la honte s’amenuisaient de manière délicate. Et ce, grâce à plusieurs évènements qui  avaient permis à l’espoir de s’élever à moindre mesure. Celui-là même qui avait su l’habiter dès lors qu’elle avait toqué doucement contre la porte de l’appartement de Talisa et qui lui avait offert de partager sa vie avec. Cette présence, non considérable, lui permettait de se reconstruire, de poser de nouvelles bases avec lesquelles elle était certaine que les fondations n’en seraient que des plus solides. Le retour de sa meilleure amie dans cette nouvelle vie apportait énormément à la jeune fille, qui ne voulait plus la décevoir. Allant même parfois dans les excès, en ce qui concernait sa sécurité, il n’en restait pas moins, que plus le temps passait et plus elles se rassuraient l’une et l’autre en s’apportant ce pourquoi elles s’étaient toujours entendues. Cette amitié quasi indéfectible, qui s’apparentait à la même relation que ce que des jumelles pouvaient connaître. La confiance ramenait délicatement des instincts pour le moins plus naturels dans les comportements de la jeune fille. Un peu comme si, tel le papillon, elle sortait enfin de cette chrysalide qui l’avait enfermé bien trop longtemps. Cependant cette ascension n’était certainement pas la plus aisée à connaître. Car même si l’aspect général des choses insufflait assez de volonté à Shae pour laisser l’espoir la regagner, il n’en restait pas moins que ses démons n’étaient jamais très loin d’elle. Ils continuaient à l’accabler, à l’attaquer à des instants qu’elle pensait immuables. La foudroyant de plein fouet et lui rappelant que la vie n’était qu’une partie remise. La journée était ce qu’il y avait de plus calme, du moins dans ses déroulements les plus anodins, mais les nuits étaient toujours des étapes à franchir. Pas une seule ne lui accordait un repos complet. Pas une seule ne lui apportait cet apaisement pour lequel elle voulait se battre. Car chaque nuit, son visage venait la hanter. Ce visage qu’elle aurait préféré oublié à tout jamais et chaque nuit ce visage lui faisait du mal. L’obligeant à se réveiller de manière plus ou moins brutale, la faisant pleurer silencieusement. Il se représentait toujours à elle comme si il surveillait encore le moindre de ses faits et gestes et qu’il attendait le moment le plus opportun pour l’attaquer à nouveau. Et à chaque fois, la jeune fille veillait à allumer la lumière de sa chambre pour vérifiait qu’il n’était pas là. Les bruits alentours la rendaient sourde, si bien que les sifflements qui la tiraillaient en arrivaient même à l’apaiser. Jusqu’à ce qu’elle ne se rendorme à nouveau, bien trop tard pour profiter d’un repos, mais suffisant pour lui permettre d’anticiper ses journées de travail.

Ce dernier lui apportait, lui aussi, beaucoup de réconfort et d’encouragement. Elle sentait qu’elle était faite pour quelque chose et petit à petit avait l’intime conviction que sa place appartenait à cet univers. L’apprentissage de ce métier lui révélait beaucoup de belles choses. Bien entendu, d’autres passages étaient très tristes, mais il n’en restait pas moins que les bons côtés l’emportaient sur tout le reste. Attentionnée dans ses gestes et dans son comportement, Shae veillait toujours à apporter tout ce qu’elle n’avait pas reçu aux animaux : de la douceur, de la compassion, de la gentillesse. Tout ce dont nos meilleurs méritaient plus que tout, tant leur présence nous était bénéfique. Elève studieuse, elle veillait à en apprendre davantage, à vouloir aller en avant de ses appréhensions, juste pour apporter un peu plus de bien être à quelqu’un. Ces animaux, ceux qu’elle considérait comme des amis à part entière, étaient un peu sa thérapie face à tout ce qu’elle avait pu vivre. Et elle se plaisait en leur compagnie, se retrouvant même parfois dans les regards de certains d’entre eux. Si elle s’écoutait, elle rentrerait tous les jours avec un animal différent, un de ceux qu’elle visitait parfois dans les refuges prévus à cet effet. Mais sa meilleure amie n’aurait certainement pas été heureuse de se retrouver avec toute une ménagerie dans leur appartement.

L’heure sur sa montre indiquait la reprise de son service. Shae venait tout juste de terminer sa pause déjeuné, que déjà elle n’avait qu’une seule envie : reprendre ses soins pour la journée. Son regard remonta un peu plus sur son avant bras, pour se poser à l’endroit même où sa peau était légèrement blanchie par rapport à ses autres parcelles de peau. Un réflexe qu’elle avait pris pour habitude depuis que le nom d’Harlestown sonnait dans son cœur, comme le signe même de son nouvel espoir. Elle avait veillé à bien remplir sa tâche, à bien appliquer ses conseils afin de ne pas le décevoir, de lui montrer son gage de respect par rapport à tout cet apaisement qu’il avait pu lui offrir. Et cela avait fonctionné. La marque disparaissait, si bien que si on n’y prêtait pas attention rien ne pouvait se percevoir. Pourtant, elle la voyait, et elle désirait la garder encore et encore pour continuer à ressentir cet espoir la guider. Il lui était même arrivé de sourire, alors qu’elle songeait à cette rencontre passée. Cette entrevue hasardeuse dont elle savait ne jamais plus vivre à nouveau, mais qui restait bien présente dans son être. Son regard, sa voix, ses mains, Shae avait essayé de se souvenir de chacun de ses gestes et de ses comportements dans des instants où l’angoisse l’avait accaparé. Prenant des verres d’eau, essayant de se rappeler les mots exacts qu’il avait employés, juste pour faire disparaître la boule dans le fond de sa gorge. L’infirmier avait agi sur elle, comme un remède miracle qui, même si certains épisodes anxieux ne disparaissaient pas, l’apaisait doucement et lui indiquait quelle démarche à suivre pour s’en trouver des plus épanouie. Il existait de ces rencontres dans la vie qu’on ne pouvait oublier ou même laisser de côté, et lui en était une. Revenant à la réalité, Shae venait tout juste de s’attacher doucement ses cheveux avant d’enfiler la blouse qui lui servait de protection au cas où. Appliquant les diverses règles d’hygiène et de sécurité, elle reprit donc son service pour quelques heures encore. S’occupant de plusieurs patients, leur accordant à tous une importance considérable. La jeune fille essayait d’appliquer au mieux les apprentissages que son référent avait pu lui inculquer. D’ailleurs, ce dernier venait tout juste de lui apprendre qu’il devrait terminer son service un peu plus tôt, mais qu’il lui faisait confiance quant à la suite de la journée. La jeune fille s’était simplement mise à acquiescer d’un signe de tête, comprenant que sa journée était loin d’être terminée et qu’elle devrait remettre à plus tard la rédaction de sa thèse. Cependant, elle ne bronchait pas, jamais elle n’osait dire quoi que ce soit, car elle n’en avait pas le droit. Son apprentissage comptait beaucoup et son diplôme… Elle espérait juste que ses soirées à rédiger et à tenter de rattraper son retard seraient récompensées, ne serait-ce que par la moyenne. Et de toutes les manières, ce n’était pas à ces pauvres animaux d’en pâtir. Jamais.

Terminant tout juste de s’occuper d’un vieux chien atteint d’une maladie bénigne, Shae avait accompagné le maître de ce dernier jusque vers l’accueil de l’établissement pour ainsi lui expliquer les divers remèdes qu’il se devait d’appliquer à la lettre pour le bien être de son fidèle compagnon. Chacun méritait toujours une attention bien particulière. Et elle préférait expliquer plusieurs fois les traitements pour bien se faire comprendre et que rien ne soit laissé au hasard, plutôt que se risquer à les faire souffrir encore plus. Ce dernier confirma ses dires, en répétant ce qu’elle venait de lui conseiller, chose qui se solda par une dernière caresse sur la tête de ce vieux chien et une poignée de main. Après quoi, la jeune fille se retourna vers la standardiste, qui lui indiqua le nom de son prochain patient. Harlestown Oliver. Elle ne connaissait pas son prénom, mais le concours de circonstance vis-à-vis de ce qu’il lui avait avoué la dernière fois ne pouvait pas être hasardeux. C’était lui. Déjà, la jeune fille sentait son cœur battre un peu plus contre sa poitrine alors que la pression de lui apporter son aide commençait à se faire ressentir. Jamais elle n’arriverait à sa hauteur en matière de soin. Et puis son chat. Elle n’aimait pas le savoir en proie à un chagrin ou une peine. Chose qui la troublait davantage encore dans ses habitudes. Elle était partagée entre plusieurs sentiments qui ne cessaient de se mêler mais qu’elle se devait de reprendre pour ne pas se laisser submerger par ces derniers. Demandant à sa collègue de lui fournir les informations nécessaires, Shae essaya de reprendre le fil de ses idées et de les rassembler petit à petit. Si bien que lorsqu’elle s’en trouva plus sereine, elle quitta ce bureau pour ainsi se rendre dans la salle d’attente. « Monsieur Harlestown ? » Son regard chercha dans l’ensemble de la pièce un moyen de le reconnaitre, jusqu’à ce qu’un mouvement sur le côté lui indiqua qu’il était présent et qu’il se relevait tout en prenant la boite dans laquelle se trouvait son chat. Le regard de la jeune fille s’était attaché quelques instants vers cette boite avant de remonter doucement vers le jeune homme. « C’est à nous. » lui confirma t-elle avant de se détourner la première et lui maintenir la porte tout en tendant sa main en guise de politesse. « Bonjour. » avait-elle évoqué d’une petite voix avant de baisser instinctivement ses yeux vers la boite. « Je vous en prie, la dernière porte sur votre droite. » La politesse faisait que dès qu’elle faisait entrer un patient dans les couloirs, la jeune fille veillait toujours à indiquer le chemin et à refermer la marche pour ainsi apporter une réelle existence à la personne qui avait besoin d’aide. N’hésitant pas à lui emboiter le pas, ses yeux ne quittèrent pas les pieds du jeune homme jusqu’à ce qu’ils ne franchissent l’un après l’autre l’encadrement du cabinet en question. Shae n’hésita à refermer la porte, gardant ainsi l’intimité de chaque patient avec elle. « Vous attendez depuis longtemps ? » La jeune fille s’avançait doucement vers la table d’auscultation et essayait de relever ses yeux les lui montrer. « Vous pouvez lui ouvrir, je comprends qu’il étouffe la dedans. » Un sourire en coin se dessinait doucement sur le contour de ses lèvres alors qu’elle se plaçait à l’endroit même où la sortie de la boite se présentait. « Bonjour Maximus. » Un sourire sincère se dessinait sur ses lèvres, alors qu’elle tendait sa main vers le chat pour qu’il puisse prendre connaissance de son odeur. Et déjà elle lui grattait sur la joue afin que la confiance parvienne à s’instaurer entre eux. C’était une chose qui lui tenait à cœur, tant elle adorait pouvoir partager ces instants là avec les animaux. « Qu’est ce qu’il lui arrive ? » Demanda t-elle doucement au charmant infirmier, alors que ses yeux ne quittaient pas Maximus et que ses caresses se faisaient plus franches pour ainsi l’inciter à sortir de sa boite. Il s’agissait là aussi d’un moyen de s’assurer qu’elle ne sente aucun ganglion sur l’animal, tactique qu’elle était certaine que le jeune homme devait se douter.

