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Chance ✟ un destin farceur

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Catalina Forbes
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≡ arrivée : 13/10/2015
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MessageSujet: Chance ✟ un destin farceur Ven 23 Oct - 22:08


Un destin farceur
Ici, en espérant que nous entrons en collision




4h du matin ; en boite de nuit

Danser. Oublié jusqu'au bout de la nuit. Boire jusqu'à ne plus pouvoir avaler quoi que soit. Plané pour avoir avalé une ou deux petites pilules d'ecstasy. Etre dans un monde bercer d'illusions avec en fond sonore la musique électronique qui passait en ce moment dans l'une des boites de Memphis. Un endroit de fête. De débouche pour les chanceux. D'oublie pour ma part. C'était devenu mon rituel de venir ici. C'était devenu le meilleur moyen d'oublié quelques heures ma vie. D'oublié que mon passé de drogueuse m'avait rattrapée. On ne changeait pas habitudes, elles patientaient juste avant de revenir au galop. Je l'avais appris à mes dépends. Et d'oublié mes problèmes. Loin de cette vie que je m'étais faite en revenant à Memphis, je dansais jusqu'en avoir mal aux pieds. Demain, j'allais certainement avoir du mal à me réveiller. Demain, j'allais certainement avoir besoin des litres de caféine et de bon aspirines pour faire disparaitre le mal de tête qui n'allait pas venir. Un effet secondaire du mélange alcool et drogue. Mais je m'en fichais. Demain, j'étais de repos. Demain. C'était loin. Carpe diem comme diraient les profiteurs de la vie. Vivre l'instant présent voila ce que je devais me préoccupé. Ça et lui vendre sa drogue à celui-là qui m'avait trouvé parmi la foule de danseur. Il était en manque. Manque de sa dose. Comme moi.

dix heures du matin ;

Bon Dieu, qu'est-ce qui m'avait pris de rentrer aussi tard chez moi et de boire autant ? Ce fut les premières pensées de la journée qui m'accompagnèrent quand mes yeux papillonnèrent, signe que j'émergeais des bras de Morphée. Un soupire sortit de ma bouche quand un bruit vacarme raisonna dans ma tête. Comme si une fanfare avait élu domicile et se donnait à cœur joie pensant représenté le pays entier à des jeux sportifs. Bien sur que j'exagérais la chose mais c'était tout comme. Un regard en direction de mon réveil m'indiqua qu'il était neuf heures et demie. Pourquoi alors que j'avais l'occasion de faire une grasse matinée, je me levais si tôt ? Un sifflement à mes oreilles me répondit. Mon portable signalait que quelqu'un m'avait cherché à me joindre et vu sa première tentative échoué il réessayait. Qui osait me réveiller un samedi ? Maudissant les personnes matinales, j'attrapai mon portable en me levant difficilement de mon lit. Numéro inconnu. Signe caractéristique quand l'un de mes clients cherchait à me joindre. L'envoyant tout bonnement sur les roses en lui promettant de faire sa commande, je me rendis de mauvaise humeur sous la douche. Un hurlement en sortit quand le jet d'eau froid cogna mon corps nu. Il n'y avait qu'une bonne douche froide pour me réveiller. Du moins c'est ce que je pensais. M'habillant, je sortis un aspirine de ma boite à ma pharmacie et l'emporta avec moi en direction de ma cuisine. Des miaulements m'accompagnèrent signe que mes deux chats attendaient eux aussi leur petit déjeuné. Après avoir fait le nécessaire de ce côté-là et d'avoir avalé mon comprimé dissous, j'ouvris mon tiroir à dosette à café. Enfin. Cela l'aurait été si j'avais eu la brillante idée de faire des courses la veille. Mauvais départ. Pourquoi je ne les avais pas faits ? A oui c'était vrai. Mon deuxième boulot commençait.

Soupirant encore une fois d'un destin qui s'aventurait à rendre ma journée difficile plus ce qu'elle ne l'est déjà, je pris la décision de sortir. J'avais besoin de ma dose de caféine. Sans cela, je ne pourrais jamais me réveiller. Clé en main et chaussure aux pieds, je lançais un dernier regard au miroir qui était disposé à l'entrée de chez moi. Nul doute que malgré le maquillage, je n'étais pas du tout réveillé. Et ce n'était pas permis que je reste dans cet état là. Fermant ma porte à clé, je partis en direction du premier bar à café du coin. Que je trouvai rapidement. Sans me douter que celui-ci se trouvait vers une rue bien trop connu à mon goût. Une fois la note réglée, je portais ce délicieux breuvage à mes lèvres. Qu'est-ce que ça faisait du bien de sentir la caféine me réveiller. Mes yeux vagabondèrent sur le chemin où je me trouvais. Il faisait soleil à Memphis. Et des personnes comme moi en profitaient. Ce que je faisais tout en avalant quelques gorgées de mon café. Finalement, ce n'était pas une si mauvaise chose de ne pas avoir de café chez moi, ça me permettait de sortir. Et puis comme Memphis était grand, je ne risquais pas de tomber sur des personnes que je ne voulais pas voir. Vraiment ?