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Oliver Harlestown
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MessageSujet: Re: Oliver (+) Can I give you my protection too ? Mer 26 Aoû - 18:46

Les semaines s’enchainaient au rythme des gardes à l’hôpital et des jours de repos d’Oliver. Le temps semblait toujours passer à une vitesse folle à l’infirmier chaque fois qu’il regardait le calendrier sur le frigo… c’est à dire tous les matins. Il voyait les jours se succéder, certains plus intéressants que d’autres, bien que globalement sa vie n’avait rien de fou. Mais il ne s’en portait pas mal, il aimait cette routine tout comme il aimait qu’elle soir chamboulée légèrement quelques fois. C’était sans doute ses deux meilleurs amis qui s’inquiétaient le plus de l’avenir de sa vie sociale et plus précisément sentimentale, et qu’un jour il ne regrette de s’être enfermé dans ce train-train quotidien en passant à côté de belles choses. Ils connaissaient les véritables raisons de son comportement, celles-ci même que Oliver se plaisait à nier. Le passé est le passé répétait-il et pourtant c’étaient de vieilles blessures qui faisaient de lui l’homme qu’il était. Et cela était positif sur bien des points mais aussi négatif sur certains autres. Souvent le trentenaire esquivait habilement toutes discussions visant à l’enrôler dans toutes formes détournées de méthode de rencontre. La dérision restait son arme la plus efficace et c’est toujours sur un fond de plaisanterie que Oliver s’en sortait en parvenant à détourner le sujet. Mais il savait bien que Chantry et James ne lâcheraient pas le morceau si facilement, parce que leur amitié était forte et qu’ils tenaient à lui tout simplement. La réciproque était d’ailleurs tout à fait valable, même si l’infirmier adorait faire râler ses deux amis en affirmant que son vrai meilleur ami restait Maximus, et que lui au moins ne cherchait pas à ce que sa situation change.
Ce chat il l’avait adopté dans un refuge alors qu’il n’était encore qu’un chaton. Tout de suite un lien s’était établi entre eux, et en vérité c’est d’abord Maximus qui avait adopté Oliver. Le félin représentait une compagnie apaisante pour son maître, un complice agréable toujours partant pour une soirée calme. Sans doute qu’il passerait pour fou si on le voyait à l’œuvre mais Oliver parlait beaucoup à son chat, lequel ponctuait la discussion par quelques miaulements qui rendaient l’échange bien plus vivant. Et si le trentenaire maîtrisait bien l’humour son acolyte poilu n’était pas en reste niveau plaisanterie. Il s’attaquait bien volontiers à tout paquets de mouchoirs qui trainaient, rouleaux de papier toilette ou bien paires de chaussettes pas rangées. Et si cela entraînait quelques désaccords parfois, l’infirmier pardonnait rapidement les frasques du félin qui il faut le dire savait y faire pour l’attendrir. En l’entendant miauler aux alentours de midi Oliver songeait que l’animal avait plutôt intérêt à avoir une bonne raison de le réveiller. Il avait enchaîné les heures de garde et celle-ci c’était terminée à six heure du matin et l’infirmier manquait de sommeil. Mais Maximus miaulait rarement pour rien et encore moins à un volume si élevé, aussi le beau brun avait finalement réussi à s’extirper de son lit pour voir quelle bêtise son chat avait-il bien pu inventer.

Oliver s’était attendu à un carnage de tout genre, un moment de folie de la part du félin qui l’aurait conduit à agir comme un posséder et décider que midi était le moment idéal pour son quart d’heure américain. Mais au lieu de ça le trentenaire ne vit pas tout de suite Maximus et dû même le chercher en se fiant à ses miaulements. Et le pauvre avait certainement prévu une plaisanterie à son maître mais cette dernière n’avait pas très bien tournée. Coincé derrière le canapé, un endroit pourtant très familier pour lui, le chat s’était coincé la patte dans la doublure à force d’y faire ses griffes. Rien de bien grave en soi si ce n’était que dans l’action il avait dû se tordre la patte à force de vouloir se dégager. La première étape fut donc de déplacer doucement le canapé puis de délivrer ce pauvre Maximus, qui en plus d’être étourdi suite à son moment de panique boitait bas. « Tu pouvais pas attendre deux heures de plus pour ta connerie ? » avait alors demandé Oliver en fixant son chat avec un air blasé. Bien qu’il pensait que le félin devait être un peu trop doué pour la comédie, l’infirmier décidait que le mieux à faire était de l’emmener chez le vétérinaire. Après tout il pouvait très bien s’être cassé quelque chose et autant le voir le plus tôt possible. Mais avant cela Oliver avait besoin d’un petit déj et d’une douche pour se réveiller.
L’étape suivante fut d’attraper le malade, peut-être imaginaire, et de le mettre dans sa boite de transport, une tâche qui pour une fois ne fut pas trop laborieuse ce qui fit penser à Oliver que Maximus était peut-être réellement un peu choqué par sa mésaventure. Le trentenaire se rendait à la clinique vétérinaire où il allait faire vacciner son chat depuis qu’il l’avait, ce n’était pas très loin de chez et il avait toujours été très satisfait des soins apporté à son animal. C’était le début de l’après-midi et il n’y avait pas foule dans la salle d’attente, du moins lorsque Oliver arrivait. Il se présentait à l’accueil donnait son nom ainsi que celui du félin puis allait s’asseoir le temps que son tour vienne. C’était dans ce genre de moment qu’avoir un smartphone pouvait vraiment s’avérer pratique et l’infirmier s’adonnait volontiers à un peu de geekerie afin de faire passer le temps plus vite. Deux autres personnes arrivaient après lui, finalement il avait bien fait de ne pas trop traîner. Le beau brun ignorait combien de temps il avait attendu, mais cela ne lui avait pas paru interminable loin de là. Aussitôt appelé il rangeait son téléphone portable dans sa poche et se levait en prenant la boite de Maximus, après tout c’était surtout pour lui qu’ils étaient là. Mais en reconnaissant la jeune femme qui venait de l’appeler son opinion se vit légèrement modifiée.

Serrant la main qu’elle lui tendait il lui adressait un sourire poli « Bonjour. », impossible de savoir si la jeune femme l’avait vu puisque son regard avait rapidement fuit en direction de la boite de transport de Maximus tout en lui indiquant où se passerait la consultation. Suivant les indications de l’interne vétérinaire Oliver s’engageait dans le couloir jusqu’à la dernière porte sur la droite. Il entrait dans la pièce et posait la boite sur la table d’auscultation secouant négativement la tête à la question de la jolie brune « Non pas vraiment. Je ne crois pas. Je n’ai pas vu le temps passer en tout cas. ». Suivant son indication le trentenaire ouvrait ensuite la porte de la boite et la laissait faire son boulot. Maximus n’était pas du genre sauvage, et la jeune femme visait parfaitement juste en lui offrant quelques gratouilles qui le mettaient d’avantage en confiance. Oliver observait la scène, cette fois les rôles étaient inversés, il était celui qui regardait et ça lui faisait plaisir que le hasard ai si bien fait les choses. Memphis comptait pas mal d’habitants et même si tout le monde sait que le monde est petit, l’infirmier ne s’était pas vraiment attendu à recroiser l’interne vétérinaire de si tôt. En tout cas il avait fortement espéré que ça ne soit pas dans les mêmes circonstances que précédemment… Mais il mentirait en niant qu’il n’avait pas un tout petit peu eu l’espoir de la revoir. C’était stupide d’ailleurs parce qu’ils n’étaient finalement que des inconnus, ça le dépassait.
Un bref instant Oliver s’était perdu dans ses pensées et la voix de la jolie brune le ramenait au moment présent en lui demandant les raisons de sa venue ici. « Il a fait l’imbécile derrière le canapé. C’est habituel pour lui, mais cette fois la doublure s’est déchirée et j’ignore comment il a fait son compte mais sa patte arrière gauche est restée coincée. » il fit une moue « J’ai préféré venir rapidement au cas où ça serait cassé. Il boite… enfin pour le peu que je l’ai vu bouger après ça avant de vous l’amener. ». Maximus s’était décidé à avancer hors de la boite, sa curiosité avait pris le dessus et cela malgré qu’il ne posait pas très bien sa patte douloureuse. « Il est très curieux, même sur trois pattes. » disait Oliver en souriant « Et pas vraiment du genre sauvage. ».
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Shae Woodstock
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MessageSujet: Re: Oliver (+) Can I give you my protection too ? Ven 28 Aoû - 14:32

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La passion contribuait à la survie de la jeune fille. Celle là même qui éveillait chacun de ses intérêts, chacune de ses convictions pour ainsi apporter autant de bien être qu’elle le pouvait aux autres. Ce bonheur qu’elle n’avait que très peu connu et ne connaîtrait probablement plus jamais, selon son esprit. Ce partage qu’elle se plaisait à donner à des animaux, à ces êtres qui faisaient en sorte d’égayer le quotidien, d’apporter une présence qui nous insufflait un minimum de courage, qui ne demandaient rien en retour, si ce n’était le simple amour dont eux seuls avaient le secret de donner. Selon Shae, les animaux, autant qu’ils pouvaient être, représentaient cette infime conviction qui lui laissait croire que le monde en valait la peine. Après tout, si leur nature n’était pas d’être mauvais mais plutôt de vouloir défendre un territoire, pourquoi n’en était-il pas du même ordre pour l’humain ? Peut être que tous n’étaient pas foncièrement mauvais et qu’il résidait certaines exceptions. Celles là même qui veillaient à apporter un réel soutien, une réelle présence, une écoute et bien au-delà de tout cela, un amour sans rien demander en retour. Le cœur de Shae admettait bien volontiers qu’elle avait su trouver cette place en la personne de sa meilleure amie. Talisa ne cessait de lui montrer qu’elle pouvait compter sur elle, et lui apportait tant par sa présence, que cela permettait à la jeune fille de retrouver un semblant de vie normale. La normalité qui l’avait quitté il y avait tant d’année, celle qui lui faisait peur en même temps qu’elle l’intriguait. Peut-être pourrait-elle un jour goûter au bonheur ? Peut-être parviendrait-elle à le laisser entrer dans sa vie, sans crainte que ce dernier ne se transforme en le pire des monstres ? Peut-être… Tout comme les « si », un monde tout entier pouvait être crée à l’aide de ces suppositions, et la jeune fille ne s’accordait plus le privilège de se laisser le droit de tels songes. Ces derniers l’avaient quitté en même temps que sa dignité entière lui avait échappé. Honteuse de sa condition, elle ne préférait plus les laisser pénétrer dans son âme entière. L’ombre, la noirceur, la froideur et l’étouffement faisaient parti de son nouveau quotidien. Et même si elle se plaisait à croire en un avenir légèrement meilleur à l’aide de son travail, elle préférait tout de même rester méfiante quant à cette nouvelle condition qui aurait pu lui être enlevée sans crier gare. Incapable d’oser croire en de bonnes choses, désireuse de rester invisible aux yeux du monde entier, Shae continuait simplement à survivre à sa manière, en apportant un peu de baume au cœur aux personnes qui le demandaient. Et aujourd’hui cette personne n’était autre que ce charmant infirmier qui avait su l’aider. Lui, qui avait su imprégné sa volonté d’un réel désir de conviction. Elle était incapable de mettre un terme à ce qu’il avait su créer, ce qu’ils avaient pu partager, mais cela ne l’empêchait d’avoir apprécié le résultat. Il était parvenu à la calmer à l’aide de ses gestes et de ses attentions qu’elle n’aurait jamais pu songer. Il était arrivé à lui insuffler assez de courage pour veiller à bien réaliser ce qu’il lui conseillait. Il avait ravivé cette once de respect qu’elle voulait lui offrir en appliquant ses dires. Ce jeune homme qu’elle allait devoir rassurer à son tour de la meilleure façon qu’elle pouvait le faire. La vie amenait parfois des ironies du sort, quelques unes néfastes et mauvaises, mais d’autres, comme celle-ci, qui veillait à laisser l’oxygène s’engouffrait de manière naturelle et comme un apaisement dans nos poumons. Shae n’avait cependant pas relevé le regard pour affronter celui du charmant infirmier. Elle se rappelait très bien de ses saphirs qui avaient croisés ses émeraudes pour quelques instants, le souvenir même de ce qu’elle avait pu ressentir à cet instant lui permettait de retrouver le sourire. Cette pensée qu’elle veillait à garder intacte dans son esprit et plus encore dans son cœur pour ainsi retrouver le courage qu’il avait su lui partager.

Rassurée d’entendre qu’il n’avait pas trop attendu, Shae nota cette impression de déjà vu dans son esprit comme une simple occasion de pouvoir en profiter encore un peu. Et elle profita de chacun de ses instants à sa manière. Ainsi réunis dans cet espace clos, la jeune fille s’était empressée de prendre son rôle à cœur. Veillant du mieux qu’elle le pouvait à apporter calme et réconfort auprès de Maximus. Le comportement de chaque animal était imprévisible, la jeune fille avait pu l’apprendre au cours de son cursus, néanmoins il suffisait d’une peu de confiance et de douceur pour qu’ainsi l’ordre se rétablisse, ou du moins ne se calme assez pour permettre une meilleure contribution possible. Aussi, n’avait-elle pas hésité à adresser quelques caresses à l’attention de Maximus, caresses ponctuées de certains gratouilles et autres attentions orales qui veillaient à lui montrer qu’il ne risquait rien. Non, il ne risquait rien et ce même si les gestes qu’elle allait lui faire aurait tendance à le stresser un peu. Soucieuse et consciencieuse dans son travail, Shae n’avait pas hésité à demander au charmant infirmier, duquel elle pouvait mettre un nom maintenant, de lui expliquer ce qui avait pu se produire. Ses caresses continuèrent tout le long de son récit, alors que son attention se prêtait doucement en direction de la patte arrière du pauvre Maximus. Sentant qu’il exerçait une retenue dès lors qu’elle passait sa main dessus, Shae acquiesça d’un signe de tête et se mit à sourire légèrement. « Vous avez bien fais de venir, le plus tôt est le mieux. » Pour la première fois ses yeux arrivèrent à croiser pour quelques secondes ceux du charmant infirmier, ceux d’Oliver. Car à peine s’étaient-ils croisés qu’elle coupa le contact pour revenir vers la boite de transport de laquelle commençait à sortir le chat. Arrêtant ses caresses, Shae lui laissa l’occasion de sentir sa main pour qu’il se familiarise avec les diverses odeurs des autres animaux. « Il n’est pas très timide non. » répondit-elle avec un ton amusé alors que son sourire s’agrandissait à mesure que Maximus venait vers elle. « Mais c’est que t’es beau comme tout. C’est pour ça que tu as voulu jouer les caïds ? » Le naturel de Shae, ce qu’elle était vraiment avant toutes ces histoires, pouvait se retrouver dès lors qu’elle était en compagnie des animaux. Souriante, généreuse, attentionnée, soucieuse de la moindre petite chose pour contribuer à participer au bien être des autres, cela se retrouvait aisément dans cet espace. Reprenant ses caresses, elle força un peu plus ses dernières au niveau de la tête de Maximus pour qu’il la regarde et qu’elle puisse ainsi prendre attention à ses yeux. Du peu qu’elle pouvait le constater, il ne semblait pas avoir de fièvre, ce qui était un très bon signe. Elle ne sentait pas non plus de ganglions au niveau de sa gorge ou même de son ventre, chose qui présageait bien de la bonne santé de l’animal. Un simple contrôle qui n’était pas nécessaire, mais qui permettait ainsi de prendre en considération l’animal à part entière. « Il a quel âge ? » Sa voix rapportait une nouvelle fois ce souci du détail qu’elle préférait ne pas laisser au hasard. Et alors qu’elle attendait une réponse, ses mains allèrent à nouveau en direction de sa patte fragilisée. Encore une fois, elle n’eut pas de difficulté à ressentir la retenue qu’il portait naturellement à cet endroit et essayant de l’allonger sur le côté, Shae retrouva un ton des plus calme et doux. « Allez on va essayer de te faire le moins de mal possible pour rassurer ton papa. » Un nouveau sourire timide franchit les lèvres de la jeune fille alors qu’elle se rapprochait un peu de la table pour laisser un passage derrière. « Vous voulez bien le tenir un peu s’il vous plaît ? Je vais devoir lui bouger  la patte pour sentir si la fracture est réelle ou non avant de lui faire une radio. » Shae regardait en direction du jeune homme avec ce même sourire alors que ses mains caressaient encore Maximus. C’était assez plaisant de pouvoir parler librement de ses intentions, d’autant plus qu’en étant infirmier, beaucoup de choses les rapprochaient et elle sentait qu’il pouvait comprendre ses gestes à venir pour un meilleur rétablissement de Maximus.


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Oliver Harlestown
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MessageSujet: Re: Oliver (+) Can I give you my protection too ? Mer 2 Sep - 12:04

Douleur à la patte ou pas Maximus faisait son habituel numéro de charme en se montrant parfaitement sociable et pas avare de ronronnements. Peut-être le seul chat qui se montrait aussi aimable chez le vétérinaire qu’il ne pouvait l’être chez lui, mais il valait mieux ça plutôt qu’il ne se transforme en méconnaissable bête sauvage. « Lui au moins ne vous croquera pas le bras. » affirmait Oliver avec un petit haussement d’épaule, il faisait allusion à ce qui les avait amené lui et l’interne vétérinaire à se rencontrer à deux reprises à l’hôpital. Souriant en entendant la jeune femme complimenter le félin, l’infirmier ne pu s’empêcher un petit trait d’humour « Ne le flattez pas trop, il va se prendre pour un prince et me faire des caprices une fois de retour à la maison… » il fit une moue faussement contrariée et ajoutait à voix plus basse comme une confidence « Et je crains qu’il ne simule d’aller mal pour revenir, vous revoir. Enfin vous voyez. » Oliver se mettait à rire « Ce chat est un vrai charmeur. ». Non pas que le trentenaire serait mécontent de la revoir lui aussi par la même occasion, au contraire aussi étrange cela pouvait-il paraître mais c’était sans doute son compte en banque qui finirait par ne pas apprécier la plaisanterie. Et si il faisait une nouvelle fois preuve d’humour c’était pour lui un bon moyen de dissiper son stress. Pas qu’il fut au bord de la crise d’angoisse, ce n’était que des petites tensions dû à la situation et à l’attente du verdict concernant l’état de Maximus.
« Il a trois ans. » répondait simplement Oliver en songeant que depuis tout ce temps son chat n’avait cessé de prendre plus d’importance à ses yeux et à quel point leur complicité avait pu se développer durant ces années. « C’est bientôt son anniversaire. Si vous voulez lui offrir une réduction pour l’occasion, j’en serais ravi. » l’infirmier esquissait un petit sourire et se paraît de son air le plus innocent possible « En son nom bien sûr. » ajoutait-il comme si cela pouvait être crédible un seul instant. Il observait les gestes de la jeune femme, elle se montrait particulièrement délicate et méticuleuse ce qui ne l’étonnait pas vraiment étant donné cette brève discussion qu’ils avaient eu lors de sa consultation sur la façon de traiter les patients. Certes il était question d’animaux dans son métier mais Oliver trouvait justement qu’il était d’autant plus important que les vétérinaires ne perdent pas de vue que parce sous prétexte qu’ils n’ont pas la parole les bêtes n’ont pas à subir la douleur d’un traitement peu délicat. Malheureusement certains n’étaient pas aussi attentionné que pouvait l’être la brunette et l’infirmier avait déjà changé de cabinet vétérinaire suite à une mauvaise expérience. « Je ne suis pas inquiet. Il est entre de bonnes mains. » affirmait-il avec un sourire sincère en tentant de capter le regard toujours un peu fuyant de son interlocutrice.

Acquiesçant d’un hochement de tête Oliver accédait à la requête de l’interne vétérinaire se plaçant à côté d’elle pour tenir Maximus. Le félin ronronnait d’autant plus qu’il le rassurait par quelques gratouilles stratégiques « Il serait peut-être plus démonstratif que ça à la douleur avec une fracture, non ? » questionnait le trentenaire avec l’espoir que ce n’était rien d’autre qu’une petite foulure et que son chat gambaderait dans l’appartement d’ici quelques jours « Enfin je n’en sais rien, je ne suis ni chat ni véto… » concluait-il en haussant les épaules. Il laissait la jeune femme faire son travail de la même manière que silencieuse mais attentive elle avait observé le sien lorsqu’il lui avait prodigué des soins. « Comment va votre morsure ? » ne put-il s’empêcher de demander alors que le silence c’était installé depuis quelques minutes « Vous n’avez pas gardé de marque j’espère. » sans doute que la jolie brune n’avait pas envie d’avoir une marque de morsure sur l’avant-bras, cela étant les cicatrices avaient bien souvent une histoire et cela faisait parti de soi finalement. « Enfin même si il reste une trace, vous pourrez raconter comment un chat aboyeur vous a attaqué. Ça fera sensation j’en suis certain. » plaisantait-il tout en continuant de caresser Maximus qui ne semblait pas plus perturbé que ça par ce qu’on lui faisait « Je crois qu’il est bien en confiance. » faisait remarquer l’infirmier avant d’ajouter « La dernière fois je ne vous ai même pas demandé si vous aviez des animaux ? » un nouveau sourire fendait ses lèvres « Mais je sais que vous les aimez en tout cas. Ça se voit et vous savez la dernière fois nous parlions de l’importance de traiter un patient comme un être humain. Et bien il est tout aussi important de prendre en compte que les animaux sont des êtres vivants sensibles. » son regard se posait sur son chat « Je crois que ce n’est pas Maximus qui me contredira si je dis que vous êtes une interne vétérinaire compétente et que vous ferez très bien votre futur métier. » c’était son tour de la complimenter, et il n’y avait aucune notion d’échange de politesse dans les propos de Oliver, juste une profonde sincérité.
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Shae Woodstock
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MessageSujet: Re: Oliver (+) Can I give you my protection too ? Mer 2 Sep - 20:50