Perdu dans mes pensées et les yeux posés dans le vide, je ne vis pas la nouvelle ruelle que j'apprendrais. Ni que celle-ci détournait par un virage. Ni qu'un homme y passait par là. Par contre, je sentis bien le choc de mon corps comme le sien. Ainsi que mes réflexes de ne pas tomber. Et la chaleur au bout des doigts. Chaleur qui provenait que d'une seule chose. Mon gobelet de café. Café qui ni s'y trouvait plus et qui maintenant colorait le haut clair de l'inconnu, pas si inconnu que ça d'ailleurs. Avec le contact de notre corps et le réflexe de ne pas tomber par terre, j'avais oublié que l'une de mes mains n'était pas libre. Et c'était cette personne qui en paya le prix fort. Qu'est-ce que j'avais dis. Ce n'était pas ma journée aujourd'hui. Mes yeux s'écarquillaient quand je vis son haut et mes mots sortirent tout seul. Sans jamais quitter des yeux le haut un moment. « Mince, excusez-moi tout est de ma faute, je ne … » regardais pas où j'allais aurait été ma phase complète si je ne m'étais pas interrompu quand mes prunelles étaient rentrés en collision à un océan. Des yeux azurs que je ne connaissais que trop bien. Des yeux qui m'avaient fait tomber éperdument amoureuse de leur propriétaire. Un coup de foudre à Memphis. Des yeux que j'avais cherchés à rendre heureux pendant de long mois. Des yeux que j'avais tant blessés. Que je n'avais plus revu depuis que j'avais quitté précipitamment Memphis en larme quand il avait découverts la vérité. Et qui m'avaient manqué. Horriblement. Et que je m'étais promis de ne plus croisé au risque de faire remonter de multiples émotions. Son lot de souvenirs qui va avec. Et dont ils avaient tous un seul point commun. Lui. « Chance … » Car le propriétaire de ce regard océan n'était autre que Chance Davids. L'homme que j'avais aimé. Que j'avais volé. Que j'avais mentis. Et qui en ce moment même partagions la même expression. L'étonnement. Et peut-être une pointe de gêne de ma part. Une pointe d'énervement d'avoir le contenu de mon gobelet de café maintenant vide qui dégoulinait sur son joli haut. Car il n'y a rien de plus vicieux et farceur qu'un destin pour faire rencontrer deux ex dans une ville aussi grande qu'était Memphis. Et je l'apprenais à mes dépends.


_________________

And my soul's a sorry state
Ne me dis pas que je suis mieux mort, car le paradis est plein et l'enfer ne m'aura pas. Est-ce que tu me ferais de la place dans ton lit ? Est-ce que tu pourrais m'enfermer dans ton cœur et jeter la clé ? Est-ce que tu pourrais me faire sortir de ma tête ?byfantasy
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Chance Davids
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MessageSujet: Re: Chance ✟ un destin farceur Lun 26 Oct - 0:13


Un destin farceur
Ici, en espérant que nous entrons en collision





Essuyant le dernier verre de la soirée, Chance ne pouvait que sourire en renvoyant son serveur chez lui. Après tout, il n’avait pas besoin de lui pour retourner les chaises et nettoyer son établissement. C’était un rituel qu’il avait fait pendant des années, quand il se débrouillait encore tout seul. Le saluant et lui disant de passer une bonne nuit, le brun n’avait pu que sourire, se sentant alors comme un gamin qui pouvait tout se permettre, étant dans son endroit fétiche, son repère. Oui parce qu’il avait toujours considéré son bar comme tel, un endroit qui lui avait permis de s’épanouir en toute liberté sans craindre quoique ce soit, d’oublier un peu le passé trouble et triste. Et puis pour une fois, il pouvait bien se permettre de retrouver ses racines, de ne penser à rien de spécial si ce n’est sans nul doute aux quelques personnes qui étaient apparues au moment opportun, à un temps donné sans qu’il ne s’y attende réellement. C’était ce qui le marquait et qui lui faisait du bien, et instinctivement ses lèvres s’étaient étirées vers le haut, alors qu’il posait le verre en question et qu’il se dirigeait vers la salle du bar et vers les différentes tables qui lui restaient à nettoyer. Peu important le temps que cela prendrait, il se le devait, comme il avait pris le temps de vivre, de croquer la vie à pleines dents et surtout de voir le verre à moitié plein et non vide, comme cela avait été le cas pendant des années. Ce miracle portait un prénom, et rien que de songer à elle, il se sentait pris d’une chaleur soudaine qui l’irradiait complètement en se rappelant des propos que Shae lui avait tenus et ce qu’il avait également rétorqué. Jamais il ne laisserait envoler cet ange qui était bien trop précieuse à ses yeux et à son cœur, cet organe même qui s’emballait en songeant à chaque détail qui la caractérisait. Finissant par secouer la tête, il avait décidé de se reprendre et de se comporter comme un vrai gérant, pas comme un romantique, vu qu’il ne savait pas à quoi cela correspondait, ses relations passées se résumant à une histoire purement charnelle sans attendre quoi que ce soit en plus. se hâtant, Chance avait fini par regagner son appartement deux hures plus tard après avoir veillé à ce que le bar soit propre et opérationnel pour le lendemain matin. Sur le chemin du retour et s’amusant avec ses clefs, il ne pouvait que regarder les passants qui semblaient prêts à aller se défouler sur la piste de danse, une piste qu’il n’avait jamais vraiment foulée mais cela ne lui avait jamais manqué. Le pire était qu’il ne les enviait pas, et c’était sur cette note pensive qu’il était entré dans sa douche, et avait par la suite regagné son lit, ce grand lit vide, dans lequel il s’était réveillé le lendemain matin.