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Les moindres gestes qu’ils veillaient à accorder ne s’en trouvaient que des plus agréables pour Maximus. Ronronnant de plus belle, osant même frotter quelques fois l’avant de sa tête contre la main de son maître, le chat apportait un sentiment d’apaisement pour la jeune fille. Cela n’allait pas sans dire que le comportement du jeune homme lui permettait également de se sentir plus à son aise. Il ne la jugeait pas dans son travail, du moins ne lui en donnait-il pas l’impression, ce qui avait tendance à lui insuffler une légère confiance en soi. Celle là même qu’elle retrouvait dès qu’elle pouvait entendre sa voix et que cette dernière était accueillie comme une délivrance. Une nouvelle fois, Shae s’empêchait de songer aux significations de ses sensations, n’osant croire en une quelconque rédemption, préférant garder intacts ces moindres instants, sans que rien ne puisse venir les entraver. Ils étaient rares, délicats mais bien au-delà de tout ces termes, ils étaient uniques. Peut-être, voire très certainement, ce charmant infirmier vivait des expériences semblables tous les jours. Cela ne l’aurait guère étonné, bien au contraire, cela lui aurait simplement permis de se fondre une nouvelle fois dans la masse et d’être ce fantôme dans lequel elle se complaisait. Les non-dits ne s’en trouvaient que des plus bénéfiques, des plus enrichissants tant ils leur permettaient à lui et à elle de pouvoir simplement être eux. Ce jeune homme n’en avait aucune idée, mais cette simple sensation apportait énormément à Shae, qui ne put que sourire dès lors qu’elle prenait conscience des dires qu’il venait d’évoquer. Même si elle ne le connaissait pas, même si elle n’aurait probablement jamais la chance de prétendre le connaître, elle pouvait nettement envisager que ce moyen détourner de faire de l’humour était un signe précurseur de son appréhension vis-à-vis de la situation. Et quelque part, la jeune fille lui donnait raison et ne l’en trouvait que des plus charismatiques dès lors qu’il continuait sur ce même chemin. Ainsi partageaient-ils à nouveau ce sentiment. Celui-là même qu’ils avaient appris à côtoyer ou du moins qu’ils avaient simplement effleuré au cours de leurs premières rencontres. Ils se rassuraient mutuellement, s’offraient des instants de sérénité pour ainsi apaiser les maux d’une situation donnée. Shae s’en voulait de ne pas être plus extravertie, de ne pas se trouver être comme toutes les jeunes filles de son âge capables de rire aux éclats. Elle s’en voulait de ne pas être normale car en étant ce qu’elle était, elle se persuadait elle seule de la déception du jeune homme à son égard. Et cette conclusion avait tendance à lui faire mal au cœur. Néanmoins, elle osait croire que les sourires, les regards qu’elle lui donnait de temps en temps seraient suffisants à ce que son stress ne s’évacue et qu’il puisse ainsi retrouver une légère sérénité. N’osant relever l’adjectif qu’il venait de conférer à Maximus, Shae se contenta simplement de relever ses yeux en direction du jeune homme. Un peu à la manière d’une complicité partagée, ou du moins qu’elle pensait offrir et dans lequel il aurait pu lire que le chat n’était pas le seul. Une incartade qui pourrait peut être lui causer du tort, mais le courage avait fait taire la peur durant ces quelques secondes. Secondes qui lui parurent quelque peu irréelles à partir de l’instant où la jeune fille avait repris conscience de ses actes et s’était empressée de se dissimuler une nouvelle fois dans son travail. « Trois ans. » avait t-elle répété doucement, alors qu’elle caressait toujours Maximus de manière délicate. Ainsi elle venait d’apprendre sa jeunesse ce qui permettrait une bien meilleure cicatrisation de son mal. Souriant toujours un peu par rapport à ce qu’il venait de se passer, ses lèvres s’étirèrent davantage avec la révélation que le jeune homme lui faisait. Naïve, elle osait croire en ses dires, révélant par la même, que de nouvelles barrières paraissaient s’affaisser doucement. « Malheureusement, je ne suis qu’une simple employée. Je ne suis pas certaine de pouvoir faire appliquer des réductions. Mais… » Ses yeux retrouvèrent les azurs quelques peu amusés de son interlocuteur et le toisèrent doucement. « Je peux vous offrir un paquet de croquettes. » Elle baissa une nouvelle fois son regard pour continuer à palper le chat aussi sage qu’une image et aimant comme la plus belle chose qui lui était donnée de connaître. « En son nom bien sûr. » répétait-elle dans un essai d’humour comme le charmant infirmier pouvait lui donnait. Elle espérait au plus profond d’elle parvenir à le rassurer ou du moins le faire sourire par ce geste. Un sentiment étrange commençait à naître en elle.

Comme si à nouveau la brume s’estompait et lui permettait de voir un peu mieux le monde et de l’appréhender naturellement. Le sérieux n’en restait pas moins présent et lui permit de continuer sa besogne de manières méticuleuses. Shae ne désirait rien laisser au hasard, tant elle ne voulait pas qu’un être quel qu’il soit puisse souffrir. D’autant plus que ce chat, ce meilleur ami pour monsieur Harlestown, pour Oliver méritait le plus de soins possibles afin de ne pas attrister ou même inquiéter son maître. Désireuse de faire au mieux, la jeune fille avait demandé à son charmant infirmier de venir lui prêter main forte et ainsi maintenir le pauvre animal, le temps qu’elle puisse articuler soigneusement la patte de ce dernier et ainsi prendre connaissance de l’ampleur de son mal. « Bien vu, mais je préfère tout de même vérifier ses tendons. » Shae comprenait complètement l’inquiétude du jeune homme à l’égard de son chat, elle était la première à s’inquiéter dès qu’il arrivait quelque chose à n’importe quel animal. Ces êtres méritaient tout ce qu’il y avait de meilleur parce qu’ils arrivaient à nous apporter les meilleures choses possibles. La simplicité faisait partie intégrante de leur vie et cette dernière ne se résumait qu’en une seule chose : un amour qu’ils désiraient partager. Aussi, voilà pourquoi rien ne devait être laissé au hasard et rien ne se devait de rester flou. Afin de pratiquer au mieux son auscultation, la jeune fille veilla à tendre la patte de Maximus dans un premier temps. La tension qu’elle sentait au niveau de cette dernière lui indiquait l’endroit même de la foulure. Ou peut être même de l’entorse. Rien de bien grave néanmoins, elle faisait attention dans ses gestes et laissait de temps à autre échapper quelques petits « Shhh… là » en caressant la cuisse de Maximus et en gardant cette douceur intacte. Elle savait qu’elle lui faisait mal, elle ne désirait pas en faire davantage. Et alors qu’elle continuait à lui prodiguer des caresses tout en prenant garde dans ses mouvements, la voix d’Oliver la ramena à la réalité. Cette voix qui lui demandait des nouvelles et dont le sens même de cette question pourtant si anodine parvenait à la prendre au dépourvu. Shae était habituée à faire semblant, à ne pas entendre de telles attentions à son égard. «… ça va… » avait-elle balbutié terriblement honteuse d’une telle gêne pour une question si innocente. Machinalement, son regard venait de se porter en direction de son avant bras nu à l’endroit précis où le théâtre de ce malheureux évènement avait pu subvenir. D’un point de vue éloigné et sans grande attention, rien n’était perceptible. Mais si on y prenait soin, une petite marque blanchâtre et légèrement brillante recouvrait une petite surface de sa peau. Cette cicatrice était bien loin d’être une honte ou même un remord. Pas pour les yeux de la jeune fille, pas pour le respect qu’elle donnait à ce charmant infirmier et encore moins pour le crédit qu’elle accordait à cette rencontre. « C’est assez rare qu’on me le fasse remarquer, mais je préfère garder cette histoire pour moi, juste pour garder intact ce sentiment… ce… » son cœur était en train de battre à tout rompre dans sa poitrine et déjà l’oxygène venait à lui manquer. C’est pourquoi, Shae s’empressa d’inspirer un bon coup. « Je vous remercie de m’avoir demandé. » Ses yeux croisèrent pendant quelques instants ceux du charmant infirmier pour leur exprimer sa reconnaissance et toute la gratitude qu’elle pouvait lui offrir. Mais ce contact fut assez vite rompu dès lors que ses joues se mirent à rosir et qu’elle s’écarta un peu afin de prendre la température de Maximus.

Ce dernier la conforta dans ses pensées au préalable alors qu’il n’indiquait pas que le chat avait de la température. La jeune fille ne put que répondre à ses ronrons qu’en le caressant à son tour et en retrouvant ce sourire d’antan qu’elle pensait avoir perdu à jamais. Elle acquiesça simplement d’un signe de tête en réponse au charmant infirmier quand il lui avoua que Maximus était en confiance. Ainsi était-elle parvenue à réaliser au mieux un tiers de sa mission. Et cela lui apportait à elle aussi une certaine conviction que quelque chose de bien était en train de se dérouler. D’ailleurs, elle s’apprêtait même à répondre à la question d’Oliver au sujet des animaux. Une question qui lui rappelait à nouveau la bulle qu’ils étaient parvenus à créer la dernière fois et qui semblait recommencer à s’étendre dans ce nouvel espace. Quelque chose se rappelait à nouveau en elle, cette sensation qui la poussait à ne pas vouloir le décevoir. Mais alors que ses lèvres se mouvaient déjà pour répondre, elles furent interrompues par les compliments qu’il ne cessait de lui offrir. Gênée, plus le jeune homme avançait dans ses propos et plus Shae baissait ses yeux puis sa tête pour essayer de dissimuler le rouge qui ne cessait de se déployer sur l’ensemble de son visage. Si bien, que, complètement ignorante des compliments, Shae avait l’impression que des larmes étaient en train de se former dans le coin de ses yeux qui la démangeaient un peu. « Merci. » laissa t-elle échapper timidement, presque dans un souffle alors qu’elle ne pouvait plus cacher le sourire qui cette fois était destiné véritablement au charmant infirmier. « Je vous ai déjà dis que j’allais vous offrir un paquet de croquettes. » Elle espérait qu’il reconnaîtrait bien là une note d’humour dont il avait fait preuve également quand les rôles avaient été inversés. Cependant, elle retiendrait toujours les termes exacts qu’il avait employés et veillerait à ne jamais oublier qu’elle était capable de quelque chose. « Et sinon pour vous répondre, malheureusement non je n’en ai pas. Mais je m’occupe du petit chiot de ma meilleure amie et colocataire. C’est un peu comme si c’était le mien aussi, je le sors, le nourris, lui fais pleins de caresses, parfois même j’ai droit à ce qu’il vienne dormir avec moi. » Maximus était en train de s’impatienter un peu, et c’est en le prenant avec elle pour ainsi le relever et s’assurer qu’il aille bien que la jeune fille continua sur sa lancée. « Vous voulez venir avec nous pour les radios ? Normalement on demande aux accompagnants de rester là, mais étant donné que vous connaissez ces machines, je pense qu’on peut faire une légère entrave au règlement. » Shae regarda en direction d’Oliver avec des yeux qui exprimaient véritablement son désir de ne pas le laisser et ne trouva rien d’autre comme excuse que cette pauvre remarque. « Et puis, votre présence pourra le rassurer et donc l’empêcher de trop bouger pour obtenir de meilleurs clichés. » Un sourire timide se dessina sur le coin de ses lèvres alors que ses joues étaient encore rosies pour toute à l’heure. « Enfin, je vous laisse décider. Je comprendrai que vous ne vouliez pas parce que justement vous pouvez souffler de tout ça… » La réalité venait tout juste de la rattraper et de lui souffler dans le creux de son oreille qu’elle allait le déranger. Chose qui avait toujours cette tendance à la faire souffrir de l’intérieur. Encore une fois, loin d’elle l’idée de lui infliger des choses qu’il ne désirait pas, d’autant plus que ces choses là n’étaient dues qu’à son égoïsme actuel de vouloir continuer cet entretien. « … vous pouvez vous installer sur une chaise… on en aura pas pour longtemps, quoi que vous décidiez. » Quelques pas en arrière, Shae baissa ses yeux tout en caressant Maximus et finit par laisser cette pensée qui lui rongeait l’âme sortir. « Je suis désolée de vous embêter… Je… » Les pensées se confondaient dans son esprit, lui faisant perdre pied et l’incitant à croire que la brume revenait de plein fouet et la rendait aveugle. « On revient… » Tournant son dos au charmant jeune homme, Shae se dirigea vers la porte, comme si cette dernière allait être une véritable réponse au chemin qu’elle devait prendre.



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Oliver Harlestown
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MessageSujet: Re: Oliver (+) Can I give you my protection too ? Mar 8 Sep - 17:35

L’interne vétérinaire se laissait porter par la vague créé par Oliver, rentrant dans son jeu avec une touche d’humour. Elle semblait d’avantage à l’aise ici, sur son terrain, qu’à l’hôpital où elle avait même frôlé la crise d’angoisse. Une certaine complicité avait l’air de s’installer entre l’infirmier et la jeune femme, quelque chose de subtil, de pudique mais de bien réel. Le trentenaire avait déjà eu cette sensation lors de leur dernière entrevue et le fait que celle-ci se répète lui provoquait une sensation agréable. Et pour ce qui était du paquet de croquette proposée par la brunette Oliver avait acquiescé d’un signe de tête « Je suis sûr qu’il appréciera. » affirmait-il au nom de Maximus bien entendu puisque lui même ne mangeant pas de croquettes c’était à l’animal que cela ferait plaisir. Quoi que l’infirmier trouvait le gens vraiment sympa de la part de l’interne, surtout que cela était parti d’une simple plaisanterie. Et l’ambiance était bien plus agréable que si un lourd silence avait pris place dans la pièce. Certes il s’agissait d’une consultation médicale, pour un chat en l’occurrence, mais cela n’empêchait pas d’échanger ce qu’ils faisaient avec de plus en plus de fluidité. Et si le regarde de la jolie brune demeurait toujours fuyant, Oliver avait vu plus de sourire de sa part en quelques minutes que durant toute leur entrevue à l’hôpital.
Ce que l’infirmier interprétait comme de la timidité de la part de son interlocutrice lui donnait un caractère mystérieux qui n’avait cessé d’interpeler Oliver depuis leur toute première rencontre. Il ressentait un bon feeling de la part de cette jeune femme et la revoir lui apportait une inexplicable satisfaction. Sa volonté de briser la glace, d’engager le dialogue avec elle n’était pas seulement pour dissiper son léger stress quant à l’état de son chat, mais réellement pour en savoir d’avantage sur cette intrigante brune. L’étrange impression qu’elle était capable de lui apporter quelque chose alors même qu’ils ne se connaissaient pas, un échange silencieux implicite et à peine perceptible dont il ressentait pourtant l’étrange effet. C’était peut-être stupide mais il avait envie de la voir sourire, qu’elle se sente en confiance en sa présence alors que l’angoisse semblait toujours pointer à sa porte. Oliver avait compris cela la dernière fois où ils s’étaient vus et qu’elle était sur le point de faire une crise d’angoisse sans raisons apparentes. Néanmoins le trentenaire ne voulait pas ni être intrusif ni faire preuve d’un excès d’empathie afin de ne pas mettre la jeune femme mal à l’aise et qu’elle puisse rester concentré sur son travail.

Par sympathie et politesse Oliver l’avait questionné sur sa blessure et la cicatrice que celle-ci avait pu laisser sur son bras. Cette simple question parue surprendre la brunette, comme si elle ne s’attendait absolument pas à ce qu’il puisse s’inquiéter de son sort. L’infirmier était parfois frustré de ne pas avoir de nouvelles de patients passés à l’hôpital, savoir comment ils avaient gérer les choses après leur passage dans l’établissement et reçu des soins de l’équipe médicale. Mais cette fois le hasard des rencontres lui en offrait l’occasion, il était donc exclu qu’il passe à côté. Déformation professionnelle ? Un peu. Cependant qu’il s’agisse de cette jeune femme en particulier n’y était pas pour rien non plus, bien au contraire. Elle n’avait pas vraiment de marque, en tout cas ça ne sautait pas aux yeux et elle confirmait que personne ou presque ne remarquait quoi que ce soit. La suite de son propos laissait Oliver perplexe, parce qu’elle n’était pas allée au bout de sa pensée et qu’il se demandait quel sentiment elle souhaitait garder intact. Pour autant le trentenaire ne s’était pas risqué à poser de question, si la jeune femme avait stoppé son propos c’est qu’elle ne voulait pas nécessairement en dire plus, surtout qu’elle s’était ensuite empressée de le remercier d’avoir pris de ses nouvelles, signe que le sujet était clos.
L’interne agissait en vraie professionnelle, sans doute était elle d’ailleurs pratiquement diplômée pour qu’on lui laisse ainsi la charge de consultation sans être chaperonnée par quiconque. Oliver avait eu l’intuition que la brunette était ce genre de personne consciencieuse et douce que tout un chacun espérait pour s’occuper de son animal de compagnie. Jamais avare de compliments lorsqu’ils étaient mérités le beau brun exprimait clairement sa pensée en soulignant combien il trouvait l’interne compétente. Bien sûr elle fut gênée par ces propos mais les acceptait sans fausse modestie et usant même de son stratagème à lui pour ne pas laisser son trouble prendre le dessus. Comme un écho à la discussion qu’ils avaient eu quelques semaines plus tôt la jeune femme aurait presque pu reprendre ses mots. La référence n’échappait bien évidemment pas à Oliver lequel ne pu s’empêcher de se fendre d’un large sourire, amusé mais également flatté de voir qu’une certaine connexion s’établissait entre eux. « Je voulais être sûr qu’il était acquis. » répliquait-il avec un léger rire. Elle lui apprenait dans la foulée qu’elle n’avait pas d’animaux à elle mais s’occupait régulièrement du chiot de sa meilleure amie et colocataire. Dans cette simple réponse il avait déjà glané plusieurs informations sur la façon dont vivait la jeune femme. Non pas qu’il voulait à tout prix savoir… mais ça l’intéressait.

Si la discussion suivait son cours, Maximus fit preuve d’un peu d’impatience pour signifier qu’avant toute chose c’était pour lui qu’ils étaient là. L’interne exposait alors la suite du programme et proposait à Oliver de l’accompagner pour les radios. Habituellement c’était les assistants qui se chargeaient de cela mais l’infirmier ne voyait aucuns inconvénients à tenir ce rôle pour l’occasion. Certes s’exposer aux radiations étaient quelque chose de réglementé, mais il ne travaillait que rarement avec les radiologues à l’hôpital, ce n’était donc pas un problème pour lui. Avançant l’argument qu’il pourrait rassurer son chat la jeune femme laissait apparaître une réelle volonté de son accompagnement. Il n’en fallait de toute façon pas beaucoup à Oliver pour être convaincu et malgré son invitation à s’asseoir et attendre s’il le souhaitait l’infirmier était déjà prêt à suivre le mouvement. « Pas de problèmes je viens avec vous. » répondait-il alors que la brunette s’excusait, décidément c’était une chose qu’elle faisait souvent… Et c’est avec le sourire que Oliver suivait l’interne vétérinaire, assez curieux de voir comment se passait une prise de clichés radios sur un chat. « Vous savez je suis quelqu’un de terriblement curieux, j’étais partant dès lors que vous m’avez proposé de vous accompagner. » faisait-il remarquer en haussant les épaules « Je sais qu’on dit que la curiosité est un vilain défaut, mais je crois que c’est aussi très important de s’intéresser à toutes sortes de choses. En fait tant qu’on ne devient pas indiscret je crois que la curiosité est plutôt une qualité. » par le regard il l’incitait à donner son avis sur la question mais se doutant qu’elle n’oserait peut-être pas le faire il ajoutait « Qu’est-ce que vous en pensez ? Vous êtes quelqu’un de curieux vous ? ». Bien entendu le but d’Oliver n’était pas de détourner la jeune femme de sa tache et il attendait ses directives. Jouant son rôle en rassurant Maximus lequel n’avait pas l’air très impressionné. « J’espère bien que tu n’as rien de cassé l’artiste. » disait-il à l’intention du félin avant de reporter son regard vers la jeune femme « Vous serez diplômée quand ? Il vous reste beaucoup à faire en tant qu’étudiante ? ».
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Shae Woodstock
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MessageSujet: Re: Oliver (+) Can I give you my protection too ? Sam 12 Sep - 11:53

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L’imperceptible et l’agréable semblaient prendre petit à petit une place bien importante et naturelle dans les sentiments ressentis par la jeune fille. Un peu comme si, le calme arrivait à la bercer, lui insuffler assez de force pour se laisser aller dans un naturel incontrôlé. Cela lui faisait énormément de bien, mais bien davantage, Shae parvenait à se rendre compte que ce bien être était partagé. Le charmant infirmier commençait lui aussi à se détendre, elle ne cessait de le remarquer dans les paroles qu’il lui évoquait, mais surtout dans le comportement qu’il adoptait. Un peu à la manière qu’ils avaient pu partager au court de leur dernière entrevue, l’instant présent créait une bulle dans laquelle ils ne s’en trouvaient que des plus épanouis. A moindre mesure, bien évidemment, néanmoins il se passait une chose assez surprenante, mais dont les troubles n’en demeuraient pas moins atténués par le résultat qui en découlait. Les sourires s’échangeaient, les regards se croisaient, ils arrivaient à établir une connexion, l’une de celle qu’on ne veut plus quitter. Peut être était-elle dans un autre monde ? Peut –être même qu’elle était dans son lit en train de rêver ? Shae préférait ne plus se poser les questions, plus maintenant, tant le fait d’en profiter s’en révélait plus important. L’humour perçait délicatement par delà la timidité, lui révélant ainsi un spectacle des plus agréables à admirer : il lui souriait. Et dans ce sourire, la jeune fille décelait une réelle sincérité. Le trouble n’en devenait que des plus palpables dès lors que leurs regards se croisaient, aussi et dans un souci de se reprendre, elle terminait toujours par en couper le lien pour ainsi retrouver sa place. L’attention, le sérieux, tout ce qu’il fallait pour mener à bien sa mission et ainsi soigner au mieux ce petit être qu’elle tenait entre ses mains. Les ronronnements qu’il leur offrait les rassuraient, et dévoilaient ainsi qu’il y avait eu plus de peur que de mal. Cependant et dans cette même volonté de faire au mieux, la jeune fille n’avait pu que désirer s’assurer qu’il en était de cet ordre. C’est ce qu’il la conduisit à établir un lien entre ses pensées et ses gestes. Trouvant ainsi une nouvelle opportunité quant à son désir de vaincre complètement la brume qui épanchait son désir de la submerger, de repousser un peu plus la vague pour que le tsunami s’éloigne et ainsi même lui permette de remonter un peu le caractère abrupt de cette falaise. Peut être était-elle naïve dans son comportement ? Peut être même avait-elle révélé top d’informations personnelles à son compte ? Il fallait qu’elle repousse ses questionnements afin de pouvoir avancer. Il fallait qu’elle y parvienne et par ce biais, pourrait ainsi apporter un peu de bien être aux autres. Ce charmant infirmier comptait bien plus qu’elle. Il méritait tant de belles choses de la part des personnes qu’il chérissait, que la jeune fille espérait au fond de son cœur qu’il les connaissait déjà.