La première pensée qui lui était venue à l’esprit était le programme, qui ressemblait étrangement à tous les autres, servir des verres, des cafés, parler avec les habitués, bref ce qu’il faisait depuis si longtemps, et dont il ne se lassait nullement, aussi étrange cela puisse-t-il paraitre et qui en surprenait plus d’un. Sachant pertinemment qu’il lui restait encore un peu de temps, il avait pris son temps, en se préparant un café comme il l’aimait, bien noir, bien qu’il ne soit absolument pas victime d’une gueule de bois, mais c’était ainsi. La tasse à la main, il n’avait pu que consulter les messages reçus puis les actualités du jour. Rien de passionnant, dans un cas comme dans l’autre, et finissant par tout ranger, il avait quitté son logement en partant vers son établissement. Enfilant sa veste en cuir en descendant les escaliers qui l’amenaient à la rue, le barman n’avait pu que siffloter, heureux d’aller au travail comme toujours. Son regard se portait partout, et il n’avait pu qu’avancer d’un pas décidé. Seulement, dans sa hâte, il n’avait pas vu une personne qui arrivait en face de lui et qui ne semblait pas l’avoir vu. Le choc s’était montré non pas des plus violents mais relativement chaud, surtout pour lui qui n’avait pas prêté attention sur le coup aux courbes de la demoiselle qu’il avait pu sentir de par le contact de leurs corps. Non, ce qu’il retenait principalement, c’était le liquide bouillant qui s’était retrouvé sur lui, et l’odeur qui lui parvenait aux narines ne laissait planer aucun doute quant à la nature du liquide : un café. Pourtant, ce n’était pas cela qui l’avait choqué, mais plus la voix qui avait prononcé des paroles d’excuses, des mots simples mais qui avaient eu le don de le refroidir. En même temps, malgré les mois et les années qui s’étaient écoulées, il semblait avoir reconnu la demoiselle en question. Et dès lors que leurs regards s’étaient croisés, ce qui s’apparentait à des soupçons se confirmaient grandement, ce qui était au fond un véritable choc pour lui. Elle, Catalina, qui avait été un autre type de tempête qui avait ravagé sa vie. le barman n’avait pu que déglutir, en se rappelant la manière dont tout ceci s’était terminé, comment il lui avait demandé de partir après s’être rendu compte qu’il n’avait été rien, et qu’elle aimait beaucoup trop l’argent pour ne pas tremper dans des affaires louches, qui pourraient avoir un rapport quelconque avec de la drogue, la même cochonnerie qui l’avait privé de sa mère. « Catalina ». Il ne pouvait que prononcer son prénom, sans exprimer un plaisir de la revoir. Non, parce que franchement c’était tout le contraire. Lui qui était si bien en ce moment, en cette période se retrouvait à nouveau dans une période sombre. Le barman s’était reculé, son regard azur se portant sur son T-shirt complètement maculé, un moyen de ne plus être plongé dans ces yeux couleur noisette. « Bordel. Il ne manquait que ça maintenant. ». Se frottant la nuque, il parlait d’elle, de ces ‘retrouvailles’ qui tombaient au plus mauvais moment. « En temps normal, lorsque je renverse un café, j’en offre un nouveau. Mais vu que c’est toi, je crois que je vais me priver de ce luxe » . Éclatant de rire, il savait que tout ceci n’était que comédie, et qu’elle venait de mettre un sacré coup à toute sa vie…


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Hopeless
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