Les mots s’étaient enchaînés naturellement, avaient trouvé un chemin quelque peu escarpés mais étaient parvenus à franchir la barrière de ses lèvres dans un ton qui ne s’en trouvait que des plus sincères, alors qu’elle lui avait demandé son avis. La gêne vis-à-vis des compliments qu’elle avait pu recevoir s’était dissipée pour quelques instants et l’avait surement amené à laisser ses pensées dépasser le stade inaudible pour ainsi être prononcés. Et déjà les remords l’avaient submergé à nouveau. Lui affligeant des coups dans l’ensemble de son âme, comme si la réalité l’avait frappé de plein fouet et avec elle son impudence quant à son comportement. Selon elle, Shae n’avait plus le droit de demander des choses, réduite à simplement encaisser et se taire, elle ne pouvait plus se permettre d’oser ainsi quelques invitations envers les gens. D’autant plus qu’elle ne voulait pas perdre ce qu’ils partageaient. Comme elle lui avait révélé il y avait de cela quelques secondes à peine, son désir le plus grand était de garder intact ce souvenir. Juste pour pouvoir ainsi garder cette force qu’il avait su lui insuffler à sa manière. Cette volonté de s’en sortir, pour peut être un jour remarqué une once de fierté dans le regard de ce jeune homme qui avait su l’aider sans même s’en rendre compte. Ou peut être que si, puisqu’il avait simplement mis en application les services de son travail. Ce travail qu’il lui avait expliqué comme étant une réelle vocation et dont il adorait partager à sa manière avec chacun de ses patients. Depuis ce jour, Shae avait osé croire que chacune des personnes passées entre ses mains ou du moins qu’il avait pu côtoyer avait une chance inouïe d’avoir pu faire une telle rencontre. Car il était rare de trouver de telles personnes, belles à l’intérieur, désireuses de partager un peu de bonheur avec son prochain pour ainsi lui apporter du réconfort, ne jugeant pas ce qu’il pouvait voir, préférant simplement rester ce soutien nécessaire et ce petit rayon de soleil dans la vie des autres. Monsieur Harlestown, Oliver avait ce côté qu’elle comprenait pour désirer elle aussi la partager à sa manière. Le hasard ou plutôt les mésaventures pouvaient réaliser de très bonnes choses, c’était ce qu’elle osait croire alors que ses yeux trouvaient encore ceux de ce charmant infirmier. Ses azurs commençaient à la troubler si bien que ce contact en fut vite interrompus, alors que Maximus cherchait à fuir d’entre ses bras. Un peu à la manière d’une mère, Shae réajusta ses derniers et commença à reprendre des caresses doucereuses et amicales sur son beau pelage. Les excuses se confondaient encore dans sa bouche alors que les pas se foulaient en direction de la porte. Le doute l’avait entraîné vers les méandres d’une gêne sans pareille et cet acte lui paraissait être son dernier recours pour retrouver contenance. Elle était allée trop loin, elle s’en doutait. Mais l’agréable se joignit à nouveau à cet espoir dès lors qu’elle retrouva la voix enjoué mais surtout intéressée du charmant infirmier. Peut être avait-elle mal entendu ? Déjà le sourire se dessinait sur ses lèvres, sourire qu’elle dissimula contre le dos de Maximus, alors qu’elle sentait le mouvement du charmant infirmier suivre son pas à côté d’elle. Les joues rosies, Shae espérait que cette excuse passe inaperçue alors qu’elle essayait d’accueillir le sentiment de bien être comme elle le pouvait. La sensation ne la quitta plus ou du moins lui donnait l’impression de s’accrocher encore un peu au niveau de son être tout entier, alors que le jeune homme lui expliquait les raisons de sa venue. La jeune fille appréciait cette conversation si bien qu’elle parvenait à déceler une nouvelle partie du caractère du charmant infirmier. Il était curieux dans la mesure où il s’intéressait aux petites choses. Un trait qu’elle avait déjà pu rencontrer au court de leur dernière rencontre, mais qui trouvait tout son sens maintenant qu’il lui expliquait. Ainsi, il lui dévoilait qu’il était ouvert d’esprit, une nouvelle qualité qu’elle affectionnait et qu’elle trouvait qui lui correspondait à merveille. Sans un mot, Shae continua le trajet qui les menait vers la salle de radiologies. N’osant pas laisser passer ses idées quant à ce sujet, craignant que cela ne soit de trop. Mais c’était sans compter le caractère altruiste de son accompagnant, qui lui fit se pincer sa lèvre d’amusement avant de l’inviter à entrer dans la pièce tout en le regardant. « Je pense que la curiosité dans le sens où vous la définissez est une bonne chose aussi. Elle dégage une ouverture d’esprit et une attention particulière à ce qu’on ne connaît pas. C’est un peu grâce à elle qu’on peut échanger et ainsi apprendre à connaître le monde dans lequel on vit. Selon moi, ça reflète le tempérament d’une belle personne. » Ses yeux se rivèrent vers le sol pour ainsi dissimuler la timidité vis-à-vis de la sincérité qu’elle venait de lui partager. Mais la réflexion s’immisça lentement dans son esprit, alors qu’elle se trouvait incapable de répondre à cette simple question la concernant. La jeune fille se mit à froncer ses sourcils, alors qu’elle pénétrait dans la pièce en leur compagnie. « J’aime apprendre à comprendre des choses aussi. » C’était une réponse sans trop l’être. Elle en avait conscience, mais parler d’elle et de ce qu’elle était, lui était difficile. Qui était-elle ? Il y avait de nombreuses années qu’elle ne le savait pas, plus depuis qu’elle avait l’impression d’être un monstre qui avait été aveuglé par sa bêtise. « Je vous laisse le tenir quelques petites secondes, le temps que j’aille régler l’ordinateur pour les clichés. »

S’écartant un peu de la table, Shae laissa le charmant infirmier prendre le relais alors qu’elle se dirigeait vers les panneaux de contrôle à quelques mètres de là. Ce n’était pas non plus une salle digne d’un centre hospitalier, il n’y avait pas de séparation entre la zone de réglages et celle de la table d’opération, si bien que la distance qui les séparait n’était pas suffisante pour qu’ils ne se parlent plus. Allumant dans un premier temps l’écran de veille, Shae se remit à sourire en entendant les questions d’Oliver. C’était à la fois étrange, déroutant, mais surtout agréable de sentir qu’elle pouvait susciter un peu de curiosité. Encore une fois, elle plaçait cela sur le compte du travail de l’infirmier, désireux d’entretenir cet altruisme et ainsi de perdurer cette ambiance apaisante et naturelle. « Si tout se passe bien, mes études se terminent à la fin de cette année scolaire. » Un nouveau monde allait s’offrir à elle. Un duquel, elle préférait ne pas envisager les aspects les plus néfastes quant à tout ce qui allait lui incomber pour la stabilité d’un emploi. « Quelques mois avant l’entrée dans le monde ô combien compliqué du travail. » Un sourire triste apparut sur ses lèvres, alors qu’elle finissait d’entrer les réglages et qu’elle revenait aux côtés du charmant infirmier. « Peut être qu’ils me garderont ici. » rajouta t-elle en haussant ses épaules, alors qu’elle caressait à nouveau Maximus. « Doucement Maximus, je sais qu’il fait froid et que ça fait peur d’être ici. Mais papa est là et puis si tu es sage et que tout se passe, on pourra t’en ressortir dans quelques petites minutes. » La jeune fille veilla à ce que l’adorable chat s’étende convenablement sur la table d’auscultation, alors que ses doigts effleurèrent ceux du charmant infirmier. « Est-ce que vous voudriez bien le maintenir stable s’il vous plaît ? » Sa voix avait été semblable à un murmure alors qu’elle prenait place de son côté pour que les clichés se prennent. Le son de la machine laissait présager du travail fournit pour le chat et en quelques minutes s’apaisa. « Voilà, c’est fini. Vous avez été parfaits tous les deux. » Shae se recula de manière à laisser un peu d’espace au charmant infirmier et à Maximus et se dirigea une nouvelle fois vers l’ordinateur pour ainsi imprimer les clichés. « Merci. » Rajouta t-elle avec cette même timidité, alors qu’elle allumait le panneau derrière elle. « Et vous, ça fait longtemps que vous êtes infirmier ? » Une question anodine et simple qui laissait ainsi refléter sa volonté de vouloir continuer à garder cette atmosphère mais surtout de lui prouver qu’elle s’intéressait véritablement à lui.



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Oliver Harlestown
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MessageSujet: Re: Oliver (+) Can I give you my protection too ? Mer 16 Sep - 16:59

Le contexte professionnel était quelque chose de rassurant pour la jeune femme, elle se retranchait derrière sa façade de véto dès que ses paroles semblaient l’avoir dépasser et Oliver n’y voyait que du feu. En fait il se foutait pas mal qu’elle soit timide, elle l’intriguait et il ne pouvait se défaire de cette sensation de curiosité qui le piquait à vouloir la connaître encore un peu plus. Progressivement il espérait réussir à obtenir un peu plus d’informations sur elle, que la jolie brune lui laisse l’opportunité de voir qui se cache derrière ce sourire rare mais précieux et ses jolis yeux dont il déplore ne n’avoir pu pour le moment observer attentivement la couleur. Au fond il se trouvait même un peu ridicule, trentenaire il se sentait agir comme un adolescent, un lycée qui tenterait de faire la conversation à une inconnue au moment de la pause. Mais au moins quelque chose bougeait dans sa vie… enfin lui s’en rendait compte mais c’était invisible pour le reste du monde tant la situation paraissait banale. Cette connexion subtile entre eux Oliver espérait ne pas la rêver, quand bien même ça aurait servi à rendre ce passage chez le vétérinaire bien plus agréable que s’il avait été accueil par le praticien habituel.
L’infirmier n’était pas spécialement du genre à croire au destin ou tous les trucs de ce genre, mais il ne pouvait s’empêcher de penser que sur ce coup là le hasard avait bien fait les choses et que finalement ce n’était pas plus mal que le monde soit petit. La conversation était de plus en plus naturelle, la jeune femme se laissait même aller à un peu d’humour ce qui n’était pas pour déplaire à l’infirmier qui lui en usait avec facilité, un peu trop peut-être. Lorsqu’elle lui proposait de l’accompagner pour faire les radios à Maximus il perçu son malaise et cela le faisait s’interroger encore d’avantage sur cette étonnante brunette. Néanmoins sa curiosité n’était pas seulement dirigé vers la jeune femme mais sûr à peu près tout ce qu’il ne connaissait pas, ainsi les techniques de radiographie sur les animaux l’intéressait et sa motivation à accepter la proposition était toute trouvée. Oliver se voyait mal avouer à l’interne vétérinaire qu’il appréciait sa compagnie alors même qu’ils ne se connaissaient pas… ça pouvait devenir flippant.

Tous les prétextes étant bons pour alimenter la conversation et surtout glaner des informations sur la jeune femme. Ainsi l’infirmier parlait de son côté curieux, mettant en avant son point de vue sur la question en opposition avec le dicton qui disait que cela était un vilain défaut. Réellement intéressé par ce que pouvait penser son interlocutrice il la questionnait sur le sujet comme il l’aurait fait s’ils n’avaient pas été dans un cabinet vétérinaire mais peut-être assis à une terrasse pour boire un café. D’ailleurs l’idée n’était pas mauvaise, mais les circonstances étaient sûrement mal choisi pour une telle proposition. Définitivement Oliver ne maitrisait pas bien les codes implicites des relations humaines, surtout lorsqu’il s’agissait du sexe opposé. Et puis il craignait de s’être fait des idées, que cette petite complicité qui avait l’air de s’installer entre lui et l’interne vétérinaire ne soit qu’une création de son esprit et qu’elle allait rapidement le remettre à sa place… ou se chercher un trou de souris pour se cacher tant elle serait gênée par l’invitation. Le trentenaire décidait de ne pas parler de tout ça à ses deux meilleurs amis, ils auraient rapidement fait de le traiter d’idiot et de lui dire qu’avec son comportement sa vie ne changerait jamais. Oh ça oui il les entendait déjà d’ici, mais cela n’était pas de la critique de leur part, il les savait toujours bienveillants à son égard et des fois même un peu trop.
« Je consulte mon dictionnaire dès que je ne connais pas la définition d’un mot et souvent quand je tombe sur un documentaire à la télévision je le regarde. En fait je connais pleins de choses assez inutiles finalement mais qui ont su m’intéresser sur le moment. » répondait-il avec le sourire alors que la brunette avouait aimer comprendre le monde qui l’entoure. Remplissant son rôle d’assistant improvisé avec application Oliver s’approchait de Maximus pour le tenir comme le lui avait indiqué l’interne vétérinaire. Le félin ne semblait pas stressé par cet environnement inconnu et Oliver était surpris par le sang froid de l’animal « Il m’étonnera toujours par son calme… » faisait-il remarquer tout haut d’avantage pour lui même que vraiment comme sujet de conversation. Alors que la jeune femme s’occupait de régler l’appareil de radiographie via le système informatique, l’infirmier laissait parler sa curiosité en la questionnant sur la fin de ses études. C’était sa dernière année en tant qu’interne, une fois son diplôme en poche elle serait officiellement vétérinaire. « C’est compliqué pour ceux qui n’ont pas d’emploi ou ceux qui ne font pas ce qu’ils aiment. Mais vous aurez la chance de pouvoir vivre d’un métier qui vous plait et je ne crois pas que le taux de chômage soit très élevé chez les vétérinaires. Ça ira ne vous en faites pas. » Oliver voulait se montrer rassurant, le monde du travail pouvait être quelque chose d’impressionnant mais la brunette devait d’avantage voir les avantages de sa situation afin d’affronter sa peur.

Impatient plus qu’effrayé Maximus bougeait un peu plus qu’il ne le devait, aussitôt la jeune femme le rassurait avec un ton calme et posé. Néanmoins ces propos firent rire Oliver « C’est plus un amis que mon fils. » lâchait-il en souriant. C’était marrant à entendre qu’elle le désigne comme le « papa de Maximus » mais il n’avait jamais projeté aucune notion de lien paternel avec son chat. Réajustant sa prise sur le félin il le maintenait dans la position adéquate pendant le court instant durant lequel les radios furent faites. « Je peux avoir mon brevet d’assistant vous pensez ? » demandait le trentenaire à la suite du compliment de la jeune femme qui le remerciait ensuite avec cette même retenue qui la caractérisait « Mais de rien. » soufflait-il avec un nouveau sourire, décidément il n’arrêtait pas. Attendant que les clichés furent prêt Oliver caressait son chat lequel appréciait de pouvoir adopter la position qu’il souhaitait. « Une douzaine d’années. » répondait-il à la question de l’interne vétérinaire « Le temps passe à une vitesse folle… et je viens de prendre un coup de vieux en disant ça. » ajoutait-il sur un ton rieur.
Oliver observait les radios en même temps que la jeune femme, il la laissait observer les clichés pendant un instant puis n’y tenant plus demandait « Alors ? ». Il espérait vraiment que ce ne soit qu’une petite foulure et qu’après un ou deux jours d’anti-inflammatoire Maximus pourrait de nouveau courir dans tout l’appartement et cela sur ses quatre pattes. « C’est là que je vais savoir si cette histoire va me coûter deux cent dollars ou non. » bien entendu il plaisantait ce qui l’intéressait c’était la santé de son chat et rien d’autre, mais faire de l’humour était encore une fois un moyen pour lui de contrer ce petit stress qu’il ressentait alors que le diagnostic était sur le point d’être posé. « Enfin j’aurais toujours les croquettes pour me consoler. » lâchait-il en haussant les épaules alors qu’il affichait une légère moue « Désolé, j’ai fini de plaisanter, allez y. » finissait-il par dire en ne voulant devenir trop lourd aux yeux de la jeune femme. C’était avec attention qu’il l’écoutait alors donner son verdict sur l’état de son chat.
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Shae Woodstock
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MessageSujet: Re: Oliver (+) Can I give you my protection too ? Sam 19 Sep - 11:03

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Round and round,I won’t run away this time. Till you show me what this life is for. Round and round, I’m not gonna let you change my mind. Till you show me what this life is for

L’étrange se mêlait à l’agréable, si bien que la lueur pourtant inexistante dans cet espace, commençait tout juste à étendre ses rayons les plus chauds dans l’âme de la jeune fille. Ainsi, elle aussi pouvait en apprendre, elle aussi ressentait la faculté de pouvoir avoir le droit de glaner quelques informations parce que cela l’intéressait. Elle n’en devenait qu’un être humain de plus, un de ceux qui désire fouler la Terre à la recherche d’informations, rien que pour pouvoir avancer, pour pouvoir survivre. Grâce à lui. Grâce à ce regard azur qui ne cessait de la troubler davantage encore, la jeune fille ressentait les agréables sensations de ce que pouvait représenter une normalité qu’elle n’avait plus percé depuis plusieurs années. Cela lui faisait du bien, autant que cela l’effrayait, mais elle désirait avant tout partager ces instants. Si bien, que la peur s’effaçait derechef pour ainsi laisser place à un sentiment de satisfaction, mais surtout de bienveillance. Ce dernier s’alimentait encore un peu plus, à chaque fois que le charmant infirmier veillait à l’inviter à le suivre. Heureuse de pouvoir emprunter ce sentier en sa compagnie, Shae se livrait à une véritable aventure en l’accompagnant. Désireuse d’en apprendre un peu plus encore sur lui, un peu à la manière dont toutes les personnes qui se rencontraient pouvaient le faire entre elles. Il l’intriguait, autant qu’elle l’admirait d’une certaine manière. Cette gentillesse et cette compassion qu’il ne cessait de lui offrir était déroutante, mais tellement agréable à vivre que la jeune fille ne désirait plus que cela s’arrête. C’était comme si, il parvenait à la transporter dans un autre monde. Celui, duquel, le passé n’existait plus ou du moins pouvait s’oublier l’espace de quelques minutes. Si seulement ces minutes pouvaient se transformer en heures et ces heures en semaines et ces semaines en mois et ces mois en vie… Néanmoins Shae veillait à ne pas devenir dupe et à rester à sa place quoi qu’il advienne. Tant la douleur passée était telle un poison qui s’écoulait dans ses veines. Cette dernière se tarissait petit à petit, veillant à se faire ressentir de manière moindre à mesure que la jeune fille pouvait entrapercevoir ce sourire qu’elle n’oublierait jamais. Un sourire sincère, chargé de tant d’émotions, qu’il lui arrivait même parfois de pouvoir s’y lire à l’intérieur. Cet infirmier la troublait de plus en plus, et elle appréciait pouvoir ressentir ce sentiment là, surtout pour lui. Ainsi apprenait-elle à le connaître, à pouvoir mettre un caractère sur ce comportement et sur ce visage dont elle apprenait les moindres expressions à sa façon. Et ce qu’elle découvrait la transportait vers un monde qu’elle aurait désiré connaître. Curieux, il ne cessait de lui expliquer les manières dont il appréhendait les choses. Shae en trouvait même que cette description qu’il lui donnait quant à ce qu’il aimait découvrir lui allait à merveille. Si bien qu’elle se laissait l’opportunité d’imaginer ce jeune homme, confortablement installé sur son canapé, en train de zapper devant l’écran de sa télévision pour finalement trouver un programme à sa convenance. Shae était même persuadée que ce cher Maximus ne tardait pas à venir le rejoindre et qu’ainsi ensemble, ils s’ouvraient au monde. Le sourire se dessinait déjà avec cette image, un sourire qui laissait traduire sa joie quant à cette opportunité qu’il pouvait saisir. « Je crois qu’à partir du moment où certaines choses sont à même de nous intéresser, elles ne sont pas si inutiles qu’elles n’y paraissent. » La spontanéité de cette phrase avait réussi à surprendre la jeune fille qui s’était jurée de ne plus laisser ce charmant infirmier croire en quelques ombres quelles qu’elles soient. Il ne le méritait pas, dans la même mesure qu’il se devait de pouvoir se sentir à son aise de la même manière qu’il lui permettait de se sentir bien à ses côtés.  Et ce même si cette conversation n’avait rien à voir avec une consultation banale entre un patient et son vétérinaire. A vrai dire, Shae se mettait à songer que le protocole n’était plus respecté depuis leur dernière entrevue. Ou du moins se plaisaient-ils à envisager ensemble un chemin détourné de ce dernier. Un monde ou du moins un instant unique qui leur appartenait à part entière à présent.

C’est alors que les habitudes quant à son travail reprirent le dessus, dès lors qu’ils franchirent ensemble le seuil de cette nouvelle pièce. Shae n’avait pas lésiné à sa tâche et s’était empressée de retrouver des gestes qu’elle avait pris soin de bien régler au préalable, invitant pour cette occasion ce jeune homme qui ne cessait d la surprendre de manière agréable. Tous deux échangèrent encore quelques instants, des mots qui rappelèrent à la jeune fille, encore une fois, ce que pouvait être d’être un intérêt pour une personne. Une sensation étrange lui parcourut l’échine, alors même qu’elle se complaisait dans les réponses qu’elle lui offrait. La sincérité continuait son œuvre, les amenant à partager ces mêmes instants légers et apaisants. Même si la lourdeur du sujet était palpable. En effet, le travail était une chose qui angoissait la jeune fille. La stabilité d’une vie qui devait prendre son essor ainsi que ses habitudes représentait pour elle un Eden qu’elle ne serait certainement pas en mesure d’atteindre. Son passé, ses douleurs, ses tourments, cette ombre qui planait sans arrêt au dessus de son âme, tout cela contribueraient à lui rappeler qu’elle ne méritait rien. Rien si ce n’était les mauvaises choses d’une vie. Condamnée simplement à n’être que le témoin du bonheur des autres, mais jamais l’actrice du sien. Comment le pourrait-elle ? Un sourire timide s’installa de manière douce sur ses lèvres, celui là même qui exprimait sa gêne quant à ce qu’elle était tout simplement. Mais c’était sans compter sur l’altruisme de monsieur Harlestown qui veillait à la rassurer par de simples mots. Des termes qu’elle aurait pu entendre à perte, si seulement sa vie était autrement. Mais des mots qui la transpercèrent de manière délicates et qui venait naturellement se réfugier auprès d son cœur. Venant de lui, les significations en étaient plus importantes et touchantes, si bien qu’elle sentait déjà une pression de plus sur ses épaules. « Si vous le désirez, et si c’est susceptible de vous intéresser, je pourrai vous inviter à la soutenance de ma thèse. » Encore une fois la surprise la frappait en plein visage, lui dévoilant que ses invitations étaient le fruit de cette spontanéité qu’elle ne contrôlait plus. Ne pouvant y apporter aucune explication quant à cette dernière, Shae préféra y mettre là le signe de sa faculté à la réconforter. Sa présence avait ce don de parvenir à lui faire oublier ou du moins à laisser de côté ses angoisses. « Enfin, si vous avez envie d’entendre des choses barbantes qui pourraient attiser votre curiosité. » L’envie de s’excuser était forte et bien présente. Si bien, qu’elle baissait déjà ses yeux afin de dissimuler sa gêne. Pourquoi avait-elle dit cela ? Se cachant derrière les gestes et le professionnalisme de son métier, Shae espérait reprendre contenance assez vite. Chose qu’elle parvint à faire à l’aide de ses deux assistants aussi parfaits soient-ils.  La chance lui accorda le privilège d’entendre rire ce charmant jeune homme. Un rire qui raviva la flamme dans son cœur et lui permit par cette occasion de retrouver ce sourire qu’elle appréciait lui partager. Néanmoins les propos qu’il avança quant à la relation qu’il partageait avec Maximus firent rougir légèrement les joues de la jeune fille. Lui rappelant qu’elle allait peut être un peu trop loin, Shae préféra ne rien dire à ce sujet, et passa doucement sa main sur le pelage de Maximus avec ce même sourire. Ses yeux ne se relevèrent qu’au moment où le charmant infirmier se remit à plaisanter sur la situation. La légèreté reprenait le dessus, ou du moins les avait-elle quitté à un moment ? Shae pensait que non. « Je pense que vous l’auriez haut la main. » L’humour leur faisait du bien. La jeune fille pouvait le sentir dans les yeux du jeune homme. Des yeux qui lui exprimaient une réelle compassion et gratitude quant au travail qu’elle effectuait. Ce regard lui donnait de la force, presqu’autant que les paroles qui en découlaient. Et sans même en comprendre la raison, ou du moins en laissant plutôt les choses continuer de manière naturelles, la jeune fille se laissa aller à poser des questions sur qui il était à son tour. Après tout, Monsieur Harlestown, Oliver l’intéressait tout autant qu’elle pouvait le faire pour lui. Accueillant les informations qu’il lui donnait quant aux nombres d’années de pratiques de sa profession, la jeune fille ne put s’empêcher de sourire avec la réflexion qu’il se faisait plus à lui-même plutôt qu’il ne partageait. « Votre passion a prit une réelle place dans votre vie. Quand on ne se rend pas compte des années de pratique, je suppose que c’est un très bon signe quant à ce qu’on fait. Vous êtes un très bon infirmier et une belle personne. » avait-elle ajouté comme pour le rassurer, alors même qu’elle se dirigeait vers le panneau lumineux. Appuyant sur l’interrupteur pour ainsi inonder la pièce d’une certaine lueur, la jeune fille attendit que les clichés soient imprimés sur ce papier translucide avant de les placer sur les panneaux lumineux.

Soucieuse du moindre détail, la jeune fille gardait le silence alors que ses yeux se froncèrent à l’endroit même où les clichés montraient qu’aucune fractures n’étaient présentes. Rassurée quant à cette constatation, elle fut sortie de ses pensées dès que le charmant infirmier lui demanda ce qu’il en était. « Je ne vois rien de fracturer... » Ses yeux ne quittèrent pas les radiographies qui se présentaient à elle alors qu’elle s’apprêtait à donner son diagnostic quant à l’état de Maximus. Mais elle fut arrêtée dans ses propos alors que le charmant infirmier laissait entendre ses appréhensions vis-à-vis d’un coût conséquent au sujet de ce traitement. Surprise, Shae fronça un peu plus ses sourcils. Ses dires allaient à l’encontre de ce qu’il avait pu lui expliquer au cours de leur dernière rencontre, chose qui la dérouta légèrement. Visiblement, elle avait cru des choses qui n’existaient peut être pas, si bien que la réalité lui rappelait à quel point elle pouvait être idiote. Quelque peu déçue de tels propos, la jeune fille préféra ne rien répondre, songeant intérieurement à la réponse qu’elle serait à même de lui fournir plus tard. Une fissure semblait percer doucement la bulle qui s’était crée, laissant entrer rapidement une ombre et un malaise certain. Persuadée qu’il était sérieux, elle ne se retourna pas pour affronter son visage, alors qu’il continuait en lui expliquant qu’il pourrait se consoler avec le paquet de croquettes. Le doute s’installait. Et avec lui les questionnements quant à savoir s’il était sérieux ou non ? Si elle mettait une ligne directrice dans tout ce qu’il avait pu lui rapporter depuis qu’ils se connaissaient, Shae voulait bien y trouver là un nouveau signe de son appréhension et de son stress. D’ailleurs, les propos qui s’en suivirent la radoucirent quant à cette fausse idée qu’elle s’était faite. Se trouvant bien vite rassurée que la nature de ses propos n’était que le résultat d’un stress et d’une crainte vis-à-vis de la santé de Maximus. La jeune fille ne s’en trouva que des plus idiotes, alors même que ses idées précédentes s’enfuirent. « La maison ne compte pas les extras réalisées inutilement. Ne vous en faites pas, ces radios ne vous seront pas facturées. » Eteignant la lumière du panneau, la jeune fille prit avec elle les clichés exposés et retrouva le chemin de ses deux assistants de fortune. « Vous aviez raison. Ce n’est qu’une foulure. Nous allons retourner au cabinet et lui donner des anti-inflammatoires que je vous prescrirai pour une semaine environ. » Heureuse de pouvoir le rassurer avec cette nouvelle, Shae laissa le jeune homme reprendre son ami dans ses bras avant de les inviter à la suivre. « Il risquera d’être un peu plus fatigué pendant deux ou trois jours, mais petit à petit tout reviendra dans l’ordre et il pourra à nouveau faire des galipettes dans votre maison. » Le sourire reprenait sa place initiale sur ses lèvres, alors qu’elle relevait doucement sa main pour caresser la tête de Maximus. Les craintes passées s’envolèrent complètement dès que ses yeux retrouvèrent pour quelques instants de plus les iris azurés du charmant infirmier. « Vous serez libre d’ici une dizaine de minutes. » Et ce même si la jeune fille n’avait pas envie de les voir défiler. Mais ce n’était pas la peine de le retenir inutilement. Ils pénétrèrent ainsi le cabinet, retrouvant la table d’auscultation et la boite de transport de Maximus. Prenant soin de veiller aux moindres détails, Shae entreprit d’effectuer les soins annoncés plus tôt. Et c’est avec une main sûre et avisée qu’elle donna un comprimé au félin. « C’est bien Maximus. T’es un gentil garçon. » De nouvelles caresses vinrent s’ajouter aux précédentes, dans cette même douceur. Profitant de cet instant pour ainsi continuer à établir un bon lien avec le chat, Shae lui offrait plus de caresses que de raison alors qu’elle reprenait la parole. « Je vais vous prescrire la prise de cet anti-inflammatoire. Un seul suffira par jour, de préférence le matin si vous en avez la possibilité. Mais si jamais ce n’est pas possible, vous pouvez le lui donner à un autre moment, il faut juste que ce soit assez régulier dans le temps. En revanche, il risque de demander à boire assez souvent. N’en soyez pas étonné, c’est un des effets secondaires de ces comprimés. » Veillant à pouvoir avoir quelques ronronnements de plus, la jeune fille se mit à sourire avec une réelle sincérité tout en regardant l’animal avec bienveillance. « J’espère que tu feras attention à toi dorénavant. Ce n’est pas très gentil de causer du tort à ton meilleur ami, heureusement qu’il était là, tu aurais pu te faire bien mal. » Le chat répondit à ses dires par un ronronnement plus fort ainsi qu’une nouvelle demande de caresse, ce qui eut le don de faire rire la jeune fille légèrement. Cette dernière ne tarda pas à relever ses yeux en direction du charmant infirmier lui offrant ainsi ce même sourire qu’elle pouvait partager avec Maximus. « Je crois que je peux lui dire n’importe quoi, il veut juste des câlins. » Ramenant la boite de transport vers elle, Shae veilla alors à l’y installer à l’intérieur. « Allez, je te laisse retrouver ta maison. Encore quelques petites minutes, le temps qu’on s’occupe des papiers et tu seras véritablement libre d’avoir des câlins et de dormir. » Le ton qu’elle venait d’employer était calme et doux, pareil à son habitude. « Je sais qu’il est entre de bonnes mains. » Rassura t’elle le charmant infirmier avec un timide sourire, avant de s’installer derrière l’écran de son ordinateur. « Vous pouvez vous asseoir si vous en avez envie. Je vais juste mettre à jour son dossier et vous éditer l’ordonnance. » Ce bon temps allait prendre fin, cette belle entrevue allait enrichir les bons souvenirs de la jeune fille, alors même qu’elle ressentait déjà le déchirement intérieur de cette séparation à venir.




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Oliver Harlestown
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MessageSujet: Re: Oliver (+) Can I give you my protection too ? Mar 6 Oct - 22:32

La perspective d’assister à la thèse de la jeune femme ne déplaisait pas à Oliver, en bon curieux qu’il avait avoué être l’infirmier se demandait dès à présent quel pouvait bien en être le sujet. Néanmoins il ne voudrait pas que sa présence embarrasse l’interne vétérinaire, mais si elle lui proposait de venir c’est que ça ne lui posait pas de problème. « Pourquoi pas. » avait-il simplement répondu avec le sourire, il ne pouvait rien promettre car cela dépendrait de la date à laquelle elle soutiendrait sa thèse et s’il travaillait ou non. Le trentenaire songeait une fois de plus que la jolie brune était sévère avec elle même, qualifiant son travail de barbant, ou du moins sous entendant qu’il pourrait sonner comme ennuyeux à ses oreilles à lui. Oliver ne fit aucune remarque, peut-être irait-il si elle l’invitait vraiment. Et pour le moment il devait surtout se concentrer sur son rôle d’assistant improvisé, une tâche plutôt facile étant donné que Maximus restait coopératif malgré tout. Un vrai chat modèle ! Il était alors aisé pour le trentenaire de plaisanter quant à l’obtention de son brevet d’assistant vétérinaire, encouragez par la jeune femme qui confirmait que ce ne serait qu’une simple formalité pour lui. Et ce n’était sans doute pas étranger à son activité professionnelle, les soins, l’accompagnement après tout c’était son rayon. Presque surpris de n’avoir pas vu le temps passer, Oliver faisait part de son expérience en tant qu’infirmier. Un métier vocation qui comme le soulignait la brunette prenait effectivement beaucoup de place dans sa vie. Le complimentant au passage il ne su quoi répondre et préférait simplement esquisser un sourire, un énième rictus comme remerciement silencieux pour ne pas troubler la concentration de l’interne.
Attentivement la jeune femme observait les radios mais alors qu’elle rendait son verdict elle semblait soudainement déroutée par les propos du trentenaire, un court instant il cru voir son visage s’assombrir légèrement. Peut-être avait-il dépassé certaine limite dans l’humour ? Il ne voulait pas de mal entendu et reprenait alors son sérieux, s’excusant auprès de la jeune femme pour cet excès de plaisanterie. Oliver se sentit presque un peu stupide d’avoir agit ainsi… parfois il était un peu comme un enfant et avait du mal à s’arrêter, il faut dire que ce léger stress qu’il éprouvait n’arrangeait rien. Professionnelle jusqu’au bout la jolie brune l’informait alors que les radios ne lui seraient pas facturées en supplément, cela était uniquement pour le rassurer mais l’infirmier se sentit un peu stupide et préférait juste hocher la tête en évitant de dire quoi que ce soit qui aggraverait son cas. Légèrement mal à l’aise il s’efforçait cependant de ne rien laisser paraître et acquiesçait d’un signe de la tête les informations que lui donnait la future vétérinaire. Récupérant Maximus il la suivait à nouveau vers la salle de consultation où Oliver reposait le félin sur la table laissant la jeune femme terminer son travail. Elle le prévenait des éventuels effets du traitement sur la forme du chat et Oliver accueillait cela avec un sourire amusé « Oh quand il ne fait pas l’imbécile il dort alors j’imagine qu’il ne fera que dormir. » il haussait les épaules « Enfin il mange aussi bien évidemment. » ajoutait-il sur un ton léger.

Cette consultation touchait à sa fin. Maximus n’avait rien de grave et serait sur ses quatre pattes d’ici quelques jours. Bien évidemment Oliver allait suivre les conseils de la jeune interne vétérinaire pour que son chat se rétablisse au plus vite. La brunette prodiguait ces dernières remarques au félin quant à son comportement un peu trop aventurier. Ce dernier répondait à cela par un ronronnement sonore et quelques sollicitations pour recevoir des gratouilles supplémentaire derrière les oreilles. Incorrigible Maximus ! « Je vous avais prévenu c’est un sacré dragueur. » le trentenaire fit une petite moue « Il est sans aucun doute le plus séducteur de nous deux. » plaisantait-il. Une fois le félin de retour dans sa boite de transport, il ne restait qu’à arranger quelques formalités et pour Oliver de régler la facture. L’interne s’installait devant son ordinateur et invitait le trentenaire à s’asseoir, ce qu’il fit sans qu’elle n’ai à le lui répéter. Les quelques modalités administratives et comptables furent rapidement accomplies, l’heure du départ avait sonné pour Oliver et Maximus. L’infirmier n’avait étrangement pas une envie pressante de quitter les lieux, sans doute parce que ce nouveau moment passer en compagnie de la brunette ne faisait que le rendre encore plus curieux à son sujet. « Merci beaucoup. » remerciait-il en son nom et celui de son chat « Bonne journée et peut-être à bientôt. » déclarait-il en rejoignant la sortie « Enfin j’espère que ça sera pour un vaccin et pas pour une nouvelle blessure. » précisait-il avec le sourire son regard azuré accrochant celui de son interlocutrice pendant un instant « Au revoir. » avait-il fini par souffler avant de quitter le cabinet vétérinaire.
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Oliver (+) Can I give you my protection too ?

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